Où est la lumière?
 
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 :: La Base Souterraine Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Une vie de prisonnier, mon dieu c'est ennuyant ! KUROI ♥

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Sam 4 Nov - 11:19
Il y a des autres hommes tu dis ?

Voilà, je sens l’anxiété monter en mois. Si Kuroi ne m’avais pas dis cela, je serais sûrement en train de sauter de joie, pour avoir fais en sorte que l’on puisse éviter les hommes armés. J’aurais hurlée et j’aurais crié que nous étions les meilleurs, j’aurais câliné Kuroi, sans même savoir qu’il était réellement dans un sale état. Seulement non, il m’avait révélé une information des plus inquiétante et en même temps, qui de montrerait des plus rassurante. « Leurs chef » m’avait t-il dis, n’était pas parmi ceux nous ayant capturées, ce qui veut dire que l’on pouvait se rapprocher à tout moment de lui et son groupe. « Merde « avais-je pensé alors que je ne me rendais pas compte qu’il avait du mal à tenir. J’étais fixée sur l’horizon, complètement perdue dans mes pensées en me demandant comment leur échapper. J’écoutais Kuroi continuer de parler et de ne pas me rassurer. La quiétude, elle ne faisait clairement pas parti de moi en cet instant. Surtout lorsque Kuroi vint s’écrouler au sol, m’entraînant avec lui dans sa chute. Mais je parvenais à me rattraper en posant mon genou à terre et en faisant en sorte que Kuroi ne se fasse pas mal alors qu’il allait s’appuyer sur une sorte de roche. Il n’en pouvais plus et là, à ce moment là je me sus rendue compte que je n’y avais même pas fais attention. Que Kuroi était dans un sale état et que je ne pouvais pas avancer, tant qu’il ne se serait pas rétabli. Si, enfin je pouvais m’enfuir et le laisser ici mais il en était hors de question, et je le pense encore en cet instant. Sans lui, je ne suis rien, il représente ma vie après tout. C’est drôle. A cet instant les bruits de pas se faisait entendre. Je soupirais et adressait un dernier regard à Kuroi avant de me pencher et de l’embrasser tendrement une dernière fois.

                                                  […]


Il fait froid. Je m’entoure de mes bras en frissonnant légèrement et en me tournant après avoir râlé. La lune est tombé alors, nous sommes en plein milieu de la nuit, je pense. J’entends au loin les portes grincer ou les plaintes de quelques gens au loin. Un gardien me surveille. Sa chaise est posée près de ma cellule. Comme tous les soirs et ce, depuis deux semaines. Je les ais compté les jours. Les jours sans Kuroi à mes côtés. Les jours ou je me suis fais examiné par d’étranges personnes. Ils ne me font aucuns mal, ils me prélèvent juste du sang pour me remettre en cage après avoir fini leurs petites affaires. En temps normal, j’aurais protesté mais là, je me taisais, je ne disais rien et attendais de retourne dans ma cellule. Sous peur que Kuroi en subisse les conséquences. Oui, lorsqu’ils étaient arrivés, je m’étaient rendu après avoir mis le flingue sur ma tempe et menacé de me flinguer s’ils ne soignaient pas Kuroi et menacer de tuer tous les êtres porteur de lumière afin de supprimer tout leurs espoirs s’ils venaient à lui faire du mal, une fois après m’être laissée attachés. Je me rappelle du sérieux que j’avais eu ce jour-là, car je pensais ce que je disais et pas une seule fois, je n’ai menti. Au final, ils l’ont soignés, il était hors de danger à mon plus grand bonheur, avant que je me laisse être placé dans une cellule plus loin de la sienne.


Je repense aussi au chef de leur bande, blond. Étrangement, il me faisait penser à Kuroi mais, je n’ai pas eu le temps de songer à cela, je ne l’ai pas vu depuis et j’en suis bien heureuse. Je ne l’aime pas, il ne m’inspire guère confiance. Je n’aime personne ici de toute façon, sauf Kuroi. Au moins, on est nourri. Penser comme cela me fais bien me marrer, mais pas forcément de bon cœur. Enfin ! Je ne suis pas triste pour autant puisque je sais que je vais réussir à me libérer et libérer Kuroi par la suite. Comment, je ne sais pas mais je le sais que l’on retrouvera très vite notre cabane. Mon dieu, c’est chiant.


En râlant, je me redresse et m’assied en tailleur, posant mes coudes sur mes genoux afin de réfléchir. Seulement, je suis interrompu par le son du porte déverrouillé. Qui cela peut être à cet heure-ci ? Le gardien ne semble pas paniqué ce qui veut dire qu’il doit forcément connaître cette personne et lorsque je la vois, je râle. C’est une jeune femme à lunette. Une femme qui s’occupe de mes analyses. Elle semble avoir la quarantaine, son regard est dure et parfois, je le dirais doux. Une joli femme en temps normal que je ne déteste pas spécialement mais qui me fatigue. Elle se dirige vers ma cellule. J’ai fais quoi ? Rien. Elle demande au garde d’ouvrir ma cellule, il s’exécute avant qu’elle n’entre en m’adressant un petit sourire. Un sourire ? Merde. Je recule un peu alors qu’elle s’accroupis.

-Bonsoir Asa.


-Salut.

Comment vas-tu ?

Je lui adresse un regard qui se veut exaspérée après avoir regardé les alentours. Elle se fou de moi ou pas ? Je suis enfermée merde ! Bon, elle toussote, sûrement mal à l’aise et c’est tant mieux. Sauf qu’elle à dans ses mains une feuille blanche et elle la lis, j’aime pas ça. La dernière fois qu’elle à fais ça c’était pour vérifier si j’étais enceinte et la mauvaise surprise qu’ils ont eu ! Je ne l’étais pas !

-Quoi ?

-C’est à propos des résultats concernant ta grossesse.
Je plisse les yeux, je crois que j’ai mal entendu.

-Quoi ?

-J’ai appris que tu ne finissais pas tes assiettes, qui contiennent pourtant, la portion idéale d’une femme portant un enfant, tu te dois donc de les finir et aussi, tu te dois de ne pas trop bouger, nous te prélèverons moins de sang et si la fatigue te prends, tu d
evras me prévenir.


-Mais je suis pas enceinte !

Elle m’adresse un regard des plus désespérée avant de soupirer.

-Ah. Ne te l’aurais-je pas dis ? Tu es enceinte ma chère.


Je me fige, pas sûre d’avoir compris, avant de cracher

-Mais n’importe quoi ! la dernière fois vous aviez bien vu que…

-Parce que c’était il y a deux semaines. Il faut au moins ce temps-ci pour savoir si une femme est enceinte ou non. Ce que nous avons constaté ce jour-là, c’est que tu avais eu un rapport dans les heures précédentes, raison pour laquelle j’ai surveillé attentivement le déroulement des deux semaines passés ici.

Je crois que le sol se dérobe sous mes pieds. Je la regarde, sans savoir quoi dire alors qu’elle m’adresse un regard des plus rassurants.

-Félicitation.

3 minutes. C’est le temps pour que je réalise clairement que je suis une future maman. Ce temps écoulés, je me lève précipitamment et cri de joie en dansant de joie. Malgré les plaintes des voisins des autres cellules, je continue à crier et chanter avant de dire.

-Ben fermez vos gueules et laissez moi faire ma vie ok ?! C'est pas ma faute si vous êtes tous cons et sens connaissance pour ne pas reconnaître le talent de chant que je possède !

La dame semble désespérée alors que les prisonniers continuent à hurler face à mes mots et je rigole, mais le gardien ne réagi pas et se met à siffloter. Puis, la dame se lève avant de dire « Je vais prévenir ton compagnon ». Sueur froide dans le dos je me précipite sur elle tandis qu’elle sort.

-Non faites pas ça il va me tuer à distance !

-Ne t’en fais pas, il sera content.

Elle me laisse sur ses mots tandis que je l’insulte à voix basse et m’écroule sur le sol , quoiqu’heureuse par cette révélation. Kuroi, ne me tue pas à distance, s’il te plait ! D'ailleurs, je me demande si le boss est allé voir Kuroi aujourd'hui, ce n'est pas ce qu'il devait faire selon son gardien de cellule ?

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Mer 8 Nov - 11:09
J'ai si mal que je ne pense qu'à ça, je n'arrive même pas à me convaincre de bouger pour continuer d'avancer. Derrière nous et peut-être même devant nous se trouvent les survivants et ils peuvent nous tomber dessus à tout moment, mais... Je n'en peux plus. La douleur est insupportable. Chaque respiration est un supplice et franchement j'aurais besoin de reprendre mon souffle en ce moment. Je suis un fardeau pour Asa et je déteste ça. Je la regarde, elle semble anxieuse avec raison. Je le suis moi aussi, mais qu'est-ce que je peux y faire? Je ne peux pas bouger et Asa même si elle y met tous ces efforts, elle n'arrivera pas à me mettre sur mes deux pieds. Désavantage à être un géant. J'ai envie de la prendre dans mes bras, la serrer contre moi, mais je ne bouge pas. Je me contente de l'observer. Elle pourrait très bien partir sans moi, mais je doute fort quelle en est en vit et à cet instant, je n'ai pas envie de la voir partir. C'est con hein? Elle a une chance de s'enfuir, mais je veux qu'elle reste avec moi pour se faire capturer avec moi. Je suis idiot, mais je ne veux pas rester ici seul et sans aucun mourir seul également. J'ai besoin d'elle près de moi. Je regrette vraiment d'avoir quitté notre petit coin douillet qu'est notre cabane. On aurait dû rester là-bas, profiter de ce qu'on avait encore un moment, profiter d'être uniquement tous les deux. On a besoin de rien d'autre pour être heureux non? L'être aimé et c'est tout. S'isoler du reste du monde. Personne n'aurait pu nous trouver. Je regrette vraiment, c'est fou et je me sens un peu coupable d'avoir proposé une balade aussi éloignée de notre camp, mais surtout de ne pas avoir fait attention à ce qui nous entoure. C'est de ma faute tout ça. J'entendent désormais les bruits de pas venir de plus loin, ils s'approchent. On va se faire prendre et pourtant je ne bouge toujours pas. Je ne peux pas fuir, j'y arrive pas. Asa me regarde et je la regarde. Nous partagions un dernier baisé avant qu'ils n'arrivent. Le dernier pour un bon moment.

[…]

Le noir. Le noir c'est tout ce que je vois depuis j'ignore combien de temps maintenant. Je suis plongé dans l'obscurité complète, doucement ronger par les effets de la transformation. Combien de temps à passer? Je suis où exactement? Et Asa? Ou est-elle? Elle va bien? J'en ai aucune idée. Je suis là, seul dans une petite cellule aux bas fonds de cette base souterraine où nous avons été amener. Je meurs de froid et j'entends des grognements inquiétant dans la cellule voisine. Je suis dans un coin peu fréquenté en tout cas. Asa n'y est pas, je le sais. Il n'y a aucune lumière qui entre ici. On m'y a enfermé dès mon arrivée, ou du moins peu après avoir été soigné grâce à Asa. Par chance, elle les à menacer et à réussir à me maintenir en vie et à me faire soigner avant qu'on soit séparé. Malheureusement, cela n'a duré que quelques jours, je crois. Les traitements horribles qu'ils me font subir de temps en temps, une sorte de vaccin qui m'a été fait lorsque je suis venue ici la première fois. J'ignore son effet sur moi, mais j'avoue me sentir étrange depuis ce moment. J'ai remarqué que ma peau devenait de plus en plus grise autour de ma morsure, comme si elle se répandait. C'est très inquiétant, mais je ne peux rien faire et surtout quand j'essaye de m'informer on ne me répond pas. En fait quand j'ouvre la bouche ya un gars qui vient pour me faire taire par des coups, alors j'avoue ne pas avoir ouvert la bouche très souvent ces derniers jours. Enfin bref, je ne comprends pas trop ce qui m'arrive, mais lorsque je suis près de perdre la tête quelqu'un arrive et m'aveugle avec un feu qui me brule le bras lorsqu'il est trop près. Ils font des tests et m'examinent, mais j'ignore dans quel but et je ne suis pas trop sur de vouloir le savoir. Pourtant malgré toute cette merde que je vis, je pense à Asa. J'espère qu'elle va bien et qu'ils ne lui font rien. Je sais pertinemment qu'il luit mente à mon sujet. On ne s'est pas vu, alors ils doivent lui faire croire que je vais bien comme ils lui avaient promis. J'aimerais tellement sortir d'ici, je n'ai pas l'impression d'avoir de repos, quand je ferme les yeux pour essayer de dormir je suis envahi d'image horrible, car je suis plongé dans le noir trop longtemps et sinon je me retrouve à être trimballé dans des couloirs froids et sales par des gardes et voilà que la torture commence. Que me font-ils bon sang? J'ai été mordu, y a quoi d'extraordinaire là-dedans? Il y en a tout pleins de gens dehors, bon eux sont mort depuis fort longtemps, mais voilà qu'on me foute la paix. Je veux retrouver Asa et je veux retourner dans notre petit coin de paradis. La prendre dans mes bras et la serrer contre moi. C'est vraiment tout ce que je veux en ce moment. Rien d'autre n'a de l'importance.

Je ferme les yeux et pense à Asa pour m'occuper l'esprit. Sinon, je pense à quel point j'ai froid et que je suis franchement mal assit à même le sol. Il me traite carrément comme un chien ces ordures. Je suis en cage et j'ai le droit à un repas, plutôt maigre, probablement chaque jour. La tête posée contre le mur, les jambes remonter vers moi pour tenter de garder ma chaleur. Il est loin le moment que nous avons partagé dans cette arrière-boutique... Je laisse un soupir s'échapper de mes lèvres, je suis dans un sale état, je n'ai pas l'impression que soigner mes blessures a changé grand-chose, car je n'ai pas eu de répit et puis ils m'en ont fait d'autres dans les jours suivant notre capture. Notre capture... Par cet homme. Par ce déchet. Cet homme qui prétend être mon père... Je n'ai pas eu la force de le tuer quand je l'ai vu malgré la haine que je ressens envers lui. Je n'ai rien pu faire. Il était là, avec ce sourire que je déteste. Je l'ai reconnu immédiatement et lui aussi, car maintenant il vient me voir tous les jours pour me dire des choses complètement inutiles. Je vais l'étrangler si je sors d'ici. Je ne resterai pas figé comme je l'ai faits en le voyant dans la forêt. J'ignore pourquoi d'ailleurs. L'adrénaline aurait dû m'aider, mais non, je suis resté planté comme un con par terre, alors qu'il m'enlevait ma Asa. Il aurait dû crever. Il me nargue, je le déteste. Il n'a pas cessé de me parler de tout et n'importe quoi et franchement, j'avais qu'une envie c'est qu'il la boucle, mais non il n'arrête pas. Au moins, je lui ressemble pas de ce côté-là, j'en suis bien heureux. Pourtant, il m'a dit certaines choses qui m'ont surpris. Mifa. Elle était bien ici finalement. Je ne l'ai pas revus, mais il me l'a dit. Il m'a également dit qu'elle est en réalité ma demi-soeur. Moi qui la considérais comme ma petite soeur de coeur et quon avait un lien spécial bah je comprends mieux pourquoi... Il m'a également parlé d'Asa, il me donne de ces nouvelles bien que j'ignore si ces informations sont vraies ou non.

Mais voilà il n'est pas venu depuis un moment, il ne devrait plus tarder maintenant. Je n'ai pas hâte de le voir, mais j'ai hâte de voir un peu de feu, bien que cette lumière me fasse mal, bien plus qu'avant. Je comprends rien. Sérieusement, j'en ai marre d'être ici. C'est alors que le bruit de porte qui grince se fit entendre et des bruits de pas s'avançant par ici. C'est lui aucun doute, certains de mes voisins de cellules devinrent fous et se précipitèrent vers les barreaux, du moins d'après le son. Je suis vraiment du côté des monstres. C'est peut-être ce dont je vais devenir? Je couvre mes yeux lorsque la source de lumière s'arrêta devant ma cellule. Le voilà, encore. Je ne lui fis même pas le plaisir de me retourner vers lui. Je l'ignorai tout simplement. J'en ai marre de le voir et je n'ai pas envie de le voir, alors il peut crever.

- Bonsoir mon fils, comment te sens-tu aujourd'hui?

Je ne réponds rien, je fixe le sol l'air sombre. Je peux apercevoir mon bras, ma peau à encore changer un peu. Je n'aime pas ça. En plus, il me pose cette question tous les jours, il sent fou complètement je le sais, c'est uniquement pour aider ces foutus chercheurs. Ils veulent connaître mon état et comment il évolue. Je ne suis pas con.

- Hum... Pas d'insulte aujourd'hui non plus? Tu deviens de plus en plus sage. Je devrais peut-être t'offrir une récompense pour cela?

Je ne réagis toujours pas, je ferme simplement les yeux en espérant qu'il disparaisse au plus vite. Je ne suis pas un fichu chien.

- Tu aimerais bien voir ta petite amie pas vrai?

J'ouvre les yeux d'un coup et me retournai vers lui sans rien dire. Je vois son sourire, un sourire en coin. Il se fout de ma gueule.

- Malheureusement, je n'ai pas l'autorité pour ça, mais je t'assure qu'elle va bien !

- Va te faire voir, vieux con.

Il explose de rire, ce qui me fou encore plus en colère, mais y a un obstacle qui se trouve entre moi et lui et qui m'empêcher d'aller lui exploser la gueule.

- Tu devrais être plus gentil avec ton vieux père, tu sais? Enfin, elle devient tranquillement docile, on pourra peut-être lui offrir un peu de liberté dans peu de temps ! Elle aura vite fait de t'oublier en constatant la vie tranquille qu'elle va avoir ici.

Je regarde devant moi, je ne le crois pas. Asa n'est pas comme ça. Elle ne se laissera pas faire aussi facilement par une bande d'idiots. Il cherche uniquement à me briser davantage. Pour qu'elle raison? Une autre question sans réponse.

- D'ailleurs, je crois bien qu'elle a déjà commencée !

- C'est faux !

Je me redressai malgré la fatigue que je ressens et m'approcha rapidement des barreaux afin de m'en emparer et regarder droit dans les yeux, d'un regard glaciale, ce père qui m'a abandonné.

- Asa n'est pas comme ça ! Je la connais bien, on tient l'un à l'autre !

Il leva sa torche près de moi et je reculai brusquement en sentant la morsure du feu.

- Tu en es sûr? Enfin ça n'a aucune importance, car tu ne la reverras pas ! Bien sûr ce, je te laisse, j'ai de nombreuses choses à faire, je suis un homme occupé !

Il commença à s'éloigner, mais avant qu'il ne quitte complètement mon champ de vision, il s'arrêta pour dire une dernière chose.

- Ah oui ! J'ai oublié de te dire ! Elle est enceinte ! Voilà ! Profite bien de la noirceur, mon fils !

Encore une fois, je restai là, figer comme une statue. Mon coeur s'était soudain arrêté et mes jambes décidèrent finalement de me lâcher. Je glissai contre le mur et revenir à ma position initiale. Elle est... Enceinte? Sous le choc, je ne sus qu'en penser. Je restai là, j'ignore combien de temps à fixer le sol à essayer de remettre mes idées en place. C'est une blague ça aussi? Je sais pas si je dois m'en réjouir ou non. En fait, je ne sais pas trop quoi croire pour l'instant. J'appuie mon front sur mes bras, j'ai dit à Asa que je n'étais pas prêt pour cela et je me sens encore moins maintenant puisque je me sens différent, mais si cela est vrai, alors... Je vais finir par l'avoir ce foutu arrêt cardiaque. J'ai envie de hurler. D'un côté je savais à quoi m'attendre et je ne regrette rien de ces moments passés avec elle. Je l'imagine être en train de danser de joie en apprenant cette nouvelle. Je sais pas si je voudrais que ça soit vrai en fait... Bordel, je panique comme un con. Je dois connaître la vérité. Je dois être auprès d'elle. Je dois sortir d'ici, mais... Comment?

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Jeu 31 Mai - 11:35
Ma main se promène sur mon ventre. Je n’en reviens toujours pas, ce que je souhaitais jusqu’ici après Kuroi venait de se réaliser durant ces deux petites semaines. J’avais beau être dans une sale situation, ma joie venait de réapparaître. Je sais que Kuroï ne risque pas d’être ravie, surtout en ce moment. Les cris que poussent les autres détenus, enragé, plaintifs, quels qu’ils soient ne m’atteignaient pas, même pas ma propre anxiété. Comment l’appellerais-je ? Peut-être que le nom de la mère de Kuroï serait adapté. Je suis sûr qu’il est joli en plus. Quoi que ce n’est pas des questions que je devrais me poser en ce moment. Le bonheur fait son effet mais je dois revenir sur terre, Kuroï ne s’en sortira pas tout seul. Surtout avec l’autre enfoiré qui ne semble pas sympathique et qui, je le crains, sois le paternel de Kuroï. Bien que vieillard, il garde son charme, un charme que je retrouve chez Kuroï. C’est fortement déplaisant de savoir que cet homme est probablement son père.

Je ferme les paupières un instant avant de les rouvrir et me relever avec difficulté. Je m’avance vers la grille de ma cellule lorsque j’entends des bruits de pas venir vers moi. Au début je ne discerne rien en passant ma tête entre les barreaux, puis une forme masculine apparaît. Il s’arrête devant moi et je l’examine de haut en bas. Bizarrement, je ne ressens aucune crainte, ni même colère en observant cet homme. Seulement de la surprise en me rendant compte que l’on se ressemble un peu… C’est juste que cet air peu expressif me rend mal à l’aise. Ses yeux bruns me toisent et je reste silencieuse un moment avant de me reprendre. Je me dandine avant de me tenir droite, pour paraître sûre de moi et je gonfle la poitrine
-Je peux savoir où est mon compagnon ? Emmène moi le voir !

Le silence qui tombe m’embarrasse encore plus. Il ne bouge pas d’un pouce. Je me relâche complètement en râlant et le regarde avec désespoir dans l’espoir de l’atteindre mais il ne dit rien. Il se contente d’ouvrir ma cellule qui grince. J’attends en silence tandis qu’il me prend brusquement par le poignet et me tire hors de ma cellule. Il me tourne le dos pour la refermer sans pour autant me lâcher en me traîne vers un coin sombre. Un escalier.

-Hé où tu m’emmènes ?!

J’ai droit de ne pas lui faire confiance n’est-ce pas . Même en me disant cela, je sais que je ne suis inquiète. Il y a quelque chose qui me pousse à ne pas l’être. Même s’il ne dit rien. On descend les escaliers. Il fait très sombre, c’est flippant. Je regarde autour de moi pour discerner des formes humaines mais rien. Au final, on se retrouve devant une cellule et mon cœur, je le sens faire un bond quand je vois que c’est Kuroi qui l’occupe. Je ne dis rien mais je me précipite vers la grille et m’y agrippe fortement. Je me tourne vers le jeune homme
-Ouvre là.
Je ne sais pas pourquoi mais il s’exécute. Il l’ouvre sans ronchonner et j’y entre en me retenant de ne pas me jeter sur l’amour de ma vie. Je m’approche de lui et vient le prendre dans mes bras en douceur. J’en mourrai d’envie depuis que j’étais ici. Je caresse ses joues de mes mains et le regarde, soulagée. Soulagée mais en le regardant, une idée me vient en tête. J'examine son corps en y passant mes mains. Rien d'alarmant à première vue

-Bon…T’es pas dans un superbe état mais tu n’es pas mort…

Je ne le lâche plus. Il ne doit plus me quitter. Je met ma main sur mon ventre par réflexe et le caresse encore. Pour me rassurer et certainement rassurer l'enfant qui se trouve en moi en ce moment. Je ne préfère pas en parler maintenant avec Kuroi.  Il faut y aller en douceur et m'assurer qu'il n'il a rien.

-Ils ne t’ont pas fais trop souffrir ? Ils m’avaient promis qu’ils te laisseraient tranquille…

Là, le remord me ronge, je me mords la lèvre en regardant derrière moi, l’inconnu est encore là mais ils ne nous regardent pas.

-Je ne vais plus te laisser…
Je me tourne vers le garde une fois de plus.

-Toi ! Apporte lui à manger. Et rien de douteux parce que je goûterai avant afin de vérifier si ce n'est pas empoisonné !

Ce qui est drôle, c'est qu'il part vraiment. Il m'obéis. C'est étrange. Mais mon attention reste sur Kuroi que j'embrasse plusieurs fois en ne le lâchant pas

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Jeu 31 Mai - 16:05
Mes yeux se sont fermés, je n'ai même plus la force de les garder ouvert. Je suis épuisé, mais je n'ai aucun répit. Du moins, tant et aussi longtemps que je serai enfermé dans cette cellule de l'enfer, je n'arriverai pas à me reposer correctement. Ce qui est sûr c'est qu'une fois sorti d'ici, je vais m'écrouler quelque part et dormir pendant des jours, enfin si cela est possible... J'en doute fort et puis il y a une question que je dois régler avec Asa. Cette question qui me hante à l'instant. C'était vrai? Avait-il dit la vérité? Ou voulait-il simplement jouer avec moi? Non, ça devait être vrai, cette ordure de paternel ne connaît pas ma peur à ce sujet. Il ne connaît rien de moi tout court, alors il me la surement avouer uniquement dans le but de me torturer, car je ne suis pas auprès d'elle en ce moment même. J'ai vraiment qu'une envie c'est lui exploser la figure, même si je doute d'être suffisamment en forme pour y arriver maintenant. C'est vraiment une horreur cet endroit. Je me force après un moment à ouvrir les yeux et regarde l'extérieur de ma prison. Bon regardé est un bien grand mot, je n'y vois rien ou du moins si un peu. J'ignore si c'est mes yeux qui se sont habitué à la noirceur, mais le noir, ne me semble plus si noir. Ouais, c'est con dit comme ça, mais voilà. En particulier du côté droit, mais bon ça ne devrait pas m'étonner, je suis dans la section des monstres après tout....

Je veux sortir d'ici. Je ne le répèterai jamais assez. Même si dehors ce n'est pas bien mieux, au moins je sais que je suis avec Asa. Ma Asa qui me manque terriblement, même si je sais pas trop comment réagir face à cette merveilleuse nouvelle, qui m'aurait sans doute réjoui dans des circonstances différentes, malgré la peur que je ressens. Oui je dois me rendre à l'évidence, j'aime Asa plus que tout et je souhaite partager ma vie entière avec elle, alors si elle souhaite un enfant, alors moi aussi. C'est trop bizarre de ce dire cela. Surtout maintenant. Elle se réjouirait sans aucun doute de m'entendre dire ça, mais faut pas rêver, ça ne sortira jamais directement à voix haute devant elle. C'est impossible. Mes yeux se ferment de nouveau et essayent de chasser les images noires de mon esprit pour me concentrer sur elle. Uniquement sur elle. Tant de questions qui n'ont aucune réponse. Elle va bien? Ils ne lui font pas de mal?... J'ai l'impression de me répéter encore et encore. Ouais, non je rêve pas, je me répète. Mon esprit est terriblement embrouillé aussi. Un peu comme il l'avait été lorsque j'avais été mordu. Enfin, c'est ainsi, je ne peux m'empêcher de me répéter les mêmes questions en boucle. La réponse finira peut-être par arriver un jour qui sait?

Je suis tellement concentré à me répéter les mêmes choses que je ne pense même pas à la façon dont je pourrais m'évader d'ici et de retrouver Asa à travers cet immense endroit. Je me sens perdu, les ténèbres m'enveloppent de nouveau et j'ai l'impression que très bientôt je n'aurai plus aucune pensée cohérente. Comme à chaque fois qu'on me laisse croupir ici pendant ce qui me paraît des heures et même des jours. Ma tête tombe doucement sur le côté et se pose contre le mur froid. J'ai froid maintenant, ça me revient. Asa semble vouloir quitter ma tête, mais je ne veux pas. Je lutte pour ne pas sombrer, mais au final ça recommence. Je replonge dans un état entre l'éveil et le sommeil, au point ou je ne sais même pas si des heures ont passé. J'entends des voix tout près de moi, mais je ne bouge pas. Soudain, une lueur vient m'agresser, alors que j'avais légèrement ouvert les yeux. Ils se refermèrent pratiquement aussitôt et je tournèrent la tête de l'autre côté.

Tout me devient plus clair après quelques instants et alors que je sens quelqu'un m'enlacer. Cette lueur, qui m'a certes brulé les yeux et cette douce chaleur... Asa? Non, je n'avais aucun doute, c'était bien elle qui me caressait les joues. Finalement, j'arrive à entendre une voix. Sa voix. Ah ça non je ne suis pas mort, mais j'avoue ne pas être très fort sur mes pieds. Bon aucun son ne sort de ma bouche et je n'arrive toujours pas à tourner la tête vers elle, mais entendre sa voix. Sentir sa présence près de moi me suffit amplement pour retrouver ce bonheur que j'ai perdu trop longtemps. J'ai envie de la serrer dans mes bras également, mais mon corps refuse de bouger pour l'instant. Je la laisse donc me tenir tranquillement, mais elle finit par reprendre la parole. Si j'ai souffert? Oui, mais une fois de plus ce n'est pas quelque chose que j'irai lui dire au risque de l'inquiéter davantage. Mon état lamentable à l'instant est bien suffisant. Bon sang, je déteste me sentir impuissant comme ça, aussi faible et misérable. Je veux me tourner prendre Asa dans mes bras pour être sûr qu'elle sera toujours là, comme elle venait de me le dire.

Sa voix résonne une fois de plus dans la cellule, mais du coup elle ne s'adressait pas à moi. À qui? Elle n'est pas toute seule? C'est vrai qu'elle n'aurait sans doute pas pu venir jusqu'ici toute seule, sauf si elle avait volé les clés. Enfin, ça n'avait aucune importance à mes yeux. Alors qu'elle m'embrassait doucement, j'attrapai doucement l'une de ses mains. Après un moment, enfin je bougeai de ma position pour tourner la tête vers Asa. Les yeux légèrement plissés à cause de sa lueur qui pourtant est très faible. Non, en réalité j'ai l'impression qu'elle est plus forte désormais. Je rêve? Enfin bon, j'ignore de quoi j'ai l'air, tout ce que je sais, c'est que je suis épuisé autant physiquement que mentalement, ça expliquerait bien des choses. J'ouvris la bouche après quelques secondes d'une voix qui essayait d'être naturel, sans grand succès.

- Je vais bien... T'inquiète pas...

Ah oui, je suis crédible c'est fou. Je me déplaçai encore un peu afin de pouvoir la prendre dans mes bras à mon tour. Ça m'avait manqué, terriblement manqué. C'est alors que je remarque un détail. L'un de mes bras à complètement changer, il est noir. Je peux bien le voir maintenant ce qui ne m'avait pas été possible plonger dans le noir complet. Je relâche doucement Asa et baisse les yeux surpris vers ce bras qui m'appartient. Surpris? Non pas seulement, un mélange d'inquiétude et de peur traversa mes yeux.

- C'est... C'est quoi ce bordel?

Je restai bloqué sur ceci pendant un petit moment avant de relever brusquement la tête vers Asa. Je l'attrapai par les épaules avant de reprendre la parole, complètement paniqué, désorienté.

- Asa tu vas bien? Ils ne t'ont rien fait? Comment t'es arrivé jusqu'ici? Et... Et le bébé?

Lâchai-je dans la panique. C'était quoi mon problème? J'en sais rien. Trop de temps passé ici sans doute. Trop de torture et traitement étrange. Franchement, j'étais totalement perdu.Mon cas m'inquiétait, mais l'état d'Asa me préoccupait bien plus. Comme d'habitude.

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Ven 1 Juin - 7:42
C’est étrange. Il n’y a quelque chose qui ne va pas. Cette situation, bien que mauvaise, n’est pas la seule chose qui m’embête. Cette joie que je ressens grâce à ma proximité avec Kuroi m’empêche de penser correctement. Il ne semble pas blessé à première vue mais il semble que j’ai oubliée un court instant que nous étions dans l’obscurité et que ma lueur n’éclairait pas toute la cellule. Il y a quelque chose qui me dérange et j’ai l’impression que ceci est dû à Kuroi. J’ai peur de savoir qu’ils l’on torturé même si selon la jeune femme qui m’ausculte, ils ne lui ont rien fais. Ouais, ils ne se sont carrément pas du tout occupés de mon compagnon. J’enrage rien qu’en pensant à cette pensée. Je maudis tout le monde, notamment son soi-disant père. Il aurait pu se charger de donner à son fils ce dont il avait besoin, ne voulait-il pas arranger les choses entre lui et Kuroi ? C’est totalement affligeant. Il est hors de question que ça se passe comme ça avec mon enfant et puis, moi je l’ai eu avec l’homme que j’aime le plus dans tout cet univers. Il vient de lui. Raison de plus pour que je le garde.

Je regarde Kuroi. Il ne va pas du tout bien. Il est à bout de force et il faut qu’il se repose. Son père a beau être aux commandes, j’ai été une prisonnière exemplaire et en plus de cela, je suis lumineuse. Ils sont obligés de m’attribuer des privilèges et je n’en demanderais qu’un, que l’on s’occupe de lui, le temps que je trouve un moyen de se casser de cet enfer. Je pense que si je demande à mon « médecin » je pourrai rester avec lui et le père ira se faire foutre. Enfin, je ne suis même pas sûre qu’il soit réellement son père. Ils se ressemblent tellement. Quoi que dans l’âme, ils sont tout deux opposés. Et l’on me dit que dans l’ancien temps, j’aurai eu ça comme beau père ? Quel horreur.


Kuroi ment comme ses pieds et cela accrut mon anxiété à son sujet même si je garde le sourire. Je lui caresse le bras pour le rassurer et ne bouge pas d’un pouce. J’ai besoin qu’il sente que je suis avec lui. Je ne recule pas même lorsqu’il le fait lui-même après avoir dit quelque chose d’étrange. Je baisse les yeux pour comprendre ce qui l’embête et mon sang se glace. Je le sens. J’ai l’impression que le temps vient de s’arrêter quand je vois sa main, puis son bras. Il est inexplicablement noir. D’un noir peu naturel. Puis je tilte et les battements de mon cœur s’accélèrent, je n’avais même pas remarquée que son visage était d’une partie de la mère couleur que son bras. Je sens que j’écarquille les yeux. Son œil est jaunâtre. Que se passe t-il ? Je n’envisage même pas le fait que des scientifiques se sont servi de lui comme cobaye mais l’hypothèse que cela soit dû à sa morsure.  


Je reste là, sans bouger, je suis muette de stupéfaction. Je ne sais pas exactement ce que je ressens mais j’ai l’impression d’avoir la réponse à ma question. Qu’est-ce qui me rongeait de l’intérieur à propos de Kuroi ? ça. Je sursaute quand il vient me prendre par les épaules. J’arrive même pas à en placer une quand il vient me demander si j’allais bien et le bébé. Il est au courant du coup. Je clignote des yeux pour revenir sur terre et sans explication, un grand soupir s’échappe de ma bouche. J’ai envie de m’arracher les cheveux. Je ressens du soulagement alors que mon compagnon se trouve dans un été douteux, inquiétant, effrayant . Je suis rassurée par le fait qu’il n’est pas mort, que son caractère n’ait pas changé. Qu’il soit toujours celui que j’aime. Mais je sais que malgré tout ce qui se passerait, je l’aimerai toujours.

Je pose ma main sur la zone douteuse de son visage et la caresse, je lui souris. Ce sourire vient tout seul

-T’es vraiment drôle toi. C’est moi qui devrait m’inquiéter et toi, tu ne prends même pas la peine de te demander un peu plus longtemps pourquoi ton bras et ton visage sont dans cet état.

Je me penche pour l’embrasser à nouveau et pose mon autre main sur la sienne en gardant mon sourire
-Ne t’en fais pas. Je suis arrivée ici grâce à un gardien. C'est trop drôle, il me ressemble. Enfin bon, Ils s’occupent de moi comme je suis un « bien précieux ». Je vais bien oui, mais pas autant que lorsque je suis avec toi

Je regarde mon ventre.

-Ils n’y ont pas touché. Et n’y toucheront pas. La dame qui s’occupe de moi me l’avais promis et crois moi, je sais qu’on peu lui faire confiance sur ce point-là. C’est elle qui m’a annoncé ma grossesse parce que je ne mangeais pas bien. Elle m’apportait de tes nouvelles…enfin..
Je soupire

-Ce que disait..Cet homme. Qui doit être ton père n’est-ce pas ?

Je ne dis rien un moment, ravalant ma colère en pensant à cet homme et ne lui laissait même pas le temps de répondre.

-Enfin bref. Je suis bien enceinte oui et de toi. C’est sûr. Mais ce qui reste à régler c’est ce qui se passe sur ton corps. Je crois que c’est ta morsure qui en est la cause mais tu vas rire…Je crois que je ne suis pas si inquiète que cela. On dirait que ce n’est pas très grave mise à part le fait que ton physique à changé d’un côté.

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Ven 1 Juin - 16:17
Je panique, je m'inquiète et surtout je suis effrayé. Et s'il lui était arrivé quelque chose pendant mon absence? Et si on lui avait fait du mal? Et si au final ce que mon père avait dit était vrai? Qu'elle commençait à m'oublier et qu'elle était venue pour me narguer comme lui le faisait depuis je ne sais pas combien de temps maintenant. Non, impossible. Asa n'est pas ainsi. Si elle avait vraiment commencé à m'oublier, elle ne se saurait même pas donnée la peine de venir jusqu'ici pour me voir ou du moins, elle n'aurait pas franchi les barreaux qui me retenaient prisonnier. Puis, ces paroles ce n'était pas du vent. Elle n'allait plus me laisser. Mon esprit est vraiment troublé à cet instant. J'imagine le pire ou plutôt n'importe quoi, car le pire je n'ai pas besoin d'être enfermé, affamé et assoiffé pour me l'imaginer. D'ailleurs aurai-je du lui demander pour l'enfant? Je ne sais toujours pas si c'est vrai cette histoire, si ce n'est pas le cas, je risque fortement d'avoir l'air bizarre de lui demander ça maintenant. Mais bon il est trop tard et franchement ça ne sera que plus tard que je risque d'être mal à l'aise. Lorsque nous serons très loin de cet endroit horrible. Je comprends mieux pourquoi Mifa à essayer à tout prit de le fuir il y a fort longtemps, bien qu'elle ne doive pas être enfermée comme nous le sommes. De plus, je l'ai abandonnée à son sort...

Ah non, je dois pas me mettre à déprimer en plus de tout le reste aussi. Ce n'est pas le moment, je dois rester concentrer sur Asa qui me fait face et qui semble stupéfaite. Pourquoi? Sans doute parce que j'ai craché toutes ces questions en même temps. Ou peut-être a-t-elle aussi remarqué mon bras? C'est surement ça et pourtant mon état m'importe tellement peu pour l'instant. Certes j'ai tout de même quelques peurs que je n'exprimerai pas maintenant. A-elle peur de moi? Ou bien cette réaction est-elle juste due à de l'inquiétude, je ne sais pas et je ne sais pas si j'ai envie de savoir la réponse, surtout si c'est la première réponse. Bref, Asa. Oui Asa, car y a qu'elle qui m'intéresse là. Si quelqu'un à oser poser la main sur elle, je vais aller le buter direct, même si n'ai aucune force, je suis sûr que j'en aurai suffisamment pour cela. Je n'accepterai pas qu'elle soit blessée, bien qu'à première vue, ma chère Asa semble se porter très bien. Mieux que moi en tout cas. Ils doivent bien la traiter à cause de son don, par chance j'ai envie de dire, mais je préfèrerais être dehors et poursuivi par une horde de monstres que de la savoir ici entourer de scientifiques et des militaires bizarres avec des intentions malsaines. Ouais, je suis bizarre.

C'est maintenant que je remarque que je suis devenu totalement dépendant d'elle. Je suis séparé d'elle quelque temps et voilà que je deviens complètement fou. Il ne faudrait pas que ça arrive trop souvent, je ne risque pas de le supporter. J'ai besoin d'elle s'est fou, si on essaie de me l'enlever maintenant, je ne suis même pas sûr qu'on sera capable de me faire lâcher prise. Ça doit être pareil à son côté, du moins c'est ce que j'espère et que je tente de me convaincre malgré les idées noires qui surgissent parfois dans mon esprit à cause de toutes les merdes qu'on a pu me dire. Mes mains contre ces épaules se relâchent légèrement lorsque mon brunet soupir. Sur le coup je ne comprends pas, je reste silencieux et attends. Je ne sais pas trop ce qu'elle ressent à l'instant et j'ai encore du mal à m'adapter à la lumière pour la distinguer correctement. Pourtant, une chose est sûre je ne rate pas me sourire qu'elle m'adresse alors qu'elle pose sa main sur moi. Ce sourire qui a toujours réussi à me détendre, me calmer et bien son effet est toujours le même. Mon inquiétude semble tranquillement s'évanouir. J'aimerai toujours autant cette expression chez elle. Ça aussi, ça m'avait manqué, car j'avoue que le sourire que pouvait parfois faire mon voisin d'en face n'était pas du tout rassurant et me donnait des frisons dans le dos. En tout cas, une fois de plus, se sourire vint me sauver des ténèbres dans lesquels j'étais plongé.

Je n'ai pas changé c'est sûr, mais c'est ainsi qu'elle m'aime non? Après tout pourquoi je m'inquiéterais pour moi, alors qu'Asa est la chose la plus précieuse à mes yeux? Et aussi cette petite chose qui pousse dans son ventre, même si j'ignore si cela est vrai ou pas. Pourtant, je reste surpris lorsqu'elle me parle de mon visage? Quoi mon visage? Il a aussi changé? C'est fort possible, je n'ai pas eu l'occasion de vérifier dans un miroir ces derniers temps hein, mais ça ne doit pas être si terrible que ça, pas vrai? Je l'espère du moins... De la joie m'envahit enfin lorsqu'elle vint m'embrasser de nouveau. Bon sang, j'ai l'impression que ça fait une éternité notre dernier moment ensemble, rien que tous les deux... Après cela, je reçois quelque explication sur le comment elle était arrivée ici. La personne était donc un gardien, mais pourquoi l'aider comme ça? Je ne comprenais pas une fois de plus, mais comme l'autre était parti, je ne pouvais pas lui poser de questions. De toute façon, j'en avais pas envie, mes retrouvailles avec Asa étaient bien trop belles. C'est alors que je reçois la confirmation. Cet abrutit ne m'a pas menti, elle est bien enceinte et j'ignore si je dois m'en réjouir ou paniquer encore plus maintenant que je sais que c'est vrai. J'ai toujours cette peur au fond de moi, mais pour l'instant tout ce que je veux c'est notre bien à tous les trois, donc sortir d'ici. Mes yeux se baissèrent doucement vers le ventre d'Asa, mais préférèrent ne pas bouger, franchement j'ignore complètement comment le prendre... Je suis perdu.

Je ne dis rien lorsqu'elle poursuivit en me demandant si l'être ignoble qui nous a capturés était mon père. Bon, j'en ai pas eu le temps, elle poursuivit sans s'arrêter. Toujours aussi bavard ma Asa, au moins son séjour ici n'a pas changé cela. Elle a surement dû leur faire vivre un enfer. Non en fait j'en doute pas. Je relève la tête vers elle pour la regarder de nouveau dans les yeux. Elle n'est au courant de rien de ce qui se passe ici. Je préfère ne pas trop y penser, mais l'idée de peut-être me transformé ou peut-être même pire, m'effraie grandement. J'ai surtout peur de ce que je pourrais faire à Asa si je perdais la raison. J'ai changé physique, mais c'est vraiment tout? On peut régler cela où je suis condamné à vivre dans l'ignorance sur mon état? Ma main normale alla doucement se poser contre la joue d'Asa pour la caresser gentiment.

- Si ce n'était que ça...

Ma voix était sombre, elle croit que cela est du qu'à ma morsure, mais je redoute de lui dire que ce n'est pas le cas. Elle est imprévisible et comme moi, je suis persuadé qu'elle irait cogner des gueules s'il m'arrivait quelques choses. Pourtant, je lui dois des explications, je veux qu'elle sache, même si moi-même je suis sûr de rien en ce moment.

- Asa, je ne crois pas que cela soit dû uniquement à ma morsure... Ils ont trouvé un nouveau jouet intéressant sur lequel tester des trucs sans doute parce que je n'ai pas succombé à ma morsure.

Je baisse à nouveau les yeux vers mon bras entièrement noir. Je sais maintenant que ce n'est pas que mon bras, mais toute ma moitié droite. J'effrayais déjà les gens, maintenant ils vont me fuir ou essayer de me buter direct...

- J'ignore ce qu'ils m'ont fait exactement, mais je me sens différent... Pas que physiquement je veux dire... Après, je suis peut-être juste complètement épuisé et que ça fait trop longtemps que je suis plongé dans le noir, je n'en sais rien. Je ne sais même pas combien de temps à passer depuis qu'on a été capturé. J'ai l'esprit complètement embrouillé.

Mes yeux se ferment après un léger soupir, mais je la regarde de nouveau rapidement. Je sens une légère colère monter en moi, alors que j'allais poursuivre sur quelque chose qui me déplaît fortement.

- Et tu ne t'es pas trompé, cet homme est bien mon père. Une vraie ordure. Il n'a pas arrêté de venir me faire chier à me raconter de la merde pendant tout ce temps.

Non, on ne reste pas poli quand il s'agit de parler d'un guignol pareil. Il m'a dit deux trois trucs intéressants, comme pour la grossesse d'Asa et pour Mifa, mais sinon il venait discuter du passé où tout pleins d'autres trucs sur sa vie qui ne m'intéresse pas. Il est chiant, je suis bien heureux de ne pas retenir de lui sur le côté bavard. Bon sang que je serais chiant. Enfin, là oui j'avoue je parle beaucoup, mais j'ai l'impression que ça me maintient éveillé, je ne souhaite pas retomber dans un demi-sommeil.

- Enfin peu importe tout ça, il faut sortir d'ici et vite. Je vais finir par perdre l'esprit si je reste seul ici sans toi. Puis, je n'arrêterai pas de m'inquiéter pour toi et pour lui tant que ne serons pas dehors.

Ma main s'était finalement posé contre le ventre de ma tendre Asa à mes mots. Je m'avançai également pour pouvoir l'embrasser aussi. J'assumerai mes responsabilités, je protègerai ces deux êtres précieux à mes yeux. J'accepterai le fait d'avoir un petit monstre dans nos vies. Ça ne peut pas être horrible à ce point puisqu'il est de nous deux. C'est notre enfant. Je pose mon front contre celui d'Asa avant de terminer.

- Tu crois que ton gardien peut nous faire quitter cet endroit? Il semble t'écouter sans poser de questions. Sinon on pourrait essayer de trouver Mifa, elle est ici, elle pourrait nous aider j'en suis sûr, elle est déjà sorti une fois...

Enfin, je mets mon cerveau au travail. Je dois plus laisser mon esprit dérivé ou juste se fermer totalement. On doit trouver un moyen de sortir.

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Sam 2 Juin - 7:00
Il y a des fois où je regrette de ne pas être une géante. Non une montagne de muscle, ou bien les deux. Cela m’aurait permis de porter Kuroi comme je le souhaitais et avec cela me barrer de cet endroit. Le problème c’est que je ne suis pas ça et même si je ne suis pas frêle, je suis une lilliputienne face à Kuroi. Il aurait dû être un peu plus petit, j’aurai pu au moins le traîner jusqu’aux escaliers et je ne sais pas si je souhaite que notre enfant prenne de son côté niveau taille, ça risque d’être embêtant. Bien heureusement, la plupart du temps, il prend entre le père et la mère, c’est  ce que m’avait dis la dame quand elle croyait que j’étais encore enceinte. J’espère simplement que cet enfant ne sera pas l’exception qui fera comme bon lui semble. Mais comme tout semble s’acharner sur moi, je redoute fortement. Sauf que je pense que cet enfant n’est pas la priorité en ce moment. C’est dur de dire ça mais si je veux qu’il vive dans un environnement « saint », il va bien falloir que Kuroi et moi sortions d’ici. J’étouffe dans cette cellule. J’ai l’impression de suffoquer mais ce n’est que mon esprit qui me joue des tours. Peut-être le stress ? Je ne vois pas d’autres explications, sauf que je ne dois pas l’être, je dois rester positive et trouver un moyen de me barrer d’ici avec mon compagnon.

Il semble d’ailleurs plus reposé. Je sais que ça n’a pas été la joie tous les jours mais ce qui compte c’est qui va bien malgré cette chose étrange qui loge sur son corps. Je me demande si ça peut s’enlever. Je devrais demander à quelqu’un mais pas ici. Ils risquent de me faire chier et puis pourquoi m’aideraient-ils ? Kuroi ne leur ait d’aucunes utilités. J’ai l’impression qu’une boule vient de se faire dans ma gorge en pensant à cela. Kuroi il m’ait utile à moi. Il représente ma vie et ça me fais mal de voir qu’ils n’ s’en occupent pas. Je ne maudirais jamais assez son potentiel père. Mon bébé en ferait de même j’en suis sûre. Cependant, une trace d’incertitude réside en moi, Kuroi ne dit rien quand j’évoque la morsure. Comme s’il croyait que ce n’était pas dû à ça. A quoi ce serait dû alors ? Je flippe. Il n’a pourtant pas bougé d’ici. En fait je ne sais pas comment je pourrais le savoir, je n’étais même pas avec lui. J’ai pas su ouvrir ma bouche pour ordonner de me retrouver dans la même cellule. C’est une honte et je m’en veux. I j’étais avec lui, rien de tout cela ne serait arrivé, j’en suis sûre.

Enfin, ce qui est fait est fait, je ne pense pas que c’est le moment de me morfondre. Sa main sur ma joue me l’empêche. Le sentir contre moi m’avait manqué et même si là ce n’était pas le cas, il me touchait et ça me suffisait. Quand il se mit à parler, j’ouvris grand mes oreilles, je reste attentive. Une attention qui me donne le droit de basculer dans l’incompréhension. J’écarquille les yeux quand il me fait part de ce qu’ils lui ont fait subir. Je ne dis rien mais mon corps chauffe et j’ai du mal à réfléchir. Ils m’ont bien eu les salauds. Mes yeux se ferment instinctivement, mon corps semble faire en sorte de me calmer et j’en ai besoin. D’étranges images traversent mon esprits, ce n’est pas très beau à voir. Je n’ouvre pas la bouche sous peur de ne dire que des mots peu sympathique à l’égard des habitants de cet endroit et j’écoute Kuroi qui me confirme être le fils du patron avant de me dire qu’il est temps que l’on sorte d’ici. J’ouvre les yeux lorsque je sens sa main sur mon ventre et je me laisse embrasser. Ma colère vient de disparaître et ma joie de réapparaître. Je crois qu’il vient d’accepter notre enfant et j’en suis bien heureuse. Dire que je redoutais sa colère plus tôt. Je suis idiote.
Quand il vient me demander si le gardien pouvait nous aider je le regarde avec incompréhension et regarde derrière moi avant de regarder Kuroi à nouveau. Je ne comprends pas pourquoi il pense ça mais c’est vrai qu’il n’est sûrement pas censé m’obéir ainsi.

-Je ne sais pas. C’est vrai qu’il m’obéis mais je ne sais pas pourquoi et je te jure que je ne l’ai pas dragué. Enfin je ne pense pas que ce soit ça, il ne m’adresse même pas un mot et en plus de ça, j’ai l’impression que…

Je réfléchis. C’est vrai, j’ai l’impression de le connaître mais je ne l’ai jamais vu, je sens mes sourcils se froncer. Je mords ma langue un moment et une pensée me vient en tête.

-Tu sais, il y a quelque chose que je dois te dire…Je sais que ça n’a pas sa place maintenant mais…Lorsque je suis parti parler seul avec Eichi, il m’a bien fais comprendre que j’avais un grand frère et...

Je regarde en l’air. Pourquoi je lui dis ça maintenant ? C’est insensé. Sûrement dû à la ressemblance qu’il avait avec moi, mais si c’était mon frère il me l’aurait sûrement dit, si ? Je me masse le cou en ne regardant pas Kuroi, étrangement contrariée, comme ça, sans raison. C’est grotesque.

-Enfin…Ouais je ne sais pas pourquoi je te dis ça maintenant mais depuis tout à l’heure j’y pense et d’ailleurs pour Mifa je peux lui demander où elle est, enfin s’il daigne parler. Mais tu as raison il faut que l’on sorte d’ici.

Je souris, sauf que cette fois, je crois que c’est plutôt un rictus. Je viens me masser le front pour me détendre mais visiblement ça ne suffis pas, lorsque je parle ma voix est complètement étrange.
-Au fait Kuroi, je pense qu’il va falloir que je passe par un laboratoire pour récupérer un truc. Tu m’indiqueras le potentiel responsable de ta « métamorphose » hein ? Si tu te rappelle de certains.

Je ne lui dirai pas le fin fond de ma pensée. J’ai assez été gentille comme ça pour qu’ils s’en sortent tous indemne. Quelques semaines m’ont permis de m’octroyer le droit de faire mal à qui je veux. On me traite comme une reine ici ? Hé bien, je vais me comporter comme telle et l’on verra bien s’ils vont continuer à torturer de pauvres gens.  

Je me dandine sur place pour me dégourdir les jambes avant de toucher quelque chose de dur ma jambes. C’est à l’intérieur de mon pantalon. C’est alors que je me souviens. C’est mon couteau prote bonhyeur. Je l’avais caché ici parce que je savais qu’ils ne se permettraient pas de me fouiller jusqu’ici même s’ils se sont quand même permis pour le haut de mon corps. J’en frissonne rien qu’à l’idée. Je m’en empare et sourit

-Comme ça si l’on vient nous embêter je…

Je n'avais même pas fais attention au retour du jeune homme jusqu’à ce que j’entende un pas près de l’entrée de la cellule. Je me tourne vivement et je le vois me fixer grâce à ma lumière. Il à un plat dans sa main et qui a pas l’air dégueulasse. Mais la je flippe et brandit mon couteau au lieu de le cacher, quel con je fais.

-Fais gaffe je suis armée

-J’apporte simplement ce que tu m’a demandé.

Il est d’un calme qui me glace le sang. Il pose l’assiette et se recule. Je m’approche, toujours sur mes garde, m’empare de l’assiette, goûte et donne l’assiette à Kuroi

-C’est pour toi. Il n'y a rien de suspect. Tu as besoin de manger en plus c’est bon.

J’attends qu’il la prenne avant de le fixe, longuement. Mais au bout d’un moment je range mon arme dans une poche et ne bouge pas. Je ne ressens plus le besoin de le menacer avec elle. Il ne bouge pas et son regard brun est toujours posé sur moi. C’est étrange mais, je ne sens aucune méfiance à son égard en moi mais bien de la curiosité. Je m’approche et le toise, il soutient mon regard et je le pointe du doigt

-T’es qui ? Tu peux nous aider à partir d’ici ? T’es pas trop méchant ?

Je pose énormément de question et lui il me répond avec un haussement d’épaules. C’est officiel je le déteste.

-Pour l’instant contente toi de rester ici. Si tu veux sortir maintenant, essaye mais tu te feras prendre par les gardes avec ton petit ami puisque c’est le moment pour eux de faire leur ronde. Si tu attends par contre de ne plus rien entendre, il se peut que tu sortes indemne d’ici, il est bientôt l’heure pour tout le monde d’aller se coucher et seul deux ou trois gardes seront en train de veiller à ce qu’aucun intrus ne viennent ou prisonniers ne sortent. Crois moi tu as besoin de faire un gros travail sur toi niveau patience et aussi…sur ta manie de poser trop de question. Bien à plus tard.

Il sort de la cellule et la referme avant de repartir. Il n’a même pas fermé le grillage, c’est fait exprès ?

Sauf que là je boude et je m’installe près de Kuroi. Il vient de faire mal à mon ego. Je le hais, c’est encore plus officiel.

-Il est gonflé, il m’a donné un ordre et il me fait la morale attends que je l’attrape ll fera moins le malin. Oh et t’as remarqué ? Il me ressemble vraiment, c’est drôle. Finalement je serai plutôt pas mal en mec non ?

Je n’arrive pas à m’empêcher de rire et je viens lui caresser la tête avec douceur, je le trouve adorable dans n’importe quelle situation alors que là on est dans un endroit semblable à l’enfer.

-Dès que t’as fini on sort d’ici et on va chercher ta chère Mifa ok ? A moins que l’on attende un peu ! Puis moi j’irai faire un petit coucou à mon médecin.

Je l’embrasse sur la joue et m’étire un peu avant de le regarder. Il m’a vraiment manqué.

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Dim 3 Juin - 16:06
Mon cerveau s'active même si j'avoue que ça ne donne pas grand-chose pour l'instant. Les seules façons pour s'échapper avaient déjà été dites et maintenant je suis à court d'idées. Ouais, j'en avais très peu du coup, mais il ne faut pas m'en vouloir, j'ai la tête complètement dans le cul. Puis, foncer jusqu'à la porte d'entrée n'était certainement pas une idée brillante. Je tiens à peine debout. J'ai qu'une envie fermé les yeux et dormir, maintenant ça me serait possible grâce à la douce lumière chaleureuse d'Asa. En espérant que jamais je ne sois attiré par sa lumière d'une façon malsaine comme les monstres. Je n'ai aucune envie de sauter sur Asa pour la dévorer. Bon sang, je ne dois pas m'imaginer ça. Au moins ça a le mérite de m'empêcher de sombrer dans le sommeil et de rester concentré sur la tâche à accomplir. Et si je m'endormais et que je me réveillais comme une créature? Un autre truc flippant... Franchement, je vais commencer à m'inquiéter sérieusement de mon état si je continue à penser de cette façon. Pour l'instant, je dois mettre ceci de côté, pour notre bien à tous les trois. Ça fait vraiment étrange de dire cela. D'ailleurs, ça aussi nous ne pouvons pas vraiment nous permettre d'en discuter maintenant. Je vais flipper davantage pour une tout autre raison si je le fais de toute façon, alors vaut mieux pas en rajouter. Puis, je n'ai pas la tête non plus à entrer dans des discussions aussi importantes. Je risque d'oublier la moitié qui aura été dit. Ce serait con.

Aussi con de croire que ce gardien voudrait nous aider à sortir d'ici. Pourquoi ferait-il ça? Il n'a rien à gagner. Comment Asa a-t-elle réussit à le convaincre de l'emmener jusqu'à moi? Cet endroit me paraît très sécurisé et interdite d'accès pour les personnes possédant un don comme Asa. J'en ai vu aucun passé dans le coin en tout cas. Je n'ai vu personne à part quelques gardes qui venaient que très rarement, mon père et des scientifiques. Après, peut-être dans les moments où je n'étais pas conscient il y en a eu d'autres. Je ne sais pas et au final, je m'en fous pas mal. Elle est là, je peux la toucher, la serrer contre moi et l'embrasser, tout ce que j'avais souhaité depuis le premier jour où nous avions été séparés de force. En réalité, ce ne sont pas les tortures ou autres traitements horribles qui était réellement insupportable. C'était le fait d'être si loin et sans aucune nouvelle réelle de son état qui était la vraie torture dans cette histoire. Enfin, c'était terminé maintenant. Du moins, je l'espérais. Il ne fallait simplement pas se faire prendre par des gardiens, car je doute qu'ils soient heureux de nous voir en liberté comme ça en ce moment. En particulier mon père qui allait perdre son sujet de laboratoire. Enfin, je parle de liberté, mais y a tout de même ce garçon-là qui est parti pour l'instant. Il ne semble pas trop effrayé à l'idée qu'on décide de se casser là tout de suite. Tout ça est tellement bizarre, mais si on peut l'utiliser pour fuir moi ça me va.

Mais Asa semble ne pas trop comprendre la raison de ma question. Je commence à me dire que c'était peut-être totalement con comme idée du coup. Bah oui, mais je me répète, pourquoi ils nous aideraient? Pour faire une bonne action? Les gens ici ne sont pas réputés pour leur gentillesse et leur générosité alors... Je vais vraiment me mettre à déprimer si je reste ici encore longtemps. Malheureusement, Asa ne sait pas s'il peut vraiment nous aider à quitter cette base. Un petit truc me fait tiquer dans sa phrase, mais au final je n'avais pas du tout songé à une telle chose. Je doute qu'elle aille jusque-là... Enfin je crois. Merde Asa, pourquoi tu as dit ça? Non non, on ne pense pas à ça, j'ai confiance en elle, elle ne fera jamais ça. Alors que je tente de passer autre que ce petit mot, je continue de l'écouter attentivement. Elle me reparle d'une situation qui s'est passée il y a longtemps. Quand nous étions encore dans le camp des survivants. Je la regarde sans comprendre. Pourquoi me dit-elle ça maintenant? Quel est le rapport avec la situation actuelle? J'aime bien apprendre de nouvelles choses sur elle ne faut pas croire le contraire, mais j'avoue qu'elle le choisit bien le moment pour me raconter des trucs comme ça. D'ailleurs, pourquoi me l'avait-elle pas dit plus tôt? Je ne sais pas, peut-être trouvait-elle que ça n'avait aucune importance? Mais d'un côté, j'aurais peut-être aimé qu'elle me le dise immédiatement... Bon sang, quelle plaît mon cerveau quand il s'y met. On s'en fout voilà.

Elle semble contrariée soudainement. Encore plus de questions me traversent l'esprit. Oui, j'avoue que je ne suis pas rapide pour faire le lien entre les choses, mais finalement deux morceaux réussissent à coller. Gardien, frère. C'est son frère? Non, pas possible, ça serait une coïncidence bien trop grande. Autant que de tomber sur sa petite soeur sans le savoir, il y a très longtemps et revoir son père après des années... Ouais, bon je devrais rien dire en fait. Je oche uniquement la tête à ces prochaines paroles, n'insistant pas pour qu'elle poursuivre sur sa lance. Je crois avoir compris de toute façon. J'ai bien dit, je crois. Je lui demanderai plus tard pour être sûr, une fois dehors. La suite par exemple, j'ai compris sans soucis. Je sais très bien ce qu'elle a en tête, mais même si je le voulais, je ne pourrais pas l'empêcher. Puis, je n'ai aucune envie de l'arrêter, j'ai moi-même envié de leur faire payer, même si je n'ai aucun souvenir de leur visage. À part celui de mon père, celui qui a demandé qu'on commence tout cela sur moi. C'était lui le principal responsable de ma situation. Une chose est sure, si Asa part à sa recherche, je l'empêche pas et l'encourage même, car c'est dans mes intentions. Il mériterait toutes les horreurs qu'il m'a fait subir et bien plus encore. De plus, je dois retrouver mes affaires, je ne partirai pas sans l'arme de mon grand-père, hors de question. C'est lui qui doit les avoir sans aucun doute.

Pendant un instant j'avais fermé les yeux, mais lorsque je les rouvris, Asa avait un couteau. Comment? Où? Elle l'avait sur elle depuis tout ce temps? Ils ne l'ont pas fouillé? La chance, moi, ils m'ont complètement dépouillé. Mes armes, même ma veste, ma chemise, mes bottes. Faut croire qu'ils voulaient que je meure de froid dans cette cellule, mais ce n'est pas arrivé par chance. Un faible sourire allait s'afficher sur mon visage, mais disparut bien vite lorsque l'ont fué interrompus par l'arrivée du gardien. J'allais dire à Asa de planquer l'arme, mais au lieu de ça, elle se tourna vers le jeune homme pour le menacer. Je me serais mis une claque en plein visage, si je n'avais pas si peu de force. Bon sang Asa menaçait d'un couteau, un mec qui doit avoir une arme à feu, c'est complètement stupide. Je paniquais un peu à l'idée qu'il la sorte justement et menace Asa et j'étais prêt à bondir si c'était le cas, mais non. Il pose l'assiette simplement. De la bouffe? De la vraie cette fois? La joie ! Se réjouir pour si peu, alors que ça aurait très bien pu mal tourner, je ne suis pas bien. Lorsqu'elle me tend la nourriture, je la prends sans attendre. J'ai l'impression d'être un chien qui saute sur la bouffe qui est tombé par terre... Pathétique.

Pourtant même si mon ventre criait juste à l'idée de manger un truc de cette assiette, j'attendais et releva les yeux vers Asa qui s'était éloigné pour faire face au gardien. Que fait-elle? Je veux me lever, me tenir à ses côtés pour qu'elle ne confronte pas quelqu'un de potentiellement dangereuses seules. L'image d'être faible, misérable est encore plus grande maintenant que je vois que je ne peux rien faire en cas de problème. C'est la deuxième fois... Je ne peux vraiment protéger personne correctement hein? J'échoue encore et encore. À chaque fois... Les personnes que j'aime finissent toujours par mourir ou entre les mains d'ennemi... Je suis un faible, en plus d'être un monstre. Mon corps se met étrangement à trembler légèrement. Je ne comprends pas pourquoi, la colère? La honte? J'écoute d'une oreille distraite les paroles du jeune homme, mais je saisis l'essentiel. Bizarrement, il n'a pas l'air d'être une menace. Pourquoi? Il veut quelque chose? Je relève la tête et cesse de trembler lorsque je l'entends partir. La cellule toujours ouverte. Il se passe quoi ici bon sang? Ma compagne me rejoint ensuite et s'installa à mes côtés. Je n'avais toujours pas touché mon assiette qui ne me tentait plus tant que ça maintenant. Pourquoi?

Un nouveau faible sourire apparaît sur mon visage lorsqu'elle s'adressa à moi. Oui, il lui ressemblait drôlement, peut-être était-il vraiment frère et soeur? Qui sait. J'ai bien envie de rigoler à ces paroles, mais je me contente d'un sourire. Même si elle était un mec, ça ne m'empêcherait pas de l'aimer. Ouais, j'irai pas lui dire ça... Elle va peut-être me trouver étrange. Je sens sa main me caresser la tête et je ferme à nouveau les yeux sous cette caresse. Ça me détend, alors que le stress m'avait envahi il y a à peine quelques secondes. Je suis tellement heureux qu'elle soit là, saine et sauve, alors que c'est à cause de moi si elle est dans cette situation à la base. Je recommence. Je commence enfin à manger pour éviter de me mettre à trembler de nouveau.

- Tu sais, je suis d'accord avec lui. Tu poses beaucoup de questions et tu manques cruellement de patience !

Ma voix essayait d'être amusé pour pas qu'elle le prenne mal. Toutes les questions que je m'étais pris dans la face à notre rencontre. Je m'en souviendrai toujours. De sa "grande gueule". Je ne peux plus lui dire cela, elle va trouver le moyen de me torturer d'une façon ou d'une autre. Je termine mon repas rapidement. Peut-être trop rapidement, j'espère ne pas tout recracher plus tard, ne serais pas avancé. AU moins, ça me permet de retrouver quelque force. Je pose l'assiette et appuie ma tête contre le mur derrière moi en soufflant épuisé. Je regarde en haut pour aucune raison, perdu dans mes pensées.

- Et je t'avoue que si tu serais un mec avec ce visage, ça ne me dérangerait pas, bien que je te préfère comme tu es là.

Je réalise ensuite mes paroles. Bon finalement, j'ai dit le fond de ma pensée, mais est pas bien grave. Certes, j'ai un peu honte sur le coup. Mon sourire est collé là sur mon visage, pourtant j'ai l'impression qu'il n'est pas aussi sincère. Il y a un truc qui va pas et je tente de le cacher sous des blagues et des piques stupides. Je préfère pourtant me convaincre que c'est la fatigue qui est la cause de tout ça et que ça s'arrangera très vite.

- Enfin, je suis aussi d'accord d'attendre un peu comme il a dit. Pour éviter le plus possible de gardiens. J'ai eu ma dose de tortures et tests en tous genres. Évitons d'être attrapé de nouveau. D'ailleurs, j'espère que Mifa va bien et que nous n'aurons pas trop de mal à la retrouver... Du moins, si ce vieux con ne m'a pas menti et qu'en fait, elle n'est pas ici...

Je tourne finalement la tête vers elle. Chercher Mifa, mes affaires, faire coucou à la médecin, buter cette ordure de père et ensuite se barrer d'ici. Voilà mon plan. Sauf si bien sûr, ma malchance légendaire resurgit et que quelque chose d'horrible arrive entre-temps. Je regarde Asa les yeux à demi fermés l'air endormi, je lève finalement une main vers son visage et caresse doucement sa joue

- Tu m'as manquée...

Je ne la quitte plus des yeux, comme si j'avais peur qu'elle disparaisse de nouveau.

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