Où est la lumière?
 
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Et si nous regardions un film ? [with Kuroi ♥]

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Mar 2 Mai - 14:00
-Ah zut ! J’aurais du vérifier les lieux..



Et voilà, il me faut à présent courir comme une imbécile puisque des créatures bien plus qu’étranges sont à ma poursuite. En jetant un coup d’œil derrière moi, je pus remarquer que les monstres se montraient bien plus que rapides. Leurs cris ressemblant à des beuglements, me faisaient soupirer d’exaspération et de stress. N’avaient-ils pas une once d’humanité ? Ou alors, tout ce que voulaient ces êtres étaient me déchirer en petit morceau . Le pire dans tout cela était que je n’étais pas seule. Des survivants se trouvaient sur mon chemin tandis que j’évitais ou sautais au-dessus des obstacles me ralentissant dans ma course. Je ne voulais même pas imaginer ce que leur faisaient les monstres une fois pris entre leurs sales pattes. Sûrement pas des gestes pleines de tendresse voyaient les craquements ou les bruits étouffés qui se faisaient à l’arrière. Inutile de se retourner pour voir des horreurs. En regardant le ciel sombre, je me mis à songer tout en oubliant pas de courir, à l’avenir que nous proposerions la vie. Serais-je obliger de courir éternellement ? Une bonne question oui mais, elle n’aura sans doute pas sa réponse. Pourquoi n’avais-je pas décidé de dormir dans la rue hier ? Cela m’aurait évité de tomber sur des monstres en plein festin. Mais voilà, je ne suis qu’une idiote.


Mais ce qui est fait, est fait, l’important est de courir le plus longtemps possible. Gérer son énergie et la placer de façon égal dans chacune de ses jambes était une affaire compliquée, ne pas paniquer était la meilleure façon de le faire et même si je ne ressentais pas tout de suite la peur, mon cœur lui, menaçait de s’arrêter. J’inspirai et expirais comme si tout cela n’était qu’un entraînement. Une course contre la montre pour être précise. Sans ralentir, je regardais autour de moi, cherchant une issue, même si celle-ci n’était qu’une petite ouverture. Seulement la ruelle était étroite et la pluie tombant en trombe, me forçait à faire attention à ne pas glisser sur les pierres tandis que mes pieds claquaient fortement sur le sol. Il faisait froid et mes mains gelées s’accrochaient au morceau de tissus légers qu’était mon haut. Je redoutais mon teint pâle et mes lèvres violacées, toutefois, ceci n’était pas la priorité. Arrivait le moment ou des ruelles s’offraient à moi, je m’arrêtais alors dans ma course en me cramponnant à un mur, entendant toujours les bruits des créatures, se faisant plus nombreuse. Laquelle choisir ? Tout était sombre et je ne pouvais discerner une ombre douteuse, faute de manque de lumière. Peut-être que celle que je dégageais pourrait m’aider . Ne pas réfléchir ! Sans attendre, je désignai les deux ruelles du doigt et comptais jusqu’à cinq pour savoir laquelle je devais choisir. Finalement, mon doigt s’attardait sur la ruelle de gauche et en voyant entendant les pas se rapprocher à une allure phénoménale, je n’attendis pas une seconde de plus pour courir dans la ruelle choisie. Fermant les yeux pour ne pas me stresser davantage, je me dirigeais grâce à ma main se baladant sur le mur semblant détruit pour me diriger. Ce n’est pas la meilleure des solutions mais, c’est ainsi qu’il faut faire j’imagine, pour ne pas s’inquiéter pour un rien du moins. Qui dit inquiétude dit chance de mort accrue. J’en suis et serai éternellement convaincue. C’est alors que je heurtais subitement quelque chose ressemblant à un morceau de bois et tombais pour dévaler la ruelle se révélant en pente avant de percuter un mur, après avoir oublié de protéger mon corps. Je me laissais alors tomber, le corps tremblant, de froid et de douleur.

-Zut, il faut que je me relève.

C’est alors ce que je fis avec difficulté, mes vêtements complètement trempés ne m’aidant pas réellement. Je serrai alors les dents d’irritation avant de reprendre la route tout en notant que le chemin se faisait un peu moins étroit. Tiens ? Où étais-je ? Un « cinéma » ? C’est ce qui était écrit sur le panneau à moitié détruit, accroché à moitié en haut du bâtiment. L’entrée ne ressemblait plus qu’à un troué à moitié caché par des débris du bâtiment en ruine. Un troue assez large pour que je m’y glisse. Sans réfléchir, je me jetais dans l’entrée en protégeant mon visage et atterris sans grande douceur à l’extérieur tout en me relevant pour me diriger dans le couloir pour continuer à courir. Encore noire. Et le plus drôle c’est qu’il y a trop de salle… À quoi servaient-elles ? Je n’en savais rien. Après avoir haussé les épaules. Je me dirigeais vers l’une des portes et traversais le seuil sans grande discrétion avant de me figer. Un peu plus, loin sur le plateau se trouvait un groupe de monstre, semblant bien occupée. Assez pour que je puisse me cacher parmi les sièges à moitié déchirés, en rampant jusqu’aux escaliers plus loin. ? Autant aller voir et puis je ne perds pas grand-chose. J’ai peu de chances de sortir d’ici de toute façon, ma lumière est un peu trop… Voyante. Une fois qu’ils auraient fini leur activité, je ne donnais pas cher de ma peau. Rampant toujours tout doucement jusqu’à l’escalier plus loin, j’arrivai très vite à la forme que je trouvais légèrement étrange au fond et put finalement être sûre que l’humanoïde écroulé était finalement un réel humain. Un humain que l’on pouvait encore sauver. En discrétion, je le pris dans mes bras et tapotais légèrement sur sa joue, de sorte à lui faire reprendre conscience sans lui faire mal.

-Hé, ça va?

Lorsque je voyais encore une lueur d’espoir chez un humain, il m’arrivait de vouloir sauver cette personne. Si elle était encore en vie, c’est que son destin l’avait choisi non . Je ramenais mon index devant mes lèvres pour qu’il ne fasse pas de bruit.

-Ne bouge surtout pas d'accord ?

J’espérais juste qu’il ne soit pas effrayé par la lumière que mon corps dégageait au point de faire du bruit. Enfin… Là, ce n’était plus réellement utile puisque des regards étaient posés sur nous. Des regards rougeâtres et vitreux. Des regards de créatures chauves. Par réflexe, je posais une main sur mon couteau coincé par ma ceinture, contre ma taille. Que faire . Ils risquaient d’approcher, certainement pour moi et non pour lui. Ce genre de situation m’arrive assez souvent. Mais pas avec un autre humain. Que faire .
C’est ça la bonne question.

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Jeu 4 Mai - 14:42
Comment avais-je fait pour me retrouver dans cette situation délicate? Je croyais n'avoir fait aucune erreur, tout semblait se dérouler comme à son habitude lorsque j'allais en ville. Pourtant, une chose changea mon quotidien en bien ou en mal, je ne sais pas trop qu'en penser pour l'instant. Bref, je m'aventurais discrètement dans la ville se jour là, car tout le monde sait qu'elle regorge de ces créatures prêtes à nous sauter dessus à tout instant pour nous bouffer et franchement, je ne tenais pas vraiment à finir en casse-croûte. J'avançais en silence dans les rues sombres avec mon fidèle pistolet dans la main, bien que ce soit l'arme la moins discrète qu'on peut avoir, c'était la seule que j'avais et elle m'avait toujours bien servi jusqu'à maintenant. Tant que je ne me faisais pas repéré, tout irait bien et je pourrai trouver ce que je cherchais sans avoir aucun problème. Je n'étais pas venu ici seulement pour le plaisir après tout, sachant pertinemment que sans feu trop longtemps, je risquais de perdre la tête et devenir l'un de ces monstres. Ça aussi je n'y tiens pas trop et puis si ça devait arriver, je me tirerais aussitôt une balle dans la tête pour en finir.

Une pluie torrentielle s'abattait sur la ville rendant la visibilité encore plus difficile, il fallait donc redoubler de vigilance. C'est alors que j'entendis un bruit venir de plus loin. Je m'arrêtai quelques instants pour écouter et compris bien vite que c'était des créatures, malheureusement je ne pouvais pas dire combien ils pouvaient y en avoir, mais elles se dirigeaient par ici. Rapidement, je fis demi-tour et pris un autre chemin que j'avais passé plus tôt. Par chance, je connaissais bien la ville. Depuis le temps que je trainais ici, les lieux n'avaient plus, ou presque plus, de secret pour moi. Je ne suis pas ces idiots de survivants qui reste planquer entre leur mur à l'extérieur de la ville, qui on la trouille de venir ici et qui sont complètement perdus. Des vraies poules mouillées étant toujours les premiers à crever. Il faut savoir s'adapter à son environnement comme je l'ai fait, sinon on meurt. Bien sûr, les pires resteront ces ordures qui m'ont enlevé ma grand-mère. Je ne peux vraiment pas les sentir ceux-là. Soudainement, j'attendis des coups de feu venir de là où j'étais à peine quelques secondes plus tôt. J'y retournai sans attendre restant caché derrière des débris et aperçus deux hommes qui venaient d'éliminer les créatures que j'avais entendues. Ils portaient tous les deux un sac sur le dos, ce qui était parfait, car je cherchais justement des choses essentielles à ma survie. Ces deux sacs semblaient pleins en plus. Il fallait que je leur vole, tant pis s'ils devaient crever dans le processus. Il faut être prêt à tout pour survivre, même si on doit tuer des humains pour y arriver. De plus, les uniformes militaires qu'ils portaient me confirmaient qu'ils étaient les merdes qui se cachent sous terre. Une pierre deux coups !

Les deux hommes continuèrent leur chemin et je les suivis de loin pour ne pas être repéré. Je devais trouver le bon moment pour les surprendre. Je n'eu pas le choix de m'arrêter lorsqu'ils pénétrèrent à l'intérieur d'un bâtiment. Ils avaient choisi le pire. Un cinéma. C'était bourré de salle et surement de monstres. Malgré le danger, je voulais leur sac et peut-être que j'allais tomber sur quelques choses d'intéressant à l'intérieur. Je trouvai une autre entrée, par simple précaution. Une entrée plutôt étroite où je dus me faufiler du mieux que je pouvais. C'est bien pratique d'être costaud quand on doit se battre, mais quand il s'agit de passer des débris entasser, ça peut devenir un handicap important. Une fois à l'intérieur, je commençai à rechercher les deux hommes, salle par salle, sans succès. Cet endroit était aussi grand que dans mes souvenirs. J'étais déjà venu ici étant petit avant la disparition du soleil, bien que ce soit flou, j'étais très jeune. J'évitais soigneusement les salles avec des monstres. S'ils étaient passés, ils auraient été tuer, alors ils ne devaient pas être là. J'entrai finalement dans une salle vide, je m'avançai dans celle-ci regardant autour de moi dans le plus grand des silences. Il n'y avait que la pluie forte de dehors qui faisait échos sur le toit du cinéma. Ce silence fut rapidement brisé lorsque j'entendis quelqu'un entrer dans la salle. Sans perdre une seconde je grimpai les escaliers et me cachai. L'un des deux hommes était là et se dirigeait vers le plateau. C'était le moment que j'attendais. Il était seul, je n'aurais aucun problème à m'occuper de lui.

Alors que j'allais mettre mon plan à exécution, j'entendis des pas derrière moi. Je me retournai rapidement, mais ce ne fut pas assez, je me mangeai en pleine tête un coup de je ne sais pas quoi. Je n'avais pas eu le temps de voir. Je me retrouvai par terre sonner par le coup, entendant seulement la voix de mon agresseur appeler son compagnon. Je m'étais faits avoir comme un débutant, mais je n'allais pas en rester là. Je connaissais leur méthode de fonctionnement. Il te garde vivant un moment pour savoir ce que tu possèdes et ensuite il te bute, mais ça n'allait pas arriver aujourd'hui. Bien que j'aie la tête qui tournait et la vue embrouillée, je posai ma main sur mon arme que j'avais ranger et lorsqu'il se rapprocha de moi, je sortis mon pistolet et tirai. Je n'avais pas raté mon tir, car son corps tomba sans vie près de moi, mais ce n'était pas fini. Je tentai de tirer sur son compagnon toujours loin sur le plateau qui me retourna mes tirs. Bravo pour la discrétion, mais je n'avais pas trop le choix. Après un échange de tir, je réussis finalement à l'atteindre et tout redevint silencieux. Le soulagement m'envahit, mais je savais que je devais foutre le camp au plus vite avant l'arrivée des monstres qui se trouvaient dans les pièces voisines. Ma tête me faisait un mal de chien et je sentais quelque chose couler sur mon front et non ce n'était pas la pluie cette fois. Je me redressai avec mal et marchai en me tenant à ce que je pouvais, malheureusement je me pris les pieds dans quelque chose qui trainait et déboula les escaliers que j'étais montés plus tôt, me retrouvant ainsi sur le dos.

Comme si toute mon énergie avait disparu, je restais là me sentant partir tranquillement. Allais-je vraiment mourir comme ça? C'était tellement pitoyable. J'attendais les bruits des créatures, elles approchaient, mais je n'arrivais pas à bouger, alors je sombrèrent dans l'inconscience. Combien de temps? Je n'en savais rien.

-Hé, ça va?

C'était la voix de quelqu'un? Ou je rêvais? J'ouvris doucement les yeux et je vis une faible lumière et la première chose à laquelle je pensai fut : Merde c'est la lumière au bout du tunnel, je vais mourir... Mais alors je sentis les petites tapes sur ma joue et la douleur à ma tête se réveilla. Je clignai des yeux plusieurs fois afin d'ajuster ma vision encore floue. Non je n'étais pas mort, devant moi se tenait une jeune femme qui me faisait signe de rester silencieux. Mais le plus étrange c'est qu'elle brillait. Oui j'avais déjà vu cette lueur avant, il y a très longtemps, mais ça avait tout de même réussi à me surprendre.

-Ne bouge surtout pas d'accord ?

Je la fixai un instant avant de tourner la tête en direction des bruits des mastications que j'attendais plus loin. Oh alors, les créatures avaient jugé mon ami du plateau plus appétissant que moi, je devrais le remercier, mais là ils avaient les yeux rivés sur nous. Que faire? J'avais la solution parfaite dans la tête, je pouvais utiliser cette fille comme appât, j'avais bien vite compris que ce genre de personne attirait les monstres. Je pourrais ainsi m'enfuir sans être poursuivi. Pourtant, ma foutue conscience me rappela que si elle n'avait pas été là pour me réveiller je serais surement mort dévoré. Être redevable envers quelqu'un me faisait chier, mais si on sortait les deux vivants, ça ne serait pu le cas. Les monstres, au nombre de trois, étaient prêts à nous sauter dessus à tout moment. Mais comment? Il semblait y avoir une porte de sortie d'urgence qui n'avait pas l'air bloquée tout près de nous juste en haut des escaliers où il y avait le cadavre de l'autre homme. On pourrait l'utiliser comme appât, mais à cause de la lueur de la jeune femme, peut-être qu'ils n'y feront pas attention. Mon corps me semblait plus lourd que d'habitude, le froid m'avait finalement envahie et la douleur à ma tête ne semblait pas prête à partir, mais je devais bouger. Je n'allais pas mourir là. Je cherchai de la main, mon pistolet que j'avais échappé par terre et lorsque je le trouvai je m'en emparai doucement avant de m'adresser en chuchotant d'une voix ferme à la jeune femme.

- En haut des escaliers, il y a une sortie... Alors si tu veux pas mourir, tu vas me suivre sans faire d'histoire...

Ce n'était peut-être pas la meilleure façon de s'adresser à quelqu'un qui venait de nous sauver la vie, mais je n'avais pas envie qu'elle résiste et refuse de me suivre. Avoir sa mort sur la conscience n'est pas ce que je souhaitais. Alors sans attendre davantage, je me redressai d'un coup faisant ainsi réagir les créatures plus loin, j'attrapai le bras de la jeune femme lumineuse et la tirai en haut des escaliers. Les monstres à notre poursuite. J'ouvris la porte et la passai en la tirant toujours derrière moi. Je la refermai ensuite sachant qu'ils préféraient défoncer les portes plutôt que les ouvrir ce qui nous donnait quelques secondes de plus. Je continuais de courir dans le couloir, mais le coup que j'avais reçu à la tête fut tellement puissant qu'une fois de plus je fus envahi de vertige et déséquilibré. Je trébuchai de nouveau comme un idiot, mais j'avais lâché son bras avant pour pas l'amener avec moi dans ma chute. Je posai une main sur mon front et tentai de me relever.

- Merde... Mais quel con ce gars...

Ça faisait toujours du bien de lâcher sa colère sur la personne qui nous a attaqués, même si le gars en question était mort en ce moment et probablement en train de se faire bouffer. Je me redressai finalement en me tenant au mur et me tournai vers la jeune femme que j'avais trainée de force ici.

-Dépêches-toi de partir....

Pourquoi ça avait du ce passer comme ça? Ça aurait pu être si simple, mais non... En plus, je n'avais même pas réussi à récupérer le moindre matériel sur les deux hommes... Cette sortie en ville fut vraiment inutile....

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Jeu 4 Mai - 16:10
Oh punaise. Ces créatures ne sont réellement pas attirante. A force de les regarder,  j’ai peur de devenir comme elles et chauve…Non, ce n’est pas l’idéal, pas du tout. De plus, il y avais encore de l’espoir pour que je me trouve un compagnon donc, mon physique se devait de rester comme telle même si avec ce monde de dégénéré, les gens ne faisaient pas particulièrement attention, ma dignité le réclamait. Tandis que mes yeux ne pouvais se détacher de ces horreurs, je sentis le jeune homme bouger dans mes bras et sans attendre, je le regardais à nouveau. Ses yeux étaient réellement ouverts cette fois. Il était conscient ! Hourra, je ne risquais pas ma vie pour un cadavre. Pour un cadavre comparable à celui qu’entamait les abominables monstres. Ecœurant. Paix  à son âme, espérons pour lui qu’il était mort depuis un certain temps pour ne pas se sentir bouffé. Toutefois le plus important était le jeune homme qui, quand je l’analysais un peu mieux, s’avérait être blond. Un charmant jeune homme au visage toutefois serrés.

Brusquement, il se mit à chercher quelque chose, je l’observais donc faire, jusqu’à ce qu’il prenne une arme à feu, à mon grand étonnement avant qu’il ne me regarde pour m’ordonner de le suivre après m’avoir assuré que la sortie se trouvais en haut des escaliers. Un ordre ?  Non mais je rêve. M’a-t-il pris pour une gosse ? Non mais il je cauchemarde réellement. J’allais me plaindre quand il se levait et attira…l’attention des monstres. Il est malade ?! Mon cœur fit un bond tandis qu’il me prenait par le bras pour m’obliger à monter les escaliers, les monstres à notre poursuite. Et pour une fois que ce n’est pas à cause de moi ! Mais super ! Me voilà en train de me faire traîner par l’homme sans pouvoir faire grand-chose d’autre que l’attendre une fois qu’il se dépêche de bloquer la porte pour ralentir les monstres complètement barges pour dénoncer une porte. J’entends leurs cris alors que nous courrons à nouveau. Ils sont affreux et me détruisent les tympans. Si j’avais eu la possibilité de me boucher les oreilles , je l’aurais fais seulement le jeune blond finit d’un coup, par tomber avant de jurer. Je rêve ou il avait pris le soin de me lâcher ?

En le regardant se relever, celui-ci vint m’ordonner à nouveau de me barrer. Il fut dur pour moi de ne pas râler de mécontentement. Non mais c’est la meilleure. Les monstres tapaient sur la porte et n’allaient pas tarder à réussir à la forcer. Si la rage de me faire dicter mes règles n’étaient pas présenté,  je me serais demandée ce qu’il aurait fallu faire mais pour moi, il n’était pas l’heure de réfléchir.

Non mais je rêve…

Sans hésiter une seule seconde, je l’obligeait à passer son bras autour de ma nuque et le pris par la taille. La vache, les hommes, c’est lourd. Le forçant à avancer, je ne dis mot pendant un moment de sorte à arriver au bout du couloir pour finir par arriver à l’extérieur au bout de quelques minutes. Fatiguée, je l’aidait sur à s’asseoir sur l’une des marches de la sortie, devant la porte et respirais bruyamment avant de lui décocher un regard sévère.

Ne me dis pas ce que je dois faire lorsque je sais que tu as encore une chance de vivre ok ? Si je t’ai secouru c’est pas pour te laisser crever. De plus, celui qui a le plus de chance de survivre de nous deux c’est toi sombre crétin. Mon pouvoir te sauve, alors ne me dis pas de partir.

Je reprenais mon souffle et l’observais de haut en bas, prenant le soin de ne rien louper. Quand j’arrivais à sa tête, je parvins à voir quelques petites mèches tachées de sang avant de soupirer.

Toi tu t’es mangé un bon coup. C’est malin. Tu m’étonnes que tu as failli de casser la figure. Faut que l’on parte vite pour arranger ça et ne me sors pas que ce n’est pas la peine.

Punaise, il pleuvait beaucoup trop aujourd’hui. Et les monstres qui allaient nous chopper. Enfin me chopper. Je regardais alors autour de nous, afin de trouver une solution adéquate pour notre petit soucis. Bien, il allait falloir que l’on se bouge mais là, ça allait être compliqué avec l’autre blondinet…

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Jeu 4 Mai - 19:30
Énervé, voilà comment je me sentais en ce moment. J'étais reparti les mains vides, alors que tout ce pour quoi je m'étais battu se trouvais derrière une seule porte. Si je ne me retenais pas, j'irais buter ces fichues créatures qui me barraient le passage, mais je savais que c'était une mission suicidaire à cause de mon état. Avec la tête qui tourne, je n'avais pas grande chance de toucher correctement les monstres et de les tuer. Ça m'énervait tellement de mettre fait surprendre, j'allais repasser cet échec dans ma tête pendant très longtemps c'était certain. Dire que tout allait très bien... On ne sait jamais ce qui peut nous arriver dans la vie on dirait... Bref, pendant que je fulminais contre moi-même, je m'étais imaginé que la jeune femme prendrait ces jambes à son cou et aurait disparu et bien non, je fus surpris une fois de plus. Cette dernière me força à placer mon bras autour de sa nuque avant de me forcer à avancer, je ne résistai pas vraiment sur le coup et la laissai me conduire jusqu'à l'extérieur. De toute façon avais-je vraiment la force et l'envie de résister? Bon la force oui, mais je n'avais surtout pas l'envie.

Nous revoilà dehors avec cette merveilleuse pluie qui ne cessait jamais de tomber. Elle m'aida à m'asseoir sur une marche alors que je serrais les dents. Non, je ne lui étais pas redevable pour ça. Je ne lui avais absolument rien demandé, c'est elle qui voulait jouer les gentils samaritains, mais ce n'est pas pour autant que je lui en devais une. Puis, je l'avais fait sortir de la salle de cinéma, on était à égalité maintenant. Mais alors qu'on venait de retrouvai le calme, elle me fit face avec un regard sévère et pour quoi faire ensuite? M'engueuler? Sérieux? Cette brunette ne manquait vraiment pas de courage surtout que je tenais entre mes mains un pistolet chargé que je pouvais utiliser si vraiment elle me cassait les pieds. Je n'étais vraiment pas d'humeur en plus. Ça remontait à loin la dernière fois, où je mettais faire engueuler par quelqu'un... Après tout, j'étais resté seul pendant si longtemps, les autres survivants me paraissaient tous être des boulets et bien qu'elle est des avantages, sa lumière était source de problèmes aussi.

Je me contentai de hausser un sourcil lorsqu'elle me jugea de haut en bas. Je devais avoir une sale tête, ou du moins plus que d'habitude... Elle me le confirma sans détour. Je passai une main dans mes mèches blondes et sentit du sang collé à ces derniers. Ce mec ne m'avait vraiment pas raté, il avait réussi à me fendre légèrement le crâne, mais bon la pluie finirait par faire disparaître les traces et puis ce n'était rien de très sérieux à mon avis, mais il serait important que j'arrange ça au plus vite pour éviter toute complication. Pourtant, il y avait un petit problème. Je ne supportais pas de me faire parler ainsi par cette femme. Mon ego en prenait un sacré coup et je n'allais certainement pas me laisser faire. Je me redressai finalement pour me planter devant elle, la dépassant largement niveau taille.

- Occupes-toi de tes problèmes et je m'occupe des miens, je suis parfaitement capable de m'occuper de moi et je n'ai pas l'intention de crever ici... Et franchement tu crois vraiment que tu m'as sauvé? Les monstres ne m'avaient pas repéré avant que tu arrives et que tu les attires, je me serais réveillé et j'aurais pu partir tranquillement....

Je continuais de la regarder droit dans les yeux de mon regard glacial, tout en essayant de ne pas penser à ma tête qui tournait toujours depuis que je m'étais levé. J'étais prêt à tout pour ne pas lui être redevable, je savais qu'il était possible que je ne me réveille à temps pour éviter le pire, mais je m'en foutais, je ne la laisserais pas croire qu'elle m'avait sauvé la peau.

- Mais non au lieu de cela, c'est moi qui dois faire le sale boulot et doit sauver tes jolies petites fesses en te sortant de ce cinéma... Et ton "pouvoir" est davantage une malédiction à mes yeux... Cette lueur attire toute la vermine du coin, ce n'est pas super pour la discrétion si tu veux mon avis.

Il fallait partir, mais je ne supportais pas de me faire traiter de sombre crétin, je ne me laisserai pas marcher sur les pieds par cette fille. C'était hors de question. Mon idée de l'utiliser comme appât me revint vite en tête, ce n'était pas vraiment après moi qu'en avaient les monstres, alors... Puis me faire engueuler de la sorte n'était pas vraiment plaisant... Mais non... Je ne pouvais pas faire une chose pareil. Elle m'avait sauvé, bien que je refusais catégoriquement de l'avouer devant elle et prétendrai toujours le contraire, je ne la laisserais pas se faire tuer. Ne pouvait-elle juste pas partir et me laisser me débrouiller avec les monstres pendant qu'elle fuit? J'allais la ralentir de toute façon.

- Alors fait moi plaisir, dégage d'ici avant que je change d'idée et que je t'enferme avec eux à l'intérieur. Tu as l'occasion de sauver ta peau pendant que je les attires, tu attends quoi?

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Ven 5 Mai - 7:15
Non mais quel imbécile, sérieusement.
Est-il au courant que l’idiotie tuer ? Ne pas le fixer m’étais impossible devant une telle arrogance. Ce gars est blessé et tout ce qu’il trouve à faire est de m’envoyer bouler. Je ne sais pas quoi faire avec un homme de sa trempé, qui, en plus peut s’avérer violent et dangereux avec son arme. Le problème, c’est que la colère qu’il a fait naître en moi, m’empêche de me raisonner et me fais oublier la peur et l’inquiétude. S’il n’était pas blessé, je lui aurait donné l’immense droit d’avoir une baffe où ma rage serait présente. Malheureusement, ce con s’était mangé un coup et mon corps refusait de le frapper. J’avais bien remarqué que ce que je lui disais ne lui faisais pas plaisir, mais si c’était ainsi qu’il fallait le raisonner, je ne comptais pas me gêner. J’allais me remettre à parler lorsque ce dernier se leva pour se tenir devant moi. Oh mon dieu. Mais cet homme est géant.

Cependant, je n’avais pas le temps de me laisser impressionner. Le revoilà qu’il me manque à nouveau de respect ! Mais je vais lui en coller une, c’est possible ! Les monstres l’auraient vu de toute manière, ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne le bouffe. Je le regardais parler, les sourcils se fronçant petit à petit, au fur et à mesure où je l’écoutais parler. Il est idiot et borné et je dois me casser la tête pour essayer de comprendre ce qu’il dit ? Et maintenant, il ose me dire que c’est lui qui a sauvé mes « jolies petites fesses » ? Ne pas s'énerver davantage ou ce serait néfaste pour lui et pour moi. Surtout lorsqu’il m’ordonnait de me casser, une nouvelle fois. S’il avait un problème d’ego, ce n’était pas mon problème. Les dents serrés et la main droite serrant mes hanches de rage, je me sentis rougir de colère au point d’en avoir chaud.


-Tu te fous de ma gueule ? !
La politesse. Elle et moi, on ne se connaissaient plus lorsque l’envie de terrasser quelqu’un se faisait. Très vite, je me relevais pour lui faire face bien que petite face à lui. Ce n’est pas sa carrure imposante qui allait m’impressionner.

OK, mon pouvoir peut m’attirer des ennuis mais pour toi, il n’est que bénéfique. Ce n’était qu’une question de temps avant que ces imbéciles te tue. Je me suis pas cassé le cul pour sauver un futur cadavre !

Malgré le fait que je sentais des regards sur nous, je continuais.
-Tu as beau être fort grand et méga imposant, tu peux crever si tu n’as pas d’aide. Tu es ce genre de type qui aide les gens mais qui pense pouvoir survivre sans se faire aider et c’est comme ça que tu trouveras la mort. Fais la sourde oreille je m’en fous mais ne compte pas sur moi pour dégager et te laisser dans une situation pareil.
Ma respiration se faisais saccadée et les muscles contractés . C’est vrai, la colère m’avait complètement dévastée de l’intérieur mais je n’y pouvais rien. Voir tant de fierté m’enrageais. J’entendais les cris des monstres provocant des bruits assourdissants et ne m’aidant absolument pas. Mais ce qui m’énervait encore plus, fut le fait de ne pas trouver de solution.

Tu bouges pas. Tu t’assieds et tu arrêtes de faire le gosse. On a pas le temps pour ça.

Sur ces mots, je partis à la recherche de quelques petites choses utiles pour ralentir les monstres , m’éloignant de la sortie pour m’aventurer derrière le bâtiment. Un endroit sombre et parsemé de débris et une forte odeur de cadavre en putréfaction se fit. Beurk. Un cadavre n’est pas loin. Me bouchant le nez, je me mis à le chercher sous les décombres , retirant bois et pierres assez facile à porter. Il me fallut quelques minutes pour trouver le corps d’un homme recouvert de mouches, encore entier mais à l’odeur désagréable. Sans respirer, je le tirais par la jambe jusqu’à la sortie et pus constater avec soulagement que l’homme n’avais bougé. Il n’était pas si idiot. Je lui dis signe de s’écarter légèrement.

-Fais attention au cadavre.

Puis, après l’avoir tiré à l’intérieur du cinéma, je le tirais jusqu’au fond du couloir, là où la porte bloqué tremblait sous les coups des monstres. Elle tient bien cette porte. Une fois le cadavre lâché, je me riais vers la sortie et regardais le blondinet.
-Bon. On va être tranquille un temps. Quand ils défonceront la porte, ils auront un festin. Maintenant, on va partir pour nous mettre en sécurité et par pitié…Ne bronche pas, tu vas te faire du mal pour rien.

Le regardant droit dans les yeux, j’espérais qu’il m’écouterais. En m’insultant s’il le fallait mais je veux que cet homme reste en vie et il le restera. Je suis peut-être moins forte que lui physiquement mais, je suis intimement convaincue qu’il ne me ferais pas de mal. Pour un raison bien inconnue, j’ai l’intime conviction qu’il n’est pas méchant…

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Ven 5 Mai - 12:04
Plus mon discours avançait, plus je voyais la jeune femme se mettre en colère. J'étais assez fier de moi, je n'avais aucun doute qu'elle partirait. Pourquoi voudrait-elle aider un survivant aussi désagréable de toute façon? Elle n'avait rien à y gagner et puis une offre pareil ça ne se refuse pas. N'importe quel survivant aurait pris la fuite en sachant qu'ils seraient en sécurité, car un autre occupait les monstres. C'était rendu courant maintenant, on ne pense qu'à notre survie personnelle. Bien que j'airais probablement agi comme elle et aurait refusé de partir malgré toutes les menaces qu'on pourrait me faire. Je continuais de la fixer de mon regard froid, on arrivait à entendre les claquements sur la porte de là où on était. Par chance, la porte d'urgence était très solide, après toutes ces portes étaient conçus afin d'éviter que le son passe au travers lors d'une représentation, alors la défoncé s'annonçais difficile, mais il ne fallait pas s'attarder trop longtemps non plus. Alors qu'attendait-elle sérieux?

Je restai surpris lorsqu'elle reprit la parole, bien que mon visage démontrât uniquement un froncement de sourcils. Je ne suis pas très démonstratif... Enfin, je ne m'attendais pas à ce qu'elle parle ainsi, à part l'insulte, elle était resté assez polie jusqu'à maintenant, bon je n'étais vraiment pas mieux, alors je ne pouvais pas dire grand-chose à ce sujet. La brunette fit exactement comme moi, se plaçant bien devant moi sans me quitter des yeux. Je dois dire que je n'étais pas tellement impressionné, elle était vraiment petite, je n'aurais aucun mal à la soulever ou la faire bouger en la poussant, mais elle ne manquait vraiment pas de cran. Je restai silencieux la laissant une fois de plus m'engueuler comme un gamin. Deux fois dans la même journée et en à peine quelques minutes d'intervalle... Mes poings se serrèrent doucement, je savais qu'elle avait raison, mais je refusais de l'admettre. Pourtant, je restais convaincu que son pouvoir n'était que source de malheurs pour les gens autour. Peut-être à cause de la mauvaise expérience que j'avais eue avec l'enfant que j'avais rencontré il y a longtemps? L'aider avait couté la vie à ma grand-mère et presque la mienne. Je n'avais peut-être pas la possibilité de devenir une créature grâce à cette lueur, mais si c'est pour être constamment en fuite ce n'était pas l'idéal non plus. Puis, je n'avais jamais eu besoin de ça pour survivre jusqu'à maintenant.

Touché en pleins dans le mile... Elle avait deviné ça comment? Peu importe, je n'avais jamais reçu d'aide jusqu'à maintenant et j'étais encore en vie, alors on n'a pas forcément besoin de quelqu'un pour survivre. Ça je n'allais pas en démordre et si elle voulait rester, bah qu'elle reste, mais ce n'est pas pour autant que j'allais me montrer coopératif avec cette fille. Elle me laissa seul ensuite m'ordonnant de rester là. J'avais qu'une envie c'est de me barrer juste pour la faire chier, mais ma tête me tournait de plus en plus et je décidai de m'asseoir finalement. Ça n'allait pas rester comme ça, je n'allais pas me laisser marcher sur les pieds, mais là je n'avais plus la tête à me battre avec elle, lorsque j'aurai soigné mon crâne et aurai moins la tête dans les vapes, elle allait en voir de toutes les couleurs la petite brunette. L'odeur de putréfaction m'arriva jusqu'au nez après quelques minutes et je me retournai pour voir qu'elle trainait un cadavre. Je me décalai un peu pour la laisser passer et elle alla le porter jusqu'à la porte à l'intérieur. La jeune femme revint ensuite vers moi pour donner un nouvel ordre. Sérieux je détestais vraiment ça. Mon regard ne quitta pas ces yeux avant que finalement je soupire et me redresse.

- T'es vraiment chiante comme fille... Viens, je connais un endroit où on pourra être tranquille un moment pas loin d'ici...

Sans un mot de plus, je me retournai et commençai à marcher. Tant que je ne cours pas, je ne risquais pas de tomber, je devais seulement faire attention et c'était hors de question de demander à cette fille de me soutenir, même si elle avait peut-être cette intention. Déjà que je devais accepter de la garder avec moi, on ne va pas en rajouter et la laisser tout diriger. Des regards étaient posés sur nous, mais s'ils ne bougeaient pas, ils allaient nous perdre de vue lorsque nous allons nous engager dans une ruelle. Je marchais tout de même assez vite en évitant soigneusement les débris sur le chemin en restant toujours prudent et en tournant parfois les yeux vers la jeune femme. Pas que j'ai peur, mais on n'est jamais trop prudent, je n'ai aucune envie d'être poignardé dans le dos.

La pluie qui s'abattait sur nous me donnait encore plus froid que d'habitude et je sentais la fatigue m'envahir. Depuis combien de temps je n'avais pas dormi convenablement? Je ne m'en souviens plus... En plus le coup à la tête ne m'aidait en rien. J'avançais dans les ruelles en silence faisant attention au moindre bruit, j'arrivai finalement devant une porte fermée que j'ouvris. Je vérifiai l'intérieur bien sûr avant d'entrer et de me tourner vers elle pour lui faire signe d'entrer. Je refermai ensuite avant de bloquer la porte avec un meuble qui trainait à côté. Un effort qui aurait pu être évité, si j'avais demandé de l'aide, mais voilà. On se trouvait dans une arrière-boutique et la porte menant au magasin était aussi bloquée, alors on pouvait être tranquille un moment. Je me laissai glisser contre un mur pour être assis par terre, la tête reposant contre le mur glacial. Quelle journée de merde... Me fendre le crâne et débouler des escaliers ce n'est pas très bon pour le corps et il me le faisait bien comprendre maintenant...

- Bon voilà on est en sécurité, tu vas arrêter de me casser les pieds maintenant?
Bah quoi c'est ça qu'elle voulait non? Je n'allais pas me faire tuer ici, sauf si une horde de monstres se pointait.

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Ven 5 Mai - 15:58
C’est ça, continues de me fixer. Admire mes yeux mais écoutes moi pour une fois. C’est ça que je voulais lui dire tandis qu’il semblait encore ronchonner comme à son habitude. Du moins, cela semblait être une habitude. J’avais beau ne le connaître que depuis un certain temps , cet homme semblait adorer se plaindre à longueur de journée et tirer la tronche, bien que possédant tout de même un grand charme. On m’excusera d’avance de l’avoir zieuté entièrement tandis que je lui gueulais dessus. C’est pas ma faute après tout. Il est grand, imposant et séduisant. Comment ne puis-je pas analyser ce blondinet réellement lourds ? C’est impossible. Vraiment impossible. Mais malheureusement, ce n’est le plus important. Ce qui est primordial est de survivre. Ainsi, je pourrais zieuter tous les hommes que je souhaite sans aucun soucis. Quand le monde sera enfin libéré de cet enfer. Tandis je rêvais du futur monde paradisiaque, je revins très vite sur terre lorsque j’entendais le mot « chiante » sans aucun doute sur adressé à moi. Je sentis mes poils se hérisser alors qu’il me confiait que nous serions tranquille pendant un petit moment dans un endroit unique peu plus loin.

-Hé ! Je t’interdis de…

Finir ma phrase me fus impossible car cette idiot venait de partir sans rien dire d’autres. Je devais le suivre ?  Il est blessé, c’est moi qui devrais commander. Non mais je cauchemarde… En attendant, je le suis à contrecœur, complètement trempés et clignant toujours un peu plus des yeux, à cause de la pluie qui menace de rentrer dedans. Je marche en silence tandis qu’il me jette quelques coups d’œil comme s’il se méfiait de moi. Peut-être est-ce le cas mais je m’en fiche. Tout en évitant les débris même si je parvins à m’écraser au sol à cause d’une pierre, me relevant rapidement pour qu’il ne me vois pas et continuais de suivre « le chef » sans rien dire.
Finalement, nous arrivâmes à ce qui semblait être la destination. Après m’avoir fait signe d’entrer, je m’exécutais en silence et m’assis contre un mur alors qu’il bloquait l’entrée pour ensuite, aller s’asseoir lui aussi. Je ne pus empêcher un rire lorsqu’il me fis clairement comprendre que je lui cassais les pieds et poussais un bruit d’exaspération par la suite après m’être relevée et m’être placée devant lui en m’accroupissant, mes yeux dans les siens, un sourire aux lèvres.

-Oh non. Je n’ai pas encore fini de t’enquiquiner même si tu n’es pas mieux que moi à faire le bébé.

Lui aussi devais avoir froid. C’était à peine si je grelottais pas. Sentant un éternuement arriver, je me tournais pour éternuer avant de râler et dire, tout naturellement.

-Même si tu t’en fou complètement, je te remercie de m’avoir aidé. J’avoue que j’aurais quand même eu quelques soucis a me débarrasser d’eux même si, je sais que sans ton aide, je serai quand même encore en vie. Tu as vue ? Je suis une grande fille. Je sais remercier et accepter l’aide des gens comparé à un blond complètement grincheux.

Oui je me moquais de lui, mais cela n’empêchait pas que je le remercie sincèrement. Regardant sa blessure, je me rapprochais un peu plus de lui, du moins, mon visage et pris un morceau de tissu qui se trouvait dans ma poches afin de le mettre sur la blessure et pressa doucement mon tissu dessus et pris sa main pour qu’il le tienne et reculait pour l’observer, satisfaite. Un grand silence régnait dans la salle. Je n’entendais que la pluie à l’extérieur. Un orage allait sans doute se faire et j’allais rester avec lui un bon moment. Ne sachant que dire, je fixais mes jambes que je tenais avec mes bras et soupirais en me mordant les lèvres.  
Au bout d’un moment, je regardais l’homme sans rien laisser transparaître et lui demanda :
-C’est quoi ton petit nom au passage  ?
Autant lui demander comment il se nommait. Ça me turlupinais depuis un moment. Affichant un air serein, je balançais ma tête sur le côté. Oui je suis curieuse, mais c’est bien parce qu’il en vaut la peine non ?

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Ven 5 Mai - 23:56
Merveilleux, elle n'avait pas fini de m'emmerder ! En plus de s'être bien rapproché de moi, son sourire ne disait rien de bon. J'étais tombé sur une vrai casse-pied, ce n'était pas près de se terminer les ordres et les prises de bec, du moins le temps qu'on soit enfermé ici ensemble. Je lui lançai un regard noir lorsqu'elle me traita de bébé, j'avais une fois de plus envie de répliquer, mais gardai la bouche fermée pour éviter de sortir toutes nouvelles paroles méchantes. Une chose est sûre, c'est qu'elle a froid. Après, c'est quoi l'idée d'avoir un haut aussi léger? Elle est bien jolie, mais il fait froid tous les jours, bien que la pluie ne soit pas toujours aussi forte, elle devrait penser à se couvrir davantage. Ce serait con de tomber malade. Bon après, j'ai beau avoir plusieurs couches de vêtements, j'ai froid pareil, mais j'ai certainement moins froid que cette fille. En tout cas, elle faisait bien ce qu'elle veut, sa vie ne me concerne pas...

Elle me remerciait vraiment là? Ou elle se foutait juste complètement de ma gueule? Peu importe, je levai simplement les yeux au ciel et tournai la tête. Qu'elle me remercie autant qu'elle le voulait, ça m'était égal, elle avait bien deviné, mais elle pouvait toujours rêver pour avoir des remerciements en retour. Les mercis et moi c'est un beau gros zéro, elle attendrait longtemps avant d'en recevoir. Puis si je la remerciais, ça ne collerait pas avec ce que j'ai dit plus tôt. Elle ne m'avait pas sauvé ou aidé et je ne lui en étais en aucun cas redevable, même si ce n'était pas vrai. Oui, je suis désagréable et je l'assume complètement. Je retournai la tête dans sa direction lorsqu'elle s'approcha de moi pour poser un bout de tissu sur ma tête. Je ne bronchai pas, pas même lorsque le tissu entra en contact avec ma blessure. Pour une fois, je restai tranquille, laissant la brunette sans occuper jusqu'à temps qu'elle mette ma main pour que je tienne le tissu. Ce que je fis en relevant une jambe vers moi afin d'y poser mon coude.

Le silence reprit sa place et je me mis à écouter le son de la pluie qui s'abattait dehors. Le calme de la pièce et de la pluie qui tombait semblait avoir apaisé ma colère qui m’avait envahi jusqu’à maintenant. Je pourrais presque m'endormir, mais mes réflexes de survie m'empêchaient de fermer les yeux ne serait-ce qu'une seule seconde. Mon attention se reporta sur la brunette lorsqu'elle me posa une question. Il est vrai que nous n'avions pas pris le temps de nous présenter, mais bon la situation n'était pas idéale pour cela et si je n'avais pas retrouvé mon calme, je l'aurais probablement envoyé sur les roses.

- Kuroi...

Kuroi… Drôle de coïncidence mon prénom veut dire noir en japonais, ma mère la bien choisie. Je me redressai ensuite et décidai d’aller fouiller les nombreux cartons empilés dans un coin de la pièce. Malheureusement ce genre d’endroit était souvent les premiers à être pillé, je ne risquais pas de trouver quelque chose d'intéressant.

- Et toi alors c'est quoi ton nom?

Je continuais de chercher, mais trouvai qu'une vieille couverture sale et usée, mais je n’allais pas m’en plaindre, elle était sèche c’est déjà pas mal. Mais que faire? Je pouvais choisir d’agir égoïstement en la gardant que pour moi ou l’offrir à la brune. Je l’observai du coin de l’oeil avant de repenser à des paroles que m’avait dites un jour mon grand-père. Soit toujours respectueux envers une femme et galant… Déjà c’était raté pour le respect, mais je ne vis pas dans le même monde que celui de mon grand-père… D’ailleurs pourquoi dire un truc pareil à un gamin de sept ans? Peut-être à cause de mon père qui était une merde de première et il ne souhaitait pas que je devienne comme lui? Mais le pire pourquoi je m’en souviens encore? Enfin bref… Après un soupir discret, je dépliai la couverture pour la secouer afin d’enlever la couche de poussière qui s’était accumulé dessus avec le temps. Je me retournai vers elle avant de lui lancer la couverture.

- Tiens prend ça....

Je retournai ensuite à ma place comme si rien n’était, affichant un regard blasé. Cela lui paraîtrait surement bizarre comme geste après tout ce que je lui avais dit plus tôt. J’aurais aussi bien pu la garder, mais bizarrement je préférais lui donner. Pour me faire pardonner? Pour la remercier? Je ne sais pas, ce que je fais parfois n’est pas vraiment clair et je n'avais pas tellement envie de trouver le pourquoi. Un feu serait surement plus pratique qu'une couverture, mais dans un endroit fermé comme celui-là faut pas trop compter dessus.

- Je n'ai pas tellement envie d'avoir une malade sur les bras.
Non, il ne fallait pas s'attendre à ce que je ne sorte rien de désagréable, bien que cette fois c'était davantage pour l'emmerder que pour être vraiment méchant et la faire enrager.

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Sam 6 Mai - 17:45
C’est fou ce que cet homme me faisais penser à un enfant. Têtu et cherchant n’importe quel occasion, pour se venger de la façon dont je le traitais. Du moins, c’est l’impression qu’il me donnait et cela m’amusais plus qu’autre chose. Celui-ci répondait toujours à mes provocations et bien qu’il luttait pour m’envoyer bouler, ses regards noirs, ne passaient pas inaperçu. Bon sang, ce qu’il était hilarant se type. Toutefois, Je regrettais le fait qu’il ne me fasse pas rager, de cette façon, j’aurais eu chaud mais là, mon corps tremblait sous l’effet du froid et bien que je tentais de contrôler chaque petits tremblements, il m’étais impossible de masquer mon manque de chaleur. Bon sang, pourquoi cette stupide lumière ne me réchauffe pas ?  Elle n’est là que pour la sécurité des autres. Et la mienne alors ? Comment sauver les autres si je suis à deux doigts de crever ? Ce pouvoir me fais sérieusement chier.

Dénigrant intérieurement mon pouvoir, je ne faisais plus grandement attention au blondinet jusqu’au moment où il finit par répondre à ma question. J’avoue être étonné qu’il me réponde si rapidement. Jamais je pensais qu’il me répondrais d’ailleurs. Il se nomme Kuroi. Un bien joli nom toutefois un peu sombre, comme lui. Il lui allait très bien. Tandis qu’il cherchait dans les cartons, je me retiens de grogner. Il peut pas faire attention à sa blessure cet imbécile ?  Pourquoi ne me demande t-il pas de le faire à sa place ?  Il m’énerve. Au final, monsieur à trouvé une couverture, ce qui me surpris. Après avoir été sans aucuns doutes pillé, il restait quelques trucs ?  J’arrêtais très vite de me questionner en voyant Kuroi hésiter pour je-ne-sais quoi avant de me lancer sans que je comprenne, la couverture qu’il venait de dépoussiérer avant de repartir s’asseoir à sa place. J’écarquillais les yeux. Venait-il de me céder un truc alors que lui-même avait froid ?  Serait il galant dans une telle situation ?  Je rêve.

-Merci…

Je l’avais murmuré, toujours aussi choquée de son geste bien qu’il me ramenais très vite à la réalité. Quoi ?! Je lui lançais un regard offensée tandis que je serrais le drap contre moi. Il se fou de moi ? Comment ça il m’aurait eu sur le dos si j’étais malade ? Je sais m’occuper de moi, au moins ! Je sifflais de mécontentement avant de tourner la tête, les sourcils froncés avant de soupirer. Il serait temps de lui passer la couette non ? Mon corps se sentais un peu moins frigorifié et lui avait froid en plus d’être blessé. En soupirant, je me rapprochais de lui et l’enveloppais avec délicatesse et en silence de la couverture pour ne pas le brusquer. Après avoir pris le soin de recouvrir son corps de la couverture, je repris mon tissu pour le presser à nouveau contre sa blessure et constatais avec soulagement qu’elle ne saignait plus.

-Parfait. Bon maintenant arrêtes de bouger, ce serait parfait. Et même si je suis malade, je saurai m’occuper de moi.  Je suis une grande fille.

Je lui adressais  un petit air de reproche avant de lui dire posément:

-Moi mon nom c’est Asa. Mais on m’appelle Oro.

Asa. Asa signifiait « matin » et je n’ai jamais compris la raison de ce nom. Peut-être est-ce parce que je suis lumineuse comme le ciel au petit matin ? C’est beau de rêver. Enfin, je m’en fiche un peu. Ce n’est pas très important.

-Très étonnée que le grand grincheux ait finalement daigné répondre à la petite femme sans défense qu’il embête sans qu’elle puisse faire quelque chose.

Je me mis à rire en silence tout en détachant mes cheveux qui ne demandais qu’à être détachés et fixais le sol, grandement amusée par cet énergumène qui avait toutefois réussi à m’agacer mais aussi à me faire rire. Quel drôle de gaillard.

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Sam 6 Mai - 22:29
Son murmure j'avais réussi à l'entendre, mais cette reconnaissance ne dura pas longtemps après mes paroles. Comment gâcher un geste galant en une simple phrase. J'étais passé maître dans l'art à casser les beaux moments, je n'en suis pas forcément fier, mais voilà je suis comme ça et je ne suis pas prêt de changer. Après, si lui offrir cette couverture était une façon de la remercier, j'avais complètement raté mon coup je l'avais offensé. Bon tant pis... Tirant sur ma longue veste afin de la garder fermé et essayer de me réchauffer. Ça ne fonctionnait pas vraiment puisqu'elle était toujours mouillée à cause de la pluie. Malheureusement, je ne pouvais rien faire pour ça, faire un feu n'était pas une option et je n'allais pas reprendre la couverture que je venais de lui donner. Je sentais les faibles tremblements de mon corps qui devenait franchement désagréable. Ce serait vraiment stupide si j'étais celui qui tombait malade... Je fermai les yeux un instant et les rouvris en sentant quelque chose de doux, mais surtout de chaud m'envelopper. Pourquoi me la rendre? Je ne lui avais pas donné pour qu'elle me la rendre quelques minutes après... Pourtant je ne bougeai pas pour protester, je devais avoir trop froid et je ne protestai pas non plus lorsqu'elle vérifia ma blessure.

Je lui lançai une nouvelle fois un regard noir, oui encore, mais j'ai toujours ce genre de tête. Un ordre ! Encore un ordre ! Elle m'énerve, mais là je dois avouer que j'allais l'écouter et rester bien tranquille à ma place. Je n'avais pas la force de me lever une fois de plus et les vertiges étaient toujours bien là et pourquoi ne pas rajouter en plus des nausées? Manquerait plus que je me sois fait une commotion cérébrale ça serait vraiment parfait dans ma journée merdique. Tout irait probablement mieux si j'essayais de dormir, mais je m'y empêchais pour le moment à cause d'elle. La confiance ne se gagne pas facilement avec moi... Bon au moins, je connaissais son nom maintenant, du moins si elle disait la vérité. Asa, c'était un joli prénom, il a été choisis probablement à cause de la lueur qu'elle émane...

Un grognement s'échappa au surnom qu'elle venait de me trouver, mais en faisant cela je n'aidais pas vraiment ma cause. Mon regard resta un moment sur ces cheveux qu'elle venait de détaché. Je ne m'étais pas vraiment attardé à ça jusqu'à maintenant, car j'étais trop énervé, mais elle était plutôt pas mal comme fille. Cette fois c'est moi qui l'observai de haut en bas. Bah oui hein je n'allais pas me gêner, elle l'avait fait aussi un peu plus tôt. Apres mon observation, qui pouvais sembler déplacé, je soupirai avant d'appuyer de nouveau ma tête contre le mur derrière moi.

- Ouais bah tu sais pas, j'ai peut-être menti... Et même si tu es une grande fille qui sait s'occuper d'elle, j'ai quand même dû te sauver tout à l'heure.

Faut bien continuer à lui rappeler pour qu'elle n'oublie pas, ça serait dommage. De l'autre côté du mur sur lequel j'étais appuyé je pouvais entendre la pluie, mais aussi le vent qui commençait à se lever. Il était vraiment puissant, il fallait juste espérer que ce vieux bâtiment tienne le coup. Le tonnerre finit lui aussi par arriver. Les malheureux qui se trouvaient dehors allaient en baver. La température allait encore baisser et je me doutais bien qu'elle allait recommencer à avoir froid. Ça m'énerve de m'en soucier autant, mais je ne pouvais pas la laisser comme ça.

- Tu sais on va être coincé ici un bon moment, si tu restes là, tu vas recommencer à avoir froid... Pour être franc, ça me ferait chier que tu gèles parce que j'ai toute la couverture... Elle est assez grande pour deux, alors ramènes-toi ici pour que je te passe un bout.

J'avais pointé à côté de moi, mais réalisai que je venais de lui donner un ordre. Pourrait-elle refuser simplement à cause de ça? J'avais bien compris qu'elle n'aimait pas se faire donner des ordres. Je devrais vraiment surveiller ce que je dis avant d'ouvrir la bouche. Je tentai donc de me rattraper et c'est en grinçant les dents que je rajoutai d'un ton qui essayait d'être sympa sans réussir toutefois.

- S'il te plaît, tu veux bien venir ici?

Ça en deviendrait presque pathétique de ne pas être capable d'être gentil, mais bon malgré tout j'étais sincère et ne souhaitais vraiment pas qu'elle reste planter là dans le froid. J'avais dit "s'il te plaît" c'était un vrai miracle, c'est pour dire à quel point j'y tenais.

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Dim 7 Mai - 8:08
Ce type est vraiment étrange. Déjà que je le pensais depuis un moment, mon impression s’était renforcé au fur et à mesure que l’on discutait, lui et moi. En fait, je n’arrivais pas à savoir s’il était réellement méchant ou gentil bien que mon intuition visait la gentillesse. Il était grincheux certes, mais être ronchon de ne veut pas dire directement qu’il est méchant. J’avais beaucoup me creuser la tête en l’observant, lui et sa façon de se comporter, je n’arrivais pas à avoir de réponses précises à ma question. C’était cela le plus frustrant. Rester dans le doute, je n’aimais pas cela et pourtant je ne pouvais pas y faire grand-chose. Mis à part attendre que la pluie ne s’arrête, nous n’avions rien à faire et discuter avec mon cher camarade semblait bien plus que compliqué. Penser et m’interroger sur lui secrètement était la seule que je pouvais faire le concernant. C’était idiot. C’est idiot.

Le tonnerre  grondait à l’extérieur, tout comme le vent semblait fouetter tout ce qui se trouvait sur son passage. Je plaignais les malheureux se trouvant dehors, bien que j’étais consciente et l’insécurité qui nous entourais,  Kuroi et moi. Le bâtiment n’étant point solide, pouvait menacer de s’écrouler n’importe quand. Seulement nous n’avions pas le choix, c’était sois les créatures, sois ça. Et je préférais largement ma situation actuelle. Je ne pouvais m’empêcher de marmonne quelques petits reproches à l’égard du blond qui venait de me rappeler qu’il m’avais sauvé. Je le savais très bien, il n’avait besoin de me le redire. Et puis, même s’il essayait de me rendre douteuse, j’étais sûre que Kuroi était son réel prénom. Il lui allait comme un gant mais, ça je ne le lui dirais pas. Mais fierté en dépendait avec un homme pareil. Je me contentais de le regarder en me demandant pourquoi il m’avait observé de la tête aux pieds un peu plus tôt. J’avais fais un truc déplacé ? Mes cheveux ?  Je ne sais pas ce qu’il a en tête mais dans tous les cas, il ne me fera puisqu’il à froid. Un peu plus tard, là j’aurais l’occasion de m’inquiéter.

Au bout de quelques minutes, je me sentais me perdre dans mes pensées lorsque Kuroi m’adressais la parole. Encore désagréable. Je n’étais même plus étonnée, mais affectée oui. Je ne le comprenais pas. Il ne voulait pas que j’attrape froid car je lui avais passé toute la couverture mais il s’adressait toujours aussi mal à moi. Il est grave. Enfin, il l’était jusqu’à ce que je le vois lutter contre lui-même pour se montrer légèrement…sympathique ?  Non mais je rêve ?  Il vient de faire un effort ? Tout ça pour que je me réchauffe ?  Non c’est une blague. Ce grincheux vient de tenter d’être « plus vivable » pour que j’accepte de n’avoir plus froid en restant comme ça ?  C’est avec difficulté que je gardais un air impassible, afin de ne pas l’agacer et lui fit un grand sourire.

-Ok !
Sans hésiter, je vins m’installer à côté de lui et me collais légèrement à lui, m’emparant d’une partie de la couverture pour ensuite fermer les yeux. Finalement, je savais ce qu’il était vraiment. A force de réfléchir et de l’observer, il venait de me prouver qu’il était…attentionné ?  Tellement attentionné que ça en devenais mignon. Je ne pus réprimer un sourire rien qu’à cette pensée. Certes, il tirait toujours la tronche mais cela n’enlève en rien son charme.
-Jamais je n’ai vu de pingouin, mais selon mes ex aînés, ils faisaient la même chose pour ne pas avoir froid. On ressemble à des pingouins.
Gardant mes paupières fermés, je ne pus lutter contre ma nostalgie qui malgré tout, ne m’attristais en rien. Avec eux, j’en avais vécu des bons moments mais s’ils n’étaient plus de ce monde, c’était pour une bonne raison. Et puis, la chose qui me perturbais le plus était mon camarade désagréable mais en réalité sympathique. Brusquement une idée me vint en tête, sans attendre, je pris mon couteau et me tournais pour commencer à graver mon nom sur le mur. Efficace ce couteau. Puis, je gravais celui de Kuroi au bout de quelques minutes, et fit une petite tête qui faisait la tronche juste à côté de son prénom, de bonne humeur . Ainsi, une trace de moi ne disparaîtra pas !

-Comme ça, nous ne disparaîtront jamais complètement lorsque notre heure sera arrivé. Franchement je suis trop fière de moi.
Ben quoi ? Ça n’avais beau ne pas être grand-chose, ceci était important pour moi, pour une raison inconnue que je ne voulais pas connaître. Tout ce qui importait était mon geste. Je revins alors, m’asseoir et me coller à lui après avoir remis mon couteau dans ma ceinture, trouvant que la chaleur humaine était des plus agréables dans ces moments-là. J’avoue me foutre complètement que cela soit gênant pour certains, moi j’aime bien cela même si je ne suis pas tactile avec les inconnus sauf pour les tuer. Enfin Kuroi n’en étais plus réellement un. Je fini  alors par bailler et fermais complètement les yeux, somnolant un petit moment pour récupérer de l’énergie, gardant tout de même mes oreilles attentives au cas où Kuroi souhaiterait me parler ou m’insulter. Ah qu’il est bon d’être multitâche.

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Dim 7 Mai - 22:36
Être sympathique ce n'est vraiment pas facile. Pourtant avant de me retrouver seul, je n'étais pas si désagréable... C'est surement à cause de ça justement que je suis devenu ce que je suis aujourd'hui. Je parie que ma famille ne serait pas très fière de me voir agir de la sorte, mais bon ils ne sont plus là et je n'ai pas trop le choix. Par chance, Asa semblait avoir remarqué mes efforts pour être agréable et accepta sans dire le moindre commentaire sur ma gentillesse forcée, elle me sourit même. Elle s'installa à mes côtés, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle me colle. Bien que ce soit léger, cela réussi à me faire cabrer. Je suis loin, mais très loin d'être une personne tactile et normalement sois je recule ou bien repousse la personne. Bah oui quand on essaye de me toucher d'habitude c'est soit pour me frapper où me tuer, alors forcément je n'apprécie pas. Mais cette fois, je ne bougeai pas, je venais de l'inviter à s'asseoir là pour lui passer de la couverture, qu'elle avait prise d'ailleurs, ce n'est pas pour reculer deux secondes après. Alors voilà j'allais vivre avec ça. Je dois être franchement bizarre comme gars de ne pas apprécier et surtout ne pas profiter d'une telle proximité avec une belle femme. On peut me retirer de la liste des pervers, j'ai beaucoup trop de respect, bien que je parle et agis comme un gros trou du cul, pour profiter d'une femme de cette façon. Merci grand-père !

Je sortis de mes pensés lorsqu'elle reprit la parole et je tourna la tête vers elle. Elle me parle sérieusement de pingouin là? C'était bien la première fois qu'on me comparait à cet animal. Bon après, ça va cet oiseau était mignon, elle ne nous comparait pas à un truc hideux au moins. Je trouvais tout de même cela bizarre. Il y a un truc qui me fit poser des questions. Ex aînés? Probablement des personnes qu'elle avait rencontrer qui était mort, mais j'éviterais de lui poser la question. Puis si je n'avais pas rapidement comprit qu'elle voulait graver sur le mur, j'aurais probablement sauter en arrière lorsqu'elle avait brusquement bouger pour prendre son couteau. Pas que je n'ai pas entièrement confiance en elle, mais ouais en fait c'est un peu ça. Je la regarda graver son nom et ensuite le mien avec un regard d'incompréhension. Pourquoi faisait-elle ça?

La réponse arriva rapidement. Je ne répondis rien sur le coup observant quelques secondes la gravure avant de me replacer correctement contre le mur. Ne pas disparaître complètement? À mon avis c'était stupide, personne n'en aurait quelque chose à foutre que nous disparaissions complètement ou non. Après je parle surtout pour moi, elle je n'en savais rien, c'était peut-être seulement pour elle qu'elle faisait ça. Laisser une trace ou non m'importait tellement peu. Je soupirai doucement, alors qu'elle se replaçait coller contre moi sans que je puisse protester, mais je devais avouer que la chaleur humaine était bien plus agréable que n'importe quelle couverture ou feu. Ça faisait si longtemps que j'étais seul et rejetais les autres que j'avais oublié ce sentiment, alors après un petit moment je réussis à me détendre un peu. Mon envie de dormir était plus forte que jamais, mais je continuais de lutter.

- Je suis bien content pour toi... Mais moi je m'en fous de ne laisser aucune trace ou de disparaître complètement...

Ma voix était calme et je fermai les yeux un instant. écoutant le son de la tempête dehors. Mes pensées dérivèrent une fois de plus vers des souvenirs lointains, mais toujours aussi bien gravé dans ma mémoire. Les jours de tempête, nous restions toujours tous les quatre devant le feu. Nous jouions à des jeux et nous nous amusions comme des fous. Oui je regrettais toujours et me rappeler de cela m'attristait. Passer d’une vie tranquille et paisible, certes pas parfaite, à un enfer en à peine quelques heures n’était pas facile. J’avais 7 ans quand tout à commencer, je ne suis pas née pendant tout ça, la perte d’être cher aurait surement été plus facile si j’étais née dans ce monde et non dans l’autre. Il y en a qui ont vécu que ça, ils n’ont jamais rien vu d’autre que la mort, alors ils sont préparés au pire, moi ce n’était pas mon cas. J'ouvris les yeux essayant de chasser ceci de mon esprit, je pense trop quand je ne fais rien, ça m'énerve.

D'ailleurs, tu faisais quoi dans ce cinéma? Il n'y a personne qui t'attend quelque part? T’es toute seule?

C'est vrai que je ne lui avais pas posé la question, mais je n'avais pas vraiment eu l'occasion de le faire et surtout l'envie jusqu'à maintenant... Avec tout ce qu'elle m'avait dit, je me doutais un peu qu'elle était seule ici, mais bon c'était surtout pour faire la conversation pour éviter de trop penser ou de m'endormir. Malheureusement je l'empêchais aussi de dormir.

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Lun 8 Mai - 5:07
Plongée dans les songes et complètement à la merci de mon passé. Voilà dans quel état j’étais jusqu’à ce que que Kuroi m’adresse la parole. Si les larmes et la tristesse ne se faisaient pas sentir, je ne pouvais toutefois pas lutter contre la nostalgie et l’amertume. Fuir son passé était chose impossible, surtout lorsque l’on portait sur soi un objet qui venais d’un mentor sans doute défunt. Toutefois, ceci était bien mon choix. Un choix que je ne pouvais remettre en question pour mon bien personnel. La rancune. Un sentiment que je n’avais pu ressentir même lorsqu’il m’abandonnait à mon sort. En y réfléchissant, cet abandon s’était montré assez bénéfique. Je ne dépendait plus de personnes même si j’en ressentais l’impression en me trouvant dans ma misérable situation, me forçant à me coller à mon cher camarade qu’était le blondinet. De sa chaleur, je dépendais. S’en était tout bonnement ridicule. Humiliant disais-je. Rien que le fait de me voir penser ainsi me rappelle Kuroi. Celui à qui je fais la morale depuis je-ne-sais combien de temps. Pas un pour rattraper l’autre. Malgré ça, j’acceptais le fait de me sentir reconnaissante envers lui, ce que je n’aurais sans doute pas fait si c’était une ordure de la pire espèce.
En pensant ainsi, il est difficile pour moi de me dire que ce gaillard ne m’apporte que peu d’intérêt. Si c’est cela que je disais, je ne pourrais pas m’empêcher de m’insulter de « menteuse ». Un terme que je ne supportais pas employer pour moi-même. Éviter de mentir me faisais du bien et si Kuroi ne pouvais lire dans mes pensées, il était sûre que j’en profitais. Kuroi est un homme assez particulier. Je n’arrive pas à savoir ce qu’il a dans la tête, ni même ce qu’il pense de tout ce qu’il se passe. Bien que cela me paraisse étrange, sa façon d’être titille ma curiosité, sans que j’y puisse y faire grand-chose. Son caractère complètement lourd était forcément dû à quelque chose non ? Pourquoi est-il aussi sombre ? Quelques petites questions qui me trotte l’esprit depuis un certain moment mais que je me refuse de les lui poser. Pourquoi bonne question.
Essayer de sortir complètement de ses songes n’était pas chose facile à cause de mon état, toutefois, je tenais à répondre à Kuroi. Sa réponse que je trouvais tout bonnement inutile venait tout juste de crisper chaque muscles de mon corps. D’une voix endormi, je fini par parler.

-Tu te trompe. Si tu t’en foutais de disparaître, tu n’essayerai pas de survivre.

Je relevais la tête et m’essuyais les yeux pour ne plus le fermer, fixant droit devant moi je-ne-sais quoi, je lutte encore contre le sommeil.
-Moi, je veux survivre pour mener ma petite vie. Même avec ces merdes de monstre, je vis ma vie. Sinon, à quoi ça servirait de vouloir survivre si on est même pas sûr que l’on s’en sortira vivant ? Je veux survivre pour vivre les instants présents. Mais si j’ai mis nos noms le mur, c’est pour me rappeler de tout si je repasse par ici…enfin..bref.
Je retins ma tête qui ne cessais de vouloir tomber sur le côté ou devant.

-En fait, je jouais à chat avec les créatures quand j’ai décidée de faire une pause en entrant dans le cinéma et…je t’ai croisée pour ensuite jouer à nouveau à chat mais avec un nouveau camarade.

Je fis mine de réfléchir en souriant , la tête qui tournait légèrement tandis que mon corps s’engourdissait.

-On ne m’attends nulle part ailleurs que dans la mort. Mais comme je n’ai pas l’intention de mourir maintenant…Hé bien ils vont attendre.

Ça suffit. Être fatiguée commence à réellement m’énerver. Au bout d’un moment, je levais ma main et l’abattais violemment sur ma joue. En même temps que la douleur, vint une sensation semblable à celle que l’on a une fois avoir subi un regain d’énergie et j’ouvrais grand les yeux.

-Ça va mieux !

Puis, je regardais le blondinet.

-Et toi ? Tu étais venue regarder un film vu ton état non ?

Oui. Le taquiner était plus que plaisant avec lui. Je lui dis un grand sourire sincère, ne pouvant m’empêcher de rire intérieurement. Au moins, je ne pourrais pas me plaindre d’un quelconque ennui à ses côtés.

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Lun 8 Mai - 14:30
Mes yeux menaçaient de se fermer à tout moment de nouveau, je continuais pourtant de lutter contre le sommeil. C'était stupide puisque, je n'avais pas vraiment fermé l'oeil depuis assez longtemps j'en aurais grandement besoin. Mais non, je voulais me lever et bouger et peut-être même aller buter du monstre ou récupérer les sacs abandonnés dans le cinéma. Ce n'était pourtant pas possible, je n'étais pas assez con pour aller affronter la tempête dans mon état. Si je me levais j'étais persuadé que ma tête se remettrait à tourner, alors ça ne servait à rien d'essayer quoi que ce soit. J'étais donc coincé là à m'empêcher de trop penser au passé. Bon après la situation pouvait être pire que cela, j'étais au chaud, protégé de la pluie et du vent avec une personne, qui finalement ne s'avérait pas être trop chiante, du moins pour le moment, elle était quand même fatiguée aussi, plus tard ça sera peut-être une autre histoire, mais nos chemins finiraient bien par se séparer tout ou tard.

Malgré la fatigue qui semblait nous gagner tous les deux, elle répondit à ma réponse. D'un côté elle avait raison, je n'essayerais pas de survivre si vraiment j'en avais rien à foutre de disparaître. Je me souvenais encore du temps où j'avais voulu disparaître complètement, j'étais prêt à me laisser mourir. Mon feu s'était éteint et je me souviendrai toujours de ma peau qui commençait à changer et passer au gris. Mon esprit était complètement anéanti et embrouillé par la folie, car j'avais tout perdu. Par chance, j'avais fait ce rêve. Sans ça, je serais surement plus là aujourd'hui. Depuis ce temps, je tente de survivre par tous les moyens. Je ne suis pas prêt à mourir, je dois continuer et ne jamais abandonner, mais de là à vouloir laisser une marque de moi quelque part, non ça m'était complètement égal. Même si cela consiste à ce souvenir des moments passés ici. Personnellement je préférais oublier et d'y laisser aucune trace de mon passage, car ces moments de paix et de joie peuvent devenir une source de tristesse plus tard. C'est pourquoi je restais seul, comme ça ya pas moyen de créé de lien qui pourra me blesser de nouveau. Enfin voilà, je suis retourné une fois de plus dans le passé. C'est énervant !

Je me concentrai lorsque la brunette commença à m'expliquer comment elle était arrivé au cinéma. Jouer à chat hein? Franchement je me demandais comment elle pouvait endurer cette lueur qui devait attirer toute la racaille du coin. Bon après, elle vivait avec depuis toujours, alors elle devait être habituée à tout ça. Puis comme je le pensais, elle était seule, comme moi toutes les personnes qu'elle connaissait n'étaient plus. Elle avait eu de la chance de ne pas être attrapé par les mecs que j'avais tué tout à l'heure. J'ignore ce qu'ils font avec eux, mais j'ai bien compris qu'ils tentent d'en trouver le plus possible et les enfermer derrière leur mur. D'ailleurs, il était fort possible qu'il y en est d'autre dehors à l'heure qu'on se parlait. Ils se déplacent en groupe normalement. Tant que nous tombons pas dessus en sortant, tout irait pour le mieux.

Je tournai la tête rapidement lorsque j'entendis le bruit d'une claque. Vraiment? Elle venait vraiment de se foutre une baffe dans la face? Bon je dois l'avouer que je l'avais déjà fait, mais je n'ai pas envie d'ajouter une nouvelle douleur à mon corps. Je levai les yeux au ciel après sa petite blague et soupirai face à ce sourire. Les gens ont tellement de facilité à sourire alors que moi je ne souris jamais, la dernière fois remonte à très loin. Je ne suis pas normal.

- Non, pas vraiment... Tu as vu le mec sur le plateau qui se faisait bouffer et celui en haut des escaliers? Bah en fait je les avais suivis jusque-là pour pouvoir leur voler leurs affaires.

Je retournai la tête pour regarder devant moi, pas trop fier de ce que j'allais dire par la suite. Je m'étais raté comme une merde, je pouvais pas vraiment m'en vanter.

- Mais je sais pas, ils m'ont repéré et c'est comme ça que je me suis manger le coup sur la tête. Après j'ai dû les buter, sinon c'est moi qui y passais et voilà... J'ai perdu conscience après.

Inutile de rentrer dans les détails et dire que j'ai trébuché dans les escaliers, je me taperais la honte de ma vie, surtout que j'ai pensé sur le coup que j'allais mourir. Elle allait se foutre de ma gueule c'est sûr. Je passai une main sur mon visage avant de poursuivre d'une voix endormi cette fois.

- Sinon moi aussi personne ne m'attend... C'est étonnant non?

J'avais lâché ça avec une bonne dose d'ironie. Avec mon comportement désagréable ce n'est franchement pas étonnant que personne n'arrive à me supporter très longtemps, sauf les plus fous comme Asa. C'était mieux comme ça, je ne perdrai plus personne important à mes yeux, mais je restais attristé en repensant à ma grand-mère qui m'attendait toujours lorsque je revenais avec du matériel ou de la nourriture... Ou a ma mère ou mon grand-père qui venait me récupéré à l'école... Malheureusement là, mes yeux n'arrivaient plus à tenir et je commençais à sombrer sans m'en rendre compte, ma tête glissant sur le côté de la brune.

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Lun 8 Mai - 15:32
Je vais vraiment finir par croire que cet homme envahit chaque parcelles de mon esprit. Il est impossible de penser à autre que lui et sa vie. Son caractère m’intrigue de plus en plus pour une raison que j’ignore et me pousse à admettre l’envie de lui poser toutes sortes de questions afin d’avoir plus sur lui. Si je n’avais pas discuté aussi longuement avec lui, je pense que je ne l’aurais pas apprécié. Enfin, si je l’appréciais. Je ne sais pas faire de grandes distinction entre la neutralité et là sympathie. Avec lui, c’était encore plus difficile. Il avait réussi à m’énerver violemment et pourtant, je n’arrivais pas à me foutre entièrement de son existence que j’aurais pu qualifier de minable plus tôt. Enfin bon, il est loin d’être un minable ou un insectes de la pire espèce, il est juste un peu étrange, mais l’étrangeté est naturel chez l’homme. Moi aussi je suis bizarre et folle, d’ailleurs il doit sûrement penser cela de moi et je ne lui en voudrais pas. Quoi qu’un peu mais ce serait éphémère !

Même si nous nous regardions pas, je sentais que Kuroi m’écoutais quand même, ce que je trouvais plutôt cool de sa part même si une partie de moi me disais que ce n’était que pour ne pas s’endormir et donc qu’il se fichait complètement de ma vie. Après, nous ne nous étions pas retrouvés dans cette situation pour faire copain copain mais n’empêche, il était fort déplaisant de savoir que ma vie n’avait rien de cool. Sans être vaniteuse, je l’assure. Lui aussi avait envie de dormir cela se voyait et même si ce dernier avait répondu à mes questions, il était à deux doigts de fermer les yeux alors que depuis le début il tentait de rester éveillé. Alors comme ça, il était venue voler deux personnes ?  Il n’y avait rien de choquant toutefois, le retrouver inconscient indiquait à quel point il avait raté son coup. Cela m’amusait, il n’y avais pas que des victoires dans la  vie après tout. Mais bon, la roue tourne. Je l’écoutais donc parler, sana rire ou me moquer. Parfois le silence est la meilleure des choses à faire surtout dans ce genre d’aveu.

Puis, vint la petite phrase basée sur de l’ironie qui m’atteignais de plein fouet. Je me doutais bien qu’il était seul lui aussi et cela expliquait peut-être son caractère froid et distant ?  Peut-être ne voulait il pas s’attacher quelqu’un de peur de la perdre ?  Ce ne serais pas étonnant. Il semblait plutôt affecté par la disparition de ces personnes. Des proches sans doutes ? Je viserai sur ça. Le veinard, il avait sans doute dû connaître ses parents. Enfin moi, être orpheline ne me dérangeait pas tant que ça. La tristesse de perdre un être cher n’était point présente et donc me voilà sauvée de sentiments futiles et envahissant . Ma vie est mieux ainsi.

Tandis que je me torturais à me poser encore des questions qui n’auraient aucunes réponses sur Kuroi , la tête de ce dernier vint se poser sur mon épaule alors que je sursautais et le regardais. Il dort ?  Ah merde. Je crois qu’il n’est pas conseillé de dormir dans le froid…Que faire ? Je ne sais pas pourquoi mais alors que les minutes passaient, la seule chose qui préoccupait mon esprit était de trouver un moyen de le laisser dormir en sécurité. Puis une idée me vint mais je ravala très vite ma joie. Il va me tuer ! Okay, la chaleur de mon corps pourrait le laisser dormir en sécurité mais , cela nécessitait un rapprochement..Très rapproché ?  De stress, je me grattait la tête. Pourquoi je me torture comme ça ?  Mais j’ai pas le choix...

-Par pitié Kuroi, me tue pas à ton réveil…

Avec la plus grande honte du monde, j’entourai le garçon de mes bras, le faisais tout doucement basculer sur moi et le serrai tout doucement, de sorte à ce que ma chaleur le réchauffe et qu’il ne meurt pas de froid. Je posais ma tête contre la sienne et fermais les yeux décidant de me reposer un peu, fatiguée. Je pris le soin de remettre la couverture sur nous deux et détendais mes jambes en soupirant. Ma respiration se faisait plus douce et régulière et je me sentis somnoler à nouveau. Ainsi, il ne me fera pas de mal même si je crains sa réaction. Kuroi, ne m’en veut pas !

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Lun 8 Mai - 17:02
Combien de temps était passé? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr c'est que je m'étais endormi pendant un bon moment... Pour une fois dans ma vie j'avais vraiment dormi comme une bûche, ne me réveillant aucune fois. Normalement, mon sommeil était troublé par des rêves, ou plutôt des cauchemars, qui au final n'étaient pas du tout reposants. C'est pourquoi je prenais le minimum d'heure de sommeil, pour éviter ce genre de désagrément, à quoi ça sert si au réveil on ne se sent pas mieux? Pourtant c'était diffèrent aujourd'hui. Cette chaleur enveloppante m'avait gardé au chaud. Je ne saurais dire ce que c'était, mais aucun doute, c'était vraiment agréable. Bon malgré tout, je m'en voulais de m'être endormi alors que j'avais lutté tout ce temps. Dormir dans le froid n'était pas une bonne chose et même si elle n'avait montré aucune hostilité envers moi, dormir en présence de quelqu'un que je connais peu étais assez imprudent à mon avis. Il ne s'était rien passé apparemment, mais j'aurais dû faire pareil qu'Asa et me foutre une baffe pour me tenir éveillé, ça m'aurait évité cette drôle de surprise....

Émergent tranquillement de mon sommeil, je bougea légèrement, sans ouvrir les yeux. Si je m'écoutais je resterais là pendant encore plusieurs heures. C'est vraiment bizarre de se sentir aussi bien dans un endroit pareil, mais bon. Je devais bouger, voir si on pouvait sortir et partir d'ici. Déjà j'entendais plus rien à l'extérieur... C'est bon signe ça. Peut-être que la tempête et la pluie c'était enfin arrêter? Mais normalement ce qui suit ce genre de tempête c'est un brouillard épais ce qui nous avantage en rien, mais c'est déjà mieux qu'une tempête. J'ouvris finalement les yeux et constatai que... Ah bah non, il ne fait pas jour... C'est toujours aussi noir ça ne changera pas malheureusement. La belle lumière du soleil ne reviendra probablement plus. Ou du moins pas de mon vivant. Ça fait 25 ans que j'attends, alors je n'y crois plus trop maintenant. Je soupirai doucement avant de passer une main sur mon visage et de cligner plusieurs fois des yeux afin de débrouiller ma vision causée par le sommeil. Ah tiens mais où était passé la belle brunette?

Je parcours des yeux la pièce avant de réaliser la situation dans laquelle je me trouvais. Je restai figé un instant en sentant enfin les bras m'entourant et la tête poser sur la mienne. Attends un peu là... Quoi!? Je suis en train de vivre quoi là? La chaleur que j'avais ressentie toute la nuit c'était parce que j'étais collé contre elle depuis tout ce temps? D'un seul coup et s'en prévenir, je bougeai me foutant complètement de la réveiller si elle dormait, pour me lever et lui faire face ensuite.

- Je peux savoir ce que tu fous là? Pourquoi j'étais contre toi merde?

Ma voix fut forte et je le regrettai immédiatement, serrant les dents pour me retenir de gueuler comme un con encore une fois. Le pire n'était pas le fait de me réveiller coller contre elle, non le pire c'est que j'avais réussi à apprécier cette fichue chaleur humaine et ce confort près d'une autre personne. Je n'avais jamais aussi bien dormi de toute ma vie et ça m'énervait vraiment. J'avais même souhaité rester la plus longtemps merde ! Si je souhaitais pas me rapprocher de quelqu'un, là c'était vraiment raté. Pourquoi ne pas m'avoir réveillé? Ça m'aurait évité ça. Oui car en ce moment, j'étais franchement mal à l'aise, bien qu'on dirait davantage que j'étais en colère contre elle vu mon regard dur braqué sur la brunette. À ce moment une question me passa en tête. Pourquoi cette fille se souciait-elle de moi? Me sauver la vie, me soigner et là me réchauffer, bordel mais elle va me rendre fou. Je ne suis pas assez désagréable? Puis merde, je vais lui être redevable combien de fois là? Je ne dois pas m'attacher ou faire en sorte que quelqu'un s'attache à moi. Je refuse de blesser ou d'être blessé une fois de plus par la perte d'un être cher.

- Tu aurais pu me réveiller !

Par chance, j'avais réussi à contrôler ma voix qui était plus basse, mais mon regard ne changeait pas. Il y avait bien une chose de positif, ce petit temps de sommeil avait fait en sorte que ma tête ne tourne presque plus. Bon la douleur était là, mais je pouvais tenir debout au moins.

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Lun 8 Mai - 18:13
Qu’il était bon de dormir avec un coussin. C’est ce que je me dis lorsque je profite moi-même de la chaleur de mon cher camarade endormi. Il a froid et pourtant il est si chaud. Il apporte à mon corps tout ce dont il a besoin. Je ne peux pas lutter contre le sommeil avec ce genre de problème. Kuroi endormi, permettait à mon corps de lui rendre indirectement sa chaleur afin qu’il ne perdez pas la vie misérablement et qu’il continue de vivre sa vie, bien que toujours aussi déprimé, ou plutôt avec son allure de dépressif. Une allure lui allant très bien et qui était presque un charme chez cet homme qui m’intriguais tant. Ça c’est clair, ce n’est pas une truc que je lui dirais s’il venait un moment où je voudrais lui poser quelques questions ou lui dire clairement ce que je pensais de lui. Il était hors de question que je me ridiculise devant lui parce que même si il ne se foutait pas ouvertement de ma tronche , ce gaillard savait emmerder son monde avec des simples mots et plonger la personne dans une atroce colère. Il était doué le petit Kuroi. Mais en attendant, sa douce et pourtant si puissante chaleur corporelle me faisait atteindre le nirvana.

Enfin. Jusqu’à ce qu’il décide de se réveiller. Les yeux clos, j’attendais patiemment  que le temps passe quand je le sentis légèrement bouger. Peu réceptive, je le laissais faire et continuais de me reposer sur lui alors que ses gigotements se firent un peu plus réguliers et serrait mon étreinte alors qu’ inconsciemment, je savais très bien que ces mouvements signifiaient le réveil de quelqu’un. Trop à l’aise, je ne bougeais pas même lorsqu’il se dégageait de mon étreinte pour venir m’engueuler en jurant. Au bout d’un petit moment, je me redressais en sursautant comme à mon habitude et fit dégourdir mon corps en le secouant alors que l’autre blondinet m’engueulait encore.

Tranquillement, je tournai la tête vers lui et l’observais un instant sa rien dire avant d’ouvrir grand mes yeux crevée. Oh ? Est-ce un rêve ?  Un fantasme ?  Je secouais un peu plus ma tête pour regarder Kuroi qui me toisais durement du regard et soupirais.

-Regard acéré…le retour…il me manquait. Je trouve qu’il va parfaitement bien avec tes deux bleus qui sont assez froids naturellement.

Brusquement, un demi-sourire se fit sur mon visage, rien que de penser au fait que le jeune homme était en fait mal à l’aise m’amusais. Il n’avait jamais été aussi proche d’une femme ou quoi ? A cause de la fatigue, je sentais que mon regard se perdait n’importe où et ne le regardais plus vraiment pour finalement être prise d’un fou rire que l’on pouvais stopper. Je me courbais pour me tenir le ventre, sous l’effort de mes rires et essayait mes yeux qui menaçaient de pleurer.

-Oh…Le contact avec une fille te gêne ma parole ! Qui aurait cru cela ?

Avec un ricanements, je continuais :

-Ce que c’est mignon de ta part ! J’en serai presque attendri ! Tu ressembles à un petit chiot...

J’attendais que mon rire se stoppe avant d’inspirer un bon coup et me laisser aller contre le mur en murmurant, les yeux sans aucun doute dans le vide parce que je ne voyais rien :

-Si je ne t’ai pas réveillée, c’est parce que ton visage était paisible et doux. Un visage bon à regarder. Un visage que tu ne semble avoir que lorsque tu dors…bien. Je ne peux pas te réveiller dans ces moment-là.

Je ne comprenait plus mon état. Je me sentais comme légère. Un peu trop légère. Légère au point de lui dire des choses que je ne souhaitais pas comme ce que je venais de dire et que mon corps semblait vidée de toutes énergies. Clignant faiblement des yeux, je restais sans bouger à attendre que le temps passe. Je ne me sentais pas assez bien pour bouger et ne disait toujours rien. Puis, je bougeais légèrement la tête pour essayer de me reprendre mais rien y fait. Mon corps semblait ne plus m’appartenir et grande sensation de désarroi  vint envelopper mon corps.

Bon sang, Qu’est-ce que j’ai ?

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Lun 8 Mai - 22:24
Ma colère était revenu, non cette fois c'était un mélange entre colère et embarras. Bien que je tente par tous les moyens de cacher cette autre facette par un regard dur. Normalement je suis assez doué pour cacher tout sauf ce qui est de la colère. Bien sûr j'avais réussi sans problème à réveiller Asa, forcément quand la personne sur qui tu es appuyé s'en va en un coup et commence à gueuler c'est dur de dormir, du moins si elle dormait profondément. Je ne la quittais pas des yeux alors qu'elle se redressait. Je plissai des yeux lorsqu'elle m'observa avec des grands yeux. Quoi? Il y avait un problème? Bon j'avais vite remarqué qu'elle semblait crevée, mais ça ce n'était pas ma faute, m'enfin peut-être un peu. Je haussai un sourcil face à sa phrase. Elle me chante quoi là? Pourquoi elle me dit ça soudainement? C'était franchement bizarre et je ne sus pas quoi dire, alors je restai silencieux.

Et là soudainement, elle se mit à sourire avec son regard qui se perdait je ne sais où. Elle était trop bizarre là. Elle est soit très fatiguée, soit elle a bu pendant que je dormais, pas d'autre solution. Oui j'avais déjà vu des gens ivres une fois et ça ressemblait assez à ça. Je l'avais même déjà été. Mauvais souvenirs on n'y repensera pas maintenant. Surtout qu'elle se mit à rigoler pour aucune raison apparente. À quoi elle pensait sérieux? J'étais là, je ne bougeais pas et elle, elle riait à en avoir mal au ventre. Mais elle finit finalement par me donner la raison de ce fou rire qui pour être franc ne me fit pas du tout rire. La colère était devenue encore plus forte, mais surtout mon embarras qui j'espérais ne se voyait toujours pas. Mes dents se serrèrent ainsi que mes poings. On inspire, on expire, sinon j'allais carrément lui sauter au cou pour avoir osé dit ça. Certes je n'aimais pas le contact, mais ce n'était pas uniquement avec les femmes merde ! C'était tout le monde que je ne supportais pas et surtout ce n'était pas de la gêne, mais bien parce que je n'aime pas !

Je fulminais intérieurement, alors qu'elle continuait à se foutre de ma gueule en rigolant. Mignon? Petit chiot? Cette fille allait vraiment en baver un jour, je m'en faisais la promesse. Je ne suis pas mignon ni un petit chiot ! Elle a mal interprété mon geste c'est tout. Je me suis éloigné rapidement, car je ne veux pas m'approcher de quelqu'un, point ! Ça m'était déjà arrivé de me retrouver avec d'autres survivantes, dans le camp des survivants par exemple et elles étaient franchement collantes et ça ne m'a jamais réellement dérangé, bon un peu quand même, car je ne supporte pas d'être collé. C'est la situation étrange et inattendu qui m'a foutu dans l'embarras rien de plus, pas le fait d'être coller contre une fille ! Me réveiller là, m'avait surpris et le fait d'avoir apprécié le contact m'énervait toujours.

Mais je ne pouvais pas en placer une, car après s'être arrêté de rire et s'être reposé à sa place elle reprit la parole. Je restai étonnée cette fois. Je m'attendais à une autre pique, mais non. Encore une fois c'était étrange. Paisible et doux? C'est vrai que je n'avais pas aussi bien dormi depuis longtemps et ça avait du ce voir... Mais une fois encore pourquoi me disait-elle ça? C'était probablement la fatigue qui parlait et elle le regretterait certainement de l'avoir dit plus tard. Mais je n'allais pas l'oublier moi. Malgré tout, cette simple chose réussie a calmé un peu ma colère. Pourquoi? Je ne sais pas. Peut-être parce que ce qu'elle pensait de moi réellement n'était pas méchant comme je le pensais. Elle aurait pu dire n'importe quoi, que j'avais l'air idiot quand je dors ou peu importe, mais non. Ça me surprenait vraiment. Je devrais peut-être lui être reconnaissant de m'avoir laissé dormir? Je me sentais mieux maintenant. Qu'est-ce que je devais penser de tout ça?

Je m'approchai d'elle lorsqu'elle semblait ne plus rien comprendre de ce qui se passait. J'avais toujours une petite colère en moi, mais je voulais aussi lui prouver que ce qu'elle pensait n'était pas vrai. Je ne suis pas gêné d'être collé à une fille. Ça non !

- Tu es fatiguée c'est tout... Tu devrais dormir.

Je m'arrêtai finalement pour m'asseoir contre le mur à côté d'elle et sans demander son avis je l'entourai de mes bras pour l'attirer contre moi, comme elle l'avait fait, sans pour autant poser ma tête sur la sienne. Je le fais uniquement dans le but de la contredire, par parce que j'ai apprécié la chaleur et le contact avec elle un peu plus tôt hein ! Ne faut pas rêver non plus... Du moins, j'essaye de m'y convaincre.

- Tu vois? Ça ne me gêne pas les contacts avec les femmes... Je n'apprécie juste pas me réveiller par surprise comme ça, surtout que j'aime pas les contacts avec les gens en général... Alors arrête de raconter n'importe quoi et essaye de dormir, tu en as besoin aussi....

De toute façon bonne chance pour se libérer de mes bras qui la tenait fermement sans pour autant lui faire mal. Elle risquait juste de se fatiguer davantage avant de réussir à s'éloigner, enfin je ne suis pas là non plus pour la retenir, alors si elle voulait dégager je la laisserais partir, ça m'arrangerait même qu'elle décide de revenir à sa place initiale. Je retrouvais une fois de plus la chaleur qui avait réussi à me garder endormi, mais là je n'allais pas succomber, je resterai réveillé.

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Mar 9 Mai - 6:40
Je me sens mal. J’ai l’impression d’être complètement dans les vapes et tout ce que je vois est complètement floue. Le monde semble tourner autour de moi. Qu’est ce que j’ai encore foutu ? J’en sais rien. J’en sais strictement rien mais le plus surprenant est qu’au final, je m’en foutais un peu. Suis-je ivre ?  Non, je ne vois pas une goutte d’alcool puisque je trouve les boissons faites a base de ce poison particulièrement dégueulasses. J’entendais toutefois mon cœur battre à un rythme régulier. Un rythme qui me prouvait que la vie ne m’avait pas quitté, du moins, autant que le froid lui aussi ne m’avait pas lâché mais n’était, cette fois point dérangeant puisque mon corps se faisait lourd et inutilisable. C’est con. Si c’est la fatigue qui joue ainsi avec moi, c’est con. Parce qu’à cause d’elle, je n’avais pu admirer le regard furieux que me lançait sans aucuns doutes Kuroi. Lui et ses regards alors. Il était drôle. Drôle et ronchon.

Si la force m’avait abandonné à mon sort, la raison elle, n’était complètement partie.  Il m’en restais assez pour parvenir à m’insulter avec hargne. Pourquoi avais je balancé à Kuroi ce que j’avais dans la tête ?  Je n’osais imaginer sa réaction. Le problème, c’est que mon corps et donc ma bouche semblait  ne plus m’appartenir et disait tout ce que je voulais garder au plus profond de mon âme. Si la politesse ne me connaissais pas, il est sûr que je me serai lancée les pires mesquineries du monde et que j’aurais peut-être retrouvé de la force pour me botter le cul, seule. Je remerciait toutefois mes oreilles étant encore aptes à faire leurs boulot, bien qu’entendant faiblement ce qu’il disait, je su que Kuroi se justifiait. Mais ce n’était pas cela que je retenais. Avait il dit « en général ? ». Oui, mes oreilles  n’était pas assez bourrées pour s’inventer n’importe quoi. Ça voulais dire qu’il avait apprécié n’est-ce pas ? Pourquoi mes lèvres s’étirent elles pour sourire ?

C’est alors que je basculait sans comprendre pourquoi et me retrouvais entourée de deux bras me fermement. Je ne pouvais pas lutter et le laissais faire avant de parvenir à tourner la tête pour voir à moitié le visage de Kuroi. Qu’est ce qu’il fait ? Je n’arrivais pas à le lâcher du regard et l’observais, les yeux faiblement ouverts. Sans doute voulait il me prouver que je faisais fausse route tout à l’heure. Malgré cette pensée, je ne pouvais m’empêcher de me sentir…surprise. Et ouvrait légèrement la bouche pour lui murmurer :

-Pourquoi tu es si…

Je me ravisais alors. Les yeux le fixant toujours mais cette fois, la bouche close. Non, je ne voulais pas lui poser de questions. Je ne me sens pas… « prête » si l’on pouvais dire  cela. Ridicule, j’ai l’impression que je vais lui faire une déclaration. Il va falloir que j’arrête de dramatiser. Au final, je soupirais et tournais la tête en croisant mes bras pour les poser sur lui et y poser ma tête en fermant les yeux, sentant quand même un léger sourire revenir sans que je puisse le faire partir. Tout ce que je savais, c’est qu’il n’était pas moqueur. Simplement là. Sentant le sommeil m’emporter, je sentais mon corps se détendre sous la chaleur rassurante de Kuroi, de laquelle je dépendais pour dormir. Une vague de sérénité enveloppait mon corps.

-Je me sens si bien..

Plus rien. Je ne vois plus rien, mais je sais qu’il est là et c’est tout juste parfait comme ça. Même s'il me fais chier. Je me sens bien..

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Mar 9 Mai - 12:15
Le mur était très intéressant à regarder, je ne baissais pas les yeux vers elle, alors que je sentais son regard posé sur moi. Je me trouvais con maintenant. J'avais agi sur l'impulsion, car j'étais persuadé que ceci lui redonnerait un peu d'énergie pour se retirer, mais non ce n'était pas le cas, elle était toujours contre moi à m'observer en silence. Je m'en voulais d'être retourné dans cette chaleur qui me rendait presque dépendant, je ne devais pas m'accrocher à quelque chose et surtout pas à quelqu'un. C'est pour dire à quel point cela faisait longtemps que je n'avais pas été en présence de quelqu'un. Je baissai les yeux lorsqu'elle s'adressa à moi, bien qu'elle ne terminât pas sa phrase et ne la terminerait sans doute jamais.

Tu es si quoi? Désagréable? râleur? ou peut-être était-ce quelque chose de gentil? Non pas possible... Bien que je sois curieux de savoir ce qu'elle voulait me dire, je ne dis rien l'observant juste de mon regard neutre. Si elle souhaitait me le dire, elle me le dirait d'elle-même, je n'allais pas lui tirer les vers du nez. Quand on insiste trop ça finit toujours par nous retomber dessus plus tard et je n'ai aucune envie de me faire harceler si je ne souhaite pas parler de quelque chose. La colère s'était volatilisé en un seul coup sans que je comprenne pourquoi, alors qu'elle retournait la tête pour fermer les yeux. J'aperçois son sourire, sur le coup je pensais qu'elle se moquait de moi encore une fois, mais non ce n'était pas le cas. Il était différent de celui de tout à l'heure. Tant mieux.

Je restai étonné par ces paroles, je ne m'attendais pas à ce qu'elle me dise cela clairement. La fatigue joue beaucoup sur le corps et l'esprit... J'espérais juste que ce ne soit pas un début de fièvre. Parfois déliré est le commencement. Si c'était le cas, je ne me sentirais pas à l'aise du tout de la laisser seule, même si elle m'avait dit qu'elle pouvait se débrouiller. Je lui en devais beaucoup et ma conscience me disait de ne jamais abandonné quelqu'un dans le besoin, si cette personne en vaut vraiment la peine et c'était le cas d'Asa. Je soupirai doucement, alors qu'elle semblait s'être endormi. Je replaçai la couverture sur nous avant de me surprendre à l'observer pendant un petit moment. Je secouai la tête avant de regarder une fois de plus devant moi. J'avais dormi un peu et c'était bien assez et de toute façon, l'un de nous deux devait rester éveillé pour être sûr qu'il ne se passe rien.

J'écoutais le silence et la respiration régulière de la brunette que je tenais toujours contre moi. Je baissai finalement de nouveau les yeux vers elle et c'est alors que j'eus une soudaine envie étrange. Ces cheveux, c'est fou comme j'avais envie d'y passer ma main. Mais malheureusement cette idée m'énerva plus qu'autre chose. Pourquoi je veux faire ça? Je suis en manque de contact à ce point? Je devais m'occuper pour éviter de penser à des trucs débiles. Je savais ce que je pouvais faire ! Doucement j'essayai d'attraper un carnet qui se trouvait dans ma poche de ma veste. Je jurai en silence en voyant l'état pitoyable du carnet. Il était complètement trempé à cause de la pluie et donc impossible d'y dessiner quoi que ce soit... Fait chié... Je soupirai avant de l'ouvrir et voir qu'il y restait toujours des dessins visibles, la plupart des portraits de personnes que j'avais rencontrée, bien sûr les premiers étaient ma famille. Je ne pouvais plus rien faire avec ça, alors je décidai simplement de le jeté plus loin. Ça me faisait un peu mal de le jeté, car je le trainais avec moi depuis un bon moment et bien sûr mes proches étaient dessinés à l'intérieur, mais il ne m'était plus utile, donc encombrant... J'allais devoir en trouver un autre....

Tant pis pour le dessin on dirait... Il me restait quoi à faire pour passer le temps alors? Je pouvais fermer les yeux et tenter de les reposer un peu, sans dormir pour autant. Bien que c'était difficile de ne pas succomber, car tout comme elle, je dois avouer que je me sentais bien... C'est tellement énervant de se sentir d'une façon qu'on ne souhaite pas. Pourtant je fermai les yeux et commençai à somnoler, mes bras serrant un peu plus le corps de la jeune femme sans que je lui demande. Mon esprit s'égara, mais cette fois pas sur le passé, non mais bien sûr cette fille qui commençait à sérieusement m'intriguer.

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Mar 9 Mai - 13:28
C’est si bon de se savoir entouré par des bras qui n’étaient autre qu’un bouclier pour moi. Certes, Kuroi était un homme particulièrement énervant lorsque l’on ne cherchais pas à le connaître, mesquin et sans cœur. Mais lorsque l’on passais du temps avec lui comme je le faisais en cet instant, on ne le voyais plus de la même façon. Du moins, moi je ne le voyais plus comme un gros lourds qui ne cherchais que la merde. Kuroi était juste compliqué et même si je ne le connaissais pas entièrement, je savais qu’il n’était pas méchant et au final, je voulais le connaître encore plus. C’est étrange de penser à ainsi mais je l’assume entièrement. Il n’est pas ennuyant, il n’est plus énervant, il est intriguant. Et c’est un petit côté que j’aime chez lui, même si je ne le lui dirais pas. Bon dieu, il me faisais tourner la tête et il allait sans aucun doute me rendre folle.

C’est fou ce qu’il enveloppe chacune de mes pensées en ce moment même. Je sais que je suis complètement endormie et pourtant, je pense à lui. Il est juste à côté de moi. Je le sens et j’aime cela. Je n’ai pas envie de me mentir à moi-même puisque cela ne servirais à rien. Il ne lis pas dans les pensées. Il est humain et normal. Je n’avais donc pas de soucis à me faire. Mais l’incertitude se trouvait dans chaque recoin se manifeste tête pour une raison que j’ignore entièrement. Peut-être est-ce inconsciemment fait exprès mais il est vrai que mon esprit se refusais à le savoir. Qu’il était contradictoire cet esprit à la noix. Mais bon, il a fait ce que je suis aujourd’hui. Ce qui m’a permis de rencontrer cet homme prénommé Kuroi.

Honnêtement, je ne le regrettais pas. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Mon dieu, j’en ai marre de moi-même ! Je devrais être en train de rêver d’un monde meilleur ou de ma propre mort ! Mais pas de lui ! Enfin. Spéculer du moins. Ce serait bizarre que je rêve de lui. Oh j’imagine bien rêver de lui mais cela n’annoncerait rien de bon.
Ses bras se resserrent sur moi. Je les sens. Mais je ne lutte pas. J’aime bien ça moi. Alors je ne bouge pas. Il me fais du bien. Ah mais n’est-ce pas étrange de penser ainsi ? Oh et puis merde. Personne ne m’entends. Et mes yeux qui s’ouvrent légèrement et qui sont directement posés sur lui. Il dort ? Oui. Il dort. Je me levai légèrement pour écouter sa respiration et me remis sur ses genoux en l’observant longuement sans rien dire. Il était bon de le regarder quand il était ainsi. J’ai peut-être quelques soucis mentaux mais, j’aimais vraiment cela. J’aimais cela peut-être un peu trop et puis, ce n’est pas mon habitude de penser de tels absurdités.

-Qu’est-ce que tu es adorable quand tu dors.

Comme il ne m’entendais pas, je ne me gênait pas pour parler comme cela. Le pire , c’est que j’étais sincère. Mais…une drôle d’envie me vint en tête. Tout doucement, je posais délicatement ma main sur son front et dégageait ses mèches blondes sur le côté tout en prenant le soin de ne pas lui faire mal. Puis, ma main glissait sur sa joue. Elle était toute chaude et douce. Je la caressais alors un peu, comme si j’en ressentais le besoin avant de la retirer lentement. Je ne devrais pas faire ça, il me tuerais à coup sûr. Je me remis alors sur lui et fit mine de dormir pour ne pas qu’il me crie dessus parce que je et n’étais pas vraiment sûr qu’il dormait. Qu’est ce que je fous sérieusement ?

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Mar 9 Mai - 23:23
Somnolant toujours, mais pourtant mon esprit était toujours très actif. Je ne cessais de penser à toutes sortes de choses, mais ces choses étaient toutes liées à la même personne. Asa. Pourquoi envahissait-elle soudainement mon esprit? Toutes les personnes que je rencontrais me paraissaient si insignifiante et j'étais persuadé que ça serait la même chose avec elle. Après tout, elle me mettait en colère facilement et me cassait les pieds avec ces remarques, mais manifestement elle avait réussi à piquer ma curiosité et mon intérêt. Pourquoi? Peut-être parce qu'elle tentait quand même de m'aider même si j'agis en ordure? Ou peut-être son caractère qui se rapproche un peu du mien? Je ne sais pas du tout et je n'aurais surement pas la réponse ce soir.

Ce qui était sûr maintenant c'est qu'elle n'était pas aussi chiante que ce que je pensais. Elle m'enquiquine, mais ce n'est jamais trop méchant non plus. C'est juste moi qui réagis au quart de tour, mais je n'y peux rien, je suis comme ça et je ne vais pas changer aujourd'hui. Mais franchement pourquoi elle, elle m'endurait? Trop de questions, mais de toute façon je n'aurai plus à y penser quand nous prendrons des chemins séparés, car bon lorsqu'elle sera remise sur pied, elle partira forcément de son côté et moi du mien. Puis, nous nous reverrons probablement plus, sauf par le plus grand des hasards. Malheureusement la peur de m'accrocher à quelqu'un et de le perdre ensuite était trop forte. Même si cette personne me faisait me sentir bien à l'instant et serait probablement d'une grande aide, je ne veux pas vivre ça de nouveau...

Je ne devrais même pas penser à ça, je ne devrais même pas penser à elle. C'est fou quand même qu'elle est réussie à envahir mon esprit et pourtant je la connais à peine. D'ailleurs est-ce que j'aimerais la connaître davantage? Je ne sais pas, surement, mais je ne veux pas, ça serait un signe de rapprochement... Je sais, rejeté le bonheur n'est pas une très bonne solution, mais c'est la seule que j'ai trouvée pour éviter la souffrance de la perte de quelqu'un. J'arrive à vivre avec celle de la solitude, mais pas celle-là, bien que ce soit difficile de résister au bonheur comme à cet instant précis. J'avoue, je me sentais vraiment bien et n'avais aucune envie de bouger. Lorsque tout ira mieux, j'allais devoir me reprendre au plus vite et oublier tout ça....

Je sentis bougé contre moi, mais n'y fit pas très attention et garda les yeux fermés. Elle bouge dans son sommeil c'est tout. Une voix me parvint ensuite que je n'entendis pas correctement, trop plongé dans mes pensées mais ce qui acheva de me sortir de mes songes fut la douceur d'une main posée sur mon front. À part si y a quelqu'un de caché derrière les cartons depuis le début, c'était bien évidemment elle. Qu'est-ce qui lui prend et pourquoi ne dort-elle pas? J'avais gardé les yeux fermés sans comprendre pourquoi. Dans un cas normal, j'aurais ouvert les yeux et attrapé brusquement la main de la personne en question, mais pas cette fois. Je la laissais faire alors qu'elle déplaçait mes cheveux pour poser sa main sur ma joue. Ce doux contact était agréable, cela me ramenait à des années en arrière quand j'étais avec ma famille. Cette caresse finit par s'arrêter et encore une fois à mon plus grand étonnement, j'aurais souhaité qu'elle continue. La fatigue ! Oui c'est la fatigue et le coup sur la tête qui me cause tout ça. Lorsque je serai en forme, tout redeviendrait comme avant et plus question de contact pareil !

J'ouvris les yeux lorsqu'elle fut replacée et l'observa un moment sans dire un mot. Devrais-je l'engueuler? Non, je n'avais pas réagi immédiatement, alors elle pourrait se demander pourquoi et puis elle ne bougerait surement pas, c'est la fatigue qui doit la faire agir ainsi. Dans son intérêt, il était mieux de la laisser tranquille, puis je n'ai aucune envie d'avoir un interrogatoire sur le "pourquoi tu n'as pas bougé tout de suite". Je resterai silencieux et agirai comme si rien ne s'était passé, c'est mieux comme ça.

Et pourtant, je remarquai que ma main s'était plongé dans les cheveux de la brune pour les caresser. Bordel, j'ai faits bouger ma main quand moi? Après l'avoir remarqué, je la retirai doucement avant de me cogner la tête contre le mur derrière moi. Je dois arrêter d'agir comme ça. Foutue fatigue ! Je regardai le plafond, les yeux grands ouverts. Je ne dormirai pas et somnolerai pas, mais surtout on ne pense à rien. Comme ça on évite les situations bizarres. Je me mis donc à penser à ce que je dessinerai dans mon prochain carnet. Déjà, je devrai faire les portraits de ma famille, sinon... Asa peut-être? ... Bordel non ! C'est la fatigue, seulement la fatigue qui me fait délirer, il n'y a rien d'autre !

Un son à l'extérieur attira mon attention. Par chance, cela venait d'assez loin dans la direction du cinéma. Un coup de feu? D'autres survivants? Oui et surement les potes des autres cons que j'avais butés. Nous étions en sécurité ici pour l'instant. Ils auraient du mal à nous trouver, mais s'ils réussissaient ça irait mal pour nous, du moins surtout pour la brunette, car moi ils voudront probablement me tuer et elle, ils l'amèneront avec eux. Je retournai la tête dans la direction de la jeune femme, elle pouvait encore dormir tranquille, mais dès qu'elle irait mieux, il faudra partir....

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Mer 10 Mai - 7:19
J’ai l’air maligne comme ça. Vraiment maligne. Faire semblant de dormir pour éviter de me faire engueuler par un homme qui ne m’effrayais même pas. C’est vrai quoi, bien que l’on ne se connaissais pas depuis des lustres, je sais très bien que Kuroi réagirait sans doute excessivement,  ce qui est chez lui, une très grosse habitude forte déplaisante mais en même temps, hilarante. Le truc, c’est que comme il me l’a montré, il est capable de me réveiller et pas d’une douceur rare. Non, d’une douceur à la Kuroi quoi. Et ça, je ne peux pas le lui reprocher. Sans doute aurais-je agi de la même manière avec quelqu’un d’autre. Oui quelqu’un d’autres parce que ressentir le fort besoin de me retrouver à côté de lui comme celui de dormir sur lui signifie bien que même s’il me touche, je ne grognerai pas. Qu’il est drôle se Kuroi. Il me rends folle et complètement inoffensive, ou presque. J’avais quand la force de le faire chier. C’était déjà ça non ? Peut importe la réponse, seul mon avis comptait.  
Le sommeil ne m’appelait plus, je devais sans doute avoir récupéré toute mon énergie. Parfait, le problème,  c’est que je ne savais pas du tout si je devais ouvrir les yeux ou s’il me regardait avec l’un de session regard noires et détestables dans ce genre de situation. Dans ma situation. J’aurais bien ouvert un œil si j’étais sûre que je ne risquais rien ou du moins, pas gros. Parce que bon, je viens tout juste d’être prise d’un regain d’énergie et de ma bonne humeur, je voulais pas que l’on m’enquiquine maintenant. Mais pour l’instant, rien ne se passait. Il m’engueulait pas et ne me frappait pas, donc tout allait bien. Tellement bien que ça en devenais suspect. Il n’était pas mort au moins ? Non, son cœur battait régulièrement. Pas de quoi s’inquiéter. Du moins, pas de ça.

Je ne comprends pas ce qu’il m’a pris mais je ne mentirais pas en disant que c’est la fatigue qui m’a poussée à faire ce truc tout bonnement bizarre et grotesque. Je mettrais plutôt cela sur le dos d’un désir inconnu et qui ne m’étais jamais arrivée jusqu’ici. J’avais juste besoin de le toucher et puis, sa joue était toute douce…Je ne peux pas m’en vouloir , si ? Puis bon hein, ce n’est pas la mort, je ne l’ai pas embrassé que je sache. Enfin bon, me torturer l’esprit à me demander ce qu’il pense de ce que je viens de faire ou prier pour qu’il ne m’en veuille pas ne me servira à rien. C’est valable pour mon idée de faire exprès de dormir. Du moins,  ça l’était. Une drôle de sensation vint envelopper mon corps lorsque je sentis une caresse dans mes cheveux, une sensation mélangée au choc. Que fait-il ?  Pourquoi me caresse t-il ?  J’en sais strictement rien, mais cela eu le don de me détendre cette fois complètement. Bon sang, que c’était bon et doux. Pourquoi a-t-il arrêté ?  Moi je voulais qu’il continue. Mais non, au lieu de ça je sens son regard posé sur moi en même temps que…j’entends des bruits ?  

Par réflexe, je me relevais d’un seul coup et observait partout.  Ah merde, il y a peut-être des gens à l’extérieur qui veulent notre peaux ?  Kuroi N’avait-il pas eu affaire à des membres d’un groupe. Je soupirais, créatures…Connard….On a du bol. Chacun a rajouté son grain de sel dans cet article affaires. Trop fort. Je me rappelais alors que Kuroi était toujours là et le regardais, la bonne humeur enveloppant tout mon être.

-Merci d’avoir veillé sur moi tandis que je me la jouais feignasse ! Mais il faut qu’on se tire j’imagine ?

Je savais très bien  que lui-même s’en était rendue compte. Discrètement ou du moins j’essayais, je vérifiais que la blessure de Kuroi ne s’était pas rouvert et à mon plus grand soulagement, non. Je me levai rapidement et pris ses mains pour l’aider à se relever avant de m’apprêter à libérer l’entrée quand je me stoppait, pas sûre de ce que j’allais dire avant de dire avec un très grand sourire.

-D’ailleurs, j’ai adorée ta caresse, elle m’a fait tellement de bien que je suis relax maintenant !

Je riais doucement, aimant le taquiner mais sans aller loin, j’aimais tellement ses réactions qu’il m’étais impossible de ne pas le faire chier. Sans un mot, je poussais avec un peu de force le meuble sur le côté et parvins à le faire tomber. Bon j’ai fais un peu de bruit mais pas grave. Je regardais derrière moi pour faire signe gentiment de la main à Kuroi de venir en lui offrant un autre sourire sincère où se reflétait sans aucuns doutes ma joie et ma bonne humeur.

-On peut y aller. Je n’ai vu personne.

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Mer 10 Mai - 12:09
Bon au final on pourra partir maintenant, le bruit de l'extérieur l'avait réveillé. Tant mieux, il ne valait mieux ne pas trainer trop longtemps dans les parages. Ces gens se déplacent en groupe lorsqu'ils sortent de leur cachette, normalement ils sont environ une dizaine dans la même zone, alors c'était préférable de quitter le centre de la ville le plus tôt possible. J'avais tué deux des leurs et ça, ils n'allaient pas appréciés et en plus je me balade avec quelqu'un possédant le don de la lumière, alors je risquais gros. Mais cette fois, j'arriverai peut-être à leur voler un truc? Je ne prendrai aucun risque inutile, mais ça serait vraiment bien, surtout que je mourrais de faim là. J'étais venu principalement pour ça à la base, alors si je repartais les mains vides je serais vachement déçu.

Pourtant même si on risquait d'avoir une dizaine de gars aux fesses armés jusqu'à l'os, cela ne semblait pas trop briser la bonne humeur de la brunette. D'un côté, elle ne devait pas connaître ces gars et leurs fonctionnements, alors voilà elle risquait d'avoir une surprise en les voyant arrivés. Mon regard se durcit, alors elle ne dormait pas complètement? Elle faisait semblant. Je n'aurais pas dû me retenir et lui gueuler dessus finalement... Mais non là, j'allais devoir jouer le mec qui n'a rien vu, rien senti et rien entendu pour justement éviter les questions et dorénavant je ne devrai plus succomber à la tentation, mais surtout me retenir d'agir et d'avoir des pensées étranges. J'étais en train de dormir, il ne sait rien passé et c'est parfait comme ça.

Je hochai la tête pour lui répondre et attendit qu'elle se lève pour faire pareil. Elle m'aida en prenant mes mains et je fus sur pied de nouveau. Je me sentais vraiment mieux, ma tête tournait plus, bien qu'elle était toujours douloureuse, mais j'avais une blessure c'était normal. Le sommeil avait fait son effet, j'étais rétabli et espérais que ça reste comme ça. Le pire scénario c'est que ma tête recommence à tourner dans un moment où il ne faut pas. Mon regard se posa une dernière fois sur le carnet que j'avais lancé, c'est tellement stupide d'y repenser alors que c'est un bout de papier, mais bon... Je retournai la tête vers Asa. Merde, elle avait aussi senti ça. Que faire? Que dire? Je dois lancer mon plan. Je n'avais pas envie de m'expliquer ou simplement avouer que j'avais fait un tel geste. Elle n'avait pas besoin de le savoir et puis c'était une erreur causée par la fatigue, mon corps me jouait des tours.

Je m'avançai doucement lorsqu'elle me fit signe. J'aurais pu lui venir en aide avec le meuble, mais si elle n'en veut pas tant pis, bien qu'on ait pu éviter de faire du bruit. Elle me souriait encore, alors que moi j'affichais toujours mon éternel regard sombre. C'est fou le contraste entre nous deux. Elle a tellement de facilité à rire ou sourire alors que pour moi c'est pratiquement une torture. Arriverai-je à sourire un jour? Je ne crois pas... Avant de sortir à l'extérieur, je répondis d'une voix parfaitement convaincante.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, je n'ai rien fait du tout...

Oui, je dormais sans aucun doute ! Un corps bouge n'importe comment quand on dort, alors j'avais fait ça inconsciemment. Je mentais, mais je m'en foutais, tout pour éviter d'avouer que j'avais fait ça. Je suis irrécupérable je sais. Je lui jetai un regard en coin avant de sortir. La pluie avait presque cessé, mais un brouillard était désormais présent, diminuant encore plus la visibilité, mais c'était aussi un avantage pour nous, car les créatures auraient du mal à nous voir aussi. Nos chemins allaient bientôt se séparer et alors mon quotidien dans la solitude reprendrait... Bizarrement, j'avais une boule au ventre juste à y penser, mais ça finirait par passé s'est évident. Nous devons d'abord sortir de la zone de toute façon.

Je marchais tranquillement et prudemment dans les rues sans dire un mot. Cette fois, je ne jetai aucun regard derrière moi pour voir ce qu'elle faisait comme lorsque nous avions marché jusqu'à l'arrière-boutique. Je devais m'être habitué et ne ressentir plus aucune menace venant d'elle. Tant mieux, je pouvais me concentrer sur ce qui se passe devant moi. D'ailleurs, je remarquai une lumière un peu plus loin. Sans attendre j'attrapai le bras de la jeune femme pour qu'on se cache au plus vite. J'aperçois la silhouette d'environ quatre hommes armés dont un tenant une lampe de poche. Ils chuchotaient entre eux, mais le silence nous permettait de les entendre. " on va le buter cette ordure", "faut le trouver", aucun doute, il parle de moi... Ils devaient avoir retrouvé les corps de leurs potes et voulaient désormais se venger. Merveilleux. En plus, ils vont attiré tous les monstres en étant si peu discret. Lorsqu'ils furent passés, je me tournèrent vers Asa.

- Il faut qu'on quitte ce coin de la ville, ils sont probablement plus nombreux...

Je réalisai ensuite ce que ma main tenait. Non ce n'était pas son bras, mais bien sa main. Je la relâchai brusquement en constatant cela et repris la route lui faisant signe de me suivre dans une autre direction. Bordel, je dois arrêter d'avoir contact avec elle, elle me rend fou.

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Mer 10 Mai - 15:42
Bon. Nous voilà à l’extérieur. Je jure que sur le moment, je ne voulais pas sortir de cet endroit. Pourquoi ? Parce qu’il fait froid bordel de merde ! Il fait froid et en plus, j’ai passée un super bon moment avec le blondinet qui se trouve derrière moi. C’est clair, il a été si doux que ce moment, j’aurais voulu qu’il ne s’arrête jamais. Comme je le pensais déjà, me mentir à moi-même ne m’intéresse pas du tout et ne m plais non plus. J’en peux plus, m’attacher à quelqu’un de la sorte. Surtout à un grincheux toutefois vraiment adorable lorsqu’il le souhaitais. Je soupirais, cette journée n’a vraiment pas été la meilleure et pourtant je ne regrette pas de l’avoir eu. Entre les grands fous qui de faisaient dévorer et les monstres qui, eux voulaient me bouffer, ben ça n’a pas été super mais il y avais quand même de superbes choses qui m’étaient arrivée aujourd’hui. Et ça lui donnait du charme, à cette journée de merde tout en restant polie.

Pendant que je continuais à penser, mon sourire s’était agrandi en pensant aux réactions de mon cher petit blond, symbole de la mauvaise humeur. Ah son regard acéré.. Je pourrais pas l'oublier. Du moins celui qu’il m’avait lancée après que je lui ai dis que j’avais apprécié sa douce caresse faite sur mon crâne. « Oulala ! Kuroi serait il encore embarrassé ? », me disais-je, mais, je ne m’attendais pas à sentir une pointe d’agacement en moi. Pourquoi il niait ? Il n’y a rien de grave ! C’était juste un geste ! Bon, j’avoue que sa réaction m’amuse mais quand même quoi ! Et maintenant il fait comme si de rien n’était alors qu’il sait pertinemment que je sais qu’il ment, enfin il devrait ! Il avait beau essayer d’être convaincant, il n’allait pas me dire que l’on caressais la tête des gens en dormant ? Et ce « Je ne vois pas de quoi tu parles » on sait tous que ce sont les menteurs amateurs qui le disent.

Au final, nous étions sorti du bâtiment mais une sorte de lumière se fit voir plus loin. Une lampe de poches ? Je n’eus pas le temps de parler que Kuroi me saisit pour que nous nous cachions. Plusieurs homme apparemment armés qui voulaient faire la peau à quelqu’un, le truc c’est que Kuroi lui semblait étrange. Ne venaient ils pas du cinéma ? C’était Kuroi leurs cibles ? J’imagine que oui vu ses petites réactions étranges. Et merde. En plus ils faisaient du bruit…Merci la discrétion. En douceur, je baissais la tête pour fixer le sol quand je sentis une drôle de douceur. Je regardais alors ma main que..Kuroi lâchait vite. Attends, il me tenais la main ? Une étrange chaleur enveloppait mon corps. Une chaleur dérangeant et pas dû à la température du temps.. On se remit très vite en chemin et je remarquais que Kuroi ne se retournais plus. Avait il légèrement confiance en moi ? Cette pensée répandit en moi une vague de légèreté. Punaise, que m’arrive t-il ? Je deviens tarée…Et pourtant, j’avais encore envie de…contact ?

-Dis moi, pourquoi tu me mens ? Tu sais très bien de quoi je parlais tout à l’heure. T’avais beau somnoler je suis sûr que tu t’es réveillé entre temps.

Je murmurais cela tout en le suivant. Non mais fallait que je le sache. Je me fichais un peu du reste. Là c’était lui qui me perturbais. Je ne faisais même plus attention aux alentours bien que j’entendais des bruits suspects derrière moi. Sans doute une impression, Kuroi m’intriguais un peu trop pour que je le lâche. Ne le lâchant pas du regard, et marchais un peu plus et m’agrippant à sa veste légèrement.

-D’ailleurs Kuroi je…

Je n’eus passe le temps de finir ma phrase que je glissais et m’écrasais au sol en prenant le soin de le lâcher. Je ne voulais pas le foutre dans ma merde encore plus que maintenant. J’émis alors un grognement de douleur.
-Oh putain...Ça fait un mal de chien les chut….
Je ne terminais pas non plus ma phrase en voyant des ombres lorsque j’orientais mon regard derrière moi, toujours au sol. Finalement, ce n’était pas des impressions tout à l’heure. Il y avais vraiment des gens dernière moi mais, étaient ils malintentionnés ? Ils se rapprochaient un peu trop. Sans attendre, je me mis à quatre pattes et passais sous les jambes de Kuroi, non sans ne pas me blesser le genou zen prenant le soin de le recouvrir de mon bas et sorti discrètement mon couteau, reprenant tout mon sérieux. Ils avaient beau être un peu loin, je devais rester sur mes gardes.

-On devrait marcher plus vite non ?

Je lui adressais un bref regard avant de continuer à marcher cette fois plus vite. Une fois que je vis une autre ruelle sur le côté, j’y tournais de sorte à pouvoir voir si les étranges personnes nous suivais mais regardais quand même Kuroi de temps à autre, oui je le surveille. Oui, je m’inquiète pour lui et ne comptais pas le laisser dans la merde…J’avais besoin de lui pour qu’il réponde à mes questions après tout. Une fois que j’eus tournée dans la ruelle, je regardais discrètement derrière moi et ne les vis plus. Je soupirais d’aise mais fronçais des sourcils par la suite. Je n’étais pas non plus sûre qu’ils n’avaient fait de détours et puis…J’entends de drôle de bruits maintenant..Comme des hurlements ? Les créatures ?

-C’est pas vrai. On est où là ? Je devrais même pas être étonnée, je me fous tout le temps dans la merde..C’est un passe-temps…

Je l’avais murmuré tout doucement pour que l’on ne m’entende pas avant de regarder le blondinet sans rien dire. Mon étrange chaleur revenant rien qu’en le regardant.

-J’avais pas fini !
Ben ouais, autant le faire chier si je devais crever...

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Et si nous regardions un film ? [with Kuroi ♥]
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