Où est la lumière?
 
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Une petite pause café ! [With Asa]

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Mar 16 Mai - 20:06
Nous étions finalement arrivé, ça avait pris plusieurs détours afin d'éviter des créatures qui se trouvaient sur notre chemin. La lumière d'Asa n'était pas tellement pratique niveau discrétion, elle aime peut-être courir partout avec eux, mais pas moi, si je peux les éviter ça m'arrange. La moindre connerie et je me retrouvais à courir pour sauver nos deux vies, car elle n'était pas descendue de mon dos. En tout cas, nous étions là et je dois le dire. Enfin merde ! Déjà que sa blague n'était toujours pas passée, mais on se souvient que j'ai déboulé des escaliers et passés proches de la mort? En plus je ne rajeunis pas, ça commence à être lourd. Bon je ne le dirai pas, elle risquait de m'en vouloir. Une femme ça n'aime pas se faire dire qu'elle est lourde d'habitude, j'imagine même pas Asa qui avait mal réagi à plusieurs choses. Après, elle le mériterait... Elle m'a tout de même traité comme un cheval. Cette petite enquiquineuse avait réussi à trouver le moment idéal pour sortir une connerie pareil. Je n'avais pas ouvert la bouche, car j'avais dit de garder le silence, mais bordel que j'avais eu envie de lui renvoyer sa vacherie. Mais si je l'avais faits, alors elle aurait continué et ça aurait été sans fin. Donc je me suis contrôlé et j'avais avancé en fulminant intérieurement. Je suis doué quand même.

Cette ville est vraiment très grande et traverser le centre nous avait pris plus de temps que prévu. Bientôt la lune n'allait plus nous éclairer et nous serions plongés dans le noir total. Le jour arrive. Le soleil ne pouvait pas venir aussi? C'est trop demander? Ce coin de ville était encore plus dévasté, je ne saurais dire pourquoi. Les routes étaient complètement effondrées par endroits et donc impossible de passer. Certains renfoncements étaient aussi inondés, c'est pourquoi je les évitais soigneusement. Aucun de nous deux n'a envie de voir un monstre en surgir, surtout qu'Asa risquait de les attirer encore plus. De l'autre côté aux limites de la ville, je savais qu'il y avait le campement des survivants, ils restaient là car les bestioles ne viennent pratiquement pas dans ce secteur.

Nous allions surement ne pas avoir le temps de nous y rendre avant le noir complet, alors je devais trouver quelque part où m'arrêter. Et il y a toujours les questions qu'elle veut me poser. D'ailleurs pourquoi je souhaitais me rendre là-bas? Je n'y étais pas retourné depuis longtemps et bizarrement cela semblait être la destination que j'avais choisis depuis que j'avais trouvé la brunette. Je voulais l'amener en sécurité et cela me semblait le bon endroit. Ce genre de lieu ne tenait jamais des années, mais c'est ce qui m'avait semblé le mieux sur le coup. Alors... Inconsciemment j'avais planifié de la laisser là-bas et de repartir? Ouais, je crois que c'était pour le mieux, mais encore une fois des sentiments étrangers vint m'embrouiller. J'avais vraiment envie de l'abandonner dans ce camp? Non, mais c'est ce qui doit être fait, ça sera plus facile que juste disparaître comme ça. Puis, elle ne connaissait pas mes intentions. Ainsi je n'aurai plus besoin de me soucier d'elle ou d'avoir peur d'un quelconque rapprochement. Je reprendrais ma vie en sachant qu'elle est en sécurité, même si elle pouvait repartir elle aussi ensuite. Cette fille est spéciale, elle m'intrigue, mais je ne devrais pas avoir trop de mal à partir. Du moins, je l'espère.

Parmi toutes ces pensées envahissantes, j'arrivais quand même à penser au chemin que j'empruntais. Mes pas me guidèrent vers une sorte de petit café qui ne semblait pas trop en mauvais état comparé au reste. Je m'approchai de la porte et cognai contre celle-ci avec mon pied puisque mes mains étaient occupées à tenir la demoiselle sur mon dos avant d'attendre un instant. Aucun bruit ne se faisait entendre à l'intérieur, donc c'était vide. Le bruit aurait attiré les créatures. Ensuite j'entrai dans l'établissement.

Je jetai un rapide coup d'oeil au lieu, ce n'était pas grand alors on pouvait tout voir de l'entrée. Il y avait des chaises et des tables renversées un peu partout et un grand comptoir qui sert de bar. Avant de m'y intéresser davantage, il était temps que je dépose Asa, ce que je fis sans attendre. On serait en sécurité ici, pour un certain temps du moins.

- Je crois qu'on sera tranquille ici.

Je m'avançai dans la pièce tout en m'étirant. C'est fou comme tous les muscles de mon dos étaient endoloris. Je devrais vraiment faire plus attention, j'ai beau être costaud, si je me pète la gueule trop souvent, je le sens quand même. Je pris une chaise qui trainait par terre pour la replacer et me posa dessus. J'irai fouiller les lieux après, on ne sait jamais on peut faire de belles découvertes.

- Bon autant en finir maintenant, va y, tu peux les poser tes questions.
Ouais c'est direct, mais je voulais terminé ça au plus vite. Je la regardais et entendait qu'elle me balance toutes ces questions. Sérieux pourquoi j'avais accepté un truc pareil? Ça allait être une torture de devoir surement parler de moi. Déjà que je n'aime pas parler, mais alors parler de ma vie c'est encore pire. Mais je n'avais pas menti et je le ferai sans me plaindre si je n'avais pas le choix.

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Mer 17 Mai - 17:25
Voilà que ça faisais quelques temps que nous marchions Kuroi et moi, du moins Kuroi puisque je n’étais pas décidée à quitter son dos pour une raison de confort. Pourquoi devrais-je me priver de tant de soins alors que mon cher compagnon ne disait mot même lorsque je l’emmerdais ? Ce serait carrément idiot ! D’ailleurs cela m’avait étonnée qu’il ne dise rien alors que je venais quand même de le traiter comme l’on traiterai un cheval. Bon, connaissant Kuroi, il devait sûrement ronchonner intérieurement mais quand il se plains c’est bien plus drôle. Enfin, je n’avais guère eu le plaisir de voir sa tête et seul la nature sait que Kuroi est drôlement adorable lorsqu’il nous insulte en lui et qu’il affiche son air froid mais aussi offensé. Je suis sans doute légèrement masochiste mais j’ai mes raisons n’est ce pas ? Mon dieu, au lieu de mûrir, me voilà régresser à cause de cet idiot qui m’amuse tant. En parlant ainsi, j’ai l’impression que nous nous connaissions depuis des lustres et pourtant ce n’était le cas. Je ne sais pas comment prendre ce sentiment tout à fait amusant. J’imagine me prendre la tête n’est pas la meilleure des solutions alors, je prends les choses comme elles viennent.
Pendant le trajet, mes yeux étaient braqués sur le ciel temporairement éclairé, ne pensant à rien de négatif. Tout ce que je me contentais de faire était de chantonner comme à mon habitude lorsque je suis de bonne humeur et tentais de compter chaque étoiles, chose bien compliqué puisqu’elles étaient plus d’un milliards. Toutefois, je pus en compter 50 différentes. N’est-ce pas prodigieux ? Bon ok, face à un milliard, mon cinquante ressemblait à une bactérie face à l’université mais ! Cela prouve que je ne me perds pas facilement dans le ciel et dans un sens, cela m’aide aussi à savoir comment serais je face à un événement qui nécessite de la mémoire. Savoir différencier les étoiles n’étaient pas une mince affaire et pourtant, il existait des techniques pour les différencier. La mienne n’avait rien de scientifique mais compter les étoiles, alignement par alignement, m’aidait énormément. Cela avait beau être une chose quasi insignifiante, elle prouvait néanmoins que je ne suis pas complètement idiote. Un poids en moins. Oui, en ce qui concernait cela, je ne suis pas complètement certaine de mon potentiel mais je vis avec. Ce n’est pas très compliqué…

Tout le long du trajet, je me tus, les sourcils légèrement froncés et la bouche prise d’un rictus permanent, une étrange sensation fort déplaisante commençant à me ronger de l’intérieur et mon cœur que je sentais des plus en plus taper sur ma poitrine. Un sentiment d’inconfort se fit alors. Inutile de me demander ce que j’avais, me fatiguer n’était plus mon but et laisser cela disparaître de lui-même était mon attention, malgré cela, je ne me sentais pas bien et j’avais le mauvais pressentiment que cela était du à mon propre ressenti sur mon intelligence. En y pensant, mon corps se crispa et j’avalai alors péniblement ma salive. Tout ça pour ça. C’était réellement futile comme sensation.

Au bout d’un moment, je quittais mon instant de réflexion et mon regard s’orientant vers un magasin qui semblait être un café, se baissais alors sur le sol jusqu’à ce sue l’on arrive et que l’on pénètre dans le lieu anciennement public. Sans attendre, Kuroi me posais au sol alors que je balayais du regard la pièce quasiment vide avant de ramener mes jambes à mon buste pour y poser mon coude et tenir de ma main, ma tête, toujours aussi morose. Un truc en travers de la gorge, je n’insistais pas pour avaler à nouveau la salive et respirais par le nez, peu encline à ouvrir la bouche. Quand Kuroi s’en allait visiter les lieux tout en me priant de poser mes questions, je ne répondis pas, les yeux fixant le sol. J’ignore la tête que je tirais mais elle ne devais pas être toute joviale. Puis, je me rappelais que Kuroi m’avais adressé la parole et me repris lentement, m’efforçant tant bien que mal à avoir un air enjoué mais ne parvins qu’à créer un rictus nerveux en accentuant mon froncement de sourcil. La voix tremblotante je déclarais.

-Ah euh ouais.

Génialissime, je venais de me sentir légèrement complexée mais tentais néanmoins de ne rien laisser paraître en me faisant basculer de chaque côté, bras entourant mes jambes et têtes camouflée derrière mes genoux.

-Autant faire simple pour le début. Alors tu...

Je toussais pour dégager ma voix sombrant toujours un peu plus dans les tremblotements.

-Tu as quel âge parce que je dois t’avouer que lorsque tu m’as parlé de l’amour, tu as dis « juste avant la disparition du soleil » ce qui veux dire un an avant ma naissance et ça fais donc un moment.
Je poursuivais en jouant avec une mèche de mes cheveux après avoir baladé ma main dans ma chevelure, sentant le sérieux me monter à la tête.

-Ensuite, je n’ai nullement envie de te demander comment était le monde avant si c’est pour te déprimer. J’ai eu assez d’information comme cela et honnêtement, je me fou du monde du passé puisque je me focalise sur le présent. Par contre, il y a quelque chose qui me turlupine chez toi. Tu as beau t’appeler Kuroi, tu n’as aucunement les traits d’un japonais. De quel origine es-tu ? Oui, je t’ai beaucoup observé depuis notre rencontre mais je doute que tu ne t’en sois pas rendu compte.

Même si je lui faisais subir un interrogatoire, je restais de marbre afin de cacher mon état actuel. Cela servait aussi à l’oublier mais Kuroi m’intéresse réellement alors je ne me gêne pas. Je relevais la tête, le visage contrôlée afin de ne dégager aucunes émotions une bonne fois pour toute et posais mon regard que je sentais ne dégager aucuns sentiment et déclarais, d’un ton neutre mais d’une voix dégagée.

-Enfin, je voudrais savoir ce que tu penses de moi. Non pas parce que j’ai une sale idée derrière la tête mais parce qu’il y a quelques chose ne concernant que cette imbécile que je suis.

Je ne le lâchait pas du regard, étrangement légère. Par chance, j’avais pu bloquer tout sentiments, de peur de retomber dans une posture peu voulu et me retrouvais droite et impassible. Ce que je ne fus à aucuns moments. Seulement, j’en avais besoin pour m’exprimer correctement. Un léger demi sourire s’affichait sur mes lèvres, toutefois peu expressif contrairement à mon quotidien, chaque faits et gestes étaient contrôles après tout. Me redressant pour me retrouver droite, je levais la tête. Sans doute faisais je arrogante, mais je me fichais de cela. Une posture et un contrôle tels que ceux-ci, m’aidaient à m’exprimer franchement et parvenaient à me faire gagner en confiance.

-Toutefois, je suis au regret de te dire que je n’ai sans doute pas fini, faute d’intérêt personnel mais. Je compte respecter mon engagement et te laisser me poser des questions une fois que tu auras répondue à celle-ci, avant de recommencer. Pour la troisième question, je te demanderai d’être très franc et de ne pas hésiter à me balancer des vacheries si cela est en rapport avec ma question.

Je lui adressais un dernier regard sérieux avant de me lever et de toucher ma joue me piquant vivement mais ne démontrais rien avant de regarder mes doigts pour voir si cela saignait mais non. Elle se cicatrisais seule contrairement à ma jambe droite légèrement douloureuse mais je marchais en rond, toujours aussi droite et les bras dans le dos. Le regard droit devant moi, j’étais bien déterminée à avoir mes réponses et je garderai cette prestance qui me serais idéale lorsque je souhaiterai me faire respecter des autres survivants, même si ce genre d’attitude ne m’étais arrivée que pour la première fois. Je comptais la garder pour plus tard, décidée à ne plus être trop idiote et ignorante.

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Mer 17 Mai - 21:06
Mes yeux ne l'avaient pas quitté un seul instant. Voyant immédiatement le changement d'attitude entre maintenant et tout à l'heure. Je ne comprenais pas vraiment ce qui lui arrivait. Cette fois je n'avais rien dit pour la mettre en colère ou quoi que ce soit, alors qu'avait-elle? Je ne saurais même pas dire dans quel état elle se trouvait présentement. Ce qui est sûr, c'est que quelque chose la travaillait en dedans et c'est ce qui la mettait dans cet état. Pourtant, je n'ajoutai rien attendant simplement qu'elle me pose ces questions. Mais peut-être que je lui demanderai plus tard, car c'était presque inquiétant se contraste. D'ailleurs, j'attendais toujours. Elle ne m'avait toujours pas répondu et elle fixait le sol. J'aurais pu m'impatienter si vraiment je n'aurais pas été inquiet. J'avoue, je suis inquiet pour elle a l'instant. Je cherchais vraiment à comprendre ce qui la troublait, mais j'étais persuadé que je ne comprendrai jamais. J'ai bien de mal à comprendre les sentiments, je l'ai pas déjà dit? Je savais bien que je devrais pas me soucier, mais je ne pouvais m'en empêcher. C'est plus fort que moi. C'est pourquoi tout ça doit se terminer au plus vite....

Finalement, après un moment, elle s'efforça d'afficher un air enjoué. Raté. Ça c'était la plus grande preuve qui démontrait que quelque chose clochait. Bordel, quand sa tête heureuse ressemble à la mienne quand je me force ce n'est pas normal. Car oui j'avais déjà essayé de tirer une tronche différente, malheureusement ça avait échoué lamentablement. Quand on est habitué à avoir toujours la même tête qu'importe la situation, les autres font peur ou ne marchent pas, alors mes sourires sont effrayants. En tout cas, j'avais vraiment envie à cet instant de dire quelque chose uniquement dans le but de la faire réagir et lui faire lâche cette tête de déterré. Ça ne lui va pas du tout. Je dois arrêter de vouloir faire quelque chose, je dois m'occuper de moi et c'est tout. Si elle est en conflit intérieur ce n'est pas mon problème.

Elle a retrouvé la parole, bien c'est un bon début, mais elle a l'air franchement perdu. Trop penser n'aide pas beaucoup et je sais de quoi je parle. Je débats avec moi-même depuis le début. Mais voilà qu'elle camoufle sa tête derrière ses jambes. Je vais devenir fou si je continue de me poser des questions et m'inquiéter à son sujet. Je m'enfonçai sur la chaise sur laquelle j'avais posé mes fesses pour écouter sa première question. Mon âge, depuis que je lui avais expliqué l'histoire de l'amour, elle devait se poser la question. Du coup, je n'avais pas besoin de lui retourner la question, elle y avait répondu. Un an après la disparition du soleil, donc elle devait avoir environ 24 ans. Un gros huit ans nous séparaient. Et pourtant, on avait l'air tous les deux aussi cons lorsqu'on s'envoyait des piques pour faire réagir l'autre. Non, n'y pense pas. Trop de ressemblance, je n'aime pas ça.

Ça fait un moment. C'est incroyable quand ça vient de la bouche de quelqu'un, je me sens vieux. C'est sûr je ne rajeunis pas. J'ai l'âge de ma mère lorsqu'elle est morte... Drôle de coïncidence, j'ai failli mourir aussi au même âge. Par chance, elle ne me demanda rien concernant le monde avant. C'était loin d'être agréable d'en parler. Sa deuxième question me surprit un peu, je ne m'attendais pas vraiment à ça. Plus personne ne s'y intéressait de nos jours. Je l'intrigue à ce point? Cette tête d'Américain m'a toujours fait chier quand j'étais gamin, car j'étais différent des autres, mais aujourd'hui ça n'avait plus d'importance. Je ne pensais pas qu'elle y ferait vraiment attention. La curiosité parfois....

Avant de lui répondre j'attendis qu'elle termine de me poser tout ce qu'elle souhaitait. Pour sa troisième question, elle avait relevé la tête pour me regarder. Elle tente de faire comme moi là? Elle n'affichait aucune émotion ce qui est franchement bizarre. Cette fille est étrange. C'est encore plus inquiétant que la tête qu'elle tirait juste avant. Pourquoi elle fait ça? Je comprendrai jamais cette fille. La troisième fut une question un peu plus difficile, en tout cas pour moi. Ce que je pense d'elle franchement, je n'en sais rien. C'est justement ce que j'essaye de comprendre avec tous mes débats intérieurs. Pour l'instant, ça ne donnait pas grand-chose. En plus, elle me demande d'être très franc et dire vraiment tout ce que je pense. D'ailleurs, une chance qu'elle avait précisé qui n'y avait aucune arrière-pensée, sinon de nouvelles questions m'auraient envahi. Sérieux cette question me paraissait impossible à répondre pour le moment et en plus elle n'avait pas terminé. C'était sûr, ça ne faisait que trois et elle avait dit en avoir un tas. Je pouvais au moins lui poser des questions à travers tout ça, bien que je n'y aie pas réfléchi. Je soupirai doucement, bon il semblerait qu'elle avait terminé, pour l'instant.

- J'ai 32 ans, j'avais 7 ans quand le soleil a disparu, alors j'ai encore des souvenirs de cette époque.

Aucun mensonge, je lui avais promis de répondre à ces questions et j'allais le faire et je n'aime pas mentir pour rien. Ou plutôt je n'avais pas envie de lui mentir à elle, car j'avais déjà menti à d'autres personnes qui m'avaient posé cette question. Je me redressai sur ma chaise sans la quitter des yeux, alors qu'elle marchait en rond dans la pièce. Elle va m'étourdir à la longue. On dirait qu'elle est nerveuse, droite comme ça et à tourner sans arrêt.

- Ma mère était japonaise et mon père de ce qu'on m'a dit était américain. J'ai hérité des traits de mon père malheureusement.

Oui malheureusement, je n'étais pas fier de ressembler à une merde pareil. Il devait être mort aujourd'hui ou bien il devait être à l'autre bout du monde. Aux États-Unis ou peu importe, mais je n'aimais pas ce gars. Il avait abandonné ma mère et peut-être que tout aurait été différent s'il avait été présent ce jour-là... Tout ça est du passé, je dois arrêter d'y penser maintenant. Ce qui compte maintenant c'est de trouver quelque chose à dire pour la troisième question. Pas que je n'ai rien à lui répondre, mais je ne pouvais pas lui fournir une réponse vague. Je passai une main dans mes cheveux pour dégager quelques mèches avant de poursuivre.

- Ce que je pense de toi... Pour être honnête, je ne sais pas trop....

Je me redressai agacer par cette situation avant de marcher jusqu'au comptoir. C'était uniquement dans le but de bouger et ne plus la voir tourner en rond. Dire ce que je pense des autres n'étaient normalement pas un gros problème, je leur disais et ça finissait là, mais d'habitude je ne ressens rien d'autre que du mépris, de l'agacement ou bien de l'indifférence envers les autres. Avec Asa, c'était différent, je ressens de l'agacement, mais aussi tout un tas de trucs que je n'arrive pas à définir, mais surtout refuse de voir et de comprendre. C'était donc compliqué et hors de question de lui faire part de ce dilemme. Je m'arrêtai au comptoir avant de m'appuyer dessus et de la regarder.

- T'es chiante, tu me casses les pieds et tu parles trop... T'es vraiment bizarre.

Je suis franc, c'est ce qu'elle voulait, bien que tout ce que je disais était que des trucs négatifs, mais je n'avais pas fini. Je détournai les yeux pour regarder le mur derrière le comptoir incapable de la regarder. Moi et les discussions trop basées sur les sentiments, ce n'est pas fort, ça me rend franchement mal à l'aise.

- Mais même si tu m'énerves, y'a quelque chose de spéciale chez toi qui me fais rester.. Je ne sais pas quoi. T'es quelqu'un de bien, tu arrives à supporter le grincheux que je suis plus d'une journée, c'est pas mal. Enfin voilà, t'es spéciale comme fille. C'est surement pour ça que j'apprécie ta compagnie.

Oh un instant. J'ai dit quoi? J'ai dit que je l'apprécie? Depuis quand je dis ce genre de connerie aux gens moi? Je dois vite me rattraper avant que ça lui monte trop à la tête.

- Ouais enfin juste un peu, oublie pas que tu me fais chier très souvent aussi.

Pathétique... Vraiment pathétique comme rattrapage. C'est si compliqué de conserver une distance entre nous? On dirait bien. Si elle ne se foutait pas de ma gueule à cet instant, il y aurait un gros problème. Elle ne serait vraiment pas dans son état normal, même si ça m'arrangerait qu'elle ne réagisse pas trop à ce que je venais de dire. Je me tournai vers elle avec la ferme intention d'oublier ce que je venais de dire en changeant de sujet.

- C'est à mon tour maintenant. C'est quoi ce comportement étrange que tu as là?

J'avais passé à deux doigts de lui renvoyer la même question, même si je veux pas savoir un truc pareil et puis je devinais déjà certain truc qu'elle pensait de moi. Vraiment je suis trop con.

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Jeu 18 Mai - 15:04
Essayons de se détendre…Chose plus facile à dire qu’à faire. Le stress était tellement présent et pourtant, je parvenais à le bloquer intérieurement, bien qu’avec difficultés. Je sentais son désir de revenir à la charge et de me dévaster à nouveau sans me laisser le temps de souffler. Seulement, il en étais hors de question, l’effet qu’avait l’anxiété sur moi était bien trop dévastateur pour que je le laisse ainsi. C’est fou ce que la peur de n’être qu’une bonne à rien m’oblige à ne plus être celle que je suis en temps normal. Que se passerait il si je redevenais celle que je suis naturellement une fois sous l’emprise de la nervosité ? Cette entrée pensée à bien le don de me faire frémir. Je n’aime pas cette sensation d’inquiétude qui résiste tant bien que mal face à la barrière qu’était la neutralité. Je me sens si mal et malgré que je tienne tête à ce fléau qu’était le stress, je ne pouvais m’empêcher de le sentir frapper en sentant Kuroi me regarder.

Que se disait-il ? Que j’étais folle ? Cela serait un mensonge le nier. Et puis , nous avons tous notre petite parti de folie en nous. Si seulement veux n’était que cela. Que Kuroi me trouve étrange ne me posais pas de soucis puisque je commençais à m’y habituer mais, il est sûr qu’autre chose me tracassais un peu trop. Honnêtement, cela et aussi clair qu’incompréhensible. Pourquoi ? La réponse à toutes mes questions sentimentales semble si proche de moi et pourtant semble si lointaine lorsque je crois me rapprocher d’elle. C’est terriblement atroce. Surtout lorsque je fais comme si de rien n’était et que cela marchait, un horrible combat se faisait en moi. Marcher en ronds parvenait tout de même à me faire du bien et à me rappeler que je ne devais pas perdre mon attitude basé sur la neutralité. Marcher à petits pas me relaxais toujours un peu plus. Marcher sans faire de bruit et les yeux fixant un point fixe se trouvant devant moi. Ne pas regarder Kuroi dont je sens le regard perçant posé sur moi.

Je regardais alors les lieux tout en continuant ma petite marche de relaxation, tout étaient sombres et il n’y avais pas grand-chose d’intéressant, et le silence toutefois légèrement gâché par le bruit de mes chaussures frottant au sol. J’attendais les réponses de Kuroi, les cheveux cachant mon visage alors que je baissais la tête, sentant mon visage de marbre rester tel qu’il était et finis par tendre l’oreille tout en gardant ma tête baissé pour me concentrer sur le son de sa voix. Bien que je restais tel que j’étais plus tôt, un sentiment de surprise se fit alors en moi. Kuroi avait 32 ans ? Hé bien, je ne lui aurais pas donné autant. Toutefois, il restait jeune. Je ne sais même pas pourquoi je m’inquiète de cela ou plutôt que je m’intéresse à ça mais là n’est pas le temps de se questionner. Comme il l’avait dis plus tôt, Kuroi avait vu le soleil disparaître mais à 7 ans. 7 ans…Une expérience plutôt traumatisante n’est-ce pas ? Du moins, ça pouvait l’être pour un enfant. L’obscurité avait toujours été mon berceau et seul moi ainsi que quelques autres personnes étions de mini soleils pour sauver quelques gens. ‘Puis, Kuroi était un homme mâture néanmoins gros bébé quand il le voulait, il était un phénomène à lui tout seul mais cela lui allait si bien.

Comme je le pensais, Kuroi possédait des origines européennes, américaine pour être précise. Je comprenais d’où venait ses si beaux cheveux et son regard bleuté qui fut très souvent le sujet de mon attention. Celui si semblait en vouloir à son père pour une raison que j’ignore parfaitement. Un conflit familial sans doute, mais je n’allais pas lui demander, s’il souhaitais m’en parler même si je doutais que non, il n’aurait qu’à le faire de lui-même. Pour le moment, j’attendais surtout qu’il me dise ce qu’il pensait de moi et quand il me dis que cela était compliqué comme question, je me retins de lui dire que je le savais et que je n’avais dis à aucun moment que ce serait simple. Puis, il se levait pour se rendre au comptoir tandis que je lui adressais un bref regard avant de tourner le regard pour reprendre ma marche.

Comme je le pensais, il vint me dire que j’étais chiante, bizarre et que je parlais trop. Cela n’ébranlait pas mon esprit. Je m’y attendais de toute façon et puis, il avait toujours aussi peu agréable mais il disait la vérité. Cependant, je ne m’attendais pas à ce qu’il finisse par me dire que j’étais « spéciale ». Continuant à marcher mais cette fois en direction de la porte d’entrée pour revenir en arrière. J’étais une fille bien disait-il, ces mots eurent l’effet de me détendre un court instant avant qu’il ne se reprenne pour me faire revenir sur terre. Je lui répondis, la voix ne reflétant aucunes émotions, bien qu’en réalité légèrement désespérée.

-Je n’oublie pas Kuroi… C’est impossible de l’oublier…

J’aurais réellement préféré en rire.

Alors que je jouais avec mes doigts, je me clouais sur place. Quel est cet attitude ? Manquait plus que ça. J’étais bien tentée de lui mentir mais je me devais de respecter notre marché. Je fixais l’extérieur un instant, sans bouger afin de me tourner lentement vers lui, un sourire se formant sur mon visage et mon regard toujours aussi peu expressif puisque je le voulais, le fixant sans ciller. Mon sourire s’agrandissant toujours un peu plus sans mon accord. Je me remis à me déplacer mais cette fois vers lui avant de m’arrêter en plein milieu de la pièce, en jouant nerveusement avec mes cheveux.

-Vois tu Kuroi, je suis en train de sombrer dans la dépression ! Et tu sais pourquoi ? Parce que je me méprise tout simplement. Je me sens si idiote que j’en deviens folle. Je me supporte plus , je me dégoûte ! Et tout ça grâce à ce ciel à la con !

Je laissais échapper un ricanement, mais de colère avant de tourner le regard vers l’extérieur avant de me précipiter vers la porte de sortie, la ferme attention de sortir mais me rappelais que je mettrais sans doute Kuroi en danger si des créatures se trouvaient à l’extérieur. Je la chaise la poignée de la porte d’un geste moue, exténuée. Lentement, je me redressais en silence et me rendis moi-même au comptoir toutefois éloignée de Kuroi, je m’asseyais, retenant cette fois tout. Inutile d’en dire plus. Il avait raison de toute façon, j’étais étrange et cela me forçais à me demander comment me supportait il. Cachant mon visage derrière mes cheveux, je passais mon poing sur ma joue avant de poser ma tête sur le comptoir doucement, ne sachant comprendre les sentiments présents si l’on mettait de côté le dégoût de moi-même. Puis, je murmurais faiblement.

-Voilà ta réponse. En espérant que tu es compris...Autre chose ?

Alors ça, je ne l’avais pas sentie venir. Me voilà en train de broyer du noir et tout ça à cause d’un putain de ciel. J’espère que ce mépris que je me lance disparaîtra rapidement. Je me sens si idiote et si inutile sur le coup. C’est ça la dépression ? La poisse. Cela ne m’étais jamais arrivée. Pour le moment, je ne lui poserai pas de questions, pour le moment oui. Le temps de sortir temporairement de cet emmerde. Le corps raidi, je restais ainsi et les yeux ouverts, complètement dans le vide.

-Désolée. Je crois que je suis un peu folle finalement. T’avais raison en fait et je suis pas grandement étonnée.

Même si je ne devais rien mettre sur son dos, l’impression que Kuroi faisait partie de mes inquiétudes se faisait en mon esprit pour une raison que j’ignore ou peut être pas complètement. L’intérêt que je lui portais me semblais trop louche pour que cela ne sois qu’une histoire de compassion. Et je pense qu’il est grand temps d’arrêter de se mentir du moins pour moi. Il est temps de comprendre ce qu’il me tracassais si je voulais sortir de cette situation délicate. Oui, même si l’idée de me comprendre me plaisait guère, mon état actuel n’était pas plaisante et me poussais à penser que si je parvenais à trouver l’aiguille sous la roche, le plus gros poids du monde disparaîtrait à jamais. Décision prise. Alors que j’allais me mordre la lèvre inférieure, quelque chose de chaud chatouillait ma joue qui n’était point pressé contre le meuble froid. Tiens ? Une larme ? Je me retins de soupirer. Non non, cet état n’était plus supportable. Allez jeune fille, on se redresse !
Ben en fait non…j’ai la flemme pour le moment. Restons ainsi quelques minutes…

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Jeu 18 Mai - 17:57
Une drôle de sensation m'envahit lorsqu'elle réagit avec si peu d'enthousiasme. Il est évident que j'étais bien heureux qu'elle ne se moque pas de moi et de ma maladresse, mais en même temps cela m'inquiétait encore davantage. Ce désagréable sentiment d'être en partie responsable de ce comportement, ne me faisait pas plaisir. Je veux bien qu'elle me gueule dessus, qu'elle soit en colère, mais une telle réaction n'était pas du tout à quoi je m'attendais. Puis je n'arrivais pas à mettre le doigt sur la chose qui aurait pu la mettre dans cet état déprimant. Peut-être le non-réaction que j'avais eu à sa blague tout à l'heure? Ce serait franchement ridicule. C'était tout le contraire, elle avait pu se permettre de se moquer de moi encore plus. Puis avant notre départ du centre, elle semblait normale, je l'avais même portée pour lui faire plaisir. Peut-être qu'elle n'avalait toujours pas l'idée de s'être fait transporter en sacs de patates? Je me creusais la tête sans succès. C'est alors que je me demandai si elle n'était pas toujours comme ça. Je la connaissais depuis peu, peut-être était-elle d'humeur changeante tout le temps? J'en doutais fortement, mais alors qu'est-ce qui expliquait ce changement?

Elle ne rigole même pas, alors que je lui avait donné l'occasion parfaite et j'avais l'impression de l'enfoncer encore plus dans la dépression avec mes paroles blessantes. Ce qui n'était pas mon but. Je gardais le silence, ne sachant quoi dire, alors qu'elle se tournait vers moi. Un sourire apparut sur son visage, mais il contrastait avec le regard vide qu'elle n'avait pas abandonné. Elle s'avançait vers moi, alors que se faux sourire continuait de s'agrandir sur son visage. C'était étrange et quelque peu flippant. Pourquoi sourit-elle comme ça? Sans doute le stress qui la faisait agir de manière étrange. Mais pourquoi donc était-elle nerveuse tout d'un coup? Quelque chose la démangeait de l'intérieur et j'y comprenais absolument rien.

La réponse à ma question me laissa sans mot. J'étais vraiment surpris par cette explication. Elle se méprise, se dégoute et ne se supporte plus? Mais... Pourquoi? Le ciel? Il vient foutre quoi là-dedans? Il a toujours été là et n'a jamais fait chier personne. Bon un peu quand même, mais on en parlera pas. Ceci réussit uniquement à me perdre davantage. Je ne m'attendais pas à entendre cela, elle qui semblait si fière. Je m'étais trompé? Non, il y avait quelque chose qui provoquait ce sentiment chez elle. Être encore plus perdu, même en ayant reçu la réponse, c'est fort quand même. Cette fille, en plus d'être spéciale, est un gros mystère. Je n'eus pas le loisir d'y penser plus qu'elle s'était retourné pour ce précipité vers la porte. Je m'étais redressé rapidement dans le but de lui courir après et de l'arrêter si elle passait la porte. Je veux bien croire que tu déprimes, mais je ne te laisserai pas aller te faire tuer dehors ou attiré des merdes après nous. J'en avais vu assez pour une journée.

Par chance, elle s'était arrêté devant celle-ci sans l'ouvrir. Mon corps qui s'était soudainement mit en alerte se détendit rapidement. Pourtant, je ne m'appuyai plus sur le comptoir et l'observai sans un mot. J'ignore quoi lui dire de toute façon. Je souhaitais d'un côté l'aider à aller mieux, mais de l'autre une petite voix me disait que c'était son problème et qu'elle devrait s'en occuper toute seule. Oui, c'est son combat intérieur, je devais même pas m'en mêler, pourtant cette inquiétude est bien là et me pousse à essayer de comprendre. Mes yeux ne la quittaient pas alors qu'elle se déplaçait à nouveau pour s'installer au comptoir, loin de moi. Ça renforçait l'idée que j'étais en quelque sorte en partit responsable de cette dépression. Elle ne me regardait pas depuis le début et là elle reste très loin. C'est douteux. Ça devrait m'arranger et pourtant ce n'était pas le cas. Je devais vraiment régler mes problèmes aussi avant de penser à aider quelqu'un d'autre. Mon coeur me dit quelque chose et ma tête me dit autre chose, ça devient dur à gérer. Tout ça est si compliqué.

En fait non, je n'avais pas très bien saisi et je n'avais plus grand-chose à dire qui serait approprié à la situation. Je me voyais mal lui poser une question maintenant. Sa tête était posée contre le comptoir désormais. Tandis que moi je n'avais pas bougé, l'observant juste. Après s'être traité de folle, elle ne dit plus rien. Le silence était revenu prendre sa place dans la pièce. Je me trouvais pathétique pour une tout autre raison cette fois. Ne rien faire, alors qu'elle déprimait dans son coin. Mais je suis nul pour réconforter les gens, surtout si je ne comprends pas très bien la situation. Pourquoi tout d'un coup elle se déteste? Puis je n'arrivais pas à lui demander ça.

Je regardai devant moi un instant avant de prendre une décision que je regretterais sans doute plus tard. Je dois arrêter d'écouter ce que cette voix me dit et agir pour essayer de régler cette situation fort étrange. Je m'avançai vers Asa qui n'avait pas bougé de sa place sans prononcer le moindre mot. Je levai ma main la dirigeant vers son épaule pour la faire réagir à ma présence, mais elle resta suspendue un instant dans les airs. J'hésitai un instant, une pensée qui m'avait déjà traversé l'esprit un peu plus tôt me revint. La voir dans un tel état m'inquiétait, mais je dois avouer que je sentais mon coeur se serrer. J'allais le regretter, mais je décidai de balayer toutes mes pensées. Dans un geste doux, ma main vint caresser ces cheveux. C'était sans doute inutile, ça n'allait surement pas changer la situation, mais j'avais senti le besoin de le faire.

- J'ignore pourquoi tu penses tout ça de toi. Mais tu ne devrais pas.

Je continuai mes caresses avant de doucement faire en sorte de la redresser pour qu'elle me regarde. Cette douceur était vraiment étrange, on dirait que son comportement étrange influence le mien, je deviens étrange aussi, mais sur le moment j'en avais plus rien à faire. Je remarquai sa joue qui semblait légèrement humide. J'y comprenais vraiment rien. Pleurait-elle? Mon corps réagit tout seul et alla essayer toujours avec délicatesse cette petite larme du bout du doigt. Je ne me foutais pas d'elle, non rien, je n'avais aucunement envie de rire. Je ne pouvais juste pas rester les bras ballants à attendre que ça passe.

- Tu es peut-être un peu folle, mais c'est un peu ça qui te rend spéciale. J'ai rencontré plein de gens lorsque j'ai perdu ma famille et je t'avoue que tu'es la première que... J'apprécie vraiment. Tu es bizarre, mais tu es très bien comme tu es quoi... Mais tu ne devrais pas trop déprimée souvent, tu tires la même tête que moi... Ça ne te va pas.

J'ignore si je l'aidais vraiment avec mes paroles, car je ne connais pas son problème, je suis franchement maladroit quand il s'agit de réconforter quelqu'un alors... En fait, je sais pas du tout comment faire. Je me posai à côté sans la quitter des yeux. C'est fou comme je me suis ouvert d'un seul coup et même si ça va contre tout mes principes, je n'en pouvais plus de voir un tel regard. Je voulais voir un sourire ou peu importe, n'importe quoi. J'espérais sincèrement avoir fait quelque chose où dit quelque chose pour l'aider.

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Jeu 18 Mai - 19:28
La dépression. Un mot bien puissant que je venais d’utiliser pour faire comprendre à Kuroi, le désarroi total en moi. Lentement sentiment de m’être perdu et de ne plus devoir être celle que je suis. Dans un recoin de ma tête, j’espérais puissamment que cela n’était pas de la dépression mais, de gros signes me laissaient douter de mon état mental en ce moment-là. Hyperactivité comme lorsque je m’apprêtais à lui parler, tout en ayant un énorme chagrin fusionné avec la colère en moi. Cependant, le désir de m’ôter la vie n’était point encore présent. Rassurant. Ouais, surtout lorsque tu sais que ce genre de chose s’aggrave avec le temps. Le truc, c’est que je ne comptais pas mourir à cause de ces conneries mystiques dont je ne connaissais pas réellement la raison du déclenchement soudain. Ma vie est terminera dans des causes naturelles et donc, de vieillesse. La plus merveilleuse des morts. J’avais tant de chose à accomplir. Apprendre à vivre « normalement » malgré les situations de ce monde, voir le soleil et peut être..Fonder ma propre famille.

Ma propre famille.. Un sujet complexe tout comme la dépression. Si je voulais en avoir une, je ne pouvais néanmoins pas lutter contre l’inquiétude naissant dans ma poitrine en pensant à cela. Fonder sa famille signifie être unie à quelqu’un et sans doute avoir des enfants. Mais pour cela, il fallait aimer. Aimer, un autre sujet peu facile. Pourquoi n’ai-je que le droit à ce genre de dilemme complètement barbant qui me pourri la vie ? Le problème c’est qu’après plusieurs essaies d’oublier ce genre de choses, mes questionnements s’étaient juste empiré. J’imagine que cela fait partie de l’une désespoir choses qui me travail. J’ai beau me répéter à maintes reprises de ne pas songer à cela, il était impossible pour moi de me résigner à mettre de côté cela. Oui, même moi j’ai mon petit côté fleur bleue apparemment. Cela aurait été drôle d’y penser si je n’étais pas à deux doigts de sombrer officiellement dans le gouffre de la dépression. Lutter pour mon bien être est si compliqué.

Il serait aussi hilarant de remarquer à quel point ces pensées tout bonnement insensés ne tardent d’arriver à mon esprit rien qu’en pensant à Kuroi. Mais qu’est ce que c’est cela ? Une blague ?  Mon esprit ne blague jamais. Cela en deviendrais presque stressant mais je suis arrivée au cap finale. Du moins je m’en rapproche à grand pas, je sombre toujours un peu plus en pensant à Kuroi, mais je ne me demande pas ce que c’est puisqu’au final, l’ignorance ne me connaissais pas entièrement. L’amour. Encore ça. Comme disait Kuroi bien que parlant de ses proches, nous aimions toujours passer du temps avec la personne choisie mais j’imagine que l’amour est un degré au dessus. En réalité, je veux me tromper, car si mon cœur battait pour lui, cela briserait sans doute notre complicité et moi je perdrai sa confiance. Je ne pouvais néanmoins pas mettre de côté cette hypothèse bien que le souhaitant fortement. Pathétique oui. Mais je ne peux rien y faire, rien. Et puis si je l’aimais, qu’est ce que ça changerai ? Sa façon de me voir en négatif ?  Ça non merci.

Kuroi ne bougeais pas. Du moins, je le pensais puisque je ne l’entendait pas. Trop occupée à réfléchir alors que je sentais quelques choses d’étrange. C’est alors que mon corps frémit sous une vague de douceur. J’hoquetais silencieusement. Ma vue floue, redevenait de plus en plus net et juste à mes côtés se trouvait Kuroi. Sa main dans mes cheveux. Incapable de bouger, je le laissais faire. Même si j’avais à ce moment là possibilité de le frapper, je ne l’aurais pas fait. Kuroi était doux. Inhabituellement doux. Tandis qu’il m’affirmait que je ne devais penser ainsi, je détournais le regard, peut convaincue mais je finis par lui adresser un sourire lorsqu’il me forçait à le regarder. Je n’y arrive pas, je me sens si faible.  Mais lorsque Kuroi passait d’une délicatesse étonnante sur ma joue, je sentis un frisson me traverser la nuque. Sa peau est si douce. Mes yeux se plissèrent car je luttais contre l’envie de fermer les yeux. Il voulait essuyer ma larme. Mon dieu, je n’ai pas pleuré ? Ce n’était qu’une larme et il l’a remarqué. Bon sang, était il si observateur ?

Mes yeux s’ouvrirent un plus lorsqu’il me donna raison concernant ma folie. Alors je n’avais raison que dans ces choses ci me disais-je, jusqu’à ce que je l’écoute poursuivre. Lorsqu’il me qualifia de « spéciale », mon cœur ne tint pas en place et bondit dans ma poitrine, mais menaça d’exploser lorsqu’il me dit que j’étais la seule qu’il appréciait vraiment. Même si ce dernier déclarait que ma ressemblance avec lui dans mon air ne me va pas, je ne pus bouger devant son attention si.. Particulière. Il venait de me réconforter ?  Oui. Il venait de me réconforter. Soudain, les larmes jaillirent d’un seul  coup et ruisselèrent tel une rivière sur mes joues, non pas ça.

-Oh mon dieu…Je dois vraiment ressembler à rien pour que tu me réconforte.

Je ne voulais pas l’inquiéter davantage. Alors que je tentais de m’arrêter, un sourire impossible à retirer se fit sur mes lèvres avant que ma bouche ne s’ouvre…pour rire. Un rire sincère ?  Pourquoi étais je d’un seul coup,  envahie par le soulagement et la joie ? Une bien belle question. Après avoir plaqués mes mains contre mes yeux je tentais à nouveau mais en vain, de contrôler chaque rire. Mon cœur battait si vite, ne va-t-il pas s’arrêter ?

-Kuroi…Tu es vraiment trop bizarre. Tu as beau être ronchon, tu es resté avec moi-même jusqu’à présent. Tu m’as sauvé et aidé. Tu viens même de me réconforter…

J’essuyais sans succès mes joues restant humides et regardais Kuroi, souriante une fois avoir calmé mon fou rire à moitié.

-Tu es vraiment…La meilleure personne que j’ai rencontré jusqu’ici. Honnêtement, je ne vais pas me lancer dans un monologue parce que je suis déjà assez embarrassée comme ça puisque tu me vois dans cet état mais..

Je soufflait un instant. Fatiguée par le rire.

-Tu as beau tout faire pour que l’on ne s’attache pas à toi et vice versa mais il est impossible de ne pas t’aimer, toi le grincheux, lorsque l’on passe un moment plutôt long avec toi. Oui, je suis assez observatrice et franche. Je ne te remercierai jamais assez. Désolée d’avoir brisé ton plan en ce qui me concerne !

Je remis une mèche derrière mon oreille et dis en baissant les yeux gênée.

-Je suis contente d’être celle que tu apprécies. C’est un joli cadeau.

Comme ça c’était dit. Je croisais mes bras pour poser ma tête sur mes bras dans le sens opposé à Kuroi, les joues un peu trop brûlante. Oulala. Je suis sans doute rouge alors, il ne doit pas me voir ! Les sentiments, c’est que une mince affaire autant pour lui que pour moi mais moi…Ça me rends heureuse finalement..

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Jeu 18 Mai - 22:26
Pour la première fois, je ne démontrais pas que de la froideur dans mes traits lorsque je l'observais. Tout comme mes gestes, il y avait une sorte de douceur inconnue qui se reflétait dans mes yeux. J'ignore ce qui me poussait à agir d'une telle façon avec elle, mais je devais le faire. Je voulais lui faire retrouver ce sourire qui lui va si bien et qui étrangement j'apprécie beaucoup. Je ne supportais plus de voir cette tristesse sur son visage, bien que j'ignorais complètement ce qui l'avait mis dans cet état. Je ne savais même pas si mes paroles donneraient un résultat positif au final. Je suis assez observateur, mais quand il s'agit d'observer des sentiments plus profonds c'est un peu plus difficile pour moi. Et là je devais avouer que je me sentais impuissant. Par chance, elle avait bien réagi lorsque je l'avais forcé à me regarder. Elle n'avait pas luté et m'avait même souris.

C'est alors qu'elle s'était mise à pleurer devant moi, me prenant complètement au dépourvu. Sur le coup, je me disais que j'avais juste renforcé son état de déprime. Bordel, mais elle pleure ! J'ai réussi à la faire pleurer, en bien ou en mal? J'ai dit une connerie? Je fus paniqué pendant un petit moment, mais elle me rassura en prenant la parole et en souriant de nouveau. Ce qui en suivit me remplit d'une joie nouvelle. Elle riait. Mais cette fois de bon coeur. J'aurais pu me sentir offusquer que mes paroles la fassent réagir ainsi, mais non. C'était tout le contraire, j'étais... Heureux. Ce regard vide était disparu, elle était redevenu elle-même et j'espérais que ça allait durer. Avais-je vraiment réussi à réconforter quelqu'un? Oui et cela me surprenait grandement, mais pour une fois j'avais laissé parler mon coeur sans rajouter un petit quelque chose pour tout gâché.

Sans aucun doute j'étais bizarre aussi. On fait une belle paire. L'entendre énumérer tout ça, me mit un peu mal à l'aise, mais je ne bougeai pas. Dit comme ça, c'est étrange pour un mec prétendant être une ordure. Je n'aurai jamais fait tout ça, si j'aurais suivi tous mes principes. Je l'aurais abandonné au moment où nous étions sorti du cinéma, mais je ne l'avais pas fait. La raison commençait à être clair dans ma tête maintenant. Je ne pouvais plus le nier à présent. Je l'écoutais avec attention tout en continuant de la regarder, alors qu'elle tentait de calmer son rire incontrôlable. Mon étonnement fut encore plus grand lorsqu'elle m'avoua que j'étais la meilleure personne qu'elle avait rencontrée. Cela devait probablement se voir sur mon visage, mais je n'y portais pas grande attention, davantage concentré sur les paroles d'Asa. Vraiment j'avais du mal à le croire.

Ça aussi cela m'étonna, ma stratégie pour éloigner les autres semblent être un échec total si on passe trop de temps avec moi. Pas pratique du tout... J'allais devoir faire en sorte de couper court les rencontres avec les autres ou être une gros connard. Pourtant, je ne regrettais plus autant que ça n'est pas marché avec elle. Je me sentais étrange bien à cet instant, même avec le fait qu'on s'était en quelque sorte rapproché. La voir sourire effaçait tout le reste. Finalement, ce n'était pas dû uniquement, car j'étais passé proche de la mort. J'aimais vraiment la voir sourire.

Je ne trouvais une fois de plus rien à dire, même après cet aveu. Ou déclaration, je ne sais pas trop. Tout comme elle je tournai la tête pour regarder devant moi légèrement embarrassé par tout ça. Cependant, je ne regrettais pas autant que je pensais ce que j'avais faits et dis. Ce qui est étrange, vu comment je me débats depuis le début pour me faire croire que je ne l'aime pas plus que ça. Je baissai les yeux vers mes mains posées contre le comptoir. Sans que je n'arrive à le retenir, un sourire apparut sur mes lèvres. C'était franchement bizarre, cela faisait si longtemps, mais je n'avais pas pu le retenir. Par chance, elle ne me regardait pas, j'ignore sa réaction si elle me voit ainsi. Je me sentais vraiment bien, la voir heureuse et l'entendre dire tout ça. Cela m'avait touché plus que je le pensais.

Impossible de le rejeter plus longtemps. Ce serait me mentir et j'en avais assez. Je devais admettre qu'elle avait une place bien spéciale dans mon coeur. Je ne pourrai pas dire exactement ce que je ressens, mais elle est plus qu'une simple connaissance. Je lui ai dit, je l'apprécie et c'était sincère. Je dois arrêter de me convaincre du contraire. Faire passer ça sur la fatigue ou de la simple reconnaissance n'était plus possible désormais. Pourtant ma peur était toujours bien présente et encore plus maintenant. Ce lien devrait-il continuer d'évolué ou bien je devrais mettre une limite maintenant? Je ne sais pas et je ne sais pas si j'en serais capable ou même si je le voulais. Le dilemme n'était toujours pas terminé malheureusement et ma petite voix intérieure était toujours là pour me rappeler ma douleur passée. Allais-je le regretter un jour?

Au fil de mes pensées, le sourire que j'affichais avait laissé place à mon regard froid habituel. D'ailleurs, je réalisai que je n'avais absolument rien dit à Asa, mais qu'avait-il à rajouter à tout ça? On était tous les deux embarrassés et maintenant que j'avais accepté la vérité, je ne trouvais plus rien à répondre. Je croisai les bras toujours en les fixant. Bordel j'allais pas m'y mettre aussi ! Bien que ce ne soit pas une déprime, mais bien de la panique qui m'envahit. Je devais rejeter mes pensées négatives encore une fois, mais aussi me retenir de passer une main dans ces cheveux. J'ai aimé à ce point?

- Si y'a quoi que ce soit qui te tracasse à l'avenir... Tu... Tu peux m'en parler.

Je tournai les yeux vers elle cette fois. Je ne suis pas doué pour réconforter, mais je préférais savoir si ça n'allait pas, car se sentir largué comme un peu plus tôt n'était franchement pas agréable, surtout que l'inquiétude n'aidait pas.

- Je suis heureux de voir que tu sembles aller mieux maintenant...

Vraiment heureux même et soulager, mais je n'allais pas lui dire ça. Bon je devais me reprendre un peu, la situation est trop bizarre là.

- Tu avais d'autres questions non?
Typiquement moi, j'essaye de changer de sujet quand ça me met dans l'embarras. Ça ne changera pas. En tout cas, ce moment allait rester gravé dans ma mémoire. Je ne m'étais pas sentis aussi bien depuis fort longtemps et tout ça grâce à Asa.

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Ven 19 Mai - 12:41
Avoir la tête posé sur les bras et les corps reposé faisait tellement de bien et tout ceci n’était dû qu’à Kuroi et ses mots bien que maladroit, venaient de me réconforter de façon si…douce. Une douceur qui n’est pas du tout habituel. Une douceur que j’aimais particulièrement, mais qui risquait sans doute de partir. Toutefois, Kuroi m’avait fait l’honneur de me montrer ce côté si attentif qu’il cachait toujours sous ses airs de connard qui ne pensais qu’à lui. Kuroi n’était pas méchant et ça, je l’ai toujours su. Du moins, depuis qu’il m’avait aidé à sortir saine et sauve du cinéma. Je ne sais pas comment il avait fait, mais un poids énorme venait de s’évaporer, peut-être pas complètement mais en ce moment même, le seule sentiment présent en mon corps était le soulagement. C’est fou ce qu’il venait de me faire du bien en quelques paroles que je trouvais sincèrement mignonne. Son côté malhabile accentuait son charme déjà bien présent et que je ne cessais d’admirer à chaque fois que je regardais Kuroi.

C’est dingue ça. Jamais je ne m’étais vu dans cet état et jamais j’aurais pensé que ce serait Kuroi qui me verrais à ainsi pour me réconforter par la même occasion. Kuroi était vraiment quelqu’un de..mystérieux mais je voulais tant le connaître un peu plus. Il était bien l’homme qui me rendais toujours aussi étrange. Le cœur qui bat à cent à l’heure, l’envie de le câliner très souvent mais aussi celle de rester avec lui..Mais aussi de le protéger. La compassion est tellement bizarre mais ce n’est pourtant pas l’une de ces choses que je souhaiterais éliminer catégoriquement de mon esprit, surtout lorsqu’il s’agissait de ce ronchon de Kuroi. Oh, les sentiments sont si incompréhensibles mais je me dois de les comprendre pour récupérer une bonne fois pour toute et bien sûr pour ne plus inquiéter Kuroi. Ce serait bête le mettre dans des dilemmes dont il pouvait se passer. Mais malgré ma décision, je restais tout de même…heureuse qu’il me porte de L’intérêt.

Lentement, je tournais la tête vers lui et en instant, je cru me trouver dans un rêve complètement insensé. Même si je finis par me cacher sous mes cheveux, je pus voir l’une des choses les plus surprenantes mais aussi fabuleuse. Le petit grognon venait de sourire ! Le peu que je pus voir sur son visage fut son air si détendu. Cela lui allait si bien. Je voulais le revoir ainsi mais cela changerai sûrement. Mais rien n’était perdu ! Kuroi venait justement de me le prouver en s’avérant être finalement adorable alors qu’il se comporte tel un salaud. Tout était possible. Ah ! Comment ne pas le trouver mignon après m’avoir fait comprendre qu’il était là pour moi ? Le voir s’ouvrir un peu plus à moi me faisais le plus grand bien. Moi aussi j’étais là pour lui s’il en avais besoin. Après tout, c’était Kuroi et…Kuroi..Il est l’être le plus unique que je connaissais.
Lorsqu’il me rappelais que je devais lui poser des questions, probablement pour changer de sujet, je me relevais rapidement en arrangeant mes cheveux au passage en passant mes mains dans mes cheveux et pris ma chaise tout en restant dessus pour me rapprocher de Kuroi, en le regardant en souriant même s’il avait repris son air habituel.

-Oui c’est vrai ! Mais avant toute chose…

Je tous sais pour dégager ma voix, légèrement mal à l’aise.
-Si tu as des soucis, tu peux aussi compter sur moi bien entendu et aussi..Je tiens à t’assurer que tu es tout aussi beau en souriant.
Après avoir regardé ailleurs un instant, avant de reprendre ma petite confiance.

-Donc ! Pour ma prochaine question je compte te demander ceci. Qu’aimes tu ? Cela m’intéresse vraiment !

Je le regardais avec intérêt en balançant mes jambes pour ensuite chantonner grâce à ma bonne humeur et donc Kuri. Je voulais vraiment savoir cela tiens. Je me dis que si je le connais un peu plus, j’arriverai peut-être à savoir ce qu’il est pour moi. Il était chiant de ressentir de fort sentiments pour lui sans savoir ce que cela signifiait mais d’un côté, je ne les craignais plus. Et surtout, je veux surtout pas le laisser filer. Il m’est bien trop important et… j’aimais cela.

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Ven 19 Mai - 16:43
Je ne pouvais pas m'en empêcher. Vraiment impossible. Lorsqu'elle s'était redressé pour replacer ces cheveux, je me surpris, une fois de plus, à vouloir le faire moi-même. Je suis rendu accro à ces cheveux ou quoi? Déjà la première fois, mon corps avait réagi tout seul, la deuxième s'était complètement voulu, mais là ça suffit ! Je tournai la tête et la secouai légèrement pour effacer ces pensées. La douceur, ce n'est pas moi. Bon c'est ce que je me dis, mais en réalité j'ai souvent démontré de la douceur envers elle. Ce n'est surement pas que passager, ça fait partie de moi. J'ignore si cela doit me faire plaisir, mais grâce à ça j'ai pu réconforter Asa. Puis cela semblait être uniquement avec elle et personne d'autre. Sa déprime était complètement disparue, comme si elle n'avait jamais existé. Tant mieux, ainsi toute mon inquiétude c'était envoler et je ne sentais plus mon coeur serrer. Ça prouve qu'elle n'est pas rien à mes yeux maintenant.

Je retournai la tête vers elle lorsque je la vis se rapprocher. Je haussai un sourcil face à cette approche. Elle n'était pas déjà assez proche comme ça? Il vaut mieux qu'elle reste loin si c'est pour avoir envie de rejouer avec ces cheveux. Sérieux, il faut que je me débarrasse d'une telle idée dès maintenant. C'était fort plaisant. Bon j'ai adoré, mais les contacts ça doit s'arrêter. On dirait que je dois me rappeler à moi-même que je n'aime pas ça. C'est fort. Je la sentais toujours légèrement embarrassé. Pourquoi que voulait-elle me dire? Oh je comprends. Je pouvais vraiment compter sur elle? Oui sans aucun doute, elle n'était pas le genre à lancer des paroles en l'air. Pouvoir parler à quelqu'un de mes soucis serait d'un grand soulagement, car j'en portais beaucoup sur mes épaules et ça depuis fort longtemps. Pourtant, j'avais peur de m'ouvrir davantage ou juste demandé aide à quelqu'un. Même si je voudrais en parler à Asa, je crois pas que j'y arriverai. J'accumule tous mes soucis et problèmes en dedans. Ça finirait peut-être par exploser un jour, mais ce n'était pas encore arrivé.

Pour la suite, je ne m'y attendais pas. Bordel elle m'a vu? Elle a vu se foutu sourire à la con sur mon visage? Et elle me trouve beau en plus? Me revoilà dans l'embarras maintenant. J'avais rapidement détourné les yeux face à ce compliment. Je sais pas trop de quoi j'ai l'air quand je souris sincèrement, mais quand j'essaye en forçant, je fais franchement peur... Donc tant mieux si ce n'est pas le cas. Je reportai mon attention sur elle lorsqu'elle me posa une toute nouvelle question. Ce que j'aime. Très bonne question d'ailleurs, je pourrais lui retourner tout à l'heure.

- Le dessin...

Ça ne m'avait pas pris trop de temps pour lui répondre. C'était le truc que j'aimais vraiment, je crois que si le monde n'aurait pas changé, j'aurais fait des études en arts. Plutôt bizarre pour un grand gars costaud comme moi, mais bon il ne faut pas juger par les apparences. Je posai un coude sur la table et appuyai ma tête contre ma main, cette fois fixant le comptoir. C'était bizarre de parler de soi ainsi. Mais ça semblait tellement plus simple de parler avec Asa. Je ne devrais pas, mais je tente de repousser cette petite voix intérieure. Puis, j'avais faits une promesse de répondre à ces questions. Mais je crois que même si je n'aurais pas promis, je lui aurais répondu. Du moins à cet instant présent, car dans quelques heures, je risque peut-être de regretter tout ce que j'ai faits et dis. Je suis d'humeur changeante aussi on dirait.

- Je sais c'est bizarre. Je dessine depuis toujours et j'adore ça.

Je repensai au carnet que j'avais abandonné dans l'endroit où nous avions prisprit refuge quelques heures plus tôt. Je l'aimais bien ce carnet. Pourquoi avait-il fallu que la pluie tombe aussi fort? Foutue tempête. Je me mis à réfléchir pendant quelques secondes. J'aime ma famille, mais cela est une évidence, alors autant pas en parler.

- Sinon, j'aime la lecture, la tranquillité, la bouffe sucrées, mais je peux toujours rêver pour en ravoir un jour et... Ouais on va s'arrêter là.

C'était digne d'un vieux barbant avec ces passes temps de solitaires. J'avais failli rajouter, en voyant une affiche contre le mur, que j'aimais bien l'alcool. Bon j'espérais que ça répondrait à sa question. J'hésitai un moment avant de me décider. Lui retourner la question était-il vraiment une bonne idée? Je ne suis toujours pas sûr de ce que je veux. Oui j'ai avoué qu'Asa était quelqu'un de spéciale pour moi, mais je ne sais toujours pas si je souhaite m'aventurer plus loin et découvrir d'autres sentiments envers elle encore plus effrayants. Elle m'intrigue, je veux la connaître, mais en même temps non. Je m'énerve tellement de ne pas savoir ce que je veux. Après ce n'est qu'une petite question inoffensive... Il n'allait rien avoir de tragique si je lui demandais....

- Je te retournes la question. Qu'aimes-tu?

Je tournai les yeux vers elle pour l'observer et attendre sa réponse. Étrangement, tout comme elle, cela m'intéressait vraiment. Il n'y a rien à faire, je suis perdue dans tout ça.

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Ven 19 Mai - 18:20
Il ya un truc que je ne comprends pas. Moi, Asa arrivait toujours à me comprendre en temps normal. Joie, colère, sérénité ou encore frustration, ces sentiments je les reconnaissaient sans problème. L’impression de m’être étrangère ne m’étais jamais arrivée mais là, ce n’était qu’une autre histoire. Si je ne suis jamais allée à « l’école », fautes de créatures, l’un des doyens du groupe m’avait pourtant enseigné, des choses qu’il affirmait être utile dans un avenir proche. Le problème, c’est qu’à l’époque, écouter ne faisais pas partie de mes principes. Le regard posé sur quelque chose de banal tandis qu’il parlait et que je lui disais limite de dégager, assise de façon décontracté voir irrespectueuse, il était sûre que je n’allais point avancer avec ce genre d’attitude. Toutefois, il y avais quand même quelques petites choses que j’avais réussi à retenir, comme sur les sentiments. Tandis que je jouais, lui me disais que le doute ne devais être présent  en aucuns moment de ma vie et que le sentiment de sûreté envers soi était la chose la plus importante.

Il avait beau parler, à cause de son sentiment de frousse, il était mort. Alors, comment prendre au sérieux ses paroles ? Je n’en sais rien. Je n’ai envie d’avoir le même destin que lui, même si je me trouve sûrement sur la mauvaise voix en constatant à quel point j’étais chamboulée de l’intérieur et que je ne trouvais pas les mots pour traduire tout cela. A mon plus grand malheur. J’avais beau me creuser les méninges, il m’étais impossible  de trouver une réponse exact à mes questions à la noix. Pourtant, je parvenais à reconnaître l’affection qui se traduisait par «amitié » dans mon cœur à propos de Kuroi, mais une drôle d’impression l’entourait. Non un sentiment, une émotion !  Elle était douce. Elle me réchauffais le cœur et m’invitais à entourer Kuroi de mes bras et les cajoler lorsqu’il n’allait pas bien. Lui caresser la tête, le dos et bien sûr ses douces joues. Elle s’associait bien avec mon sentiment de joie. Mais semblait avoir toutefois une certaine distance avec l’amitié. Elle se cachait derrière cela ? Mon cœur battait vite alors qu’il n’y a même pas quelques secondes, j’étais calme. Ou peut-être jouais je si bien la comédie que je venais de me convaincre ?  Oh non, ce n’était pas ça. Pour une fois, ce n’était qu’une impression, comme disait Kuroi, j’étais folle mais pas à ce point-là. Du moins j’espère !

Kuroi semblait mal à l’aise suite à mes paroles avant que je ne lui posais  ma simple et petite question. Je n’avais pu retenir un demi-sourire de naître sur le coin de ma bouche. Les compliments ne le laissais pas de marbre apparemment mais cela était très joli à voir lorsque nous n’étions pas même aussi embarrassé que lui en cet instant. C’est fou ce qu’il donne l’impression de ne pas connaître le potentiel qu’il a, même s’il ressemblait à son père, il était inutile de dire que le père avait réussi son fils avec sa mère. Kuroi, un bel homme, il était. N’empêche il a 32 ans quoi..Il est de loin mon aîné ! En réalité, cela ne me dérange pas tout compte fait et puis en quoi cela m’aurait il dérangé ? Une bonne question à la réponse inconnu. Tiens, il m’a répondu !  Dans un élan de surprise, j’ouvrais grand les yeux. Kuroi et le dessin ?  Mon dieu je ne l’imaginais tellement pas aimer ça. Mais maintenant que j’y pense, il avait laissé dans le magasin et bloc note qui avait semblé être usé. Du dessin peut-être ? .Malheureusement, nous l’avons laissé au magasin. Je soupirais, dégoûtée jusqu’à ce qu’il continue..

Apparemment, Kuroi aimait la lecture, la tranquillité et la nourriture riche en sucre. Je penchais ma tête sur le côté et bougeais mes cheveux par la même occasion. Il y a quelques temps, j’avais cru comprendre que Kuroi possédait un grand intérêt à mes cheveux. Je jouais donc  avec cela pour le taquiner et voir ses réactions. Il faut dire que j’aimais bien ses caresses. Coucou et réconfortante il était. Rien que le regarder me fais sourire et plisser  les yeux. Je suis fière de lui et de ses progrès afin d’être plus supportable. J’aimais beaucoup les goûts de Kuroi qui finit par me reposer la question après un arrêt imprévisible. Je regardais en l’air en jouant avec mes cheveux ou plutôt une mèche que j’entortillais la mèche entre mes doigts en réfléchissant. Qu’est ce que j’aime ? C’est compliqué.

-Heu…

Je regardais en l’air, l’index de ma main droite avant de lâcher.
-J’aime la danse. Me trémousser est un pur délice mais je déteste sentir le regard des hommes posés sur moi en cet instant. J’aime aussi la lecture mais j’aime les personnes qui me sont importantes…
Inutile de dire qui ! Je rattrapais ma tête lorsqu’elle vacilla et continue de réfléchir.

-J’aime les enfants. J’aime beaucoup les enfants.

On aurait pu croire que cela était du à mon abandon mais non. J’aime les enfants et j’aimerais en avoir même si c’est serait source de problème, je m’en occuperai. Je serai une mère présente et respectable. Enfin encore fallait il trouver la personne idéal dans ce monde de merde. Si quelqu’un prétendait vouloir la même chose que moi, c’est que c’est un hypocrite. Le problème réel c’est quand chaque fois que je pensais à homme idéal, Kuroi faisait son apparition dans ma tête. Non…Je ne serai pas amoureuse de lui ? Non, ce ne sont que conneries. Je me fais trop d’idées là. Me ramener sur terre a presque été douloureux. Kuroi était un ami…Rien de plus ?

-J’aime ça aussi. Il m’est assez précieux.

Je posais sur le comptoir mon couteau en repensant à mon cher mentor. Les yeux qui commençaient à se voiler, par réflexion. Je me demande bien si il est toujours en vie. Sans doute que l’on se reverra.

-Et sinon tu n’aime pas quoi ?  

C’est dingue ça. J’ai beau me dire que ceci n’est qu’illusion, mon cœur bat de plus en plus vite. Le corps est incompréhensible mais je me sens si bien.   Je remis une mèche derrière une oreille alors que je le fixais avec intérêt pour m’appuyer enduite sur le comptoir du coude. Bon sang, je vais pas bien ! Souriante, je l’observais et rapprochais ma tête de lui en la laissant toujours sur ma main. Je suis vraiment compliquée.

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Ven 19 Mai - 21:17
Lorsque je lui annonçai que j'aimais le dessin, j'avais tout de suite remarqué le regard surprit d'Asa. Ouais, c'était étrange quand on me regard on ce dit pas tout de suite : ce mec c'est sûr qu'il aime le dessin ! Ils doivent plutôt penser que j'utilise mes mains uniquement pour taper des trucs ou des gens vus ma tête de brute. Mais bon forcément je tire toujours la même tronche. Malheureusement, je ne pourrai pas lui montrer. Je n'avais plus de carnet, d'ailleurs je pourrais peut-être en trouver un ici? Il devait y avoir des blocs-notes qui trainaient quelque part. Mais tiens... Pourquoi je veux lui montrer? Je ne montre ça à personne d'habitude, mes dessins je les garde pour moi. Surtout ceux que j'avais faits de ma famille, c'était un bon dans mon passé. Pourtant lui montrer à elle et uniquement elle, ne me dérangerait pas plus que ça. Ce lien spécial que je ressens pour elle, c'est quoi au juste? J'ai peur de le découvrir.

Et franchement elle ne m'aide vraiment pas ! Elle jouait tranquillement avec ces cheveux, comme si elle savait que j'avais eu une fixation sur ces derniers tout à l'heure. Elle le fait vraiment exprès? Mais en plus je m'y mets et mes yeux s'attardèrent trop longtemps sur sa chevelure qu'elle entortillait autour de son doigt. Bordel, mais ce n'est pas normal de fantasmer sur des cheveux ! Je n'y toucherai plus ! Je n'aime pas les contacts ! Je dois regarder ailleurs. Ces yeux, son nez, le mur, le plancher, n'importe quoi, mais je dois arrêter ça maintenant. C'est ridicule. Je décidai donc de me concentrer sur son visage, particulièrement ces yeux. Tiens, je n'avais jamais fait attention à leur couleur. J'aimais beaucoup. Merde je divague encore ! Cette fille m'énerve, elle me rend dingue et pourtant elle n'a rien fait !

Tentant de contrôler mes pensées qui partaient à la dérive, j'écouta sa réponse avec attention. Beaucoup trop d'attention à mon gout. Elle aimait la danse? Je ne m'y attendais pas vraiment et pourtant même si elle n'aime pas le regard des hommes posés sur elle quand elle danse, j'aimerais bien la voir. Je suis certain qu'elle est magnifique... Mais je n'ai toujours pas fini avec ça? J'ai l'impression d'être un gros pervers qui poursuit sa proie, c'est dégueulasse merde. J'aime pas pensé ainsi et pourquoi ça m'arrive que maintenant? C'est n'importe quoi. Mon cerveau fait n'importe quoi. Il m'énerve, j'aurais envie de me frapper la tête contre le comptoir pour enfin me débarrasser de ce genre de pensées. Bon je le ferai pas, car je ne tiens pas à avoir un mal de crâne une nouvelle fois et Asa risquait de me prendre pour un fou si je faisais ça soudainement.

Elle peut bien danser, je m'en fous complètement ! Ça ne me fera rien ! Et elle dansera toute seule, de toute façon je n'ai jamais appris et franchement ça ne manque pas à ma culture. On ne va pas se mentir, je suis juste trop coincé pour me "trémousser" comme elle venait de si bien le dire. Je risque juste de lui marcher sur les pieds. Enfin, voilà un point commun. Je cherche les points communs maintenant? Sérieux... Je suis déprimant. Elle aime la lecture comme moi, bien qu'on ne doit pas lire la même choses. Je redressai ma tête qui était toujours appuyée contre ma main lorsqu'elle poursuit en me disant qu'elle aimait les enfants. J'aurais aimé savoir pourquoi, mais je restai silencieux me contentant d'hypothèse dans ma tête. Bien qu'on puisse penser le contraire, j'aimais aussi les enfants. Je ne pouvais m'empêcher de les aider quand j'en rencontrais un, bien que mes principes me disaient de ne pas trop m'attacher, un enfant très jeune à très peu de chances de survie dans ce monde malheureusement. Je me rappellerai toujours de cet enfant que j'ai rencontré à 16 ans, tout comme Asa, il brillait. Cet enfant était resté avec nous très longtemps, ma grand-mère et moi, je le considérais comme un membre de ma famille, mais malheureusement je n'ai rien pu faire et il a été enlever. J'ignore s'il est encore en vie aujourd'hui. Peut-être qu'il est prisonnier derrière ces grands murs? Je n'en sais rien.

Une famille... En voudrai-je une un jour? La perte d'un être cher est horrible et je ne pense pas être capable de supporter la mort de ces personnes une seconde fois. Le simple fait de me rapprocher d'Asa m'effrayait. Puis pour fonder une famille, il faut LA personne et franchement qui voudrait d'un mec désagréable comme moi?... Asa? Bordel pourquoi tout revient a elle. Sort de ma tête ! Et si notre lien évoluait dans ce sens? Non, non, non. Ce n'est pas possible, je ne ressens rien de la sorte envers elle. Peut-être un peu d'amitié, mais rien de plus. Elle est spéciale, mais ça ne va pas plus loin....

Mes yeux se posèrent sur le couteau qu'elle posa sur le comptoir. Elle ne me donna pas la raison, mais peut-être était-ce quelque chose de semblable à mon pistolet? Quelqu'un lui avait donné? Je me retournai vers elle lorsque je la sentis approcher un peu plus après m'avoir posé une nouvelle question. Je me retrouvai face à un sourire et des yeux qui me fixait. D'habitude c'est moi qui fais ça, pas l'inverse. J'ignore si mon regard froid est différent, mais j'étais légèrement agacé. Une nouvelle question qui n'était pas évidente cette fois. Il y a beaucoup de choses que je n'aime pas, ça devenait donc dur de trouver la chose que je déteste le plus.

- Il y a tellement de choses. J'aime la tranquillité, alors je n'aime pas être dérangé... Je n'aime pas dépendre des autres ou être redevable, mais ça tu l'as surement compris. Je déteste mon père, bien que ce soit stupide, il doit être mort...

Je pris une pause de quelques secondes fixant un point vide derrière le bar pour réfléchir. Impossible si je la regarde en même temps, y a toujours quelque chose qui me passe par la tête sinon.

- Il y a aussi les contacts physiques que je n'apprécie pas tellement. J'entends par là les câlins et toutes marques d'affection

Petit message subtil. Bon c'est vrai que j'avais caressé ces cheveux, mais c'était uniquement dans le but de la réconforter, ça n'arrivera plus maintenant. Asa, elle, m'avait sauté dessus pour me serrer dans ces bras et m'avait collé contre elle pour que je dorme. Si j'ai cru que j'aimais ça, c'est seulement car j'ai passé proche de mourir, que je me suis cogné la tête et que j'étais fatigué ! Je réalisai après mes paroles, que je lui donnais l'occasion de m'embêter avec ça... Merde.

- À ton tour maintenant.

Quoi? Je lui retourne la question encore une fois? Mais je devais m'arrêter, bon après c'est toujours dans le même thème, alors ça va... Dire que je croyais que cet interrogatoire serait pénible. Finalement ce n'était pas trop mal. Je m'investis plus que je le voudrais... Je ne me reconnais vraiment pas.

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Sam 20 Mai - 22:37
Bizarrement je trouvais Kuroi étrangement attentif à tout ce que je disais, je ne dis pas que cela était dérangeant, bien au contraire, cela me plaisait grandement et il était sûre difficile ne pas rougir en pensant à cela. Ben oui, c’était une marque d’affection de la part de Kuroi, de m’écouter. Si Kuroi était grincheux, il était aussi un je m’en foutiste  total. Quand il n’aimait pas quelques choses, il était sûr qu’il n’allait pas le cacher, même si cela dérange les concernées. Du moins c’est ce que j’en tire après avoir passée une journée quasi entière en  sa compagnie. J’étais si contente, pour l’une des rares fois, il me regarde avec intérêt, peu être était ce un peu trop et que cela l’aiderait aidée à se rendre comprendre la surprise que j’avais ressenti lors de sa compassion. Je ne voulais pas qu’il se sente offensée, cela m’étonne juste beaucoup que Kuroi aime le dessin. Enfin…les solitaires dessinent beaucoup. Cela renforçait donc mon avis qui consistait à dire que ce blondinet était normalement en solitude la plus totale.

Je voyais bien que quelque chose n’allait pas. Kuroi semble toujours perdu dans ses pensées afin de se questionner comme lorsque que jouais avec mes cheveux pour le taquiner. Aimait il mes cheveux à ce point-là ?  Je ne sais pas si c’est mega flatteur bien que je ressente une bouffée de fierté rester bloquée dans ma poitrine, ou si je devais le prendre pour un fétichiste des cheveux. Ses yeux semblait se perdre sur ma chevelure mais très vite, ce fut mon regard qu’il observait. Le regardant avec incompréhension, il se repris à la vitesse de la lumière et donnait alors l’impression de se foutre de tout, ce qui me dit sourire. Mais quel comédien je vous jure. C’est clair que ce blondinet m’amusais tout particulièrement avec ses réactions toutes mignonne. Si je ne le connaissais pas, je les aurais sûrement trouvés forte déplaisantes mais bon Kuroi n’est pas méchant au final, c’est juste un râleur au cœur d’or que j’aimais réellement beaucoup. Même s’il ya bien des choses que je n’arrive pas à comprendre concernant mes sentiments, j’étais au moins sûr d’apprécier Kuroi tel un ami. Jamais je n’aurais cru l’apprécier ce type et si je l’avais sauvé au cinéma, jamais je n’aurais deviné ce qu’il s passerais et de la façon dont il me tiraillais de l’intérieur. Qu’il me rendais réellement incompréhensible. Du moins mon corps.

Tandis que je réfléchissais longuement sur lui, je pus quand même voir à nouveau Kuroi absorbé par nous ne savons quoi, semblant en grand conflit avec lui-même. Tiens ? Il va bien ?  Oui puisque maintenant il n’a vraiment son regard froid et se montre…agacé par ma question ?  Il commençait à dire qu’il aimait la tranquillité mais n’aimais ni que l’on dérange le petit prince que monsieur Kuroi était et n’aimait pas non plus être redevable. Tout ça était forcément dû à une fierté mal placée mais qui lui va bien. Ce qui m’étonnais surtout fut qu’il reparle de son père. Mais Qu’avait-il contre lui et pourquoi autant de mépris ? Je n’arrivais pas à le savoir et le lui demander me semblait être  vital mais ne dis rien pour  ne pas le brusquer. Puis, il prit une pause en ne me regardant pas ce qui attirait ma curiosité. Qu’avait il ? Regarde moi bon sang. J’ai fais quoi ? Il ne veut vraiment pas me regarder. Bon ben tant pis. Tandis qu’il continuait sa liste en n’oubliant pas de rajouter les câlins à sa liste noire, je me remis à jouer avec mes cheveux. Cela me fit grandement sourire lorsque Kuroi me fit passer un grand message subtil qui me donnait l’envie de le taquiner comme toujours. Kuroi et les câlins..Une grande histoire d’amour ! Et même s’il semblait avoir apprécié mes caresses, une nouvelle fois il le cachait. Il est grave Kuroi de toute façon.

Finalement, ce fut à mon tour, ce qui me surpris. Kuroi répondait réellement à mes questions et s’impliquait ? Woaw. C’est impressionnant. Je demeurais un instant sous le choc avant de me reprendre grâce au sourire ravie qui se collait à mon visage. Que j’aimais cela, que Kuroi s’intéresse à moi.  J’étais donc une amie pour lui ?  Génial mais, mon cœur à comment une douleur quand je pense ainsi. Cela commence à me pousser à croire que je l’aime autrement. L’amour c’est ça non ? Et puis si j’avais raison, je n’avais pas de grandes peur à mon grand étonnement. Mon cœur avait juste bondit dans ma poitrine. Woaw. Aimer Kuroi. Quelle surprise ce serait et je ne comprendrais pas pourquoi je serai sous son charme. Parfois il y a des choses à ne pas comprendre, tel que ça. Malgré que je pense à la possible présence d’amour envers lui, je restais sereine et finit par dire à Kuroi, amusée.
-Mais que c’est mignon. Ça te rends encore plus attachant !
Puis je finis par dire tranquillement et sans perdre ni mon sourire ni même ma main jouant dans mes cheveux.

- Alors moi je n'aime pas trop trop jouer à cache cache avec les monstres, m'ennuyer, que l'on me dérange lorsque je suis tranquillement posée sur un arbre à regarder notre jolie paradis. Je n'aimais pas trop non plus l'un de mes camarades et surtout...Je n'aime pas que l'on me fasse comprendre qu'il n'y a pas d'autres choix que de se contenter de survivre et de blpayer chaque chose d'une vie normale. Je suis pas née avantle soleil mais je sais que si on peut ressentir de la joie ou de l'amusement ce n'est pas pour rien. A quoi ça sert de survivre si on ne mène aucunes vie à côté ?  Autant que je me suicide. Hein mon petit grand Kuroi?
Je le regardais longuement, non sans ne pas lâcher mon sourire et me plaçait à nouveau sur le comptoir.

-Nouvelle question : voudrais tu des enfants plus tard ?  Étrangement tu as légèrement réagi lorsque je t'ai dit que j'aime les enfants ?

Je jure que cette question est sorti toute seule. Un peu surprise de ma question, j’ouvrais grand les yeux avant de me tourner vers le fond du restaurant, me sentant très gênée. Je ne m’y attendais pas. Qu’est ce qu’il m’avais pris de lui demander ça ? Pourquoi ?  Serais je vraiment amoureuse ? Les battements  de mon cœur accéléraient alors. Non mais c’est pas vrai ça !  Ce serait tellement bête mais aussi donnerait pas mal de réponse à mes réactions étranges avec lui. Légèrement anxieuse, je fis passer mes doigts sous la table pour jouer avec, regardant alors Kuroi. Ne serais ce pas un cauchemar d’être amoureuse de lui ? Je me sens bien pourtant. Mais, si j’étais réellement sous son charme, je ne sais pas si je devais en rire ou en pleurer. Toutefois, cela nécessite encore quelques preuves. Mes réactions que j’allais analyser de sorte à me comprendre à chaque fois que cela le concernait. Finalement, je fis un nouveau un sourire à cet homme qui me poussais à visiter en moi des terres inconnus et le plus drôle dans tout ça, ce n’est pas mes questionnements ni même les réactions de Kuroi, non.. C’était le fait qu’une grande joie, prenne en otage mon petit cœur.

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Dim 21 Mai - 17:34
Mes yeux fixaient toujours un point vide devant moi, c'est mieux comme ça, au moins je n'ai pas d'étrange pensé qui franchement me tapait sur les nerfs. Bon c'est faux, j'avais quand même jeté un bref coup d'oeil dans sa direction. Bizarrement, elle semblait sous le choc. Bah oui, du coup je n'arrête pas de participer à la conversation en lui retournant les questions, alors que quelques heures plus tôt, j'en avais aucune envie. Je dois arrêter de dire des trucs et faire les contraires deux secondes après, c'est n'importe quoi. C'est énervant. C'était la dernière question que je lui renvoyais, ça suffit le rapprochement maintenant. Je dois me contenter de répondre aux questions et c'est tout, même si au fond tout ça m'intéressait vraiment. Je retournai les yeux vers mon point en grognant lorsqu'elle me dit que j'étais encore plus attachant comme ça. Je m'étais mis dans la merde ça c'est sûr. Elle le fait carrément exprès là, elle continue de jouer dans ces cheveux, mais je m'en fous ! Je regardais pas de toute façon.

Je continuais de l'écouter avec attention, même si mon regard était ailleurs. Ce n'est pas poli de pas regarder les gens quand ils nous parlent, mais tant pis. J'en avais marre de mon cerveau qui devenait fou. Avec un peu de temps, ça se replacerait, mais faut lui laisser les temps on dirait. Ah ouais, mademoiselle préfère jouer à chat avec eux, pas cache-cache. Moi je préfère l'inverse personnellement. Courir comme un malade pour éviter la mort qui est derrière, n'est pas quelque chose que j'apprécie beaucoup. En tout cas, une chose est sûre, elle ne doit pas s'ennuyer avec moi... Elle prend plaisir à se foutre de ma gueule, comme là avec ces fichus cheveux, que je regarde toujours pas d'ailleurs. J'aurais aimé savoir pourquoi elle n'aimait pas son camarade, mais elle ne m'en laissa pas le temps qu'elle continuait à énumérer ce qu'elle n'aime pas.

La suite me fit baisser la tête sans que je ne dise quoi que ce soit. J'avais l'impression que ces paroles m'avaient frappé, c'était pour rigoler, mais franchement j'en avais aucune envie. Se suicider hein? C'est drôle quand même, car j'avais eu envie de me suicider à cause de ces deux choses que j'avais malheureusement perdues. Soudainement, je me fis submerger par la tristesse et la colère en repensant à ma vie passée. Oui je tente que de survivre, je ne cherche pas à avoir de vie à côté, mais c'était pour éviter d'en souffrir une nouvelle fois. Elle ne comprenait pas ça et j'étais énervé qu'elle parle ainsi aussi facilement. Certes, je ne lui ai rien dit, elle ne peut donc pas deviner, mais ces simples mots avaient réussi à éveiller en moi la colère et ma peur du rapprochement que j'avais essayé de repousser pour la réconforter.

J'écoutai sa nouvelle question, même si j'étais surpris, mon corps ne réagit pas. Cette question était tellement étrange et elle semblait l'avoir compris. En tournant doucement les yeux pour la regarder, je vis qu'elle était gênée. Mes yeux se reposèrent sur le comptoir une fois de plus en réfléchissant. Mon regard semblait s'être assombri depuis qu'elle avait ouvert la bouche. Je n'arrivais juste pas à faire abstraction de ce qu'elle avait dit juste avant. Si je veux des enfants, oui, mais non impossible. Ça n'arrivera malheureusement jamais. Je refuse de créer de nouveau lien. Pourtant c'est déjà trop tard. Je commençais maintenant à regretter cette conversation et tout ce qui s'était passé avant avec Asa. Il fallait bien que ça arrive.

- J’ai réagis, car j’étais surpris, je les aimes bien aussi et il fut un temps ou je t’aurais répondu oui, mais plus maintenant.

Ma voix avait perdu toute vie et mes yeux étaient vides. C'était soudain, mais je ne contrôlais put tellement ce sentiment de peur en moi. Asa et moi, qu'elle est notre lien? Je l'avais reconnu comme étant spéciale et peut-être une amie, mais si c'était plus? Mon corps se tendit à cette pensée. Et Asa alors, elle pense quoi de tout ça? Cette question était-elle du complètement au hasard, ou bien il y avait-il quelque chose de caché qu'elle ne dit pas? La dernière chose que je veux c'est tomber amoureux d'elle et inversement. Puis être uniquement ami c'était déjà trop. Même si je l'apprécie, même si je me sens bien ça doit s'arrêter... Je n'ai pas le choix.

- La vie m’a enlever ma famille, les un après les autres et j’en ai souffert. Je refuse que ça arrive de nouveau.

J'ignore pourquoi je lui dis ça. Peut-être pour mettre les choses au clair? Je me levai de ma chaise sans dire un mot avant de passer au-dessus du bar et atterrir de l'autre côté lui tournant ainsi le dos.

- D’ailleurs, tu auras peut-être envie de te suicider si tu trouves le bonheur dans ta petite vie à côté et que tu le perds brusquement du jour au lendemain sans rien pouvoir faire…

Bordel pourquoi je dis ça? Ça ne laisse pas sous-entendre que moi j'avais tenté de m'enlever la vie? Peut-être mais sur le coup j'en avais rien à foutre. J'avais senti le besoin de lui dire, de toute façon trop tard pour revenir en arrière.

- Enfin peu importe… Je ne suis pas le pire, y a des tas de gens qui ont perdu des proches, mais c’est ainsi que moi j’ai décidé de vivre ma vie… Sans attache.

Ma tête était basse et je sentais cette fichue colère qui montait. Pourquoi? Pourquoi maintenant? J'allais vraiment exploser maintenant? À cause d'une question et d'un mot débile qui m'a fait réagir? J'avais l'esprit embrouillé complètement. Asa m'embrouille. Je veux quelque chose que je ne veux pas en même temps. J'ai accepté bien des choses la concernant, mais ça me fait peur... Je devais refermer mon fichu coeur et ne plus l'écouter. Empêcher qu'Asa y prenne plus de place. Je devais la repousser et maintenant. Je me retournai rapidement vers elle me laissant ainsi emporter par la colère que je retenais depuis quelques minutes.

- Enfin merde, pourquoi tu veux savoir un truc pareil? Et pourquoi il a fallut que tu te pointes dans ma vie et que tu foutes le bordel dans ma tête ?! Et maintenant je parle avec toi comme si rien n’était, alors que j’aurais du me casser depuis longtemps ! T’aurais pas pu juste me laisser crever?! J'aurais pu ainsi évité de m'attacher à toi...

Après avoir repris mon souffle, je la regardai d'un regard plus que glaciale avant de lui faire dos de nouveau en tapant férocement contre le pauvre comptoir de l'autre côté. Je me sentais tellement con, mais toutes ces pensées la concernant commençaient à me rendre dingue. Je n'en pouvais plus. J'avais tout balancé d'un seul coup et avouer un paquet de truc, mais j'en avais vraiment plus rien à faire sur le moment. Je passai une main sur mon visage avant de baisser les yeux vers mon arme à ma ceinture. À quoi ça sert de survivre si on ne vit pas? Bonne question. Pourquoi je tiens tant à survivre si je n’ai aucun but et que j'ai aucune envie d'en avoir? Finalement, je n’y tiens peut-être pas plus que ça… Je n'en sais rien.

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Dim 21 Mai - 19:58
Tiens, tiens. Maintenant que j’y pense, c’est vrai que cette question est assez gênante. Enfin, quand elle est adressée à un blondinet grincheux du nom de Kuroi Je-ne-sais pas c’est quoi son nom de famille mais ce n’est pas très important. Je ne sais pas comment Kuroi réagirait à cette question . Bon, il avait beau se montrer sympathique quelques fois, il restait Kuroi. Un être fort désagréable que l’on ne pouvais apprécier que lorsque l’on se baladait ou tout simplement discutais avec lui un bon moment. J’avais peur que ma question soit une question assez osée et qu’il ne le prenne plutôt mal. Enfin  après, le mal est fais et je n’ai pas les choix. On devait savoir accepter l’instant présent et se forger de ses erreurs. Ben oui, les erreurs ne sont pas là que pour nous enfoncer mais aussi pour nous faire comprendre des choses et nous poussais aussi à devenir bien plus mâture et donc, qui nous faisait grandir. J’avoue avoir eu l’idée de récupérer de la connaissance.  à cela mais ça n’a pas l’air
Alors que je jouais avec les manches de mon haut et fixais les meubles de l’autre côté du comptoir, je me tournais vers Kuroi qui possède à nouveau un air froid,  mais cette fois assombri. Après avoir croisés m’équiper jambes et avoir analysé Kuroi tu regardes seulement, je plaçais à nouveau mon coude sur le comptoir et ouvris ma main pour y poser ma tête afin d’écouter Kuroi qui allait sans aucuns doutes parler. Peut-être regrettait il de répondre à mes questions alors qu’il répondait depuis tout à l’heure sans réellement broncher ?  Rien d’étonnant de sa part, Kuroi semble comme ça avec tout le monde alors je n’ai pas réellement de quoi m’inquiéter. Au final, Kuroi décidait enfin de répondre à mes questions dont je semblais étrangement attachée pour attendre avec autant d’impatience. Kuroi avait réagi car mes paroles était plutôt surprenant mais ne souhaiterait pas en avoir vu  la disparition de sa famille sûrement. C’est ce que je me disais en l’observant un peu plus, lui et son visage dénué de sentiments peu expressif et vide, ce qui parvins à m’inquiéter.

Il parvint à me rendre anxieuse tandis qu’il me disais justement que sa famille était morte et qu’il ne voulait plus ressentir cela de nouveau ce que je pouvais comprendre, en se rendant derrière le comptoir, je baissais donc la tête, me sentant coupable pour sa famille et m’excusais intérieurement deux soucis que je lui avais causé. Toutefois, Kuroi parvint à me faire comprendre que je pourrais peut-être avoir l’envie de me suicider si l’on m’enlève  ce qui m’ais important. Sans doute, mais me coller une balle dans ses la tête me déplaisait fortement. Je ne dis cependant rien et restais dans ma présentions. Puis, il vint me dire qu’il n’était pas le pire et que d’autres personnes étaient dans son cas…Qu’il vit sa vie « Sans attaches ». Je le sais très bien ça, seulement là je m’intéresse à lui. Le reste je m’en fou. Je le regardais sans comprendre et était tentée de le rassurer puisque mon cœur me suppliait de le faire quand il se retournait et m’agressa  en me faisant sursauter lorsqu’il tapait sur le comptoir .

Pourquoi étais je arrivée dans sa ville me disait-il, c’est quoi ce genre de question ?  Ou pourquoi l’ai-je sauvée ?  J’entrouvris la bouche lorsqu’il me fit comprendre qu’il aurait préféré crever pour ne pas s’attacher à moi avant de me regarder de façon glacial, inhabituellement. Toutefois, je me ressaisi très vite. Mon visage se fermait alors, sentant tout de même un air calme et serein déposé dessus. Mon corps s’était détendu face à son regard  et chaque émotions étaient bloquées sans difficultés. Puis, en douceur d’une grande rareté chez moi, je me levais pour regarder Kuroi mais cette fois, Droit dans les yeux. Je me fichais de son regard, je me fichais de cette méchanceté gratuite. Je soutins longuement son regard et y mis une intensité que jamais je ne fis avant.  Il était temps qu’il comprenne.

-C’est bon Kuroi ? Tu as fini ?

D’une voix douce, je lui portais mes mots. Cette fois, aucunes trace d’émotions ne se mettaient en travers de ma route.
-Je me fiche complètement que tu veuilles te débarrasser de moi. Une chose faite reste une chose faite. Tu apprendras que dans la vie, on a pas toujours ce que l’on souhaite mais tu le sais n’est ce pas ?

Soutenant encore son regard en y mêlant intensité et en le fixant sans ciller, je penchais la tête sur le côté en faisant mine d’être étonnée.

-N’as-tu point eu peur de mourir avec les monstres Kuroi ? N’as-tu eu point l’envie de rester en ressentant une terreur unique en son genre ?
Je redressais ma tête, cette fois, je ne bougeais plus et dit sèchement.

-Maintenant ça suffit. Tu vas arrêter de faire l’enfant. Tu aurais préféré que je n’entre pas dans ta vie ? Certes, mais il est trop tard malheureusement pour revenir en arrière. Je vais te dire une chose Kuroi…Je ne suis pas la seule à chambouler quelqu’un. Toi-même tu me perturbe. Tu m’intrigue et tu me donne l’envie de te protéger. C’est stupide n’est-ce pas ?  Apprécier un homme tel que toi ne me plaisait guère et pourtant je me suis résignée à accepter la compassion que j’éprouve fortement à ton égard.

Je me rapprochais du comptoir et posais mes mains dessus en me penchant, n’éprouvant aucunes peurs, le visage détendu.
-Je pourrais même dire qu’en quelques instants, j’ai remercié à ma manière la vie de t’avoir mené à moi. Je me fiche aussi que ce ne soit pas réciproque ou du même genre, je veux juste que t’arrêtes tes conneries et de dire des choses aussi dégueulasse.
Je me redressais et sans un mot je partis en direction de la porte l’ouvrir et lui dis, restant toujours aussi indifférente.

-Je m’en vais prendre l’air et n’essaye pas de m’en dissuader je ne t’écouterai pas. Je ne serai pas loin et je ferai très attention aux monstres. N’aie crainte, il ne t’arrivera rien. A tout à l’heure.

Sur ses mots je partis, fermais doucement la porte et me rendit derrière la brasserie car en réalité, je voulais juste rester seule un moment et près de la brasserie afin de réfléchir et de pendre le temps de tout digérer. Je ne sais pas ce qu’est l’amour toutefois, il y a des choses qui me perturbe. Pourquoi lui avais je dis ceci ? Je n’en sais rien. Je sais juste que…Je le regrette un peu. Je soupirais alors et me frappait doucement le front. Que se passe t-il entre lui et moi ? Pourquoi est-ce qu’il me met dans des états pareille et mon cœur bat aussi vite ? Je…Je ne comprends pas. Je baissais les yeux vers le sol tandis que le vent se faisait plus agité et s’amusait à m’aveugler avec mes cheveux. Mon visage se serra alors et une vague de déception vint en moi. Pourquoi est-ce que je me mens ? Dieu sait ce qu’il m’arrive. Je sais ce qu’il m’arrive. Si je n’ai pas étudiée à l’école, mon cœur savait traduire chacune de ses émotions et sentiments. De l’amour. De l’amour que l’on offre à son bien aimé. Génial..
Moi Asa Mayonaka, je suis tombée sous le charme de Kuroi je ne sais quoi.
Pourquoi moi ? Pourquoi lui ? C’est stupide. Je suis stupide. J’aime un homme que je connais à peine et qui semble me mépriser. Magnifique, merveilleux et fantastique !

Je regardais le ciel après m’être levé difficilement, tranquillement. Les bruissements de feuilles se firent entendre. Puis,  sans comprendre, un sourire me vint aux lèvres. Allez Asa, ce n’est rien. Tu es juste amoureuse d’un imbécile malheureux. Rien de grave.

Maintenant Asa rentre.
Une journée bien éprouvante. Que c’est hilarant. En une journée,  j’ai découvert l’amitié et l’amour…Avec la même personne. Quoi en penser ?  Rien. Laissons les choses se dérouler comme elles le veulent.

Au bout de quelques minutes, je rentrais dans la brasserie, regardais Kuroi un instant et partis m’asseoir à ma place en silence, ne démontrant toujours rien avec facilité. Je pris alors mon arme et me mis à graver le comptoir mon nom avec soin, en comme si de rien n’était, mais en silence, observant quelques fois Kuroi pour m’assurer qu’il allait « bien ».
Ah la vie…Elle en réserve des surprises…Comme celle qui me pousse à me demander comment je fais pour rester calme après mon petit mensonge à moi-même avouée ? Je n’en peux plus mais bon, ainsi va la vie…

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Dim 21 Mai - 22:11
Ma colère était tellement forte que j'avais envie de tout renverser dans la pièce, bien que tout le soit déjà. Sortir de ce café et ne jamais plus y remettre les pieds, c'est ce que je voulais faire. Me terrer quelque part et ne plus jamais en sortir. Cette peur qui m'envahissait en pensant à Asa, m'était insupportable. Je devais couper ce lien et disparaître, c'était l'unique moyen que je voyais pour éviter le pire. Me rapprocher d'elle? Non, j'ignore ce que je ressens exactement, mais c'est déjà trop. Elle ne doit plus envahir mes pensées ou même mon coeur. Elle doit disparaître, même si cela me faisait mal. C'était mieux de la voir une dernière fois vivante que de la voir mourir un jour. C'est stupide, mais c'est ainsi. Cela m'effraie à ce point. Tournant la tête dans sa direction lorsque elle se leva. Je vis son expression qui avait changé, elle ne souriait plus, mais c'était plutôt normal. J'espère que mes paroles les blessées ou suffisamment agressées et qu'elle parte sans rien dire. Mais ce n'est pas ce qui arriva malheureusement. Elle soutint mon regard qui était toujours aussi glacial.

Elle me demanda si j'avais fini. Pour être franc non pas vraiment, j'avais encore de la colère accumuler en moi qui demandais que de sortir, mais je me retenais. De la colère et du désespoir accumulé depuis plus de 16 ans, il faut croire que j'en ai beaucoup qui demandent qu'à être libére. Par chance, je me retenais, car j'aurais pu sortir des choses encore pire uniquement dans le but de la faire partir. Je m'étais retenu pour ça. En fait ce n'était pas vraiment la question ou même la blague qu'elle avait faite qui m'avait fait péter une crise de la sorte. C'était dû à tous ces sentiments que je ne comprends pas en moi et de mon esprit qui ne cesse de s'embrouiller à cause d'elle. Ça m'énervait tellement, il avait juste fallu un déclencheur et c'était ça.

Je ne changeais pas de tête malgré ces paroles. J'étais toujours aussi buté et je tentais de faire abstraction de ce qu'elle me disait. Une chose comme celle-là peut être changée me disai-je. C'était facile de partir et de l'abandonner, mais un peu plus difficile de convaincre mon corps de suivre ce que je me disais et continuais de me répéter. Aucun lien. Aucune amitié. Aucun Amour. C'est simple il me semble. Pourquoi j'y arrive pas avec elle? Je restai toujours de marbre même lorsqu'elle me parla de la mort. C'est vrai que j'avais eu peur de mourir et j'avais souhaité rester en vie, mais franchement pour quelle raison? Pourquoi je me bats comme ça? Parce que un jour j'ai fait un rêve de ma mère qui me disait de ne pas laisser tomber? C'est ridicule, je vis pour survivre et comme Asa l'avait si bien dit "autant me suicider", non? J'étais vraiment troublé à cet instant.

Je plissai des yeux lorsqu'elle poursuivit. La perturbée? Me protégé? De la compassion? J'aurais préféré ne pas la croire, je ne voulais pas la croire. Je voulais me convaincre que tout ça, c'était n'importe quoi, qu'elle se foutait de ma gueule, uniquement dans le but que ce soit plus facile de me séparer d'elle. Comment aimer un homme comme moi? Je suis désagréable en permanence froid et franchement je ne dis jamais rien de sympathique. Je suis un connard en gros. Un connard qui, même si souffre énormément de l'intérieur de la perte de ses proches, n'a jamais versé une larme. Même lorsque ma mère a été ensevelie sous notre maison, même quand mon grand-père est mort de la maladie et même lorsqu'on a enlever cet enfant et tuer ma grand-mère devant mes yeux. Comment apprécier un monstre pareil?

Tout en posant ses mains sur le comptoir, elle m'expliqua qu'elle s'en foutait que ce ne soit pas réciproque et que j'arrête de dire des conneries. Le problème ici justement c'est parce que c'est réciproque. Je l'apprécie trop, je me suis trop rapproché. Ce n'est pas ce que je veux. Enfin si, mais je ne dois pas. Mon esprit était vraiment contre le bonheur. Je ne bougeai pas lorsqu'elle s'éloigna vers la porte. Je n'allais pas l'arrêter de toute façon. Elle faisait bien ce qu'elle voulait, je ne suis pas responsable d'elle, même si je ne veux pas l'avouer, une petite inquiétude me ronge. Lorsqu'elle fut sortie, j'envoyai balader des objets qui furent à m'a porté avant d'aller m'asseoir à une table encore debout, dans le coin de la pièce.

Pendant ces quelques minutes où j'étais seul dans le magasin, je tentai de calmer ma colère, bien que c'était difficile. Je fermai les yeux et posai mon visage entre mes mains. Que dois-je faire maintenant? Je pouvais toujours essayer de m'éclipser maintenant par la porte de derrière ou bien je pouvais l'amener avec moi jusqu'au camp des survivants et repartir seul. La première était trop compliqué et la laissée ici seule ne me rassurait pas, je voulais au minimum la mettre en sécurité, mais le temps qu'on arrive là-bas notre lien deviendra plus fort non? Le plus simple serait de laisser tomber et d'accepter complètement les choses. D'accepter ce lien qui nous unit et qui pourrait devenir plus fort, passer au-dessus de cette peur qui me ronge depuis tant d'années. Toutes les options me semblaient impossibles et toutes très difficiles.

Je soupirai avant de retirer mes mains et d'ouvrir mes yeux. J'avais vraiment explosé et je me sentais toujours ébranlé. J'étais complètement perdu et mon regard s'était adouci, reflétant même de la tristesse maintenant. J'ignore ce que je dois faire. Ça m'énerve d'être ainsi. Je baissai les yeux vers le sol et remarquai à mes pieds un bloc-notes que je ramassai tranquillement. Je l'examinai d'un regard vide. Je devais l'avoir envoyé valser avec les objets que j'avais frappés plus tôt. Normalement le dessin me calme, mais là j'avais l'impression que ce serait une torture, car la seule chose qui me donnait envie c'était la brunette dehors. Je serrai le carnet dans mes mains avant de le jeter derrière moi. J'en en veux plus finalement.

J'entendis la porte derrière moi s'ouvrir de nouveau. Surement Asa qui revenait, mais je ne me donnai même pas la peine de tourner la tête vers elle. Je restais dos à elle, la tête basse, mes yeux fixant mes mains serrées sur le crayon qui me permettait de dessiné que j'avais sorti quelques secondes plus tôt. J'avais envie de le bazardé aussi. J'avais plus envie de rien, même pas de parler. La seule chose que je voulais c'est que tout redevienne clair dans ma tête que ce soit avec ou sans Asa, mais mission impossible pour l'instant. Je sais pas ce que je veux. Bordel c'est moi qui déprime comme un con maintenant. Je n'aurais jamais dû dire tout et penser tout ça sur ma famille et mon passé. Je posai ma tête contre ma main et laissai tomber mon cher crayon qui alla rouler sur la table. Je ne sais même pas quoi dire et je n'ai rien à dire à Asa qui était retournée à sa place.

Comme je ne souhaitait pas parler, je continuai de réfléchir à notre situation. Je savais que ça ne donnerait rien, mais bon quoi faire d'autre? Bien... Je l'apprécie de quelle manière? Comme une amie? Ou bien c'est plus de l'amour? Sérieux, je ne sais pas pourquoi je me demande ça, je n'en sais trop rien. Me poser la question ne sert à rien, j'aurais besoin de quelque chose qui déclencherait une chose en moi et là je le devinerais tout de suite, mais la vie n'est pas aussi simple. Je fermai les yeux de nouveau en soupirant faiblement. Même les yeux fermés je la vois. C'est fou que cette fille me perturbe. N'y a-t-il aucun moyen pour moi de me sortir de cette situation et de tout comprendre par miracle? Mais surtout... De savoir ce que je veux vraiment.

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Lun 22 Mai - 16:40
Bon, hé bien ! Là, c’est clair : je suis de mauvaise humeur. Ou du moins, je l’aurais été si je n’avais pas bloqué mes sentiments lorsqu’il se mit à me crier dessus pour un rien. Du moins , c’est l’impression que j’avais en repensant à ses mots. Je n’avais toujours pas compris pourquoi, d’un seul coup, il avait sombré dans une colère aussi intense et se rapprochant même de la folie. Je ne sais même pas s’il avait quelque chose au cœur de cet affaire sordide et si Kuroi avait vraiment eu le droit de s’énerver. Pour moi, Kuroi avait juste besoin de se défouler sur quelqu’un et c’est moi qu’il venait de choisir. Pathétique, même si je pensais cela fortement, j’espérais finalement que cela ne soit pas la raison de sa crise de colère soudaine puisqu’il n’y aurait pas de quoi excuser ses actes. Le fait de penser à cela me fatigue et m’exaspère car j’en ai marre de me prendre la tête pour des choses ainsi, que l’on pourrais qualifier de « futile » et pourtant, ce genre de truc dont je n’aurais jamais eu pensé devoir me retrouver face à cela, faisait à présent parti de ma vie car je venais de commettre le délit d’être tombée amoureuse de Kuroi. Je devais faire avec.

Je continuais de graver quelques petits messages sur le comptoir, concentrée sur ma réalisation mais aussi sur moi-même. Toujours curieuse sur mes sentiments envers Kuroi. Il est sûr que je suis tombée amoureuse de cet idiot mais je n’en ressens aucun dégoûté. Ce qui pouvait être très impressionnant pour moi-même. Malgré ce qu’il m’avait fait, je ne le méprisait pas et l’amour que je lui portais, n’avait changé en rien. Ce n’est pas bien grave, je m’y ferai. Un jour ou l’autre. Je me demande ce qu’il se passerait lorsqu’il découvrirait cela ? Il me tuerais. Pire, il me tue. Je n’en peux plus de faire ça avec lui. Lui faire la tête me fatigue mais je me dois de l’ignorer. Et puis il le faisait aussi de toute façon ! Alors nous étions quitte ! Enfin bon, cela risquait de ne pas tenir longtemps vu l’intensité d’amour que je lui porte et que j’ai vraiment l’impression d’avoir besoin de sa « bonheur ». Bon, les sentiments sont trop compliqué alors il faut laisser ses femmes que l’on peut trouver n’importe où.

Franchement, je n’aime ce silence et lorsque je me retourne pour regarder Kuroi dans son coin, ce n’est avec joie que je le vis très remonté . Mes sourcils. Il était encore chamboulé comme moi et venait de Roussillon. Je soupire. Que faire ? Il me déteste mais je pas n’ai pas l’intention de laisser dans cet objectif. Mais lui parler c’est ce que je souhaite. Je cligne des yeux et Et caresse ma tête pour regarder si il y avais quelques troué pour les vêtements. Je regarde à nouveau Kuroi avant de soupirer une dernière fois et de me lever en silence, me baissant délicatement pour prendre le bloc note et arrivais à la table de Kuroi où je m’installe face à son corps et attrape le stylo qui allait tomber Gardant mon visage impassible toutefois détendue, je ne permettrai pas que l’on me dérange dans mon boulot.

-Apprends moi à dessiner s’il te plaît.

Je regardais le bloc note, tranquillement. Oui je souhaitais un public mais pas trop quand même. J’espère qu’il va accepter. Ce serait bête dans le cas contraire car je suis censée être idiote.

-Je n’ai jamais dessinés de ma vie. Tu vas pouvoir m’aider.

Je jouais avec son block note et gardais la tête baissée mais imperturbable. Bien, il allait falloir que je le réconforte. Je n’aime pas les voir dans cet état. Lui Adressant quelques petits airs de curiosité, je pus voir qu’il allait mieux se qui me rassurait et je continuais à attendre sa réponse que j’espère pas négative. Que m’arrive t-il ? C’est ça l’amour ? Si c’est l’amour ça, hé bien merde !

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Lun 22 Mai - 21:00
Ruminant sans cesse les mêmes choses en boucle dans ma tête, j'avais l'impression que ma tête allait exploser avec tout ça. Il y a trop de trucs qui se contredisent et que je ne comprends pas et tout ça a eu pour effet de me faire déprimé. Cet endroit semble maudit, Asa était déprimé un peu plus tôt et maintenant c'était moi. Plus vite qu'on quittait cet endroit mieux je me porterais. Enfin peut-être pas non plus, car j'ignore ce qui allait arriver avec la brunette ensuite. Allions-nous rester en froid comme ça tout le temps? D'un côté ça serait pratique, ainsi j'évite tout rapprochement, mais d'un autre côté mon coeur se serrait à l'idée de rester dans une telle ambiance que j'avais créé moi-même. Tout allait super bien avant que je décide de péter une crise. Nous avions une conversation normale qui m'intéressait beaucoup, mais bon c'était ça qui m'avait fait flipper et le seul moyen que j'arrive à exprimer cela c'est d'envoyer la pire merde aux gens et cette fois c'était sûr Asa. L'éloignement et la solitude étaient ma barrière, ma protection. Je sais bien qu'elle ne le méritait pas vraiment, mais c'était mieux comme ça... Non? Je sais pas ce que je veux. En réalité toute cette colère était contre moi et uniquement moi, mais je la renvoie aux autres. Je suis pitoyable.

Tout aurait été tellement plus simple si mon plan lorsque j'étais dans le cinéma n'avait pas échoué et si cette fille n'était pas têtue comme moi. Normalement les gens ne rechignent pas trop lorsqu'il m'entende donner un ordre, mais ça avait été son cas et elle avait refusé de m'écouter, à mon plus grand désespoir. Et voilà où j'en suis, elle est là-bas au comptoir à faire je ne sais pas trop quoi, tout ce que j'entends c'est un tout petit bruit, alors que moi je suis là à l'autre bout en pleine phase de questionnement qui franchement ne donnait absolument rien. Asa est quoi pour moi? Qu'est-ce que je fais d'elle? Dois-je accepter tout ça ou pas? C'était une grosse perte de temps et je devrais peut-être laisser le temps faire les choses. Mes réponses à mes questions finiraient bien par me venir un jour ou l'autre et puis si je dois affronter ma peur, alors je le ferai, je n'ai pas trop le choix. Asa n'allait pas partir, sauf si je tentais de l'abandonner pendant qu'elle dort, mais c'est sûr que je ne ferai pas ça ici. Elle pourrait avoir des ennuis.

J'ouvris doucement les yeux. Il n'y a vraiment qu'elle qui envahit mon esprit, s'en devient presque épuisante. Je ne peux pas non plus me mettre en colère noire à toutes les fois que je pensais trop à elle, je ne finirai jamais. Je dois accepter ma situation... Je n'ai pas le choix. Du moins, jusqu'à ce que je sache quoi faire et ce que je veux vraiment. Je dois être sûr de moi. Lorsqu'elle vint s'installer devant moi, je ne levai pas les yeux me contentant de fixer encore ma main posée contre la table tandis que l'autre soutenait encore ma tête. C'est quand elle parla que je décidai d'enfin la regarder. Je vis dans ses mains le bloc-notes que j'avais jeté par terre et mon crayon. Elle est sérieuse là? J'ai l'impression qu'elle fait comme si rien ne s'étaient passés, bien que son regard dît le contraire. Je ne viens pas juste de lui hurler dessus sans la moindre raison valable? Du moins pour elle, moi c'est une autre histoire. Pourquoi elle me parle là? N'importe qui aurait été suffisamment en colère pour ne plus me parler et même partir, mais pas elle. Elle est vraiment bizarre et spéciale cette fille.

L'aidait à dessiner? Vraiment? Je n'étais pas vraiment doué pour ça et franchement j'en avais pas tellement envie. J'avais juste envie de me cloitrer dans un coin pour plusieurs heures et ne parler à personne. Mon regard était posé sur elle, mais cette fois il n'était ni glacial, ni froid... Il était... Vide voilà. Mon esprit était tellement embrouillé qu'il était évident que j'aurais du mal à garder mon masque de froideur. Ma colère était passé par chance. Il ne restait plus que cette tristesse et désarroi qui m'envahissait sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Le temps... C'est ce dont j'avais besoin pour replacer le tout dans ma tête. Je baissai à nouveau les yeux sur la table et ouvris la bouche pour parler d'une voix calme, trop calme.

- Je ne suis pas doué pour faire le professeur...

C'est vrai que ça ne serait pas tellement un métier pour moi. Je perd patience trop facilement, mais là je pouvais lui montrer à dessiné, un truc que j'adore. Ça me permettrait peut-être de retrouver mon état normal? Puis notre situation actuelle allait probablement s'améliorer. Bon voilà encore un truc. Pourquoi je veux que ça s'améliore? Je peux bien vivre avec une ambiance froide comme ça non? C'est moi qui la causé en plus dans un but précis. Il semblerait que non et que je veule pas laissé ça ainsi, mais je peux faire quoi dans mon état pourri? Et j'ai même pas envie de parler. Contradiction sur patte je suis.

- Pense à un truc, n'importe quoi et tente de le dessiner le plus fidèlement possible, on verra après.

Le talent se découvre parfois de façon des plus inattendu. Je n'avais jamais eu de cours et pourtant je dessinais bien, du moins d'après l'avis de ma famille qui était les seules à avoir vu mes dessins. Mon regard était toujours ailleurs, je ne voulais pas parler et pourtant je le fais quand même bien que je sois plutôt distant avec elle. Elle n'y est pour rien, en fait si un peu, car c'est elle le sujet de mon troubles, mais ça ne justifiait pas ma colère d'avant. Parfait maintenant je regrette pourquoi pas... Foutu coeur et foutu tête qui ne veule pas s'accordé ensemble.

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Mar 23 Mai - 16:40
Il est étrange de constater à quel point les choses le concernant, m’importe grandement. Il était aussi facile de savoir que si j’avais eu affaire à une autre personne, je n’aurais sûrement pas réagi de la même manière. Sûrement serais je, beaucoup moins tolérante et que les coups seraient partis bien vite. Me connaissant, je n’apprécierai que l’on me manque de respect de la sorte. Mais, mes réactions envers Kuroi étaient bien différentes et aurait sûrement fais réagir les gens qui me connaissais plutôt bien. Du moins, assez pour savoir comment je traitais les connards de première. Je ne sais pas si c’est du à la surprise qu’est l’amour mais en tout cas, cela restait tellement incompréhensible que je ne me comprenais qu’à peine. Au moins, je pourrai me vanter d’avoir su identifier un sentiment aussi complexe qu’est l’amour mais aussi me lamenter pour avoir commis l’erreur terrible en m’éprenant de ce Kuroi. Être des amis ne me dérangeais pas, au contraire, je souhaitais sans doute, tout au fond de mon être, à être une personne que l’on pouvais qualifier de « proche » concernant Kuroi, mais jamais, au grand jamais, je n’aurais parié que cela mènerait à ce genre de sentiment et surtout, je ne suis pas sûre que cela soit une bonne idée de tomber amoureuse d’un type du genre de Kuroi.

Penser ainsi m’épuise et me force à soupirer d’exaspération envers moi-même. Ce qui est fait, est fait dirais je bien, mais là, il faut avouer que ça m’est compliquée de reconnaître entièrement mes sentiments envers Kuroi mais ne suis pas pour autant choquée ou paniquée rien qu’en pensant à ça. En fait, je me sens assez sereine et..Bien. Le doute s’est levé, ce qui signifie donc que ce qui me tracassais depuis le temps était ce souci à la con et pourtant, si rassurant lorsque l’on imaginais le pire. Ce n’était juste qu’une étape que la vie pouvait offrir quelques fois, même en ce monde et la preuve est tout simplement l’être humain de notre époque. Si l’amour avait disparu de la surface de la terre en même temps que le soleil, nous ne serions pas là car la plupart des humains naissent de l’amour de leurs parents. En attendant, j’a i beau dire cela, je ne sais pas qui sont mes parents et je présume que s’ils m’ont abandonné, c’est bien parce que j’étais un poids. J’ignore si cette affaire devait me faire de la peine mais je ne ressentais bien heureusement rien d’autres que j’ai fatigue de me torturer l’esprit pour un rien.

En fait, même si cela me perturbe et me fais perdre du temps sur ma vie personnel, ce qui m’angoissais le plus, était l’air et l’attitude que Kuroi avait. Lorsque son regard qui semblait ne pas vouloir me regarder le fis, une fois que j’ouvris la parole, mon corps s’était figée un instant en voyant le vide mélangée à une profondeur triste et ressemblant presque. Je ne sais pas ce qu’il a. Notre confrontation ? Je serai bien tenté de dire non mais c’est bien l’impression que j’ai. Même si nous étions tous deux pour quelque chose, Kuroi n’en restais pas moins le responsable mais je comprenais quand même un peu la raison de sa colère si elle était dû à sa confusion à propos de ses sentiments. Il m’apprécie après tout. D’un côté, c’est plutôt positif, il m’aime bien. Quand il déclarait ne pas être un bon professeur, je ne dis rien même lorsqu’il me donnais quelques conseils que j’essayais retenir et décidais de me dessiner pour faire cela . J’ouvrais donc le bloc note et commençais à dessiner ma tête, sans dire un mot pour Kuroi.

Cela me pris 10 minutes pour faire corps, sans parler des motifs. Moi qui étais contente, perdis très vite mon sourire en observant mon dessin. Mon dieu il est horrible ce dessin, j’ai un œil qui part à gauche l’autre a droite ! Mes cheveux dessinés avec un morceau d tissu ressemblait à de la paille et mon sourire à la bouche d’une souris. Je restais sans voix devant mon dessin affreux
-Tout ça pour ça ? Hé ben je suis vraiment une merde hein..

Je tournai la page, écœurée par mon dessin et surtout déçue mais je ne lâcherai pas l’affaire ! Et puis, lorsque je me débrouillerai en dessin, j’en offrirais un à Kuroi. C’est sûr et certain. En attendant, je recommençais mon dessin, concentrée au point de ne plus faire attention à quoi que ce soit et arrangeais délicatement une mèche par réflexe ! qui venait de tomber. Si je voulais offrir un truc à Kuroi et le sortir de cette mélancolie, il allait falloir que je progresse. C’était Un but maintenant. Pour Kuroi et sa fausse bonne humeur tout à fait craquante. Déterminée, je continuais de dessiner, sans toujours rien afficher sur le visage et la lèvre inférieure torturée par celle du haut. Allez, faut tout donner !

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Mar 23 Mai - 19:43
Alors qu'elle s'était mise à dessiner sans dire un mot, je continuais de fixer un point vide sur la table. Cet endroit offrait de l'alcool autrefois non? L'affiche sur le mur que j'avais vu plus tôt me disait que oui. C'est fou comme j'en prendrais un peu en ce moment. Avec l'esprit embrouillé par ceci, j'arrêterais enfin de me torturer avec tout ça. Avec de la chance, je pourrais peut-être en trouver derrière le comptoir où j'étais tout à l'heure. J'aurais dû vérifier un peu plus tôt, là je n'avais pas tellement envie de bouger mes fesses de la chaise pour aller voir. De toute façon je doutais fortement d'en trouver derrière. Je me souviendrai toujours de la fois où j'avais découvert cette super boisson. C'était au camp des survivants, l'un d'eux en avait trouvé toute une caisse et avait partagé avec moi. Je m'étais éclaté cette fois-là, bien que je me souvienne plus de grand-chose. On avait trop bu. Malheureusement le gars avait été tuer, je ne sais pas comment et les autres survivants en avaient profité pour tout lui prendre. Depuis, j'ai réussi à en trouver quelquefois, mais c'était vraiment très rare malheureusement, donc aujourd'hui je doutais que ce soit mon jour de chance. Les malheurs s'enchainent alors bon, il ne faut pas trop espérer. Je ne pourrai pas noyer tout ça dans l'alcool.

Mes yeux se fermèrent un instant. Bizarrement, je ne me sentais pas fatigué, mais mon corps était lourd. Toute cette histoire me pèse énormément et je peux rien faire pour y remédier à part attendre que cela passe ou qu'enfin la solution me tombe dessus par miracle. Je sortis de mes pensées lorsque Asa ouvrit la bouche pour dire en gros que ce qu'elle dessinait était moche. Il faut s'attendre à rien au début, ce n'était pas très réussis au début aussi, c'était avec la pratique que j'en étais là, même si ce n'était pas affreux non plus quand j'avais commencé. J'avais un talent pour ça. Je levai les yeux pour la voir recommencer sur une autre page. Pourquoi elle insiste à vouloir dessiner si elle est nulle? Ce n'était pas quelque chose de vraiment important de toute façon. Je dirais pas la même chose si elle ne savait pas allumer un feu, c'est utile à la survie, mais le dessin ce n'est pas essentiel, alors aucun besoin de s'acharner. Pourtant elle le fait quand même.

Je soupirai doucement avant de me lever tranquillement et prendre ma chaise pour la déposer à côté de la sienne sans un mot. Je me laissai tomber lourdement dessus avant de jeter un rapide coup d'oeil sur ce qu'elle faisait. Je sais pas pourquoi, j'aurais pu juste la laisser se décourager et abandonner, mais au lieu de ça j'avais l'intention de l'aider un peu. J’avoue avoir lu des livres sur le dessin pour avoir des trucs. J'avais que ça à faire, j'étais toujours seul, il faut s'occuper comme on peut.

- Attend, je vais te montrer quelque chose...

Je pris le carnet et le crayon qu'elle avait dans les mains. Je tournai la page avant de me mettre à dessiner. Je lui expliquai plusieurs trucs pour avoir les proportions adéquates, pour éviter d’avoir les yeux, le nez ou la bouche n’importe ou sur le visage. Puis comme ça, elle aura un exemple. Du coup, mon obsession de la dessiner était enfin réalisée. Ma main faisait les traits sans la moindre hésitation, alors que je dessinais son visage. Je ne l’avais pas regardé une seule fois. C’est comme si son visage je le connaissais par coeur. Bon en fait oui c’est le cas, je ne cesse d’avoir la tête envahie par elle. C'est tellement énervant, mais je m'en préoccupais pas trop et continuais de la dessiner.

Après quelques minutes à être concentré dessus, je m'arrêtai et observai le dessin que j'avais terminé. Ce n'était pas le plus beau que j'avais fait jusqu'à maintenant, puisque j'avais pris à peine quelques minutes pour le faire, mais il n'était pas si mal non plus, du moins à mes yeux. J’ignore si je suis un grand artiste et je le saurai probablement jamais. Pourtant, il était assez réaliste et plus je le regardais, plus je l'aimais ce qui me surprit. Normalement, je suis dur avec moi-même, mais là c'était différent. C'est Asa que j'ai dessiné, ça ne peut pas être moche. Il faudrait que je prenne plus de temps pour la dessiner un jour... Voilà, ça recommence, je peux pas m'en sauver deux minutes. Je lui rendis le bloc-notes et le crayon sans la regarder et m'enfonçai dans ma chaise.

Est-ce que mes conseils allaient l'aider? Je sais pas et je devrais m'en foutre complètement. Je devrais retourner à ma place aussi maintenant, mais j'ai trop la flemme de bouger de nouveau. Je posai mon coude sur l'accoudoir de la chaise et reposai ma tête sur ma main. C'est vraiment désagréable de se sentir à l'envers de la sorte. Je n'aime pas être dans cet état dépressif, j'ai l'impression de revenir il y a 16 ans, mais je peux vraiment rien y faire. Peut-être que dormir m'aiderait un peu? Oui c'était une bonne idée, j'arrêterais de penser au moins. Puis si elle veut continuer de dessiner, elle n'a pas besoin de moi.

- Nous partirons lorsque la lune sera de retour, alors je vais me reposer un peu...

La nuit noire était tombée maintenant, alors nous pourrions pas vraiment nous aventurer dehors sans risque. Mes yeux se fermèrent après ces mots, se reposer sur une chaise peu confortable, ce n'est pas l'idéal, mais bon j'ai appris à dormir sur n'importe quoi. J'avais passé une journée assez mouvementé aussi, alors ça ne devrait pas poser problème. Il est évident que lorsque j'étais contre Asa c'était vraiment le plus confortable, mais hors de question que ceci arrive encore. Puis de toute façon, vu l'ambiance merdique entre nous deux ça ne risquait pas d'arriver une nouvelle fois. Il vaut mieux éviter tout contact tant que je n'ai pas les idées en place. Je n'ai pas explosé pour ensuite faire comme si rien n'étaient. C'est arrivé et je crois... Que c'est mieux ainsi. Je dois conserver cette distance entre nous.

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Mer 24 Mai - 19:04
Qu’il était dur de dessiner. Du moins, pour moi, jeune femme s’avérant être méga nulle en ce qui concernait l’art, du moins, si l’on met de côté la danse, qui, elle-même est art. C’est grâce à elle que je ne me sens pas complètement ignorante en ce qui concerne ce domaine assez compliquée pour ma part. Dessiner, je n’avais jamais su maîtriser cela. Il y a bien longtemps que je n’avais pas essayé de faire un dessin plutôt potable, puisqu’ils étaient tous de purs échecs. Des échecs si laids, que je niais même que c’était moi qui en étais l’auteure. Parce que bon , les gens ont beau ne pas être très doués dans tout ce qui touchais à l’art ou tout simplement le dessin, ils ne peuvent dépasser mon niveau qui, à ce stade, est bien plus que médiocre. Je pourrais presque en pleurer tellement cela me désespère. Être nulle à ce point, c’est pas possible puisque même un bébé de 5 mois ou un enfant de 10 serait mieux dessiner que moi. Et je ne parle aucunement d’un surdouée ou quelque chose dans ce genre du moins. Enfin, au moins, il est sûr que tout ceci ne me laissera pas le temps de rêver qu’un jour, je deviendrais une grande peinte de renom. Ah ça non, ce n’est pas mon domaine de prédilection, mais alors vraiment pas. C’est une peu beaucoup frustrant quand j’en vois des super doués.

Malgré mes dessins de très mauvaise qualités pour ne pas dire dégueulasse, je ne pouvais me résigner à abandonner. Pourquoi ? Pour la simple raison que je voulais faire un cadeau à Kuroi que je n’étais pas prête de faire vu comment je peinais à faire un tête à peu près normale. Même ça je n’arrivais pas à le faire, ce qui en devenais sérieusement déprimant pour moi et bien sûr, mon petit grand ego qui venait de se manger un bon coup. Je restais un moment à observer mon affreux dessin. Complètement sceptique. Ok, je ne suis pas prête de te faire le portrait de quelqu’un, ni même un personnage fictif. Le don du dessin, il ne me connaissais pas et ne me connaîtrais sûrement pas. Ce qui est en soi, fort décourageant mais, je ferai tout pour ne pas lâcher prise. ‘Puis, même si je suis en froid avec Kuroi, je ne m’en fais pas trop. Je ne compte pas mentir en disant que je n’avais pas de boule dans la gorge en repensant à sa crise. Elle était même très présente, mais je ne lui en voulais pas plus que ça, je préférais juste me taire, cela me faisais du bien tout comme reposer mon corps en ne faisant rien. Être dans une ambiance aussi glaçante ne me dérangeais pas réellement, sans doute du à la colère que je devrais ressentir en réalité, mais aussi est-ce sans doute au fait que je me sens naturellement sereine. Voir un peu trop. Mais je ne préfère pas y faire réellement attention.

Dans un soupir, Kuroi me dis vouloir me montrer quelque chose et une fois s’être emparé de son crayon et du bloc note, jusqu’ici sous mon emprise, celui-ci se mit à dessiner. Sans un mot, je m’étais mise à observer le dessin de Kuroi qui semblait vraiment s’appliquer. Il commençait alors par dessiner les proportions et ne levais pas une fois la tête. S’il voulait éviter mon regard, il n’avait pas besoin de faire ainsi, je ne le regardais plus, juste son dessin qu’il terminait en quelque minutes. Curieuse, je me penchais pour le voir mais ce dernier finit par me donner le crayon et le bloc note sans que je le sente lever les yeux. Il finit par me dire que nous partirions lorsque la lune montrerait le bout de son nez. Après un simple « Ok », je repris le bloc note et observait un peu mieux le dessin et fut parcouru d’un sentiment d’étonnement en me voyant sur le dessin. Il venait de dessiner sans même me regarder, quel talent. Je soupirais après avoir senti mon visage se crisper de frustration. Pourquoi me dessiner ? Cela n’était ce que je préférais pour la simple raison de mon état actuel qui repoussait une énorme colère et qui se refusait presque d’excuser Kuroi. Deux parties de moi s’affrontaient et je les laissais faire sans grandes difficultés. Comme si ces émotions ne m’appartiennent pas et tournais de page en laissant l’une vide et posais la mine de mon crayon sur le papier avant d’inspirer et expirer.
Je me mis alors à dessiner. Sans faire bien entendu ses proportions en temps que grosse idiote. Je commençais par dessiner la forme de son corps retenu par la chaise, puis les membres, ses cheveux censés être blond et sa tenue. Les yeux de scotchés à mon dessin, je ne regardais qu’ailleurs que pour le regarder et des déchets chaque détail de son corps. Au bout d’un bon moment, je soufflais et m’essuyais le front d’un geste furtif et pris mon dessin entre les deux mains. Un sentiment d’une énorme satisfaction se fit en moi. Il lui ressemblait. Il ressemblait à Kuroi. Le tout premier dessin assez réussi. Mon début de sourire s’effaçait alors petit à petit. Il fallait que le tout premier dessin potable ce soit une représentation de Kuroi ? Ce n’est pas étonnant, il arrivait toujours à me faire sourire et me motiver. Génial. J’en suis fière. Sans attendre je pliais le dessin et le plaçais entre ma côte et ma ceinture, pour continuer à dessiner en silence, prenant exemple sur mon ancien dessin et finis par commencer à dessiner de tête mon ancien groupe en prenant le soin de les dessiner par utilité. Concentrée, je ne fus attention à rien d’autre mais relevais au bout d’un moment là tête pour apercevoir la lune et soupirais en replongeant dans mon dessin sans réveiller Kuroi que je laissais dormir.

Puis, arriva le tour où je du me dessiner. En silence, je fis dans mon crayon sur la feuille, les sourcils légèrement froncés et trahissant ma grande concentration. Je me raté toujours, mais cette fois non. Voilà, je venais de me faire enfant, souriant aux côtés de son groupe arborant eux même des sourcils heureux. Je regardais longtemps le dessin avant de fermer le bloc note et lançais un bref regard a Kuroi avait de regarder en direction de la porte, las.

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Mer 24 Mai - 20:29
Au départ, je tentais de repousser le sommeil qui me gagnait. J'avais peur de retourner dans ce néant et ne jamais plus me réveiller cette fois. Ce que j'avais dit à Asa était complètement faux, je ne voulais pas crever et je me le prouve en ce moment même, mais pourquoi je tiens tant à rester en vie? Cette question se mélange avec toutes les autres et une fois de plus, je ne sais pas. Je repousse le bonheur avec une telle force et je tente par tous les moyens de garder cette solitude qui me pèse de plus en plus chaque jour. Si je ne veux aucun bonheur dans ma vie, pourquoi j'insiste à essayer de survivre? Certes j'ai ressenti une grande peur lorsque j'allais me transformer, mais ce fut qu'un pour un certain temps, après je ne me souvenais plus de rien, alors ça ne devait pas être si pire... Tout ça m'a vraiment retourné le cerveau et je dois bien réfléchir avant de dire ou faire n'importe quoi.

Finalement, je n'eus pas d'autre choix que de me laisser entrainer dans le sommeil. On dirait que je suis plus fatigué qu'il n'y paraît, mais forcément après tout ce bordel c'était un peu normal. Je m'endormis donc après quelques minutes sur ma chaise peu confortable. Malheureusement, mon sommeil ne fut pas de tout repos cette fois contrairement à plus tôt lorsque nous étions dans le magasin. Je fus tourmenté par des rêves, ou plutôt des cauchemars horribles. Puis même si j'aurais souhaitez-me réveiller, je n'y arrivais pas, coincé dans cette vague de mauvais rêves. C'est toujours la même chose. Ça ne change jamais. Chaque fois que je dors, c'est toujours les mêmes rêves qui troubles mon esprit.

La mort de mes proches. Je repassais ça en boucle. Parfois c'était des morts encore plus horrible que la réalité, mais c'était tellement réel. Je tentais toujours de les sauver, mais en vain. L'un d'eux ne me marqua davantage que les autres. Asa... Elle était devant moi et je savais très bien ce qui arriverait, mais mon corps refusait de bouger dans ce rêve. J'étais résigné à la regarder disparaître devant moi. Ce fut le dernier que je fis avant que je me réveille en sursautant légèrement. Je passai une main sur mes yeux toujours embrouillés avant de tourner la tête. Asa était à côté de moi. Elle n'avait pas bougé. Tout allait bien. Combien de temps j'avais dormi? Aucune idée, mais en regardant dehors on pouvait voir la lune, alors j'avais dormi assez longtemps. Un repos qui ne m'aida aucunement. Elle réussit même à envahir mes rêves, bien que j'aie pu m'en passé. Franchement ce n'était pas agréable. J'en conclus uniquement que la voir mourir me serait plus difficile que je ne le souhaitais.

Je serrai l'accoudoir de la chaise en arrivant à cette conclusion et décidai de me lever sans un mot. Je n'avais pas récupéré le carnet qui était sur la table. Je n'étais pas d'humeur à dessiner pour l'instant et ça ne changerait pas de sitôt. Puis si elle souhaite s'entrainer elle en a besoin plus que moi. Je marchai jusqu'à une fenêtre se trouvant près de la porte et regardai dehors. Le temps était clair et donc on pourrait se déplacer sans aucun mal. Pourtant, je savais que cette ambiance allait être pesante tout le long du trajet jusqu'au camp des survivants. Mais je n'avais toujours aucune envie de parler, ça n'avait pas changé même si j'avais dormi. J'étais d'humeur encore plus massacrante à cause de ces cauchemars à la noix. Je sais parfaitement que je suis en tord dans tout ça et que je pouvais m'excuser pour arranger un peu les choses, mais non. Si c'est pour rester ainsi, alors ça restera comme ça. Les excuses et moi on n'est pas très ami de toute façon. C'est mieux pour elle et c'est mieux pour moi, tant pis si je ressens cette tristesse qui, elle aussi, était toujours bien présente. D'ailleurs mon regard n'avait toujours pas changé, semblant toujours aussi vide.

- Partons d'ici... Rejoins-moi dehors quand tu seras prête.

Sans dire un mot de plus, je me dirigeai vers la porte et sortis sans l'attendre. Plus vite nous serons au camp des survivants, plus tôt je pourrai prendre une décision la concernant. Je dois arrêter de déprimer sur tout et n'importe quoi qui me traverse l'esprit maintenant, ça devient vraiment plus possible. Je m'appuyai contre le mur du café en soupirant doucement. Cet endroit nous avait rapprochés et en quelques secondes nous étions retourné à la case départ. Ce froid entre nous était vraiment déplaisant. Tant pis si j'ai peut-être vu pour la dernière fois son sourire... J'ai tout brisé dans un but précis, je dois l'assumer complètement, même si je l'avoue j'ai le coeur serré.

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Jeu 25 Mai - 17:42
Hé bien, les tensions aussi pesantes restaient tout de même ce que je détestais le plus en ce bas monde. Si je et me résignais à ne pas lui adresser la parole, cela n’empêchait pas à mon esprit, de cette sentir plutôt mal. Bon, ce n’était pas encore tout à fait ça, le blocage d’émotions, du visage peut-être mais il n’y avais pas que cela qui pouvait m’aider à me convaincre que je ne ressentais aucuns sentiments que je considérais néfaste à ma vie . Pourquoi ? Peut-être parce que non seulement je voulais camoufler mes émotions et sentiments, mais en plus, je souhaitais me libérer de tout sentiments horrible et me convaincre que je ne ressentais rien. Peut-être dans le même but que Kuroi qui sait ? Seulement, la n’était pas le plus important et puis, parler de Kuroi en cet instant mais aussi en ce moment n’était sans doute pas la meilleure idée que j’aurais pu trouver. Si j’étais dans cet état de fausse neutralité total, c’était bien par la faute de cet abruti sur patte. Bon, pas complètement mais un peu, quand même. L’amour rends tellement con que j’en pleurerai presque. Éprouver ce sentiment complexe et pourtant semblant si facile à première vue, est sans doute l’une des choses les moins facile à accepter dans toute ma vie.

Si j’avais toujours voulue apprécier quelqu’un et qu’il m’aime à ma juste valeur, hé bien, je n’avais pas réellement penser à ce genre de compassion. Donc, cela revenait à dire que je ne m’étais pas préparée psychologiquement à accueillir un homme dans mon cœur et dans ma vie en général. Aimer était si gênant pour moi que je savais très bien à quel point j’aurais des problèmes pour regarder Kuroi dans les yeux. Dessin que le regard de Kuroi était froid, en temps normal, il me paraissait à présent plus effrayant qu’à l’époque. Donc, si l’on fait le point, moi Asa Mayonaka, me révèle être une grosse gamine et poltronne de surcroît, puisque je panique déjà rien qu’en pensant à w Kuroi. La honte !M’aurait on dit, seulement, je ne savais plus quoi en penser. ‘Puis, avec Kuroi là, on est pas trop enclin à parler. C’est sans doute aussi la raison pour laquelle je me camoufle derrière le dessin. Pour trouver une raison de me concentrer et donc, de n’accorder aucunes attentions à Kuroi. Je lui en voulais vraiment et pourtant..Il était impossible pour moi de ne pas rouvrir le cahier afin de le dessiner. Une excuse pathétique qui, pourtant, me forçais à me montrer minutieuse avec chaque détails. Bien sûr, il fallait sur ce soit encore Kuroi. Fort déplaisant mais qu’y faire ? Rien, Nada.

Tandis qu’il dormait, je regardais un instant son visage et commençais à en dessiner la forme légèrement penché sur le côté et de face, avec soin. Ce qui s’avéra utile. Puis, je finis par dessiner ses sourcils et ses yeux toutefois ouvert tout comme pour sa bouche que je reproduisais comme lorsqu’il commençait à parler. Cela lui allait si bien. Kuroi était magnifique, le visage habituellement froid mais magnifique. Ensuite, je m’attaquais à ses beaux cheveux d’or et pris le soin de bien dessiner les contours . Me mordant la langue à chaque effort, je finis le dessin avec une énorme douleur en elle mais pris le temps de regarder le dessin avec surprise. C’était l plus beau. Il ressemblait tellement à Kuroi mais…avec un regard doux toutefois..Intense ?

Quand Kuroi se réveillais et se levait sans que cela me fasse grand chose , je restais un bon moment à regarder mon chef d’œuvre et répondis à peine lorsqu’il me priait de le rejoindre dehors une fois tout fini. C’est ça les fruits de l’amour ? Hé bien, cela est impressionnant et je garderai précieusement ce dessin rien qu’à moi. Une fois levée, je glissais le dessin lui aussi entre ma ceinture et ma hanche mais aussi le bloc note que je tins avec soin. Sans un mot et sans rien afficher, je suivais Kuroi à l’extérieur et rangeait son crayon dans la manche droite de haut. Puis, je finis par suivre Kuroi derrière lui, à pas, sans me retourner une seule fis vers la brasserie , bien trop écœurée. Toutefois, si cela s’était mal terminé, je ne pourrais oublier nos bons moments passés ici. A Kuroi et moi…

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