Où est la lumière?
 
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Une vie simple fait partie du passé [With Asa]

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Jeu 25 Mai - 20:02
C'est dans le plus grand des silences que nous avions traversé le reste de la ville pour arriver en bordure de celle-ci. Du coup tant mieux, on ne pouvait pas se permettre de parler en sachant ce qui rôdait autour de nous. Qui est franchement bien pire que les monstres humanoïdes qu'on rencontre partout ailleurs. Ici les monstres cachés dans l'eau son encore plus redoutable. Enfin le silence n'était pas gênant en tant que tel, c'est plutôt ce froid désagréable qui reste entre nous deux qui était le problème. Lorsque j'entendis la porte du café s'ouvrir de nouveau, je mettais mis en marche sans attendre une seconde de plus sans même jeter un coup d'oeil dans sa direction et ce fut ainsi tout le trajet jusqu'au camp des survivants. Je gardais les yeux rivés droit devant moi ou autour de moi lorsque j'entendais un bruit suspect d'un côté. Il faut rester prudent malgré cette ambiance vraiment lourde.

Lorsque nous serons enfin arrivé, alors je pourrai décider ce que je fais. Ça va me paraître peut-être plus facile de la laisser si je la sais entre quatre murs avec d'autres survivants. Je l'espérais en tout cas. Tout ça devait se régler... Et vite. Je n'en peux plus de toutes ces contradictions et de ces questions sans réponses. Bien que je doute avoir une réponse un jour si je partais sans elle. Je dois rester ainsi et ne pas céder à la pression à lui parler. Tout ça était mon oeuvre, alors je ne pouvais pas tout saboter à cause de ce que me dicte mon coeur. Je dois écouter ma tête et uniquement elle. Mon coeur est stupide, il a oublié à quel point il a souffert à la perte d'un être cher et il veut recommencer avec Asa. C'est hors de question que ça arrive de nouveau. Je ne peux pas, même si au plus profond de moi, je sais que je veux lui faire une place bien spéciale... Quel genre de place, je sais pas, mais c'est vraiment fort. Je dois combattre tout ça, jusqu'à temps de voir ce que je fais et si je suis capable de la quitter.

Après plusieurs heures de marche, nous arrivons dans une forêt bien fournie coupant pas mal la lumière de la lune. Vraiment pas pratique, mais le camp des survivants était par là. Je me souvenais exactement de son emplacement, en espérant qu'il soit toujours debout. J'étais déjà venu ici par le passé et cela faisait plusieurs années que je n'y avais pas mis les pieds. Les gens m'énervent, mais alors les gens qui croient que la sécurité réside dans des murs de bois et en restant sur place, c'est encore pire. Par chance, les créatures ont peur du feu, vu comment elles sont intelligentes, je suis persuadé qu'elle y aurait foutu le feu. En tout cas, c'est ce que je ferais pour leur prouver que leur petit camp n'est pas plus sécuritaire que ça.

Bon je dois éviter de penser ainsi, sinon ça me donnerait une bonne raison de ne pas quitter Asa... Ce n'est pas du tout ça mon but. Je m'arrêtai quelques instants regardants au loin. On pouvait apercevoir la lueur du feu. Nous approchons du mur. Le seul problème que nous risquions d'avoir rendu là-bas c'est les survivants qui font les tours se gardent. Par chance, ils ne laissent pas entrer n'importe qui ces idiots, mais s'ils ne me reconnaissent pas, je suis mal barré. Je n'ai pas franchement l'air sympathique, après avec Asa ça devrait mieux passer... Elle possède ce don spécial de lumière, les gens aiment ça. Sans même me retourner j'annonçai à la brunette qui était derrière moi, de ma voix toujours froide.

- Nous approchons du camp des survivants... On y restera quelque temps.

C'est vrai que je n'avais pas dit une seule fois où nous allions et pourtant elle m'avait suivi jusqu'ici sans rien dire. Je ne comprends pas comment elle fait pour avoir autant confiance en moi. Je ne comprendrai jamais. Elle ignorait complètement mes intentions en venant jusqu'ici aussi, bien que j'aie presque failli y renoncer lorsque nous discutions tranquillement dans le café. J'ignore si elle commençait à comprendre, mais je préfèrerais que non. De toute façon, je sais même pas si j'allais en être capable. Je crois que ce camp est la solution-miracle à mon problème, mais en réalité j'en sais trop rien. Peut-être que je n'arriverai à rien et je n'aurai pas plus avancé. Je dois me secouer et ne plus y penser tant que je ne serai pas entré à l'intérieur. Je me remis à marcher. Je devrai me remettre les idées en place et prendre une décision très difficile... Qu'est-ce qui est mieux? Qu'est-ce que je dois faire?

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Ven 26 Mai - 18:23
Honnêtement, ça me fais chier. Ça me fais chier de devoir me taire et ne savoir que le chemin se passerait dans le silence complet. J’aurais préféré me tromper, mais malheureusement, ce ne fut point le cas. Une boule de trouvais dans ma gorge au moments où nous partions, une boule de regret sans doute. De regret et de nostalgie. Même si j’avais réussi à garder un air impassible, l’envie de m’exprimer s’était faite énergie moi et m’avais rongé tout le long du chemin. Mes muscles crispés avaient pu clairement me prouver que mon désir de ne rien afficher sur mon visage s’était réalisé. Un profond sentiment d’amertume s’était alors fais sentir en moi. Un sentiment que je tentais maintes et maintes fois de contrôler en fermant les yeux et en concentrant toute ma volonté sur ce fardeau et finis par me retenir de hurler de rage lorsque je constatais que cela s’avérait être un total échec et autant dire que cela ne m’arrangerais en rien. Une fois de plus, je me retenais de faire quelque chose. Même ma rage n’était pas assez forte pour pouvoir crier en toute liberté et me foutre complètement de la pression du silence me forçant à me taire et donc, tout simplement à m’étouffer.

Une fois que nous étions partis, Kuroi ne m’adressa pas une seule fois un regard et même si je voulais me convaincre qu’une absence de  sentiment résidait en moi, il en était tout le contraire. Je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qu’il avait, ce que j’avais fais pour que nous en arrivions là. Peut-être l’avais je dégoûté de quelque chose chez moi ? Mais qu’était ce ?  Comment y étais je parvenue surtout ? Trop de questions qui n’auraient pas de réponses puisque pour les obtenir, il me fallait taper la causette avec Kuroi qui ne semblait pas enclin à cela. Fichu caractère à la noix ! Kuroi, nom de dieu, tu en mérite des baffes et des coups de poings !  Je le fixais avec hargne, le poing serré à avant de relâcher en baissant la tête, avalant avec difficulté, ma salive. Si c’était de sa faute, je n’y étais pas pour rien non plus.  Du moins, je l’imagine. Pourquoi serait il si froid avec moi dans le cas contraire ?  J’en sais rien, mais je suppose que c’est la première supposition la bonne. Puisque je ne me trouvais pas face à lui, je ne pouvais voir son visage à ces moments ci. Je voulais le voir afin de savoir ce qu’il ressentait à ces instants précis. Si Kuroi gardait son air glacial, on pouvait néanmoins lire en lui comme un livre ouvert. C’était l’impression qu’il me  donnait du moins. Moi, en une journée j’avais appris à lire en ses yeux. Certes, je possédais encore quelques lacunes mais je savais traduire approximativement ses airs et ses regards.  Sans doute encore l’œuvre de l’amour qui nous pousse à nous renseigner sur l’être aimé , au point de se démener à traduire chacune de ses faits et gestes.

Inutile de soupirer Asa, tu sais très bien que cela ne te mènera à rien d’autre qu’à dépression chronique. Plus sérieusement, je me demande s’il fallait que je le lui cache. Même si je sais qu’il ne m’aime pas comme moi je l’aime, ne valait il pas mieux de le lui dire afin qu’il comprenne pour agirait je comme cela avec telle ou telle  personne. Le seul problème, c’est que je n’étais pas apte à me prendre un râteau avec tout ce qui s’était passé en une journée, aux côtés d’un beau blond nommé Kuroi. C’est si désolant que j’en pleurerai. Marchant quand même de longues heures, je finis par avoir mal aux pieds mais me taisais pour ne rien dire et souffrais donc en silence jusqu’à ce que nous apercevons un mur. Je m’arrêtais de marcher lorsque Kuroi me déclarais ne plus être loin du camp et que nous y resterions un moment. Par chance, je réussi à retenir un bon gros juron. Honnêtement, le camp des survivants ne me plaisais guère. Je n’y avais jamais été et ne le voulais toujours pas. Vivre avec des crétins n’était pas ce que je chérissais de tout mon cœur et là Kuroi me sors que l’on va y rester un moment. Génial. Je soufflais un en silence tandis que nous nous rapprochions du camp cette fois plus imposant. Je m’arrêtais un instant en sentant une feuille un peu trop libéré. Je m’apprêtais à replacer ma ceinture quand les trois feuilles s’envolèrent vers Kuroi, suite à la puissance du centre assez forte pour soulever une feuille. Je retins un cri et accouru vers Kuroi pour saisir l’une des feuilles en la pensant être le portait de face de Kuroi et laissais les autres voler. L’une était toujours aux pieds de Kuroi,volait un peu plus loin.

-C’est juste des feuilles hein...

Défense enclenché. Me voilà en train de me justifier sans qu’il m’ait dis quoi que ce soit et fini par partir vers l’autre feuilles plus loin et proche du camps, la saisit d’un geste vif avant de soupirer. Après curiosité, j’ouvrais mes deux dessins, voulant m’assurer que je les ai mais toujours. Mais mon sang ne fit qu’un tour. Aucunes d’elle n’était le portait du visage de Kuroi. Ce qui revenait à dire que le dessin aux pieds de Kuroi…était le tant désiré. Je ne dis mot et préférais ne pas me retourner. S’il l’avait ramassé, il fallait faire comme si de rien n’était. Mais punaise, c’est la honte !  C’est censé être le meilleur mais..Je ne suis plus si sûre maintenant.
Avec difficulté, je repris la marche vers le camp et son feu, le cœur battant. Mon dieu l’amour c’est crevant !

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Ven 26 Mai - 23:11
Cette impression d'avoir un regard perçant mon dos était fort déplaisante, mais je vivais avec et faisais comme si rien n'était. Je n'allais pas m'énerver pour ça, je devais garder le silence. Asa avait toutes les raisons du monde de me jeter des flammes par les yeux, j'ai agi comme un gros imbécile. Oui je l'assume pleinement, mais ça me paressait être la meilleure solution sur le moment. Bon je m'étais surtout laissé emporter par la peur, mais bon ainsi j'évitais tout sujet pouvant empirer cette panique en moi. À quoi pensait-elle à ce moment précis? Je suis prêt à parier qu'elle a envie de me foutre une baffe, mais je n'irai pas vérifier en me retournant pour voir son visage. Je m'en suis déjà pris une dans la journée et je ne suis pas spécialement fan de ce genre de coup. Comment-ce t'elle à ressentir que de la colère pour moi? Allait-elle finir par me détester? Je me souhaite que du malheur, mais ça serait tellement plus simple si je savais qu'elle me détestait. Je ne souhaite pas une telle chose, le bonheur que j'ai ressenti en sa présence fut si agréable, cela faisait si longtemps et pourtant je veux le détruire. Je dois vraiment ne pas être bien dans ma tête pour vouloir un truc pareil....

Le camp était vraiment tout près de nous maintenant. Plus que quelques minutes et nous y serons. J'appréhendais un peu ce moment. Je connaissais quelques survivants à l'intérieur et franchement pas mal tous me tapaient sur les nerfs. Je ne souhaite pas apprendre qu'ils sont morts, mais je préfèrerais ne pas tomber sur eux aujourd'hui. Je n'ai aucune envie d'exploser une nouvelle fois sur d'autres personnes qui ne méritait pas ma colère. Ils n'ont rien à voir là-dedans, les mêler à mes problèmes c'est bien la dernière chose que je veux. Du moins, il faut déjà qu'ils me reconnaissent, ça fait vraiment très longtemps que je suis venue ici. Je n'aime pas rester au même endroit trop longtemps, alors forcément j'avais bougé dès que j'ai pu. J'avais changé depuis, m'enfin j'ai toujours ma tête blonde qui se repère à des kilomètres. Être américain n'est pas suffisant, il faut en plus que ma couleur de cheveux soit peu courante au Japon. Pourtant Asa a dit que je suis... Beau? Ouais, elle l'a dit, je m'en souviens bien. Mais sérieux pourquoi tout revient sur elle à chaque fois? Et on s'en fout après tout de tout ça !

Alors que je poursuivais notre chemin, je vis passer près de moi une feuille de papier. Je m'arrêtai pour l'observer avant d'entendre Asa parler. Je tournai la tête vers elle sans comprendre. Mais qu'est-ce qu'elle fou avec des feuilles de papier? Elle aurait très bien pu les laissés dans le carnet et pas les arracher. Je comprenais pas trop, c'est juste des papiers. Je ne la quittai pas des yeux lorsqu'elle alla récupérer la feuille qui avait attiré mon attention juste avant. D'ailleurs, je ne comprenais pas trop non plus pourquoi elle se sentait obligée de se justifier de la sorte. Elle est vraiment bizarre. Je poussai un faible soupir, mais c'est alors que je remarquai une autre feuille à mes pieds. Mais elle en a arraché combien? Je la ramassai sans dire un mot, mais en voyant le dessin c'est là que je compris pourquoi elle s'était vite précipité pour les récupérer.

Surpris je vis que c'était mon portrait et elle semblait s'être donné beaucoup de mal pour le faire, car il ne ressemblait pas à ceux que j'avais vus lorsqu'elle avait commencé à dessiner. Elle s'était vraiment appliqué. Pour me dessiner moi? Mais alors que je pensais mon coeur fermé, j'eut l'impression qu'il s'ouvrit légèrement lorsqu'une petite vague de joie l'envahie. C'est débile. Ce n'est qu'un dessin. Et pourtant c'est bien ce qui arriva. N'était-elle pas en colère? Ne me détestait-elle pas un petit peu après ma colère noire? Pourquoi m'a-t-elle donc dessiné en s'appliquant autant? Je quittai des yeux le dessin pour la regarder, mais elle décida de reprendre la route sans rien ajouter.

- Hey attend !

Je me dépêchai de la rejoindre. C'est quoi cette réaction bizarre? Après, j'aurais sans doute réagi de la même façon si je l'avais dessiné dans son dos, mais je dois quand même savoir pourquoi elle me dessine moi plus qu'une autre personne. J'avais aussi cette envie de du dessiné, c'est peut-être pour la même raison. Bien que je n'essaye pas vraiment moi-même de comprendre le pourquoi de cette envie. Une fois l'avoir rejoint, je l'attrapai par l'épaule pour l'arrêter. Nous sommes à quelques mètres du mur, je devrais pas céder à la tentation de lui parler et poursuivre mon chemin, mais c'est vraiment plus fort que moi. Je dois lui demander, je dois savoir.

- Pourquoi m'as-tu dessiné? Je t'avoue que tu t'es vraiment améliorée.

Il ne restait que quelques mètres et j'avais abandonné. Je lui avais parler et même complimenter. Il me faut conserver cette fichue distance et pourtant je fais tout le contraire. Pourquoi j'ai tant besoin de savoir ça? Pourquoi ce fichu dessin me fait tant plaisir? Bordel, les questions recommencent. J'en ai marre.

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Sam 27 Mai - 17:37
Franchement, c’est génial. C’est vraiment génial. C’est dans ces moments-là que je maudis grandement ma maladresse et encore ma bêtise profonde. Si seulement j’avais eu l’idée de ne pas déchirer les feuilles afin de les fourrée dans ma ceinture… Mais je voulais tellement éviter qu’il ne voit mes dessins que j’ai cru faire bon en les coinçant à mon corps. Ben oui, je pensais que s’il y avait bien une manière de retirer mes dessins, ce serait forcément en se rapprochant de moi et donc, ne pas pouvoir échapper à ma vigilance. Le truc c’est que je savais que Kuroi ne le ferais pas, alors, mes dessins , je les avaient coincés à cet endroit, mais oui, il a fallut que ce putain de vent arrive pour foutre la merde dans ma vie en attirant l’attention de Kuroi et en lui montrant mon dessin. Le plus réussi, j’aurais dire que c’était plutôt cool de la part de ce vent mais au final, non. Pourquoi ? Parce que si Kuroi disait qu’il n’était pas super, voir pourri, cela voudrait dire que je dessine réellement mal et que je n’ai réellement pas d’avenir dans le dessin. Enfin d’autres termes, il n’accepterait pas que je lui fasse d’autres dessins. Rien que lorsque j’y pense, je sens mon corps frissonner d’anxiété. Ne stresse pas Asa, c’est juste un truc débile ! J’ai beau me dire ça, mon corps tremblait quand même. C’est pour dire à quel point l’avis et les regards de Kuroi m’étaient important. Pour moi et ma vie. En ce qui concernait les autres, je me fichais largement d’eux et cela était tout à fait normal, mais ce qui ne l’était pas, c’était cet intérêt exagéré que je portais à Kuroi. L’amour est vraiment source de bizarreries.

Après m’être finalement remise en route alors que Kuroi me regardait, je soupirais sous les battements forts et incessamment douleur de mon cœur. C’est vraiment chiant, je sens son regard, je sens le regard de Kuroi posé sur moi et sincèrement, il me fait perdre tout mes moyens. C’est vraiment ridicule, grotesque mais que puis-je y faire ? Rien si ce n’est que d’attendre la poursuite des événements. Mon courage, il était dans mes chaussures et réellement lorsqu’il s’agissait de ce blondinet qui me retournais violemment le cerveau involontairement. Pourquoi était il si séduisant et adorable malgré son fichu caractère et la méchancetés dont il a pu faire preuve dans le lieu précédent et maudite qu’était le café. Il est vrai que j’aurais préféré me faire bouffer par une créature plutôt que d’arriver complètement perdu face à Kuroi. Ouais, carrément, ouais. C’est trop chiant ces états d’esprits insensés. Ces états dues à la folie qu’est l’amour, par la faute à Kuroi et ce charme criminel qui l’habitait. Il me rends folle cet imbécile, et ce est pas la même que celle que j’avais ressenti en lui parlant au début de notre rencontre. Je l’ai dans la peau ce type.

Quand je l’entendais m’interpeller, mon cœur ratait un battement mais continuais d’avancer en accélérant le pas mais quand je l’entendis tenter de me rattraper et sentis sa main sur mon épaule, j’étouffais un cri et me retournais vivement pour le regarder dans les yeux. Surtout lorsqu’il me demandais pourquoi je l’avais dessinée. Je me retins de sourire lorsqu’il me complimentais.

-Vraiment… ?

Je me repris alors et le regardais encore un instant avant de baisser les yeux, toutefois le cœur libéré d’un poids.

-En fait je…Je t’ai dessiné parce que tu es beau et que tu me donnes envie de te représenter bien que peu douée comparé à toi. Et puis, c’est bien grâce à toi que j’ai eu envie de dessiner…

Je remis les feuilles étant plaqués à ma poitrine, à ma ceinture et inspirais en murmurant.

-Et puis je…

Je me stoppait alors. Devais je vraiment lui dire ? Je finis par clore les yeux en expirant cette fois. Non, il me rejetterai sans retenue. Je détournais le regard et laissais tomber.

-On en parlera plus tard, ce n'est pas vraiment le mpiment adéquat. Allons au camp s’il te plaît.

Brusquement, je me plaçais derrière lui, pas rassurée.

-Je n’aime pas le camp, les gens là bas ne me plaisent pas..

Autant le lui dire. Je n’avais jamais de honte car il s’agissait de Kuroi après tout. J’aime Kuroi et même s’il le sait pas, il a ma confiance. Je restais derrière lui, me sentant bien plus à l’aise à cet endroit. Qu’il est bon qu’il soit plus grand que moi…

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Sam 27 Mai - 20:59
Je ne comprends vraiment pas. Alors que je tentais de la rattraper, elle avait essayé de marcher plus rapidement pour en quelque sorte me... Fuir? Ouais c'est ça. Elle voulait éviter quelque chose et j'aurais sans doute dû renoncer en voyant qu'elle ne voulait pas que je l'approche pour lui poser des questions. Il aurait mieux fallu que j'ignore ce que j'avais vue et continue mon chemin. Nous y étions presque à ce foutu camp. Pourtant, j'avais besoin de connaître la raison qui l'avait poussé à me dessiné. J'ai tant de choses à me soucier avant ça, comme par exemple le fait qu'on pourrait se faire attaquer par les survivants s'ils nous trouvaient louche ou n'importe quoi de plus important, mais non c'était cette histoire de dessin qui envahissait mon esprit à l'instant. Je vais finir par croire que plus rien à de l'importance à part tout ce qui concerne Asa si ça continue ainsi.

Par chance, j'avais réussi à l'arrêter avant qu'elle n'aille trop loin elle se retourna vers moi à cet instant pour me regarder dans les yeux. Ça fait un moment que je ne l'ai pas regardé de face à cause du froid entre nous. J'ignore si je dois m'en réjouir, mais voir enfin son visage me faisait du bien. Mon compliment semblait l'avoir surprise, mais il m'a surpris moi-même alors bon... Je dis rarement des trucs gentils et elle l'avait compris depuis le temps, mais là c'était sincère et je me devais de lui dire. Ça me prend vraiment pas grand-chose pour me retourner le cerveau il faut croire. Du moins, lorsque ça la concerne, les autres je m'en fous complètement. Je n'irai jamais complimenter quelqu'un à l'intérieur de ce camp pour ses exploits. C'était uniquement pour elle et franchement ça m'énerve. Bordel, j'y étais presque.

Oh merde, mais elle me le dit encore. Je crois que je ne suis pas tellement au courant pour ma beauté... Je me suis toujours dit qu'être grand, petit, gros, mince, roux, blond tout le monde s'en fout complètement et puis j'ai toujours eu des complexes à avoir des traits et une apparence américaine. Alors dire que je suis beau? Je sais pas, peut-être, mais en fait ça n'a aucune importance à mes yeux. Attendre un compliment de la sorte m'embarrassa légèrement bien que je ne la quittait pas des yeux. Mais il est vrai que c'était aussi l'une des raisons pour laquelle je souhaitais la dessiner, même si yen avait tout un tas d'autres que je préférais ne pas penser et comprendre. Grâce à moi? J'ai faits quoi pour avoir cet honneur? J'ai agi comme un connard juste avant qu'elle me dessine, faut qu'elle m'explique. C'est bien la beauté, mais si la personne à un caractère de merde comme le mien, ça ne donne pas envie de la mettre sur papier. Elle ne me déteste pas après tout ça? Ne ressent-elle donc aucune colère? Est-elle troublée à cause de moi autant qu'elle me trouble? Je ne peux pas croire ça.

alors que j'attendais le reste de son explication, elle s'arrêta au milieu de celle-ci. Je plissai les yeux lorsqu'elle détourna le regard. Pourquoi elle ne terminait pas? Me cachait-elle quelque chose? Forcément, ça fait plusieurs fois qu'elle me fait le coup et ne poursuit pas sa phrase. Les autres fois je n'avais pas insisté, mais cette fois une forte envie de lui dire de continuer se fit en moi. Je voulais entendre la suite, mais elle me ramena rapidement à la réalité en me parlant du camp. C'est vrai, ce n'était pas le moment de parler de ça ici. Nous étions si proche du campement, si quelqu'un passait par là, ils pourraient nous voir et pourrait croire qu'on complotait un mauvais coup. Je me résous à ne pas l'inciter à poursuivre, mais une fois à l'intérieur, j'allais de nouveau revenir à la charge. Je veux vraiment savoir. Je comprends vraiment par cette forte envie.

Après ces paroles, elle vint se placer derrière moi tout en me disant qu'elle n'aimait pas le camp ainsi que les gens à l'intérieur. Donc, elle était déjà venu ici auparavant? J'ai l'impression qu'elle veut se cacher de quelque chose. Mais quoi? En tout cas, si elle préférait rester derrière moi ça me dérangeait pas. Elle avait marché derrière tout le long, ça n'allait pas soudainement me poser problème. Je la regardai pendant quelques secondes avant de m'avancer vers le mur.

- Je ressens la même chose, je n'aime pas ce camp, mais je connais des gens, donc s'ils ne sont pas morts et qu'ils me reconnaissent, tout devrait bien aller...

Il faut vraiment que je ferme ma grande gueule. Après le compliment, me voilà en train d'essayer de la rassurer. Bon j'ai bien dit essayer, car il n'y avait rien de très rassurant dans mes paroles. Il était fort possible que mes connaissances ne soient plus là où bien que personne ne reconnaisse ma tête et donc on aurait quelques problèmes pour entrer. Pourtant, le problème n'est pas que là. Je cherche à lui parler comme avant la dispute, alors qu'il y a quelques minutes je me disais de ne pas le faire et rester froid, tant que je n'aurai pas remis mes idées en place dans ma tête. J'écoute vraiment rien de ce que je dis.

Ne pense plus à Asa, ni à ce dessin. À rien du tout. Tant que je ne serai pas entré et tant que je n'aurai pas pris une décision. Je n'ai pas besoin de savoir ce qu'elle voulait me dire. Je veux vraiment, mais ce n'est pas nécessaire. Je dois me convaincre de ça. Mes yeux se fermèrent un instant avant que je ne sorte des bois, au même instant on se fit repérer par quelqu'un se trouvant sur le haut du mur. Il nous gueula dessus de nous arrêter en nous pointant de son arme, très malin de hurler d'ailleurs... Je m'arrêtai gardant parfaitement mon calme et levant la tête vers cet individu nerveux.

- Du calme, on n'est pas venu causer des problèmes. Mon nom est Kuroi Ame, je suis déjà venu autrefois et on m'a dit que je pouvais revenir si je le voulais.

J'attendis ensuite et sa réaction fut presque immédiate en entendant mon nom. Il baissa son arme et nous souris du haut de son mur. Ah bah on dirait que j'ai eu de la chance et je suis tombé sur quelqu'un que je connais, bien que j'ai aucun souvenir de ce gars là-haut. Tiens, je viens pas de dévoiler mon nom de famille à Asa? Bon tant pis... Je n'avais pas trop le choix, il n'y a pas qu'un Kuroï sur la terre. Quelques minutes après, la porte se trouvant près de nous s'ouvrit et j'entrai sans attendre à l'intérieur. Le gars sur le haut du mur nous adressa un signe que j'ignorai complètement avant de m'avancer dans le camp. Il y avait quelques survivants dehors qui vaquaient à leur occupation, nous jetant quelque regard curieux ou suspect. Et bien voilà nous étions enfin à l'intérieur de ce camp et j'avais déjà hâte de sortir. C'est trop calme, les gens ne semblent pas réaliser le danger. Je n'aime pas ça, mais bon j'étais venu ici pour une raison et je n'allais pas laisser tomber maintenant. Je soupirai doucement avant de jeter un coup d'oeil à Asa près de moi.

- On pourra se reposer et manger un peu en restant ici, mais d'abord...

Je m'arrêtai pour me retourner complètement vers elle et la regardai dans les yeux. Non, non je ne devais pas et pourtant c'était trop fort pour luter. Je devais demander, je ne pouvais pas laisser couler cette fois. Je dois absolument savoir ce qu'elle voulait dire.

- Tu voulais dire quoi dehors? Tu n'as pas terminé ta phrase.

Je croisai les bras sans la quitter des yeux. Mon regard était toujours froid, ça ne change pas, bien que plus tôt il semblait plus vide. J'avais retrouvé mon masque. Il était temps. Bordel, j'ai envie de me frapper pour avoir insisté et continuer de lui parler. J'étais arrivé, j'étais entré, j'aurais pu juste partir tout seul de mon côté pour réfléchir et bien non, je préfère lui poser cette question stupide au risque de briser le mur que je tentais de conserver entre nous. Pourquoi je fais ça?!

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Dim 28 Mai - 13:40
Avec la réaction que j’ai eu plus tôt, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander ce que Kuroi pensait de moi.  Ben oui, une personne qui vous fuit, n’est pas forcément très sympa et surtout on peut se demander ce que l’on a fait très pour qu’elle en arrive à faire cela. Du moins, c’est la question que je me serai posée à sa place et puis, je l’ai clairement prouvée plus tôt en m’interrogeant sur l’attitude douteuse de Kuroi. Une attitude qui me donnais l’impression que je le répugnais fortement et ça, ce n’était pas réellement plaisant. Voir pas du tout lorsqu’il s’agissait de cet abruti de blond qu’était Kuroi.  Oui, je prends plaisir à l’insulter parce que s’en est un ! C’est un crétin qui me perturbe grandement et ça, je peux rien y faire.  Pour me consoler, je dirai bien qu’il est au moins rassurant de savoir la raison de ces troubles régulier et réellement lourds mais, l’amour n’était pas chose facile et risquait même de perturber le cycle naturel de ma vie. Déjà qu’apprécier quelqu’un n’était pas une mince affaire même si j’aimais cela, la passion qu’est l’amour l’était encore moins et s’avérait presque être un enfer. Enfin, je m’appuie surtout sur l’expérience de l’un de mes anciens compagnons puisqu’apparemment, il avait lui-même été sujet à cela. Quoi que je peux aussi m’appuyer  sur ce que je ressente en cet instant présent et ça, je peux le dire, c’est assez oppressant. A croire que je ne peux plus rien faire qui ne soit pas en rapport avec Kuroi.

Néanmoins, le fait qu’il m’ait complimenté n’a fais que m’apporter une sensation de bonheur et avait effacée toutes traces d’anxiété en mon esprit, si je m’appuyais  sur cela, je devrais dire que c’est plutôt un remède, quoi que légèrement stressant. Je devrais sans doute faire de mon avis sur l’amour, le plus important. Bon, avec Kuroi ça allait être compliqué vu l’incroyable talent qu’il avait pour me déboussoler. Quoi que, je pourrais donc dire que l’amour est compliqué, du moins cela dépendait de la personne qui avait réussi à obtenir notre amour. Et Kuroi…il était du genre bien chiant donc  forcément, ce n’était pas une mince affaire et je ne voulais pas lui en parler sous peine de me prendre un stop. Heureusement, le camp m’avait sauvé et Kuroi et moi nous étions remis à marcher. Moi, derrière lui. Quelques fois, je penchais la tête sur le côté pour observer le camp un peu plus loin et frissonnais toujours un peu plus ce lieu était plus obscur que l’extérieur. On ne savait pas  à qui on se mélangeait, enfin moi, j’en avais vu des malades et des salauds en tant que jeune fille. Des hommes qui n’avaient aucuns respects pour les femmes et des femmes qui ne se respectaient point en faisant des choses sales. Les hommes semblaient s’apporter quand même un peu plus d’honneur. C’est écœurant. Retourner là bas n’était pas mon intention mais selon Kuroi, il valait mieux ça  que rester dehors. Puis, il pourrait manger c’est déjà ça. Moi, je n’avais pas grandement faim.

Finalement, nous étions arrivés près du camp, une fois sortis des bois que je n’avais remarqué tellement je n’étais pas rassurée et sautillais lorsqu’un crétin nous criait de nous arrêter, je levais les yeux et aperçu un homme qui nous pointait de son arme, très nerveux. Il y avait de quoi l’être mais n’empêche. Il valait mieux pas crier. Si je me retenais de crier, Kuroi gardait son calme et rien que pour cela, je l’admirais. Il se présenta alors. Kuroi Ame ? C’était son nom complet ?   C’est drôle son nom veut dire pluie. Pluie et noire, deux choses qui ne vont pas ensemble. Un peu comme mon nom, Minuit et matin ou aube. C’est réellement étrange. Au final, l’homme nous laissait entrer après un sourire et Kuroi ainsi que moi pénétrions dans le camp et bien sûr !  Les regards se tournèrent vers nous. Je me rapprochais de Kuroi et avançait derrière lui tandis qu’ils retournaient à leurs activités. Je faisais alors attention aux hommes mais aussi aux femmes, toujours sur mes gardes lorsque j’entrais dans ce lieu maudit. Toutefois, Kuroi s’arrêtait pour me dire que l’on pourrais répondre à nos besoins avant de se stopper pour se retourner. Oui ? Je lui adressais un regard interrogateur avant qu’il ne fuit le sien une fois que j’eus la réponse. Quoi ?  Il veut vraiment savoir ?  Je le regardais avec surprise. Il se fiche de moi ? Normalement, il n’insiste pas. Pourquoi maintenant ?  

-Euh je…enfin oui mais..

Je n’arrivais pas à trouver les mots exacts, j’étais tellement perdu que je n’arrivais pas à m’empêcher de bafouiller ou de contrôler mes pensées.

-Ce que je veux dire c’est…

Je baissais les yeux avant de les lever, complètement stressée. Brusquement mon corps se raidit bien avant que ma tête ne comprenne ce qui se passait. Je mis quelques minutes avant de capter que je fixais une personne passer un peu plus loin. Il n’était pas plus grand que Kuroi mais largement plus que moi, ses cheveux bruns et ses yeux couleur noisette arborant un air serein me semblaient familier.  Je continuais de le regarder s’installer un peu plus loin après avoir fait un geste de salue à un homme et finit par s’asseoir dans un coin en lisant un bouquin assez vieux à l’apparence. Je ne pouvais bouger et mes yeux ne se décollait de cet homme. Si cela faisait 10 ans que nous ne nous étions pas vu et que son visage de jeune homme s’était remplacé par un visage aux traits d’homme âgé d'au moinsur une trentraîne d'annéés, il était reconnaissable. Je reculais un instant avant d’adresser un regard incertain à Kuroi.

-Excuses moi, je reviens…

Sur ces mots, je le contournait et me décidais à aller le voir, sans pouvoir faire autre chose que le fixer. Il était vivant ?  Lui ? Et moi qui l’imaginais sous terre. Je ne sais pas si j’étais contente mais il était vrai que je voulais me convaincre que c’était lui. Arrivée à ses pieds, je clignais des yeux tandis qu’il ne bougeait pas, absorbé par son bouquin.

-Eichi ?

Il relevait la tête doucement, le visage légèrement doux avant de sembler surpris.

-Asa ?

Sans attendre je me jetais sur lui et le serrait fort contre moi, sentant une pointe de joie en moi. Lorsque je sentis ses bras se resserrer autour de moi je restais un moment comme cela avant de me relever et de le regarder. Son air zen n’avait toujours pas quitté son visage mais un sourire venait de se créer sur son visage.

-Quel surprise de te voir ici Asa.

-Tu parles d’une surprise !  Woaw je...

Je tournais la tête vers Kuroi avant de prendre les mains de mon ancien compagnon après lui avoir pris son livre et l’entrainait sans sa permission, avec moi, voir Kuroi, voulant à tout prix lui présenter Eichi. Parce que c’était Kuroi après tout.

-Kuroi ! Je voulais te présenter Eichi c’est l’un de mes anciens compagnons et Eichi, je te présente Kuroi, mon précieux ami, il m’a sauvé je ne sais pas combien de fois en une journée.

Eichi soupirait après avoir salué Kuroi en inclinant la tête, et finit par m’adresser un regard désespéré.
-Toujours aussi gourde, j’en ai presque de la peine.

-Oh la ferme !

Je lui écrasait le pieds alors qu’il semblait retenir un bruit de douleur et regardait Kuroi en souriant grandement. Décidément, j’étais vraiment contente d’avoir près de moi mon ex compagnon et bien entendu, Kuroi dont l’avis m’importait grandement. Je me demandais ce qu’il pensait de Kuroi d’Eichi ?  Vraiment, j’ai l’impression d’être tout tournait autour de lui.

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Dim 28 Mai - 16:00
C'est étonnant quand même de constater qu'elle semblait vraiment peut rassurer en étant ici. Quelque chose devait l'effrayer ou bien des mauvais souvenirs de cet endroit devaient la hanter, mais quoi? Personnellement, je n'avais jamais eu aucun problème en étant ici, à part des survivants trop collants qui me posent trop de questions et qui me cassent les pieds tout c'était très bien passé. Mais la dernière fois que j'étais venu et même la première fois, j'étais assez âgé et je n'avais aucun mal à me débrouiller et éloigner les parasites qui envahissaient mon espace, car il est vrai que ce lieu en regorge. Des hommes avec des intentions malsaines et aussi des femmes avec les idées dérangées, il n'en manque pas par ici. Par chance, j'étais un homme et comme dit j'étais assez vieux lorsque je suis venue ici, mais Asa en avait peut-être vu de toutes les couleurs. Les femmes ne sont pas traitées très gentiment par certains hommes. Bien que certaines d'entre-elles m'aient bien fait chier. Je ne suis pas un homme dégueulasse, je suis désagréable, mais je n'irai jamais m'en prendre à une femme pour le simple plaisir. Je vais finir par regretter de l'avoir amené ici maintenant, mais je ne dois pas, j'ai juste à garder un oeil sur elle et tout irait bien.

En tout cas, ce n'était pas le moment de divaguer, alors que j'attendais la réponse à ma question avec une grande impatience. Je ne cherche plus à comprendre ou à lutter contre l'envie de savoir, ça sert à rien. Elle me regarda surprise, forcément elle ne devait pas s'attendre à ce que je lui repose la question. J'avais abandonné toutes les autres fois sans insister, mais pas ce coup-ci. Je tiens vraiment à connaître la raison et je n'étais pas prêt de céder. Alors qu'elle bafouilla, je penchai la tête sur le côté avec un air interrogatif. C'était si difficile que ça de l'expliquer? Que me cache-t-elle? Mon envie ne fait que grandir à cause d'une telle hésitation. C'est alors que je remarquai qu'elle ne me regardait plus du tout, elle fixait quelque chose derrière moi, mais je ne me retournai pas pour voir ce qu'elle regardait avec une telle intensité.

Pourtant lorsqu'elle s'excusa avant de me contourner, je la suivis des yeux sans pour autant bouger de ma place. C'est stupide, mais à cet instant je ressentis une petite vague de tristesse m'envahir, alors qu'elle s'éloignait pour aller je ne sais où. Elle avait vu quelque chose de plus important? Probablement, je ne devrais pas m'en faire et pourtant c'est bien ce qui arrive. Je l'observai de loin, elle s'était approché d'un autre homme. C'était qui ce gars? Pourquoi était-elle aller le voir? Je me sentis peu rassuré qu'elle soit partie là-bas et alors que je voulais aller la retrouver, tout mouvement me fut impossible. Là. Devant moi. Asa s'était jeté carrément sur ce mec pour le serrer dans ces bras. Mon regard ne les quittait plus, j'étais surpris, non pire que ça, j'étais complètement sur le cul. Ma surprise devait se lire sur mon visage et pourtant ceci ne dura que quelques secondes. Une fois la surprise passé, un tout autre sentiment me submergea, faisant en sorte de faire envoler la tristesse que je ressentis quelques minutes plus tôt.

Bordel mais j'assiste à quoi là? Je sentais mon coeur se serrer au point de m'en faire mal, c'était plus fort que tous les autres fois. Mon visage se ferma d'un seul coup devenant à nouveau très froid. Mais alors que je vis les bras de ce gars se resserrer autour d'elle, une colère monta en moi. C'est quoi ça? C'est qui ce con? Pourquoi elle s'est jeté sur lui? À cet instant tous mes problèmes s'étaient envolés, je pensais qu'à une chose et c'est foutre un coup de poing à ce mec qui touche Asa. Je dois pas m'en soucier? Bonne blague, je vais lui casser la gueule et tant pis si c'est en contradiction avec tout ce que je souhaite faire.

Pourtant je bougeai pas de ma place gardant mon regard froid habituel, bien qu'il semblât beaucoup plus dur cette fois. Asa revint vers moi en entrainant derrière elle ce gars. Mauvaise idée. J'ai envie de lui faire sa fête là et je me retiens de toutes mes forces. Elle me présenta ce gars qui s'appelait Eichi. L'un de ses anciens compagnons? Mon esprit se mit à complètement divaguer, c'est pour lui qu'elle m'a demandé pour l'amour tantôt? Malheureusement même si elle dit que j'étais un précieux ami, ceci ne réussis pas à calmer la tempête qui se trouvait en moi, non mon coeur se resserra juste davantage. Mes poings se fermèrent doucement et se serrèrent au point de m'en faire mal aux mains, mais je m'en foutais. Je le saluai de la même façon le plus calmement possible. La complicité qu'ils avaient m'énervait encore plus. Je tentais de garder mon attitude normale, mais je ne sais pas trop si j'y arrivais vraiment.

Bordel pourquoi je réagis comme ça a un câlin? Elle ne doit pas l'avoir vu depuis longtemps et pourtant j'ai quand même envie de hurler contre ce gars que je connaissais même pas. Il avait l'air sympathique en plus. Je suis vraiment rendu fou... Fou d'Asa?... Oh non bordel... Je suis carrément jaloux. Jaloux de ce gars. ce n'est pas vrai. Et si je suis jaloux et que j'ai mal lorsqu'elle me dit que je suis son "ami", ça ne veut dire qu'une chose... Non? Je n'avais pas dit un seul mot, ce qui pouvait être bizarre, mais j'étais troublé par toutes sortes d'émotions en même temps. Colère, tristesse, panique, peur... Amour? Je dois me rendre à l'évidence. Toutes mes questions pouvaient avoir leur réponse uniquement grâce à ce mot. J'ai tellement bien fait d'attendre jusqu'à arriver jusqu'ici pour réfléchir à ma situation. J'ai même pas eu besoin de le faire, ça m'a sauté dans la face. Je peux pas le croire... Je n'arrive même pas à me le dire. Asa... Je... Enfin d'éviter de m'avouer une telle chose qui était rendue évidente, je sortis de ma torpeur afin de dire rapidement.

- Je vais vous laisser tous les deux... Vous avez surement des trucs à vous dire depuis le temps.

Sans rien dire de plus, je m'éloignai d'un pas normal, mais j'avais vraiment envie de courir. Même si n'avais aucune envie de la laissé seule avec lui, je ne pouvais pas rester là. Mes doigts continuaient de s'enfoncer dans les paumes de mes mains. Tout s'expliquait maintenant. Mes questions et mon comportement avec elle. Je n'avais plus besoin de chercher à comprendre, j'avais la réponse et pourtant cela m'effrayait énormément et je ne voulais pas que ce soit vrai. Je voulais partir, non je dois la quitter. Il a juste fallu que ce gars débarque, me rende jaloux pour qu'enfin je comprenne tout. Asa n'était pas juste spéciale, elle était bien plus que ça à mes yeux. C'était la dernière chose que je souhaitais, j'avais tant essayé de me convaincre que ce n'était rien de gros, que je pourrais partir discrètement lorsque nous serions arrivés ici et là savoir avec quelqu'un qu'elle connaissait m'aurait donné l'opportunité de le faire plus facilement, mais c'était tout le contraire. Je ne peux pas rester. Je ne peux pas et pourtant je veux rester, car j'aime Asa merde !

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Dim 28 Mai - 17:37
Je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse de me retrouver avec plusieurs personnes très importantes dans ma vie. Revoir Eichi ne me faisait que plus plaisir et puis, même si ce n’était qu’un rebond en arrière dans les années qui auraient dû être les moins bonnes de ma vie, constater qu’Eichi allait bien me faisais un bien fou . Finalement, je l’aimais peut-être autrement que comme un mentor, peut-être comme un frère au final. J’aime le taquiner et l’embêter toutefois, cela serait mentir nier que je ne voulais pas savoir pourquoi il m’avait laissé seule. Au fond de moi, je voulais qu’il me trouve une bonne explication, même s’il devait mentir ou enjoliver les choses afin de me convaincre. La seule chose se j’exigeais réellement, c’est qu’il se montre être un assez bon menteur pour ne pas que je découvre la vérité ou que je commence à douter de lui. Je lui accordait de l’importance, c’est vrai, mais c’est cet homme qui avait participé à mon éducation et qui, au final, m’avait forgé, car les autres étaient bien trop occupés pour avoir perdre leurs temps chaque jours avec une bonne petite poire. Une fille en plus. S’il avait eu vingt ans de plus que moi, je l’aurais considéré comme mon père, mais il n’avait que dix ans de plus alors, il était mon frère. Mon grand frère qui m’avait offert avant de partir, un cadeau utile. Le cadeau qu’était le couteau militaire. L’avoir près de moi, avait pu m’aider à garder une trace de lui et me « réconforter » lorsque je le croyais mort. Mais au final, il était vivant et c’est ça qui comptait.
Excitée, je regardais Kuroi avec grands yeux n’attendant que sa réaction au sujet d’Eichi que je finis par regarder avec joie mais, le manque de réaction de Kuroi me surpris. Qu’avait il ? Il ne semblait pas dans son état normal. Je le regardais longuement, ne comprenant pas ce Qu’avait il ? Il ne semblait pas dans son état normal. Je le regardais longuement, ne comprenant pas cette froideur inhabituel. Même si Kuroi essayait de rester calme, quelque chose ne tournait pas rond. Une drôle de sensation se dit alors en moi. Une sensation comparable à la peur. Kuroi était calme, trop calme et même si je voulais m’approcher de lui, quelque chose m’interdisait de le faire. Je me contentais de le fixer jusqu’à ce qu’il suppose que nous avions plusieurs choses à nous dire et nous laissait sans dire un mot. Je voulais le rattraper et l’arrêter mais ni mes membres ni ma voix ne purent faire quoi que ce soit. Perdue, telle était mon état d’esprit actuel. Kuroi…venait de me fuir ? Je peinais à avaler ma salive, tandis que mon cœur commençait à se faire douloureux. Qu’avait je donc fait pour qu’il arrive à s’éloigner de moi ? Je ne le comprends pas…

C’est alors qu’une main se posait doucement sur mon épaule. Je levais la tête et vit Eichi qui me souriais gentiment.

Tu devrais aller lui parler.

Je haussais alors les sourcils, nerveuse comprenant pas ses mots alors qu’il se mit à caresser mon épaule en guise de réconfort.

Tu n’as rien à lui dire ? Tu n’as pas l’air bien. On a tout notre temps pour se parler tout à l’heure.

Mon cœur ne fit qu’un bond. Il me connaissais toujours aussi bien. Mais savait il ce que je voulais dire à Kuroi au moins ? Il n’est pas télépathe. Donc non. Mais il avait raison, il fallait que j’aille voir Kuroi et que je lui demande des explications. Son comportement douteux m’inquiétais plus qu’autre chose et je ne voulais pas que l’homme que j’aime me haïsse. Je soufflais, peu rassurée. Ça sentait sa crise de colère à plein nez. Pour une fois, j’espérais me tromper. Ça n’était pas le moment pour qu’il s’énerve conte moi, surtout après ce que j’allais lui révéler car oui, je m’étais assez facilement décidée pour lui dire la vérité. Pourquoi ? Bonne question.

-D’accord mais avant cela. J’ai une question. Tu sembles avoir pris de la maturité à mon grand étonnement. Pourquoi ?

Une fois ma question tombée, Eichi semblait tout d’abord surprise avant de se mettre à ricaner, sous mon regard le priant de se taire. Je commence à avoir honte là. Il finit par se reprendre et passait une main dans ses cheveux pour me regarder, semblant légèrement hésitant.

-Ben tu vois..Il s’avère que pendant notre séparation, j’ai rencontré une femme qui va…me faire un enfant. Donc, il me faut être exemplaire..

J’écarquillais alors les yeux. Sous le choc. Eichi deviendra papa ? Une vague de bonheur m’enveloppait alors que je lui donnais une tape au bras amicale.

-Félicitations ! Je suis méga heureuse pour toi.

-Merci mais files, on aura tout le temps de parler de ça après.

-Oui ! Bouges pas.

Sur ces mots, je m’éclipsais en me dirigeant là où Kuroi était allé et le cherchais du regard pendant quelques minutes. Merde, il est où ? J’observais les environs, soucieuse et vit alors au loin une chevelure blonde familière. Un sourire me vint alors au visage et je courais vers lui en poussant quelques personnes au passage afin de me dépêcher. Je m’arrêtais quand même au bout d’un moment, lorsque je fus pas très loin de lui et mis mes mains devant ma poitrine en signes de paix.
-Je viens en ami !

Puis je baissais mes mains et les regardais un instant, le ventre me faisant légèrement mal. J’essayais alors de trouver mes mots et dis en souriant timidement.

-En fait, tu es parti si rapidement que je n’ai pas eu le temps de te dire quelque chose. Si tu souhaites savoir pourquoi je ne suis pas avec Eichi c’est parce que je veux absolument te parler de quelque chose…seuls.

Je baissais les yeux, un peu intimidée par le jeune homme sans faire attention à ce qu’il faisait et jouait avec mes doigts.

-Mais avant cela, j’aimerais savoir si ça va. Tu…me semble assez bizarre même si tu semblais tranquille tout à l’heure et ça m’inquiète. Si tu as un problème tu peux le dire tu sais ?

Je finis un pas en avant, peu rassurée et le cœur battant très vite. J’ai peur. J’ai peur de sa future façon de réagir. Mais, il devait savoir. Il devait savoir la vérité et donc mes sentiments pour lui. Nerveusement, je pris une mèche de les cheveux et jouais avec en essayant tout de même de camoufler mon stress.

-Dis toi que si n’était pas important pour moi, je ne serais pas venue. Mais, cela l’est vraiment pour moi…

Après avoir tentée d’avaler ma salive, je levais doucement les yeux vers les siens et le fixais, non sans contrôler ma crainte. Mon dieu, il est vrai que j’ai peur. J’ai très peur mais si je ne veux pas que ça finisse mal, je devais le cacher. Sans un mot de plus, je parvins à afficher un air posée toutefois pas impassible. Il faut qu'il sache. Il faut qu'il comprenne l'importance que je lui porte.


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Dim 28 Mai - 20:18
Plus je prenais mes distances avec Asa, plus mon inquiétude se faisait forte et je ressentais à nouveau ce sentiment de tristesse qui avait en quelque sorte disparu lorsque ma colère avait fait surface. Bon ma colère était toujours bien là et mes ongles qui s'enfonçaient dans mes mains étaient là pour prouver mon humeur massacrante. Pourtant, je continuais de m'éloigner. Je fuyais en quelque sorte cette chose que j'ai repoussée pendant 16 ans. Ce sentiment qui m'a tant causé de mal et malgré tout, il était bien là et il était plus fort que jamais. J'étais impuissant, je ne pouvais lutter contre ça. Venir ici c'était avéré utile, tout mon trouble dans ma tête qui concernait Asa avait disparu comme par magie à l'exception d'une chose. Devais-je décider de partir quand même? Je ne sais pas. Je dois partir, mais je ne veux pas. Je me retrouve toujours coincé avec ce dilemme. Mon coeur ou ma tête. Lequel écouter? Mais pourquoi devrai-je rester? Asa a retrouvé son ancien compagnon, elle n'a plus besoin de moi. Elle peut rester ici et je pouvais reprendre la route seule... Je ne suis qu'un ami après tout. Sérieux, il y a quelques heures je n'aurais rien dit et en aurait été heureux d'être uniquement ça en me disant que la séparation ne serait pas trop dure, mais là ça me fait chier d'être ce "précieux ami". Je ne veux pas plus ! Ce n'est pas possible ! Je dois me raisonner et partir d'ici, mais c'est plus facile à dire qu'à faire.

Je sais pas trop où j'allais comme ça, mais j'avançais en ne faisant pas tellement attention aux autres personnes sur mon chemin. Parfois je fonçais dedans et parfois ils s'écartaient de mon chemin en me jetant un regard apeuré ou quelque chose dans le genre. J'ai une sale tête? Probablement. Je fais déjà peur à la base, alors là ça ne devait pas être très beau. J'aperçois finalement un endroit où il semblerait que je pouvais m'asseoir près d'un feu. J'allai donc m'installer sur le tronc d'arbre en soupirant tranquillement. Je fixai le feu avec l'impression que je n'en avais pas vu depuis une éternité. Je sentis une brulure à mon bras qui avait été mordu. Je levai doucement ma manche pour regarder la blessure, ça n'avait pas changé, mais j'avais l'impression qu'elle réagissait au feu près de moi. Après un instant, je rabaissai ma manche afin d'éviter que quelqu'un l'aperçoive. Le temps que j'avais passé dans le noir m'aurait sans aucun doute transformé en monstre si la lumière d'Asa ne m'avait pas protégé tout le long. Asa... Je la connais pratiquement pas, je l'ai rencontré par pur hasard il y a à peine deux jours et voilà que je ressens un fort attachement envers elle. Ouais en fait... Pas uniquement de l'attachement, c'est carrément de l'amour. J'ai envie de me foutre une baffe juste à cette pensée. Comment j'avais pu en arriver là? J'avais vraiment tout fait pour garder une distance et pourtant c'était ça qui nous avait rapproché. Asa est si spéciale que ça me rend fou.

Tout brisé me semblait impossible, j'aurais du mal, mais je ne fais que fuir en ce moment et je n'aime pas ça. J'avais toujours cette décision à prendre. Accepter tous ces sentiments et la situation en le disant à Asa, au risque de souffrir un jour par sa mort où simplement en me faisant rejeter, bien que je doute être capable de lui dire quoi que ce soit, ou bien continuer de fuir et la repousser dès que j'en aurai l'occasion, même si cela risquait d'être très difficile et me causerait sans doute autant de mal en l'abandonnant, mais j'aurais la conscience tranquille en sachant qu'elle est sauve et en sécurité avec ce gars. Toute personne sensée ne se torturerait pas l'esprit avec une telle chose et prendrait le bonheur sans hésité, mais pas moi. Ne pense pas à ce gars, je sais même pas qui il est et quel genre de relation ils ont ensemble et puis s'ils s'aiment tant mieux pour eux, ça sera juste plus simple pour moi. Ouais en fait non... Je ne réagirai pas comme ça sinon. Ma colère me laisserait tranquille et ce n'est pas le cas. Ça m'énerve plus qu'autre chose. Pathétique voilà. Je suis pathétique.

Mon regard quitta enfin les flammes lorsque j'entendis la voix d'Asa près de moi. Je ne l'avais même pas entendu arrivé. Je haussai un sourcil après ces mots. Elle pensait sans doute que j'allais m'énerver et c'est sans doute ce que j'aurais fait en temps normal, mais je n’arrivais pas à faire preuve de la moindre méchanceté à son égard. Je ne veux pas lui crier dessus une nouvelle fois, elle ne méritait pas de subir une fois de plus l'une de mes colères noires. Bien que ça serait l'occasion de créer à nouveau cette distance entre nous, je n'y arrivais pas. Comme je pensais, maintenant que j'ai tout compris, ça risquait d'être un peu plus difficile d'agir en connard de service pour éviter les rapprochements. Il est trop tard de toute façon, du moins pour moi. On ne peut pas ressentir plus que ce que je ressens pour elle en ce moment.

Me parler de quelque chose? Je la regardai de mon regard froid habituel, mais j'étais vraiment anormalement calme. Pourquoi n'était-elle pas resté avec ce Eichi? Ça aurait pu attendre, je n'allais pas disparaître... Bon j'y songeais, mais je m'en sentais pas capable pour l'instant. Elle venait de retrouver son compagnon, pourquoi venir vers moi, alors que je pouvais attendre? En fait, je crois que je souhaitais juste fuir et ne pas entendre ce qu'elle avait à dire. J'avais insisté pour savoir ce qu'elle voulait me dire, sans avoir aucune réponse d'ailleurs, mais maintenant c'était différent. En me confirmant mes sentiments pour elle, j'ai pris peur et je préfère ne pas en savoir plus désormais. Je veux fuir, mais je regarde son visage avec une telle intensité, ça pourrait en devenir presque embarrassant. Son sourire, bien que timide, était de retour et cela eut pour effet de me faire ressentir de nouveau ce sentiment de bonheur lorsque je la voyais sourire. C'est vraiment vrai. Je suis débile de ne pas l'avoir compris plus tôt... Je ne voulais sans doute pas le voir.

Je retournai la tête vers le feu alors qu'elle me demanda si ça va et que je pouvais lui dire si j'avais un problème. Non, ça ne va pas, mais non je ne peux pas lui dire. C'est juste impossible de lui dire un truc pareil. J'ai déjà du mal à exprimer mes émotions, alors lui dire ça là, ça serait juste un miracle. C'est trop gros, trop important. Lui dire, serait accepté totalement ce sentiment et je ne sais pas si je dois le faire. Je suis toujours aussi perdu en fait... Bordel cela semblait vraiment important, je n'étais pas trop sûr d'être prêt pour la suite. Mes mains étaient tellement crispées que je n'arrivais même pas à les déplier même si elle me faisait mal. À part mes mains, le reste de mon corps semblait détendu, même si ce n'est pas totalement vrai. Si on touchait mes épaules on s'apercevrait immédiatement que je suis tendu. Tout ça parce qu'elle veut me dire quelque chose d'important. Je la regardai à nouveau dans les yeux ne bougeant pas de ma place.

Non, je ne m'énerve pas. Ma colère ne sort pas. Je reste calme, trop calme. Je ne veux pas m'énerver contre elle, elle n'a rien fait. Bon à part qu'elle me fait un peu flipper avec son truc important, mais ce n'est pas une raison. Puis, je n'ai aucune envie de me taper une scène devant tous les survivants présents pas loin.

- Ça va, je n'ai aucun problème. Je voulais uniquement te laisser la chance de discuter avec lui comme ça fait longtemps que tu ne l'as pas vu sans doute. Je ne voulais pas t'encombrer de ma présence.

Ah mais bien joué champion, si je voulais essayer d'être normal c'est raté avec ma dernière phrase qui sonnait légèrement mauvaise. Je détournai finalement le regard après ma tentative raté de ne pas montrer cette colère en moi et donc mon problème. Il n'y a vraiment rien à faire avec moi, je resterai toujours désagréable même dans un moment où il ne faut pas.

- Ce n'était pas nécessaire de venir maintenant, tu aurais pu attendre et me le dire plus tard. Je ne vais pas disparaître.

Je tente une nouvelle fois de la fuir en faisant comme si je n'avais pas entendu le mot "important". Par chance, j'avais réussi à améliorer légèrement mon ton de voix qui n'était plus aussi mauvais.

- Je vais faire le tour du camp...

Je me levai sans rien dire d'autre et commençai à m'éloigner d'elle. J'ai vraiment du mal avec tout ça et j'ignore pourquoi je tente à ce point de la fuir. Tout ça me rend fou, cette colère, cette jalousie, cet amour, tout ce bordel. Mais surtout ce truc important qu'elle veut me dire. Je ne veux vraiment pas l'entendre. Pas maintenant. Pas quand j'ai encore la tête dans le néant à cause de ces sentiments stupides qui me rendent dingue. Puis, je ne vois pas ce qui a d'important à dire. Il n'y a rien à dire, rien du tout.

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Lun 29 Mai - 5:07
Bien qu’avec difficultés, je tentais de cacher les tremblements dont mon corps était victime, apeurée par les sentiments qui émergeaient mais surtout l’idée de devoir toit avouer à Kuroi qui ne semblait pas aller très bien. Depuis le temps que j’étais avec lui, j’avais pu remarquer que cet air glacial n’était qu’habituel et aussi étrange que cela puisse paraître, son air affichait un état d’esprit  « faussement » normal. Un état d’esprit que je possédais la plupart du temps mais qui, contrairement à lui, était mis en valeur par un sourire que je ne pouvais retirer si tout allait bien. Kuroi, lui, en avait vécu des choses horrible tel que la disparition de ses proches, plus précisément sa mère…Quoi  que ce problème qu’il y avait avec son père commençait franchement à me turlupiner et à me faire me demander si Kuroi le détestais réellement. Et puis je ne savais pas ce qu’il s’était passé être eux donc je ne pouvais le juger et jamais je jugerai Kuroi. Mais la n’était pas la question. Kuroi était calme. Trop calme pour que tout aillent bien pour lui et je ne cessais de me demander si cela était en rapport avec sa rencontré avec Eichi.

Pourtant, je ne voyais pas où était le problème. Eichi n’avait pas été méchant avec Kuroi et si celui-ci m’avait semblé douteux, il n’avait aucunement démontré une pointe de mépris à l’égard de mon ancien compagnon. Du moins, rien ne semblait l’être. Mais, je mentirais à nouveau site je niais avoir trouvé que son manque de réaction était perturbant. ‘Puis, il y avais autre chose de plus troublant encore. Si Kuroi avait toujours son air froid collé au visage, celui qu’il arborait plus tôt était pire encore…Quand il regardait Eichi..Tout compte fait, Kuroi ne s’était pas montré complètement « ouvert » lorsque l’on remarque et l’on pense à ça.

Tandis que je pensais à cela et que je ressentais toujours de la nervosité rien qu’en pensant à ce qui allait suivre, J’observais Kuroi qui avait finit par me regarder avec intensité. Un regard qui de sa part, avait le don de m’intimider grandement. Je ne comprends pas, avec les autres ça ne m’étais jamais arrivée et maintenant, avec Kuroi, cela se montrait carrément intimidant. Il était intimidant. Toutefois, je relevais la tête afin de regarder ce qu’il faisait et finit par remarquer le feu près de lui. Il se réchauffait ?   C’est normal après tout. Ça fait deux jours que l’on se connais et mise à part nos corps, nous n’avions pas de réels sources de chaleur. Donc,  il était naturel qu’il réchauffe. Au fond, j’aurais aimé qu’il nous ais lâché pour cette raison mais, je pense que ce serait rêver de penser qu’il n’y avait que ça et au tout au fond de moi, je ne voulais pas qu’il s’énerve. Ce qu’il se réalisait à mon plus grand soulagement. Cela n’était toutefois pas complètement rassurant. Oui, peut-être que je m’inquiétais trop mais c’était normal ! J’aimais Kuroi et je voulais savoir ce qui n’allait pas. Mais tout ce qu’il su me dire c’est que tout allait bien Et qu’il ne voulais pas me gêner de sa présence. Quoi ? J’arquais un sourcil, surprise. Qu’est ce qu’il raconte ce crétin ? Le pire c’est qu’il venait clairement de ma prouver qu’il n’était pas de bonne humeur avec ce ton. Mais j’ai fais quoi pour avoir droit à ça ?
Et maintenant il me sort que ça pouvait attendre car il n’allait pas disparaître ? Je ne pus ouvrir la bouche face à tant de conneries soudaines. Il est sérieux ?  Je le fixais sans bouger, la peur et le stress de disparaissant dès que ce dernier finit par se lever et me déclarer qu’il ferait le tour du camp. Je sentis mon visage se déformer par un rictus. C’est reparti. Une vague de sentiment déplaisants se traversa tout mon corps.  Cette fois, il n’allait pas s’en tirer. Je me fou de ma peur ou du stress. Kuroi était officiellement con. Le roi des cons même. Lorsqu’il se mit à partir, je le regardais un instant, en sentant que je tirais la tronche et lui criait.

-Bien, je ne préférais pas en arriver au point de me ridiculiser devant tout ces survivants mais là tu ne me laisse pas le choix.  Tu viens de me pousse à te foutre la honte parce que tu me fuit. Bien maintenant je déclare sous les yeux de tout le monde que je t’aime !

En réalité, je ne faisais attention à personne. Je criais juste ce que j’avais sur le cœur depuis très longtemps. Je le fixais toujours, voulant me gueuler dessus en sentant que j’étais officiellement en train de bouder. Je n’étais pas encore, ni même triste ou stressée. Je boudais tout simplement parce qu’il m’esquivais encore une fois. Valait mieux ça qu’avoir peur de tout lui avouer.

-En d’autres termes monsieur, cela veut dire que je suis amoureuse de toi et je ne sais pas pourquoi ! Enfin si je sais mais si ça ne se remarque pas, j’en ai marre de crier ! Donc c’est de ta faute si je me ridiculise là. Maintenant. Tout De Suite.  

Je soufflais. Réellement fatiguée de devoir m’exprimer comme cela mais toutefois libérée d’un poids énorme. Je crois que je ne réalise pas ce que je suis en train de dire. Mais c’est pas grave. C’est très bien ainsi.

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Lun 29 Mai - 12:14
J'étais tellement ébranlé par ceci que je ne souhaitais même plus lui faire face. C'est franchement pitoyable de ma part, mais je ne suis pas prêt à entendre ce truc important qu'Asa à me dire. Non ce n'est pas que je ne suis pas prêt, je ne veux juste pas l'entendre à cause de cette foutue peur et panique qui me ronge depuis tant d'années. Qu'elle retourne auprès de ce gars, Eichi, elle n'a pas besoin de moi. Je suis entré dans sa vie par pur accident, alors je devais en sortir tout aussi rapidement. J'espérais sincèrement qu'elle laisse tomber et reparte sans rien dire, mais c'est Asa, il faut s'attendre à tout avec elle. C'est l'une des raisons pourquoi j'apprécie cette fille, mais je ne dois pas y penser. Je ne peux pas accepter ce qui se passe en moi, même si parfois j'aimerais que ce soit simple. J'ai créé un froid dans un but précis et même si j'ai compris certaines choses, je ne dois pas laisser tomber.

Je continuais d'avancer sans me retourner vers elle, car en me retournant je n'aurais sans doute aucune envie de partir. C'est plus fort que moi, je veux rester avec elle, mais je combats cette envie de toutes mes forces. Pourtant lorsqu'elle commença à crier dans mon dos, je ne put retenir un grognement de frustration. Bordel elle va attirer l'attention de tout le monde sur nous. J'avais justement évité de péter une crise pour ne pas faire un spectacle devant tous les survivants près de nous. Être le centre d'attention n'est pas vraiment un truc que j'apprécie. Enfin, elle avait compris que je tentais de la fuir, ça me faisait chier, mon comportement n'avait pas été assez normal. Mais ça n'allait pas m'empêcher de continuer à partir, sauf peut-être une chose. Je m'arrêtai brusquement lorsqu'elle termina.

Je ne m'étais pas retourné vers elle, je restai de dos et immobile, mais surtout surpris par cette déclaration. Asa m'aimait moi? Vraiment? Je crois que je n'arrivais pas vraiment à le croire. Et Eichi alors? C'était quoi leur lien? C'était à cause de moi la question sur l'amour? Ma colère m'avait vraiment fait penser n'importe quoi à leur sujet et je me sentais un peu bête sur le coup. Je sentis mon coeur léger après ces simples mots et un vague de joie m'envahir. Pourtant à la suite de ses autres paroles, je refermai les mains et tentai de fermer mon coeur. L'entendre me dire cela m'avait fait un bien fou, je n'étais pas uniquement un ami, je représentais plus pour Asa. Si je ne me retenais pas, je me serais retourné et précipiter vers elle dans un élan de bonheur, mais non... Malheureusement, têtu comme je suis, je me retrouvais maintenant dans la situation idéale pour briser ce lien. C'était la meilleure solution... Non? Autant pour moi que pour Asa... Ce genre de lien est néfaste dans un monde comme le nôtre.

La présence des autres survivants avait complètement disparu pour moi, il n'y avait qu'Asa et moi. Je sais ce que j'ai à faire. Ce n'est pas ce que je veux, mais c'est ce qui doit être fait. C'est donc avec tout mon courage que je pris une décision que j'ignore encore si c'était la bonne. Soudainement, j'explosai de rire. Mais ce n'était pas un rire amusé, non c'était un rire vraiment mauvais. Après m'être calmé, je pris la parole d'une voix toujours aussi dur.

- N'importe quoi. Tu m'aimes? Bonnes blagues. Arrête de te foutre de ma gueule, je n'y crois pas et puis je...

Alors que je m'étais retourné pour la regarder et poursuivre, je m'arrêtai soudainement. Je n'aurais pas dû la regarder. Tout mon courage pour continuer s'était envolé lorsque j'avais posé mes yeux sur Asa. Mon regard mauvais disparut tranquillement pour redevenir froid. Bordel, je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à continuer, alors que j'y étais presque. Je devais seulement dire que ce n'était pas réciproque et c'était fini. Il ne me restait plus qu'à dire ça et pourtant plus rien ne sortait de ma bouche. J'étais figé là comme un con sans être capable de lui dire en pleine face. Je ne veux pas lui mentir, je ne peux pas et pourtant c'est ce qui doit être fait. Mon coeur se serrait à l'idée de devoir le faire. Je tentai d'ouvrir la bouche, mais rien n'en sortit. Mais merde de quoi j'ai l'air là? D'un idiot voilà. Je baissai la tête, frustré d'être incapable de lui dire et surtout de montrer que finalement ça n'allait pas très bien.

Je suis perdu, tout ça est trop nouveau, trop difficile à digérer d'un seul coup. Je fermai les yeux serrant toujours autant mes poings. Pour la deuxième fois dans la journée, j'avais envie d'aller me terrer quelque part et ne plus en sortir. Affronter Asa, affronter mes sentiments et aussi les siens, j'ai du mal, beaucoup trop de mal. Je ne sais pas quoi faire. Je lui fis à nouveau dos avant de poursuivre en retrouvant ma voix trop calme.

- Retourne auprès de ton compagnon... Et s'il te plaît, fou moi la paix.

Je n'avais vraiment pas réussi à poursuivre sur ma lancée. J'avais abandonné et raté peut-être la seule occasion que j'avais. Peut-être que c'est mieux ainsi? C'est peut-être un signe? Pour l'instant, je dois m'éloigner et réfléchir, ce que je fis sans attendre. Mais si c'est le cas, alors j'allais devoir accepter ce sentiment et surement lui dire un jour, ce qui s'avérait difficile.

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Lun 29 Mai - 15:41
Si je continuais de le fixer depuis un certain temps, je ne pouvais m’empêcher de me demander pourquoi je venais de lui avouer que je l’aimais. Bon, je n’avais pas dis à quelle point, mais cela suffisait pour que je me sente presque ridicule mais pas apeurée par sa réaction. Étant donné que Kuroi n’était pas très compréhensif, ce dernier serait sûrement peu agréable et je savais que j’allais m’efforcer de rester stoïque face à ses futurs mesquineries, bien que je risquais sans doute d’être vexée sans le vouloir. Même attristée, voir déprimée. L’un de mes anciens compagnons me disait sans arrêt que l’amour était douloureux, que cela était un sentiment si fort que l’on pouvait en devenir fou et être dévasté lorsque l’on se prenait un râteau, du moins si l’on s’en remettais un jour. Le truc, c’est qu’à chaque fois qu’il me disait cela, je ne pouvais me retenir de rire avec difficultés en observant son visage presque recouvert de larmes de rages et de nostalgie, il devait avoir un long passif me disais-je. C’est dans ses moments là que je ne peux m’empêcher de me dire que malgré l’enfer dans lequel nous vivions, ces années restaient tout de même belles et même s’ils avaient tous disparu sauf Eichi, il était impossible pour moi de les oublier, aussi impossible que de pleurer leurs disparition ou de me demander si tout aillaient bien pour eux dans l’au-delà, sûre qu’ils allaient très bien, c’était cela mes pensées actuelle. Mais au final, je ne regrettai pas que le temps soit passé aussi vite, même si Kuroi risquait dans les secondes à venir, de me faire bien chier et que je n’allais réellement pas assumer. M’enfin bon, j’y étais préparée complètement. Du moins j’essay ais et franchement, ça commençais à me peser tout ça, non pas parce que j’avais peur mais bien parce que cela était un sujet sensible et que ce crétin était quelqu’un qui savait se montrer très désagréable lorsqu’il le voulait. Même quand il ne le voulait pas, s’il avait vraiment peu apprécié ses méchancetés, un jour.

Le regarder partir m’énervait toujours un peu plus, jusqu’à ce que ce gros crétin dédaigne s’arrêter pour m’écouter. Il ne bougeait plus, mais qu’est-ce qu’il a encore ? Il m’écoute au moins ? Essayant d’analyser chacune de ses réactions absentes, je me rapprochais légèrement en plissant les yeux, plutôt sceptique jusqu’à ce que je m’arrête, restant tout de même assez loin de lui. Il y a truc qui cloche, pour ne réagit-il pas ? C’est encore plus mauvais que s’il s’était retourné pour me gueuler à la face qu’il ne m’aimait pas et qu’il ne voulait plus jamais me revoir. Pour comprendre ma réaction, il faut passer deux jours dans mon corps, aux côtés de cet imbécile né pour comprendre. Un frisson se répandit dans mon corps, tout le longs de mon échine lorsque celui-ci se mit à rire. Un rire mauvais. J’écarquillais les yeux lorsqu’il se tournait vers moi et reculais d’un pas, les mains dans le dos et les yeux. Il n’avait jamais ris, et là, il riait pour une mauvaise raison, une très mauvaise raison.

Désemparée, je tentais quand même de rester telle que j’étais, impossible de rester impassible et le laissait continuer à contrecœur. Il finit par se retourner une fois calme et je l’écoutais parler avec incompréhension, les sourcils froncés et les yeux toujours autant plissés. Qu’est-ce qu’il me chante ? Une blague ? J’ai l’air de blaguer avec ça moi ? Je me mordis la langue pour ne rien dire et le laisser continuer même s’il ne finit jamais sa phrase. « Je ne t’aime pas ? » Mais dis le, je suis au courant mais pas la peine de rire. Il y a un temps pour tout, rire, être sérieux. Là, il est temps d’être sérieux. Je cru perdre la tête lorsqu’il me demandait de lui foutre la paix. Il n’était pas sérieux ? Si ? Je fermais les yeux instant avant de secouer la tête pour me reprendre, mon cerveau refusant de se remettre en marche et le corps tremblant mais pas de tristesse ou de cœur. J’ai chaud, très chaud. Je bouillonne. Mon corps me brûle et l’envie de tout fracasser commence à me monter à la tête, il faudrait que je l’xplose contre quelque chose pour me trouver un calme pas possible ou quoi ? Non, ça suffit. Sans rester un instant de plus, je rebroussais chemin pour me rendre à l’emplacement d’Eichi, les nerfs en feu et le trouvais toujours à la même place tandis qu’il me regardais sans grandes joies, le visage à l'air inquiet.

-Ben ça va pas ?

-Ne me pose pas cette question je t’en pris, parce que là, j’ai besoin de frapper quelque chose et j’aimerai que ce ne soit pas toi.

-Mais qu’est-ce que t’as ?

Je lui lançais un regard tandis qu’il me fixait, la machoire contracté. Je finit pas lâcher et tout lui raconter tandis qu’il m’écoutais avec grand intérêt et me déclarait.
-Laisse lui un peu de temps. Il n’est peut-être pas apte à recevoir cela. Je ne sais pas ce qu’il a vécu mais il doit avoir ses raisons.
-Tu es sérieux ?!
-Oui.

Il me regardais avec sérieux et ne dis pas un mot de plus avec mon très grand consentement, mais au final, je finis par râler et me laisser aller.

-Mouais. Tu ne m’aide pas, sans doute parce que tu es un garçon. T’as vraiment pas changé

Je fermais les yeux avant de me lever avec difficulté.

-Attends je reviens. Je vais faire un tour.

-Prends le temps de calmer. Je n’aime pas te voir aussi énervée.
-Moi aussi.
Sans un mot de plus, je le laissais à sa lecture et partis me promener sans savoir où je me rendais, l’esprit complètement ailleurs. Je dois trouver quelque chose à faire pour l’oublier, ne serais-ce qu’un cours instant. Il avait été dégueulasse et moi, je commençais à en avoir ras-le-bol. Je peux comprendre qu’il ait ses soucis personnels, mais il n’avait qu’à me dire tout simplement « je ne t’aime pas. », je ne suis pas bête non plus. Cela m’aurait évité une fureur atroce. Alors que j’avançais, je percutais de pleins fouets quelque chose qui me semblait être quelqu’un et reculais pour secouer la tête, la colère augmentant au fur et à mesure. Finalement, c’était bien quelqu’un. Un homme légèrement plus grand que moi,accompagné par deux autres con aux allures pas très rassurantes. Leurs sourires narquois ne me rassurait guère mais ne m’effrayait pas non plus. Ils me répugnaient juste avec leurs aspects négligés.

-Hé bien, ma jolie il va falloir faire attention la prochaine fois, si tu ne veux pas avoir d’ennuis.

-Non mais je rêve, tu ferais bien de faire attention aussi. Le monde n’est pas à toi.

Je finis par m’épousseter et comptais passer lorsqu’il m’arrêtai d’un geste assez brusque et me fis reculer alors que je le regardais sans comprendre. Son regard à l’air vicieux me dégoutais grandement.

-Tu devrais peut-être apprendre le respect. Tu ne semble pas être là depuis longtemps. Tu devrais donc te taire et faire ce que l’on te dis.

-Quoi ?

Quand je vis qu’il comptais me toucher je ne sais où en riant avec ses camarades, par réflexe, je ne retenus pas le coup de poing qui vint s’écraser en plein dans son nez, sous les regards surpris de ses compères. Il hurlait de douleur et me lançait un juron alors que je le fixais sans réellement comprendre ce qu’il m’avait pris. Merde, je venais de faire quoi ? Je n’eus pas le temps de parler que les deux autres me choppèrent par les deux bras et me retinrent si fort que je ne pus m’échapper de leurs emprises. Si j’avais réagi plus tôt, ils n’auraient rien pus faire. Punaise. Et voilà l’autre crétin qui pisse le sang et qui se relève. Oh ma fête va arriver. Je vais donc espérer qu’il ne fasse que me frapper et rien d’autres.

-Pauvre folle, je vais t’apprendre moi, la façon dont on éduque les femmes telles que toi.

-J’ai peur.

Celui-ci me regardait avec tant de haine que je ne fis que le regarder. Je l’avais tant énervée ? Bon il avait le nez en sang mais quand même. C’est alors que sa grande main s’abattit sur ma joue violemment, au point que je m’écroulais après que les deux énergumènes me lâchèrent. En râlant de douleurs. La joue qui chauffait, je posais ma main sur celle-ci et la caressait en les regardant hargneusement .

-Ça, c’est trop lâche.

Son nez saignant à flot, l’homme ne m’écoutais pas et m’attrapais par les cheveux. Bien que grimaçant de douleur, je ne dis rien. En réalité je me fichais un peu de ce qu’il se passait. Mon esprit était tourné vers Kuroi. Même si je lui en voulais, il m’était impossible de nier que je l’aimais. Et surtout, qu’il me manquait. Je peux pas le détester ni même lui en vouloir indéfiniment. Parce qu’il était l’être le plus important pour moi. Le plus important de tous. Même si c’était le roi des connards. J’adressai un dernier regards à mes agresseurs, toujours aussi fière et fermais les yeux. Si je dois me faire tabasser, qu’il en soit ainsi. Je n’ai pas envie de lutter. Pas aujourd’hui.

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Lun 29 Mai - 19:18
C'est donc la tête basse que je commençai à me balader dans le camp en évitant soigneusement les endroits avec trop de survivant et surtout le lieu où Asa pouvait se trouver. Elle ne m'avait pas suivi et tant mieux, car j'avais besoin d'être seul et réfléchir. Je reconnais que ce rire et ces paroles étaient vraiment cruels et en plus je n'étais même pas allé jusqu'au bout. Ça n'avait servi à rien, j'avais tout fait ça pour absolument rien et maintenant je le regrettais. J'aurais dû poursuivre, j'aurais dû lui dire que je ne l'aimais pas, même si c'était un mensonge, même si une douleur semblable à la perte d'un être cher m'aurait envahi. Ça aurait été probablement pour quelque temps, mais ensuite je m'en serais remis en la sachant bien ici... Non, c'est n'importe quoi. Je veux seulement me rassurer, mais c'est faux. Le simple fait de l'avoir loin de moi à cet instant me faisait mal. Ça n'aurait pris sans doute beaucoup de temps et même peut-être jamais pour combler ce vide que je ressentais à la sachant loin. Puis, ça m'était impossible de lui dire en face. J'avais essayé, j'y étais presque arrivé, mais finalement je suis resté planté debout à l'observer et toute ma détermination c'était envoler. C'est sans aucun doute un signe.

Je m'arrêtai finalement et m'appuyai contre un arbre qui se trouvait à l'écart de tout. Leur présence était enfin revenue et ils m'énervaient, car certains d'entre eux m'avaient regardé, d'une façon peu sympathique, lorsque j'avais quitté les lieux de notre confrontation. Mais bon je peux comprendre, mon rire ressemblait à celui d'un gars complètement fou. C'est un peu le cas. Je suis fou. Fou de cette situation. Puis bon, Asa et moi on débarque et tout ce qu'on trouve à faire, c'est dérangé cette tranquillité en se disputant. Les survivants doivent vraiment nous trouver bizarres. D'un côté, je m'en fous et je crois qu'Asa s'en fout aussi, elle m'avait quand même déclaré qu'elle m'aimait devant tout le monde en criant.

Je passai une main sur mon visage en repensant à cette déclaration. Elle m'aimait vraiment? Je n'étais pas qu'un simple ami? Depuis combien de temps? Elle m'avait posé la question sur l'amour juste un peu après mon rétablissement non? Donc... Elle ne devait pas être sûre d'elle à cet instant. Quant à t'elle comprit cela alors? Je ne comprenais pas comment elle avait pu tomber amoureuse de moi avec toute la merde que j'avais pu lui dire. L'amour ça ne s'explique pas et je le constate maintenant. Je me cognai la tête contre l'arbre derrière moi. Elle doit penser que je la déteste maintenant, si ce n'est pas ce qu'elle pense depuis le début. Il n'y a vraiment que moi capable d'être mauvais avec une personne que j'aime. C'est tellement douloureux de se donner tant d'effort pour en arriver à ce qu'elle me déteste et parte d'elle-même. Dois-je arrêter? Je n'y arrive pas de toute façon, je m'étais prouvé à plusieurs reprises que je n'arrive pas à la rejeter. Dois-je combattre cette peur et laisser mon coeur prendre le dessus? J'avais réussi à stopper ma peur dans ce café maudit, je devrais sans doute être capable de le faire de nouveau.

Soupirant doucement je repris ma marche à travers le camp des survivants. Mon esprit continuant de divaguer et en particulier sur ces mots qu'Asa m'avait dits. Je t'aime. Combien de temps n'avais-je plus entendu ces mots? 16 ans. Certes, ces mots n'avaient pas le même sens que ceux prononcer par ma grand-mère ou ma mère. L'amour d'une mère est différent de celui que donne une personne spéciale. Et Asa est vraiment spéciale à mes yeux. Elle est tout. Je ne pense qu'à elle, même si je ne veux pas, tout revient toujours sur elle. Il n'y a rien que je puisse y faire et même si ça m'énerve de n'être pas capable de penser à autre chose, je sens ce bonheur me submerger à chaque fois. Voir son sourire, entendre sa voix, même si cela est pour m'enquiquiner, être avec elle, ça me comble de bonheur.

Mes yeux se fermèrent un instant. L'évidence est là. Je ne peux rien faire. Partir est impossible, je ne veux pas et aucun moyen ne fonctionnera même avec toute la volonté du monde. Lorsque je la vois, cette volonté s'envole. Je dois l'accepter. Je dois accepter ces sentiments, même si cela s'annonce être un défi colossal. J'en ai assez de fuir. Mes pas me menèrent sans que je m'en rende compte vers des individus qui sur le coup j'ignorais complètement ce qu'ils foutaient. Mais une voix me ramena à la réalité et je levai la tête dans leur direction. Alors que je croyais enfin avoir calmé ma colère en moi pendant cette marche, elle revint en force. Ce que je vis me fit voir noir. Asa venait de se faire frapper par un mec et il la retenait maintenant par les cheveux. Ces cheveux magnifiques sur lesquels j'avais eu une fixation plus tôt. Ce n'était même plus de la colère, c'était de la rage. Il venait de frapper Asa? Il allait payer cette ordure.

Sans attendre plus longtemps, ne voulant pas que ce con lui fasse plus de mal. Je m'avançai d'un pas rapide dans sa direction. Je crois que si c'était possible on verrait l'aura noire de fureur qui m'enveloppait. Je n'avais pas pu péter la gueule à Eichi tout à l'heure, bah là ça allait sortir et je n'allais pas me retenir. J'ai un surplus de colère et ce sont eux qui allaient gouter. Aucun des trois ne me vit arriver et je posa une main sur l'épaule du gars qui tenait Asa serrant fortement celle-ci.

- Tu vas la lâcher maintenant.

Ma voix était glaciale et il tourna la tête vers moi. Je remarquai qu'il avait déjà le nez pété, surement Asa. Cette fille est vraiment parfaite. Bordel, ce n'est pas le moment. Il lâcha finalement Asa pour essayer de me frapper, mais j'attrapai son bras avant qu'il ne me porte un coup. D'un coup sec je frappai son bras afin de lui briser. Aucune pitié, le gars se mit à hurler de douleur, mais je lui remis un coup en pleine tête avant de le jeter sur le côté pour éviter qu'il tombe sur Asa. Les deux autres voulurent venir aider leur pote amoché, mais je sortis mon pistolet et à cet instant ils se stoppèrent immédiatement. Quand on s'en prend aux personnes que j'aime, on ne rigole pas, je suis prêt à tirer. J'avais réussi à protéger ma grand-mère très longtemps grâce à ce côté protecteur, mais malheureusement j'avais finalement échoué. Ça n'allait pas se produire avec Asa. Si je ne peux partir, alors je vais tout faire pour qu'il ne lui arrive rien.

- Barrez-vous et si je vous revois trainer autour d'elle, je ne vous laisserai pas vous en tirer vivant.

Super des nouveaux ennemis, mais ça en vaut le coup. Pour elle, je suis prêt à tout, mais avec ça nous risquions de devoir partir plus tôt que prévu. Tiens... Nous? Oui... Nous, j'ai pris une décision. Je vais peut-être le regretter, mais je ne peux plus combattre ce que je ressens. Je ne peux plus fuir. Si Asa veut toujours de moi, alors je resterai avec elle... Je crois que le message fut assez clair et les trois quittèrent les lieux rapidement, alors que celui qui s'était fait frapper à deux reprises et pété le bras jura en partant. Je rangeai mon pistolet à ma ceinture avant de tourner les yeux vers Asa. J'hésitai un instant, mais m'approchai d'elle et me pencha. J'avais retrouvé mon calme et mon regard habituel était revenu.

- Tu vas bien?

Elle doit être en colère contre moi, ça serait normal, je m'attendais à n'importe quoi. Une claque. Me faire hurler dessus. N'importe quoi. J'allais le prendre sans broncher. Pourtant, je ne pus m'empêcher d'avancer ma main et la poser avec douceur sur sa joue rougie par le coup. Je ne sais pas si j'arriverais à lui dire ce que je ressens, mais ce qui est sûr, j'allais cesser de fermer mon coeur.

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Mar 30 Mai - 10:30
Mais oui c’est ça, tire. Il ne fait pas du tout mal. Enfin, c’est ce qu’il cherche à faire depuis le début. Enfin bon, je lui avais éclaté le nez aussi donc on pouvait quand même avoir envie de me butter ou du moins, me violenter. Cela ne me dérangeais pas réellement, puisque des coups, je m’en étais mangée pas mal en une vie, pour des raisons différentes parfois, mais la plupart étaient reliée à des conflits tout à fais con, mais assez explosif pour que cela finisse par les poings. Enfin, à trois, c’était une autre histoire. Pourquoi ? Tout simplement parce que je n’avais pas envie, à l’époque, de fritter aux garçons que je considérais comme monstres aux regards lubriques, qui n’avaient avaient que des pensées sales comme ces gros cons que l’on pouvait rencontrer en ce saleté de camps. Bizarrement, je trouvais que ces deux-là avaient tout de même l’allure de ces gros pervers que je ne supportais pas, mais là j’étais en très mauvaise posture. Assez pour ne pas leurs cracher à la gueule ce que je pensais d’eux et déjà que je voulais finir très vite ce soucis à la con, je n’allais pas me foutre encore plus dans la merde mais j’avoue que lui avoir défoncé le nez ça faisait du bien Beaucoup de bien, et rien que d’y penser, je ne pouvais m’empêcher de vouloir rire rien qu’en voyant sa gueule. En fait, je crois que malgré tout ce qu’il se passait, j’avais quand même encore un peu de bonne humeur en mi. Ce que je pouvais être nulle ! Mais voilà je suis comme ça et il est très dur pour moi de faire disparaître mon bien-être.

C’est dans ces moments que je me dis aussi que Kuroi avait beau m’avoir énervée, il ne m’avait pas attristé. Peut-être était-ce parce que je m’étais déjà faite une raison ? Je ne vois pas d’autres solutions. Quand j’y pense, je pense aussi aux paroles d’Eichi qui  me demandait de le laisser tranquille un moment pour lui laisser le temps. Le temps de quoi ? Je n’avais dis à aucuns moments que Kuroi m’aimait ou quelque chose de ce genre. M’avait-il réellement écouté ? Ou faisait-il comme avant, ce qui voulait dire faire la sourde oreille ? Je ne sais pas. Je me dis oui mais je me dis non. D’un côté, je pense que mon cœur voulait croire que Kuroi possédait les mêmes sentiments que moi, de l’autre, ma tête disait de se faire vraiment une raison. C’était vraiment con mais voilà, mon corps est divisé en deux parties mais je ne lutte pas contre cela. C’est bien plus drôle comme ça non ? Non, en réalité c’est surtout que j’étais impuissante face à  ce genre de connerie.  Malheureusement ou heureusement je ne sais pas. En attendant les mecs se marraient toujours avec cet imbécile qui pensait toujours avoir le dessus sur moi. En cet instant oui, mais à l’avenir, non. Tire toujours si ça t’amuse, je m’en fiche.

Alors que je soupirais, je sursautais lorsque j’entendis une voix froide et  très familière ordonnant aux autres de me lâcher. Je levai les yeux avant de regarder Kuroi qui se trouvait derrière cette enflure et le tenais par l’épaule. C’est moi ou mon cœur vient de faire un bond dans ma poitrine. Si une boule se créait dans mon ventre, un sentiment de joie et de colère me montait encore à la tête. Décidément,  il avait réussi à me faire presque tout ressentir. Je ne sais pas si c’était bien ou mal, mais malgré cela et le fait qu’il m’avait jeté assez violemment, le voir ici me faisais du bien, parce qu’il était venue me retirer des griffes de ces connards. Comme je le pensais, ça commençait très mal. D’un geste brusque, il me jetais sur le côté et je parvins à me rattraper. Le voyant essayer de frapper Kuroi, un sentiment de panique m’envahit mais à mon plus grand soulagement, Kuroi parvint à l’arrêter en frappant violemment son bras, je baissais le tête lorsque le deuxième coup arrivait, et me protégeais la tête lorsqu’il faillit tomber sur moi, mais grâce à Kuroi, c’est de l’autre côté qui s’écrasait comme une grosse merde. Comme je le pensais, ses acolytes voulurent l’aider mais Kuroi finit par sortir son arme, ah non. Je ne voulais pas que ça finisse en bain de sang, du moins pas que cela finisse comme cela à cause de Kuroi. Je ne voulais pas qu’il ait du sang sur les mains. Après une menace, ils s’éclipsèrent à mon plus grand soulagement même si la pauvre victime qu’avait été le plus con nous insulta avant de se barrer. Quel courage…J’applaudirais bien si mon regard n’était pas tourné vers Kuroi, qui semblait s’être calmé. Je le fixais alors longuement tandis que je sentais une hésitation de sa part à m’approcher. Plus aucune trace de colère ne résidait en mon esprit, simplement de la sérénité. Pourquoi est-il venu m’aider ? Il ne voulait pas que je lui fiche la paix. Quand j’y pense, je me rends compte à quelle point ça me fait mal finalement. Qu’il me rejette ainsi. Heureusement pour moi, je m’étais préparée à cela et malgré ça, je savais très bien que je ne pourrais que continuer à l’aimer de jour en jour…Désolant. Tout d’un coup, sa main finit par se poser avec douceur sur ma joue douloureuse. La douceur que j’aimais tant chez lui et bien sûr, cela ne pouvait que me surprendre de sa part. Pourquoi après tant de mesquineries, il se montrait soudainement gentil avec moi ? Je devrais être furieuse et enragée par sa faute, vouloir le gifler ou même pire. Mais non. Tout ce dont j’avais envie c’est qu’il reste avec moi. Qu’il reste avec moi malgré tout. Sa présence m’ayant rendu complètement indifférente au début était finalement très importante pour ma vie. Je ne voulais plus le lâcher.

Après qu’il m’ait demandée si ça allait, je poussais un petit bruit trahissant mon ennui en ne pouvant retirer un sourire amusée et lui dis tout en laissant sa main sur ma joue.

-Oh ça va. Ce n’est qu’un coup parmi tant d’autres. Je ne sais même pas je m’en suis pris combien en une demi-vie si tu veux savoir donc, ça ne va pas changer grand-chose figures toi. Enfin, tu es venue aussi alors, il ne s’est rien passée de grave. Merci d'ailleurs. Ce n'était juste qu'un pervers ordinaire. Tu vois ? Je suis en un seul morceau.

Cela n’empêchait pas qu’une baffe pouvait être violent, je me demande si celle que j’ai foutue à Kuroi était pareil. Reprenant mon attention je regardais longuement Kuroi avant de tourner le regard, les joues gonflés que j’essayais pourtant de détendre, mais en vain.

-N’empêche, je te boude. Mais c’est pas une raison pour te barrer à nouveau.

Ben quoi ? Je lui faisais la tête mais je ne voulais pas qu’il parte. J’étais honnête au moins. Au final, je lui décochais un regard avant de croiser les bras. Malgré ça, je ne peux pas dire que je ne suis pas contente. Je suis même carrément joyeuse. Il était venu m’aider après tout et ça j’espérais le cacher. Je crois que malgré tout ce qu’il dira, Kuroi reste et restera l’homme à qui je pardonnerais tout, parce que je l’aime tout simplement. Woah, c’est gênant tout ça !

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Mar 30 Mai - 12:50
J'étais soulagé à première vue, elle ne semblait pas avoir subi d'autres coups de ces gars. J'étais arrivé juste à temps. Je ne voulais pas m'imaginer ce qu'ils auraient fait avec elle si je n'étais pas arrivé à cet instant. Je comprends mieux maintenant pourquoi elle ne semblait pas rassurée en rentrant ici et c'était mon cas désormais. Dire que je voulais le laissé ici toute seule, bien que je ne souhaitait plus une telle chose, ceci m'aurait vite convaincu de ne pas l'abandonner. C'est tout autre chose qui m'a convaincu au final, mais c'est aussi mieux comme ça, je sais ce que je veux maintenant. Pourtant, quoiqu'lle ne se soit pris qu'une claque, j'avais envie de frapper ces trois pervers encore et encore. J'ignore à quoi ils pensaient, mais je suis certain qu'ils s'en seraient pris à elle d'une manière bien plus dégueulasse qu'uniquement des coups. J'eus froid dans le dos juste à y penser. Je ne laisserai plus jamais personne lui faire de mal ou la toucher de cette façon. Je la protègerai quoi qu'il arrive, même si elle m'en veut, même si elle est en colère contre moi, je n'allais pas la laisser tomber. Asa est trop importante pour moi.

Par chance, les survivants n'avaient pas été assez stupides de tenter quelque chose contre moi alors que je les pointais de mon arme. J'aurais sans aucun doute été expulser d'ici, déjà que je risque gros de menacer des gens à travers les murs. Ils pouvaient très bien décider de revenir s'en prendre à moi quand j'ai le dos tourné, bien que je doute qu'ils aillent le courage de revenir s'attaquer à un gars les dépassant d'une bonne tête armé d'un pistolet ou juste ignore mon avertissement. De toute façon, je crois qu'Asa réussirait à s'occuper d'eux, elle avait pété le nez à l'un d'eux quand même. Enfin, je n'avais pas l'intention de rester ici très longtemps, mais Asa allait-elle me suivre maintenant qu'elle a retrouvé son ancien compagnon? Peut-être qu'elle ne voudrait plus partir et j'ignore ce que je pourrais faire... Ah bah voilà maintenant un nouveau problème. En tout cas, j'allais devoir voir ça plus tard, pour l'instant ce n'était pas le moment de penser à partir, surtout en ne sachant même pas si Asa est en colère et voulait encore de moi.

Bizarrement, Asa ne réagit pas avec colère lorsque je m'approchai d'elle ou lorsque je posai ma main sur sa joue. J'étais préparé à n'importe quoi, mais finalement elle ne fit rien. D'un côté tant mieux, me prendre une nouvelle claque n'était pas vraiment un plaisir, mais je l'aurais sans aucun doute mérité. Au lieu de ça, elle afficha un sourire amusé et me remercia en me disant qu'elle n'avait rien. Je fus soulagé, bien que je ne le montrais pas gardant toujours mon éternel regard froid. D'ailleurs, je ne m'attendais pas à ce qu'elle garde un sourire. Elle n'est pas du tout en colère contre moi? Lorsque nous étions en froid un peu plus tôt, elle n'avait pas sourit une seule fois et maintenant que je pensais la situation encore pire, elle souriait. C'était bizarre, mais j'en étais heureux. Voir son sourire me fait sentir toujours aussi bien. Lorsqu'elle poursuivit, elle détourna les regards et je vis ces joues se gonfler. Elle me boude? Bon c'est un peu mieux qu'être carrément en colère. Toujours avec autant de douceur et sans la quitter des yeux mon pouce vint caresser sa joue.

- T'inquiète pas, je n'ai plus l'intention de me barrer maintenant.

Ma voix était plus calme, moins froide. Je souhaite qu'elle comprenne que je ne veux plus fuir. Je pris ses mains et me levai et l'aida à faire de même. Pourtant une fois sur pied je ne les lâchai pas. Je n'aime pas les contacts physiques mais là ça ne me dérangeait pas du tout. Devrais-je lui expliquer mon comportement de tout à l'heure? J'hésitai pendant quelques secondes. C'était probablement pour le mieux, même si ça s'avérait difficile de faire part de ce que je ressens. Je n'exprime pas très bien mes sentiments.

- Je m'excuse pour tout à l'heure... j'ai... J'ai un peu paniqué...

Pendant ces mots, j'avais détourné les yeux mal à l'aise de lui expliquer ça, mais c'est ce qui doit être fait. Je ne veux pas qu'elle croie que je la déteste, alors que c'est tout le contraire. Je l'aime. Je l'aime vraiment beaucoup. En tout cas, elle en a de la chance, je m'excuse souvent auprès d'elle. Bon je n'irai pas lui raconter l'histoire de jalousie, je n'ai pas non plus envie de me taper la honte de ma vie, alors je vais garder ça pour moi.

- Pendant 16 ans, j'ai rejeté les autres afin de formé aucun lien, aucune attache et j'ai voulu faire la même chose avec toi, mais finalement j'ai compris que je n'y arrive pas.

Je fermai les yeux en soupirant doucement. Ça si ce n'est pas parler avec son coeur, j'ignore c'est quoi. Ça fait du bien de tout déballé, tout dire du trouble qui m'avait envahi jusqu'ici. Je me demande ce qu'elle en pense, mais j'ai un peu peur en même temps. Je relevai enfin les yeux vers elle. Je suis si bien parti, elle m'a dit qu'elle m'aimait, je dois y arriver aussi. Ce n'est que trois petits mots, ça devrait aller.

- Je ne te déteste pas... En fait, Asa, je...

Alors que je croyais qu'enfin je pourrais lui dire, je m'arrêtai soudainement. Bloqué comme un idiot sur ce mot. Bordel, c'est si facile de le dire dans ma tête pourquoi là ça ne sort pas? Pourquoi je ne suis pas capable de lui dire en face? C'est complètement con. Je veux vraiment qu'elle le sache et pourtant rien à faire. J'avais envie de me foutre une baffe, ça ne devrait pas être compliqué. Je me suis tellement fermé aux autres que maintenant lorsque je veux m'ouvrir à quelqu'un ça ne sort pas. Un nouveau soupir franchit mes lèvres alors que je baissa les yeux, mais cette fois j'étais découragé. Je suis toujours aussi pathétique.

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Mar 30 Mai - 14:53
J’aime tellement la douceur de Kuroi que je pourrais en pleurer lorsqu’il arrêterai. Ce n’est pas toujours qu’il est comme ça ava avec moi. Bon, on ne se connaît que depuis deux jours mais je sais comment est Kuroi, il n’est pas tactile, voir pas du tout. Mais le problème, c’est qui dois m’empêcher de lui sauter au cou tellement il est adorable en réalité et que j’ai besoin  de le sentir près de moi. En fait, je suis carrément dépendante de ce crétin que j’aime par-dessus tout mais c’est tellement embarrassant que ça, je ne lui dirais pas maintenant parce qu’il à beau se camoufler derrière son regard froid, j’ai pu constater en tombant avant que nous tombions sur ces nuisibles de monstres, son côté moqueur. Je ne sais ni comment ni pourquoi mais malgré son regard froid, l’impression que Kuroi se foutait de ma gueule s’était faite en moi. En même temps, j’imagine qu’il me reste pas mal de chose à découvrir de cet homme particulièrement étrang et pourtant si adorable. Je crois que l’amour, ça fait dire n’importe quoi, mais il faut comprendre que je ne l’ai pas fait exprès. Je ne l’ai pas fais exprès mais je ne regrette pas que cela soit tombé sur lui, je suis même bien contente. Il serait triste pour moi que je m’éprenne pour un malade mentale, ce qui peuplait un quart de ce monde, mais la vie avait décidé que je rencontre Kuroi et que je tombe raide dingue de lui. Franchement, Kuroi était la meilleur personne pour être mon souffre-douleur.

  Bien que faisant la tête, je ne pouvais m’empêcher d’apprécier sa douce main sur ma joue et de me sentir toute contente de sa présence. Malgré ce qui venait de se passer, je me sentais tellement bien que toutes ces merdes ne semblaient ne s’être jamais faite et il valait mieux ça que de se sentir mal à chaque fois pour si peu, et puis Kuroi était là. J’ai étrangement le sentiment qu’il ne m’arrivera rien à ses côtés, cependant, je me devrais quand même de moi-même le protéger, ce n’est pas dans un sens. J’ai beau être « légèrement » plus petite que ce gars, je me sais tout de même apte pour le défendre. Et puis même si ce dernier me demandait de ne pas me soucier de lui, je ne l’écouterais pas et lui dirais d’aller se faire voir en faisant l’enfant. Il ne faut pas se foutre de la gueule du monde tout de même. Sinon, je ne servirai à rien et puis, c’est Kuroi quoi. Ce n’est pas n’importe qui. Quads son pouce se mit à caresser ma joue, je fermais les yeux pour apprécier un peu plus ses caresses alors qu’il se mit à m’assurer qu’il ne chercherais plus à me quitter. Attends quoi ? Je crois que j’ai mal entendu très mal. Même si l’idée de l’engueler se fit, lorsqu’il continuait, je ne pus que me calmer. Celui-ci vint me dire qu’il avait paniqué tout à l’heure ? Pourquoi paniquer ? Je ne comprenais pas pourquoi il me disais cela jusqu’à ce q’uil poursuive.16 ans qu’il se refuse de l’amour et qu’il à tenté d’y échapper avec moi.

Je comprenais mieux pourquoi il était si méchant avec moi et qu’il me j‘étais comme une vieille chaussette depuis un moment. Plutôt un déchet, c’est plus violent et cela représente mes sentiments à ces moments-là. Je l’écoutais attentivement, mon bonheur semblant évoluer au fur et à mesure qu’il me faisait que ça ne lui était pas possible de ne pas m’apprécier. Même s’il ne me voyais que comme une amie.  J’hochais la tête à chaque mots pour qu’il poursuive jusqu’à ce qu’il me dise qu’il ne me déteste pas…Et qu’il ne poursuive pas la fin de sa phrase qui parvint à me faire écarquiller les yeux ? Je rêve ? Mon cœur venait de s’arrêter et moi de me figer de stupéfaction. Je.. ? Je quoi ? Je…T’aime ? J’essayais de parler mais en vain. Je crois que c’est cela vu tout ce qu’il vient de me confier. Du moins, j’espère que c’est cela ! D’un seul coup, mon cœur se remit àbattre à toute allure tandis que je commençais à avoir chaud aux joues et à tout le reste du corps. Je le fixais n’attendant qu’il finisse, jusqu’à ce que je comprenne qu’il n’y arrivait pas. Aucunes déception. Sans attendre, je posais tout doucement mon index sur ses lèvres et lui fis un très grand sourire, tellement j’étas ravie. Je n’arrive pas à le croire. Enfin si, j’y arrive vu mon état. Mes joues rouges et mon corps en feu, mon corps est tout simplement heureux.  Sans me comprendre je me rapprochais de lui et lui fit tendrement un bisou sur sa joue très rapide. Non pas parce que je suis une enfant, mais parce que je suis terriblement embarrassée.

-Jai compris. Tu me le diras quand tu seras prêt ça viendra. Moi aussi je t’aime.

Un rire se fit alors sans que je le veuille. J’étais heureuse après tout. Très heureuse et je crois que c’est le plus beau jour de ma vie. Non seulement je suis près de Kuroi mais il m’aime. Que demander de plus ?

-Par contre Kuroi

Je viens de me rappeler d’un truc. Même si je gardais mon sourire avec une fois très douce, je sentais mon regard tourné vers lui, lui lancer des éclair et mes poings me démangeaient.

-Comment ça « Je n’ai PLUS l’intention de me barrer ? »

Je souris un peu plus. Il comptait me lâcher tout à l’heure ? Sans m’en parler ?

-Tout à l’heure, j’ai eu l’affreux désir de m’occuper d’Eichi mais puisqu’il va devenir père, je n’ai rien fais, sauf que là, tu prends sa place, tu le sais ça ?

Je me rapprochais de Kuroi en ne le lâchant pas du regard pour m’installer à ses côtés et me coller à lui. Bien, je vais me retenir de le frapper et de lui faire sa fête. Je veux juste profiter de tout mon temps à présent. Rien qu’avec lui et seulement lui. Maintenant que j’y pense, Kuroi avait déjà été jaloux me concernant ? h non, oublions ça, ce serait que trop de plaisir.

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Mar 30 Mai - 19:43
Ridicule. Voilà comment je me sentais. Je m'étais ouvert à elle, mais voilà que rendu au plus important je n'arrive même pas à le dire. Ça m'énervait et me déprimait à la fois. Mon amour est vraiment fort, alors ça devrait être évident. Asa avait réussi à le gueuler devant tout un tas de survivants qu'on ne connaît pas. Moi je suis seul à seul avec elle et je reste silencieux et bloqué sur un seul et unique petit mot. Mes anciennes habitudes doivent toujours être présente et m'empêchent de lui dire, mais peut-être bien que j'y arriverai un jour? Je l'espère en tout cas. Ça me semblait si important de lui dire, si je n'y arrive jamais, je m'en voudrai sans aucun doute. Malheureusement, je ne suis pas très fort pour penser positif, alors ça n'aide en rien. Il me reste juste à espérer qu'Asa comprenne ce que je veux lui dire et non qu'elle pense que je l'apprécie uniquement, comme je lui avais dit l'autre jour. Si elle ne comprenait pas, j'étais mal barré, car vraiment plus aucun mot ne sortait de ma bouche. Pourtant, je n'avais pas tout ce mal autrefois, dire "je t'aime" à mes proches n'étaient pas vraiment difficile. Même si ce n'était pas la même sorte d'amour... Ouais, c'est vraiment mes habitudes de fermée mon coeur qui m'empêche de lui dire... Il n'y a pas d'autre explication à ça.

Asa n'allait peut-être pas comprendre ou bien serait déçu de ne pas m'entendre lui confesser. Peut-être allait-elle insister pour que je lui dise? Même en insistant, rien n'y ferait, ça ne sort pas. C'est coincé au fond de ma gorge. Mes yeux toujours baissés, un peu honteux de n'être pas fichu de lui déclarer mon amour, je vis Asa poser son doigt sur mes lèvres. Je relevai les yeux vers elle, surpris. Ce que je vis me combla une fois de plus de bonheur. Elle me souriait sincèrement. Tout comme moi, elle semblait heureuse et si je me retenais pas, je crois qu'un sourire serait apparu sur mon visage. Pour la deuxième fois en quelques heures. Elle n'était pas déçue? Elle ne m'en veut pas? Je retenais vraiment de toutes mes forces se sourire qui voulait prendre le dessus sur mon visage froid. Bien qu'il y ait beaucoup moins de froideur dans ce dernier cette fois. Je ne souris peut-être pas, mais mon regard semble plus doux, plus apaisé, alors que mes yeux ne quittent plus les siens.

Ma surprise fut plus grande encore lorsqu'elle s'avança pour faire un bisou sur ma joue. Je ne tentai pas de l'arrêter et la laissai faire même si cela fut rapide. Ce genre de contact m'aurait normalement fort déplu, mais avec Asa c'est complètement différent. Même si j'étais un peu embarrassé, je ne ressens que de la joie et je la laisse entièrement m'envahir sans la stopper cette fois. J'en ai assez de lutter contre celle-ci. Le soulagement se répandit en moi lorsqu'elle me dit avoir compris et qu'elle n'insista pas, me laissant ainsi le temps de m'y faire. Je lui suis reconnaissant, malgré tout, cela reste vraiment très difficile à accepter pour moi. Ma peur ne disparaîtra pas du jour au lendemain ça c'est sûr. Mais je dois l'affronter, car j'aime Asa et elle m'aime aussi. Je ne peux pas revenir en arrière et je ne veux pas non plus. Pourtant, je crois que je me mis à regretter certaines de mes paroles. J'eut envie de reculer d'un pas en voyant le regard qu'elle me jetait. Certes, elle souriait toujours, mais je voyais bien qu'il y avait quelque chose qui clochait. Elle me le confirma en répétant la première phrase que j'avais dite.

Boulette. J'ai vraiment dit "plus"? Merde, j'ai faits une connerie. J'aurais dû dire "pas". J'ai avoué que j'avais eu l'intention de me casser. Vraiment félicitation Kuroï. C'est bien ce genre de truc qu'il fallait que je garde pour moi comme pour ma jalousie. Je n'irai jamais lui dire que je fus jaloux de son ancien compagnon. D'ailleurs, elle parla de lui. Quoi?! Devenir père? Sérieux? Et dire que moi j'ai voulu lui casser la gueule, car je croyais qu'il y avait quelque chose avec Asa... J'ai voulu frapper un mec innocent en gros qui devait juste être heureux de retrouver une amie. J'ai bien fait de ne rien dire à Asa... Bordel ça aurait été la honte... Mais là j'avais un autre problème sur les bras. Et je l'ai causé tout seul celui-là. Asa s'était rapproché et posé à côté de moi. Sans me quitter du regard, elle se colla contre moi. Je grognai légèrement en retrouvant mon attitude à peu près normale. L'embarras commençait à prendre légèrement le dessus, alors qu'elle me collait. Super je prends sa place, je sais pas si je dois en être heureux... Surtout si c'est pour qu'elle me frappe lorsqu'elle allait entendre que je voulais vraiment me barrer plus tôt.

- Ouais... En fait... Comme j'ai dit, j'ai toujours repoussé les autres, alors j'ai cherché pendant un moment un prétexte pour me barrer, mais à chaque fois, je n'ai pas réussi... Parce que... Voilà tu sais....

Ça c'est toute une explication. Enfin d'éviter de me prendre un coup ou peu importe, il était préférable pour moi de détourner la conversation sur autre chose. Depuis le début, j'avais penser partir sans y parvenir et j'ai pas tellement envie de m'éterniser là-dessus. Puis, il est temps de se ressaisir un peu non? Changer de sujet, voilà ma spécialité et j'ai trouvé le moyen idéal pour ça, même si c'est franchement embarrassant, je sais qu'Asa resterait sans mot. Alors sans attendre plus longtemps, je me tournai vers elle, posai une main sur sa joue et me pencha vers elle. Je ne sais pas trop si c'était vraiment pour lui couper le sifflet ou tout simplement parce que j'en mourrais d'envie, mais mes lèvres se posèrent doucement sur les siennes. Ceci dura à peine quelques secondes avant que je me recule, la regardant un instant. Je me retournai pour être dos à elle et commençai à m'éloigner en prenant la parole d'une voix calme, comme si je n'avais rien fait du tout.

- Je meurs de faim. Pas toi? Allons trouver quelque chose à manger.

Je ne change pas. Je suis vraiment l'expert pour casser les bons moments. Je n'ai peut-être pas réussi à lui dire je t'aime, mais l'embrasser c'est déjà une bonne chose, non? Puis, même si c'était en quelque sorte pour lui faire perdre tous ces moyens, j'en étais content. Je n’aurais jamais pensé en être capable en fait et même si ceci était un contact plutôt intime. Je me sentais bien et pendant un court instant un sourire apparut sur mon visage.

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Mer 31 Mai - 9:10
Je crois que Kuroi se sent bien. Oui, du moins j’espère qu’il l’est. Son bien-être m’importe beaucoup. Même si Kuroi garde son air glacial qui pourrait en faire frissonner plus d’un, il arrive que le visage de Kuroi s’adoucisse et se détende, ce qui signifie bien entendu, qu’il va beaucoup mieux. C’est ce que j’en ai conclue en l’observant je-ne-sais combien de temps durant tout le temps passé ensemble. Certe, il n’y a eu qu’une seule fois que j’ai pu remarquer ce léger changement chez lui mais assez, pour que je comprenne quel genre de garçon en ce qui concerne les sentiments, il est. C’est vrai que l’observer longuement est assez déplacé mais j’en avais besoin pour arriver à cerner cet homme auparavant, juste détestable et fier. Enfin bon, il n’était pas ainsi et puis mieux vaut tard que jamais pour s’en rendre compte. Lui aussi avait sans aucuns doutes fait fausse route sur ma personne et je lui pardonnais d’avance car, je n’avais pas été assez maligne pour ne pas le juger dès la première fois que je le voyais pour la première fois. Jamais je n’aurais parié que cet homme grincheux et fort détestable au début, deviendrais celui que j’aime par la suite. Avais-je même déjà une fois, imaginé moi, éprise d’une personne ? Jamais, j’avais beau me demander ce que cela faisait d’aimer, mais jamais de cette manière. Au final, j’ai eu ce que je voulais, je l’ai aimé comme un ami en un jour, puis comme l’élu de mon cœur le deuxième après toutes les crasses qu’il m’avait faite. Le pire dans tout cela, c’est que je lui avais pardonné et je dirais la vérité en avouant que cela ne me déplais pas. Parce que c’est Kuroi, voilà tout.
Oui, je l’aime de tout mon cœur et j’en suis fortement heureuse. Mais, je n’oublie tout de même pas ce qu’il venait de me révéler sans le vouloir. Il avait voulu m’abandonner sans rien me dire. Il voulait me laisser seule ici tout de même ! Bon, je n’étais pas réellement seule, je sais qu’Eichi aurait acceptée que je reste avec lui et sa femme, mais sans Kuroi c’était comme si je l’étais. La présence de quelqu’un d’autres m’aurait laissée indifférente. C’est pourquoi, je ne pouvais m’empêcher de me retenir de le tuer avec tout l’amour que je lui portais, enragée rien que d’y penser, même s’il avait promis de ne plus me laisser seule. C’est sans doute cela qui me retenais de péter un câble. Parce que je savais qu’il disait la vérité et que je pourrais toujours archer en sachant qu’il est tout juste à côté de moi. Tiens ? C’est moi ou il a vraiment reculé ? Lui-même sait que je suis de très mauvais poil en cet instant, du moins, il devrait parce que c’est le cas malgré que je risquais de me contredire en disant que je restais tout de même heureuse. Je ne le lâchais pas du regard et attendis qu’il me réponde, la main en feu rien que pour cela. « Rien » ?, non c’est beaucoup pour moi. Son absence serait une torture mais ça, je ne lui dirais pas au risque que ses chevilles enflent, ce que je ne souhaitais pas, ma fierté me quémandais de me taire. J’allais donc l’écouter.

Finalement, il finit par me répondre, je tendais donc l’oreille pour l’écouter très attentivement, pour savoir ce qu’il allait me sortir, déjà sceptique. Mais lorsqu’il m’avouait qu’il avait cherché un prétexte pour s’enfuir puisqu’il repoussait sans arrêt les gens. Bien sûr, il n’a pas réussi de mon côté parce que… ? Parce qu’il m’aime j’imagine ! C’est mes chevilles qui vont enfler si ça continue. Mais ce n’est pas bien grave, tant que ça le concerne. Rien que pour cela, je le pardonne à moitié et puis faute avoué, à moitié pardonné non ? Ouais, ça va très bien avec la situation actuelle. Mais bien sûr, il faut que ma bouche ressente le besoin de l’engueuler, c’est plus fort que moi ! J’ai beau essayé de la laisser fermé, pas moyen ! Ou peut-être que si. J’ai même pas eu le temps de l’ouvrir que Kuroi mit sa main sur ma bouche et s’approchais de moi pour m’embrasser. Je sursautais lorsque je sentais ses lèvres pressées contre les miennes. Mes yeux s’écarquillèrent tout le temps de ce baiser, ne pouvant faire autre chose que de me laisser faire, médusée à cause de ce cette douce preuve d’amour. Même lorsqu’il se retournait après m’avoir regardé, pour se lever et me proposer d’aller chercher de quoi manger. Je n’avais même pas fais attention à ma faim et je ne savais même pas si j’avais faim. Ne trouvant pas mes mots, je mis un temps fou avant de pouvoir faire rien d’autres de cligner les yeux et me lever lentement, encore perturbée par ce baiser qui m’avait fait tant plaisir. D’un geste peu doux, je me pinçais la joue ayant été victime d’une grosse claque pour que l’effet soit plus douloureux et cela marchait au point que je grogne de douleur. C’est bon, me voilà réveiller et je dois suivre Kuroi tout en essayant de dire quelque chose, en bafouillant.

-T’aurais pu me prévenir !

Essayons de chasser ce rouge qui habite maintenant mes joues. Comment dire que je n’y arrive pas et que j’ai juste envie de me cacher quelque part, bien plus qu’embarrassée. Je rattrapais Kuroi, tentant de me comporter le plus normalement possible, cela aurait été une réussite si je ne rougissais au point que j’eus très chaud au visage. A force de trouver quelque chose pour ne pas regarder Kuroi, sous peine qu’il voit un peu trop bien mes joues, je finis par tomber sur Eichi un peu plus loin, près d’une femme plutôt jolie au ventre bien arrondi affichant un air plus qu’enjouée tandis qu’ils discutaient ensemble, assis. Il n’y a aucuns doute, c’est sa compagne. Ne va-t-elle pas tarder à accoucher vu son ventre ? Il me fut impossible de ne pas sourire en regardant longuement son ventre. Il est sûre que j’étais contente pour Eichi, il ferait un très bon père, c’était sûr.

-Hé Kuroi, après on pourra retourner les voir ? A moins que tu t’enfuis de nouveau ?

Mais non, je ne lui fais aucuns reproches. Je gardais mon sourire en fronçant les sourcils, toujours aussi amusée par lui. Je n’étais plus en colère, j’aimais juste l’enquiquiner parce qu’il était ma victime préférée. Je me mis à rire avant de me contenter de le suivre, plus joyeuse que jamais et le regardais longuement en ne pouvant me retenir de penser de toutes mes forces que j’avais de la chance de l’avoir rien que pour moi. C’est le meilleur après tout.

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Mer 31 Mai - 11:17
Je crois que j'ai réussi. J'ai trouvé le moyen de lui faire perdre tous ces moyens et en plus ce n'était pas fort déplaisant, c'était même très agréable, bien que cela ne durât que quelques secondes. Bon c'était aussi un peu embarrassant, mais j'arrive à parfaitement le camoufler. Je l'avais vraiment embrassé? J'ai quand même l'impression de rêver. Quand je veux, je peux on dirait. Depuis fort longtemps, je repousse les gens et évite les contacts avec eux. Avec Asa en deux jours, je l'ai serré contre moi, j'ai caressé ces cheveux et sa joue et là je l'embrassais. C'est franchement un exploit. La situation y était pour beaucoup, je doute que j'y arrive n'importe quand, mais c'est déjà un bon début. Puis, je n'aurai pas trop le choix de m'y habituer maintenant. Asa semble beaucoup plus tactile que moi, même si elle est plus facilement embarrassée par la situation. D'ailleurs maintenant nous sommes quoi? Un... Couple? C'est vraiment trop bizarre de ce dire ça. J'ai peut-être coupé la conversation un peu trop rapidement, on s'est avouer notre amour et je compte rester avec elle, mais... Ensuite? Je dois laisser le temps faire les choses, je n'étais pas vraiment préparé à tout ça et je dois encore m'y faire. J'ai encore cette fichue peur qui me ronge de l'intérieur. C'est pour cette raison que je n'avais pas réussi à lui dire directement que je l'aimais... Le temps... Je dois me laisser du temps.

J'entendis la voix d'Asa derrière moi. La prévenir? Ah ça non. C'était justement mon but de la prendre au dépourvu. Mon coup à super bien fonctionné, elle en perd complètement ces mots. Au moins, elle a oublié la conversation que nous avions juste avant. J'évite de me prendre sa fureur. Franchement, cette fille est quand même assez effrayante quand elle le veut. Je n'ai pas envie de me prendre une nouvelle fois sa colère. Je lui ai faits assez de mal comme ça en deux jours. Combien de fois je l'avais mise en colère? Je sais même pas. Je suis vraiment une ordure, mais maintenant mon objectif à changer. Je ne veux plus la repousser, je ne veux plus qu'elle soit en colère contre moi ou qu'elle me déteste. Certes ça risquait d'arriver quand même, je reste moi. Je suis Kuroi Ame, un être très désagréable et froid, je ne peux pas changer du jour au lendemain j'en ai conscience. Je risque toujours de péter des colères noires ou de sortir des choses peu agréables, mais je ferai tout pour améliorer ce comportement que j'ai depuis 16 ans. Pour Asa, pour qu'elle soit toujours heureuse. Je veux la voir sourire tous les jours et qu'elle garde cette bonne humeur qui me fait tant plaisir.

Je tournai la tête dans sa direction lorsque je la vis me rejoindre. Je l'observai quelques instants, elle tentait d'agir normalement, mais elle ne pouvait cacher complètement son visage qui était rougi. Et non ce n'est pas juste la claque qu'elle s'était prise qui faisait qu'elle était rouge. Ce baiser l'avait vraiment mise mal à l'aise, bon un peu moi aussi, mais je rougis rarement, par chance. Il manquerait plus que ça. Je ne dis rien et regardai devant moi après un moment. La faim commençait réellement à être un problème là. Je me suis rien mis sous la dent depuis plusieurs jours et ma visite en ville était en quelque sorte pour me trouver de la bouffe. J'ai peut-être pas trouvé de nourriture, mais j'ai trouvé encore mieux. Asa. Je n'aurais sans doute pas dit un truc pareil, il y a quelques heures, mais maintenant oui, je le pense sincèrement. Asa est vraiment la plus belle chose qui est apparu dans ma vie. Sa voix me rappela à la réalité une nouvelle fois et je la regardai. Elle devait parler d'Eichi. Et voilà, elle recommence à m'enquiquiner. Ça fait partie d'elle et je ne lui en veux pas. C'est en quelque sorte pour ça que je l'apprécie tant, elle n'a pas peur de dire ce qu'elle pense. Pourtant, je grognai légèrement à sa dernière phrase et regardai une fois de plus en face de moi.

- Ouais on ira et promis, je ne fuirai pas.

Voilà je fais des promesses maintenant. Tant qu'elle ne le sert plus dans ces bras devant moi tout ira bien. Je me sens vraiment con d'avoir voulu le frapper, alors qu'il n'y avait rien entre eux, mais c'était vraiment plus fort que moi et ce sentiment de jalousie risquait d'être toujours présent et si elle recommençait, je crois que même en sachant ça, je risquerais de vouloir le frapper quand même. Je découvre un nouveau truc sur moi tous les jours. Me voilà jaloux et possessif maintenant. Asa est à moi et uniquement à moi... Je dois arrêter de penser comme ça, c'est un peu effrayant. Même en sentant son regard posé sur moi, je ne retournai pas la tête gardant mon air froid, qui était revenu. Au fond, je suis tout aussi mal à l'aise qu'elle en fait. Après un moment, je trouvai ce que je cherchais. Quelqu'un servaient des plats aux survivants afin d'éviter des abus. Malheureusement, la nourriture semble toujours aussi louche, il n'y a plus grand-chose de très bon à manger de nos jours, mais je suis prêt à prendre n'importe quoi. Bon c'est faux, je n'ai pas envie d'être malade, mais je sais que ça n'arrivera pas ici. Je m'avançai et pris deux assiettes et en m'éloignant j'en donnai une à Asa. J'ignore si elle a faim, mais vaut mieux qu'elle mange quand même. Ça fait deux jours et peut-être plus. Ça me fait drôle de m'inquiéter autant d'une personne....

- Tu veux les rejoindre maintenant?

J'ignore qui est l'autre personne, mais elle a dit "les rejoindre", alors j'ai dit la même chose. Il va devenir père, alors c'est probablement sa compagne l'autre personne dont elle parle. Je le saurai bien assez tôt, même si me joindre à un groupe ne me faisait pas plus plaisir que ça. J'ai accepté Asa, mais les autres me paraissent toujours insupportables, ça ne changera pas et ça ne changera sans doute jamais. Mais j'ai dit à Asa qu'on irait, je peux pas changer d'idée. Je garderai le silence comme je le fais si bien. Je suis vraiment l'être le plus asocial du monde, je n'y peux rien.

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Mer 31 Mai - 14:31
Kuroi, t’auras beau faire comme si tu ne me voyais pas ou que tu ne m’entendais pas, je sais très bien que tu m’as entendu quand je t’ai demandé de me prévenir lorsque tu m’embrasseras. Ben c’est vrai quoi ! Il a fait comme si de rien n’était alors que je ne m’y attendais pas du tout, je n’ai pas envie qu’il me voit embarrassée surtout dans ce genre de moment. Kuroi avait vraiment le chic pour me plonger dans des états d’esprits étranges, mais je ne lui en voulais aucunement car c’était lui et que j’aimais Kuroi. Je ne cesserai jamais de le répéter, même lorsque je serai en colère contre. Jamais je ne le détesterai malgré ses agissements, rien que mes réactions me le prouvaient et j’en avais la certitude. Je suis plutôt rassurée car je connais le caractère de Kuroi et nous savons tous les deux qu’il a un caractère assez explosif et qu’il peut s’énerver à tout moment. Ma façon de penser s’adapte au sien, bien heureusement. A croire que nous étions destinés à nous rencontrer ! Bon, si c’est le cas, nous ne le serons probablement jamais mais ais-je vraiment besoin de le savoir ? Kuroi est en ce moment même à mes côtés et je ne le lâcherai pas, donc ce n’est pas utile. Finalement , je remercie grandement ces saletés de monstres qui étaient à ma poursuite, sinon je n’aurais pas découvert cet ex-imbécile dans les vapes. En y pensant, j’ai envie de sauter de joie ! Hé bien quoi ? Ce n’est pas tout le monde qui à ma chance ! Dans un monde comme celui-ci, la priorité n’est pas l’amour, c’est pourquoi on l’ignore alors que parfois il est tout juste à côté de nous et ma bêtise m’avait permis de garder les yeux bien ouverts sur ce sujet si particulier.

Alors que je rougissais, j’avais senti le regard de Kuroi posé sur moi, lui, il a le don de me regarder aux mauvais moments, c’était un emmerdeur dans l’âme, je ne pouvais lui en vouloir, et puis surtout il m’amusait. C’est sûr qu’avec lui je ne m’ennuie pas, il me fais toujours ressentir quelque chose qui ne me laisse pas le temps de mourir dans mon coin et je ne vais pas mentir en disant que cela me déplait, j’aime cela, je n’ai pas non plus le temps de m’imaginer déjà aigri avec celui-là. C’est vraiment cool l’amour mais aussi le caractère de cet homme comique malgré lui ! Tiens, le voilà en train de grogner comme auparavant, j’adore ses grognement ! C’est surtout qu’il m’amuse car ils me prouvent que j’arrive à l’enquiquiner et ça c’est une grande victoire pour moi lorsque ça concerne cet enquiquineur de première. Enfin, il accepta que l’on se rende une fois nos plats pris, voir Eichi et sa compagne, je poussais donc un bruit de victoire et le suivais tandis qu’il allait chercher les plats chez une personne qui servait des plats particuliers alors que je surveillais le petit couple au fond qui ne bougeais pas, puis lorsqu’Eichi me vis il me fit un signe de la main avec sa compagne avant que Kuroi me demande si nous devions aller les voir directement. Je me tournais vers lui en prenant mon assiette en le remerciant et dis en souriant.

-Nan, j’ai envie de manger seule avec toi. C’est plus drôle d’admirer ton visage grognon en solo. Je t’assure Kuroi !

Je ne pus m’empêcher de rire discrètement avant de déclarer.

-Et honnêtement, tu as vraiment un beau sourire.

Hé bien oui. Je ne l’avais pas loupé tout à l’heure, je l’avais vu son petit sourire. Il m’avait d’ailleurs surpris comme le premier mais aussi m’avais réchauffé de l’intérieur. Je confirme, Kuroi est vraiment très beau. Je m’en étais déjà aperçu quelques minutes après notre rencontre mais je ne m’étais pas attardé là-dessus suite à notre situation assez mouvementé pour que je me fixe sur lui et sa personne. Je lui fis alors un petit sourire malicieux et lui fis signe de me suivre et partis m’installer un peu plus loin dans un coin d’où je pouvais voir le petit couple, près d’un mur. Ici nous serions tranquilles et je pourrais discuter avec Kuroi sans aucuns problèmes et surtout sns me soucier des oreilles trop indiscrètes. Sans attendre, je me laissais tomber au sol en faisant toutefois attention à mon assiette même si je n’avais pas faim pour une raison inconnu, avant de m’asseoir en tailleur et regardais Kuroi s’installer avant de poser mon assiette à mes côtés.

-Allez Kuroi, manges bien, tu dois récupérer des forces.

Je souriais alors avant de le regarder manger tranquillement, ne pouvant m’empêcher d’être attentionnée lorsque cela concernait Kuroi. Hé oui, il tombée sur l’une de ces jeunes filles toujours derrière le dos de ceux qu’elles aiment, il allait en baver ! Mais je pense qu'il le savait et qu'il m'aimerait quand même. Kuroi il est peut-être grognon mais je sais qu'il m'accepte comme je suis. Que je l'aime ce Kuroi.

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Mer 31 Mai - 16:29
Pour être honnête, je n'aime vraiment pas cet endroit. Trop de gens et trop de possibilité de devoir engager la conversation avec quelqu'un. Ce qui risquait d'arriver, si nous allions avec l'ancien compagnon d'Asa. Je veux bien discuter pendant des heures avec elle, mais c'est tout. Les autres ne m'intéressent pas et malgré tout, je garde une petite pointe de jalousie. Eichi connaissait bien Asa, ils ont une bonne complicité et donc ça m'énerve de ne pas la connaître davantage. Il la connaît sans doute depuis très longtemps, contrairement à moi qui la connais que depuis deux jours et à chaque fois j'avais tenté de couper court lorsque nous avions un léger rapprochement, ce qui ne m'aidait pas à en savoir plus sur elle. Maintenant je regrettais ma crise de colère dans ce café. J'aurais pu en profiter davantage et bien non j'ai préféré fait le gros con et l'envoyer balader. En tout cas, n'ai aucune envie d'apprendre des choses sur elle par la bouche d'un autre gars, même s'ils ne sont qu'ami ou je ne sais pas trop. Pourtant, je ne pourrai pas y échapper si elle voulait absolument aller les rejoindre maintenant. Ne pas échapper à d'anciens souvenirs qu'ils ont eu ensemble et aussi au fait que je devrai participer probablement et me forcer à être sympathique avec des gens que je connais pas. Je suis vraiment une ordure vue comme ça, mais bon... Je dois me contenir et surtout ne pas montrer cette jalousie à Asa. Elle ne raterait pas de m'en faire voir de toutes les couleurs si elle l'apprenait.

Enfin, je vis l'emplacement où se tenait Eichi. Il était avec une femme, probablement la mère de son enfant. Cet homme avait vraiment eu le courage de fonder une famille malgré tout ce qui nous entoure? Une famille... La conversation avec Asa me revint en tête à cet instant. Je lui avais répondu que je ne voulais pas d'enfant, mais je ne lui avais pas retourné la question, car je m'étais énervé contre elle. Et si... Elle souhaitait en avoir un jour? On va se calmer tout de suite ! Je me projette un peu trop loin dans l'avenir je crois... Je viens tout juste d'accepter mes sentiments et de lui dire, en quelque sorte, alors ce n'est pas tellement le moment d'y penser. De toute façon, je n'eus pas le loisir d'y réfléchir, Asa s'adressa à moi. Elle veut manger avec moi pour admirer mon visage grognon. Bon ça fait plaisir, je n'irai pas me torturer tout de suite à discuter avec d'autres et je pourrai être seul à seul avec elle, mais "admirer mon visage"? Elle ne va pas me quitter des yeux un seul instant? Je sais pas si je dois en être heureux. La suite de ces paroles ne me firent pas plus plaisir. Bordel, mais elle est passé où ma discrétion? Je suis doué pour cacher n'importe quel sentiment, mais les deux fois où je souris, elle le voit, sérieux elle m'observe même quand je m'y attends pas.

Alors, je détourna les yeux légèrement mal à l'aise en affichant une mine renfrognée. Même si elle trouve beau mon sourire, je ne peux m'empêcher de vouloir le cacher encore mieux. Je me retournai vers elle lorsqu'elle me fit signe de la suivre, ce que je fis sans protester. Une fois Asa installer par terre, je fis de même, m'installant ainsi devant elle avec toujours mon assiette entre les mains. Je haussai un sourcil lorsqu'elle me dit mange bien et de récupérer mes forces. Il n'y a pas que moi qui ai besoin de récupérer des forces. Asa aussi. Lorsqu'on a trop faim, la faim nous quitte, donc ne rien manger n'est pas bon. J'espérais quand même qu'elle allait manger aussi, voyant son assiette à côté d'elle. Je baissai les yeux vers la mienne, elle s'inquiète trop pour moi, c'est fou quand même. Mais je ne peux pas lui en vouloir, je ne suis pas mieux, même si je l'avouerai jamais à Asa.

- Ouais, mais toi aussi, tu dois récupérer.

Je commençai à manger tranquillement. Non, en fait, je crois que je n'ai jamais mangé aussi vite de ma vie. J'avais jeté un rapide coup d'oeil vers elle pour voir qu'elle m'observait. Normalement, je m'en fous un peu, mais en sentant son regard fixer sur moi pendant que je mange, je n'avais pas pu m'empêcher de me dépêcher. Au risque de tout revomir plus tard. Bon j'aurais peut-être évité ce petit moment embarrassant s'il y avait eu d'autres personnes. Non, je ne regrette pas d'être seul avec elle, je suis même très heureux. Puis bon il n'y avait presque rien dans cette assiette. Par chance, même si j'ai un gabarit assez impressionnant, mon corps est capable de se contenter de peu de nourriture. Je n'ai pas trop le choix de toute façon. Je ne trouverai jamais les mêmes plats, qui me paraissaient gigantesques dans mes souvenirs, que ma mère me préparait lorsque j'étais gamin.

Je posai ensuite mon assiette au sol et me laissai basculer sur le dos, me retrouvant ainsi allonger sur l'herbe froide. Je crois que je n'ai jamais été aussi bien depuis deux jours. Non, c'est faux. Quand j'étais contre Asa c'était encore mieux, mais faut pas rêver pour que ça recommence maintenant. En tout cas, c'est mieux qu'une fichue chaise ou un plancher de cinéma où j'avais fait une petite sieste sans le vouloir. Je croisai mes bras derrière ma tête et observai le ciel encore une fois étoilé. C'est rare et pourtant son fait deux jours que le ciel est dégagé. D'ailleurs, une question me passa par la tête, je tournai les yeux vers elle pour la regarder et prendre la parole.

- Je me demandais, c'est quoi ton nom complet?

Je lui avais révélé mon nom de famille par hasard, mais je n'avais pas pu lui demander le sien. Cela me semblait logique que je lui demande maintenant. Ce gros changement que je ressens, c'est incroyable. Je me sentais vraiment apaisé, toutes mes inquiétudes et mes questions au sujet d'Asa semblèrent s'être envolé. Bon pas toute. Il n'y en a quelqu'une qui persiste à rester, mais c'est dû à ma peur qui ne partira jamais entièrement. Puis, même si j'ai peur de cette douleur qui pourrait me submerger si je perdais Asa, je ne veux plus rien brisé. Le bonheur a gagné cette fois si. Je veux être avec Asa et la connaître davantage.

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Mer 31 Mai - 17:42
Allez Kuroi, manges ! C’est ce que j’avais envie de lui balancer en voyant qu’il n’avais toujours pas portée sa cuillère à ses lèvres afin de fourrée dans sa bouche, ce mélange tout à fait douteux, habitant son assiette mais aussi la mienne. Rien que de chercher à comprendre ce qui fait ce plat et donc de trouver ses ingrédients me répugne au plus au point, seulement nous n’avions pas trop le choix. Nous devions manger cette chose immonde si on voulait continuer à vivre parce qu’être en bonne santé…pas sûr. Du moins, il serait bien surprenant que nous ne soyons pas malade temporairement. Seulement, je voulais absolument que Kuroi mange cet merde pour la simple raison qu’il valait mieux être malade pendant une courte durée que de crever de faim comme pas mal sur cette terre qui ne trouvais rien à se mettre sous la dent. C’est en pensant à ces choses là que l’on se rends compte à quel point le monde est dure et ne souhaite que pour habitants, des personnes fortes dans l’âme, et qui souhaitaient par-dessus tout, vivre et peut-être voir le soleil revenir un jour. Pour moi, ce ne serait que la première fois mais, je suis convaincue qu’un jour, je la verrais, cette maudite sphère nous ayant abandonné à notre sort. Je veux vraiment voir à quoi elle ressemble aux côtés de Kuroi, ciller des yeux en la regardant puisqu’il paraît que nous ne pouvions la regarder les yeux grands ouverts, pour une raison que j’ignore parfaitement.

Au côtés de Kuroi, peut-être avec Eichi, sa femme et son futur petit garçon ou sa future petite fille mais peut être, aux côtés de notre propre famille, à Kuroi et moi. Quand j’y pense, mon cœur bat plus vite et l’envie de sourire se fait sentir. Une famille ? Avec Kuroi ne ? Hé bien oui, c’est la seule personne avec qui je voudrais en avoir. Même si nous verrons cela un peu plus tard, il est sûr que je l’aurais ma famille puisque j’aime Kuroi et avoir des petits êtres venant de cet être si spécial et important, m’est tout aussi important que vivre. Des petits êtres venant de Kuroi, cela ne serait pas le paradis ? Même si ceux-ci risquaient d’avoir son sale caractère, ils resteraient tout de même des anges pour moi.. Tiens, voilà que je viens de me rendre compte que je fais comprendre que depuis tout à l’heure, j’en veux plusieurs. Déjà que Kuroi m’avais déclarer ne pas aimer les enfants, alors plusieurs..Nous allions d’abord commencer par un enfant. Pour ne pas l’effrayer. Mais ça, c’est pour plus tard. N’empêche, voir la compagne d’Eichi avec un joli ventre bien rond, me fais rêver et me donne envie de porter l’enfant de Kuroi et personne d’autre que celui là. Lui, lui, rien que lui. De toute façon, mon tour viendra !

Quand il commençait à manger, je poussais un soupir de soulagement avant de repenser à son petit air renfrogné lorsque je lui avais dit trouver beau ses sourires. Je ne sais pas si c’est moi la folle mais…Je l’avais trouvé trop mignon. Craquant. Non, adorable. Donc oui, je crois que c’est moi parce bon hein. Kuroi n’a pas l’air très sympathique aux premiers abords, ni une fois que l'on fais sa connaissance. Une fois qu’il est devenu un peu plus proche, on verra dans problème, Kuroi n’est pas méchant. Même très gentille ce qui me faisait peur pour lui. Quand il le fit remarquer que je devais moi-même reprendre des forces, je pris mon assiette en grognant alors qu’il finissait la sienne, regardais longuement mon plat avant de fourrée une bouchée dans ma bouche et de frissonner de dégoût tellement c’est dégueulasse. Lui aussi est très attentionné. Me voilà en train de repenser aux enfants et à me dire que Kuroi serait un papa très protecteur au point de ne pas les laisser respirer. Un papa poule. D’ailleurs je me demande comment étaient mes parents maintenant . J’aimerais les connaître tiens. Je devrais me renseigner auprès d’Eichi. Il en savait sûrement. A chaque bouchée je grimaçant de dégoût et regardais Kuroi s’allonger et regarder le ciel bien dégagée. C’est rare de le voir comme ça le ciel. Il est ainsi en deux jours et parsemé d’étoiles. Bizarrement, il était ainsi depuis mai rencontre avec Kuroi où plutôt dès la naissance de mes sentiments pour lui. Cela me fais sourire. C’est un signe. Quand Kuroi me demandais mon nom complet, je le regardais avec surprise avant de me rappeler qu’il ne le connaissais pas. Il allait vraiment falloir que l’on se connaisse vraiment lui et moi. Je voulais qu’il me connaisse je voulais le connaître. Avec un grand sourire, je posais à nouveau sur le côté mon assiette vide, une fois fini et avoir failli vomir, puis me contentais de regarder avec joie Kuroi.

-Ah ouais c’est vrai. Mon nom complet est Asa Mayonaka. C’est bizarre non ? Asa qui veut dire matin ou aube ne va pas du tout avec Mayonaka qui veut dire minuit. C’est un peu comme ton nom complet. Pluie et noir, c’est drôle mais ça te va très bien !
Je pouffais alors de rire, toute contente.

-Il va vraiment falloir que l’on apprenne tout l’un sur l’autre. Si tu as une question, te gêne pas puisque c’est mon cas, honnêtement.
Pourquoi mentir ? C’est la vérité !
Alors que je voulais lui faire un câlin, je sentis un regard posé sur moi et vit Eichi me regarder malicieusement. Et le voilà sûrement en train de se demander ce que Kuroi et moi faisions. Surtout, de quelle façon nous nous étions réconciliés. Je ne lui dirai pas sinon il va rire ! Heureusement, sa compagne repris son attention en tournant le visage d’Eichi vers elle pour discuter. Qu’ils sont drôles, je me demande depuis combien de temps ils sont ensemble. De toute manière, je m’en fiche ! Moi je suis avec Kuroi alors le temps je le vois pas passer ! Je mme rapprochais légèrement de ce dernier pour le regarder, sans idées derrière la tête en faisant venir mes jambes à ma poitrine. Complètement heureuse d’avoir Kuroi rien que pour moi. Oui, rien qu’à moi !

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Mer 31 Mai - 19:59
Ah bah voilà les répercussions d'avoir bouffé en quatrième vitesse cette nourriture franchement dégueulasse. J'eus une soudaine envie de rejeter tout mon repas, mais je tentai de retenir et de le garder dans mon estomac. Ce serait con de revenir à la case départ, si je vomis ce que j'ai mangé, ça revient à dire que je n'ai rien mangé et je pourrai pas aller me chercher une autre assiette. De toute façon, même si c'était un buffet à volonté, je me resservirais même pas. Cette bouffe douteuse, qui se doit d'être nourrissante, n'était pas agréable sous la dent. Je crois qu'il mélange tout un paquet de truc ensemble justement pour que cette nourriture nous remplisse le ventre même avec peu. Enfin, ce n'était pas vraiment le problème, j'en avais déjà mangé pleins autrefois et je n'étais jamais tombé malade. Peut-être avais-je eu de la chance, mais là c'est surtout parce que j'ai bouffer trop vite. Ou bien je suis malade et je sais pas... Asa et moi on a passé un moment sous la pluie et une grippe ne se développe que quelque temps après. Par pitié que ce ne soit pas ça. Je n'ai aucune envie d'être cloué au lit à cause d'une fièvre, bien qu'il n'y ait aucun lit ici, mais bien des sacs de couchages dans des tentes. Déjà qu'en ne faisant absolument rien, j'ai l'impression d'être encore plus courbaturé. Il faut remercier la merveilleuse débarque dans les escaliers du cinéma. Si en plus je tombe malade, je ne serai plus vivable. Asa allait vivre un enfer, je ne suis pas tellement coopératif quand je suis blessé, alors en étant malade, ce n'est pas beaucoup mieux. J'espérais donc que ce soit dû uniquement au fait que j'avais mangé trop vite et que ça passerait d'ici quelques minutes.

Outre le fait d'avoir envie de gerber, je me surpris à vouloir la présence d'Asa près de moi. Elle est déjà près et elle mangeait d'ailleurs son repas dégueulasse, mais j'avais envie qu'elle soit plus près encore. En fait, j'aurais souhaité qu'elle s'allonge à côté de moi. C'est vraiment trop bizarre de souhaiter un truc pareil, alors que ça revient à avoir pratiquement un contact avec elle. Puis, même si je le souhaite, je n'irai jamais lui demander ou la tirer pour qu'elle s'approche. Elle faisait bien ce qu'elle voulait, je ne la force à rien. Je l'avais déjà fait une fois dans l'arrière-boutique, c'est fini maintenant. Et c'est complètement débile comme penser, je m'en fous ! Elle est très bien là où elle est, je peux la voir en tournant la tête. Je peux voir son regard surpris après ma question et son grand sourire, alors qu'elle termina son assiette. Ce sourire... J'en suis vraiment fou. Je sens cette chaleur à l'intérieur, ce bonheur. Je m'en lasserai jamais et pourtant ce genre d'expression me donne toujours envie de le faire disparaître quand je le vois sur le visage de quelque d'autres. Pas avec elle. Je veux toujours la voir ainsi. J'en fais une fixation encore pire que ces cheveux, mais je m'en fous. Je veux la connaître et pour une fois j'ai vraiment envie de m'ouvrir à elle, pour qu'elle puisse me connaître mieux aussi. C'est trop étrange l'amour....

Mayonaka? Ça lui va très bien aussi. Il est vrai que nos noms avaient tous deux des significations étranges et qui ne vont pas très bien ensemble. Bon, je préfère ça qu'avoir un prénom américain et le nom de mon père. Je remercie ma mère de m'avoir donné son nom de famille et respecter ses origines à elle et non à cette grosse ordure qu'est mon père. Il n'était même pas présent à ma naissance, de ce que m'a dit ma mère, il ne méritait pas que je porte son nom. Puis si je l'avais eu, j'aurais probablement changé en donnant celui de ma mère. De toute façon, il n'y a aucune loi nous empêchant de changer de nom et prénom aujourd'hui. C'était quoi déjà son nom? Owen? Ouais c'est ça. Kuroi Owen. Bordel que ça sonne mal. Asa confirma ce à quoi j'avais réfléchi. On doit apprendre à se connaître, m'incitant à poser des questions si j'en avais. Je hochai doucement la tête pour lui répondre, même si j'ignorais quoi lui demander. Je ne suis pas doué pour les conversations et ça restait tout de même difficile pour moi d'entrer dans certains sujets, alors je n'irai pas moi-même poser certaines questions. Ce sera peut-être plus dur que je le pensais, mais je dois m'ouvrir, arrêter de garder ce mur entre nous. Il n'est plus utile et franchement je n'en voulais plus. Plus facile à dire qu'à faire, mais je dois y arriver.

Je regardai à nouveau le ciel en réfléchissant à une question que je pourrais lui poser. D'ailleurs j'ai toujours envie de gerber, ça n'a pas changé malheureusement. Fermant les yeux un instant. J'avais bien une question, mais je n'osais pas trop la poser. Pourquoi ça revient encore une fois dans ma tête? Tout ce que je risque de faire en lui posant cette question s'est m'effrayer encore plus. Veut-elle des enfants? Bordel je veux pas le savoir, du moins pas maintenant... Faut que j'arrête d'y penser et pourtant je continue. Elle aime les enfants, alors sans doute elle en veut un jour? Bon je les aime bien aussi et je n'ai pas vraiment envie d'en avoir. Pour l'instant, je vois les enfants uniquement comme un gros paquet de problèmes à géré. Ce fait n'importe quoi, ça n'a conscience d'aucun danger et sérieux... Ils vont ressembler à quoi? Des petits monstres sur patte aussi têtus et désagréables que moi? Ce serait vraiment magnifique. Je préfèrerais qu'ils ressemblent à Asa. Plus vivable... Je ne poserai pas cette question, ça va m'effrayer plus qu'autre chose. On se connaît que depuis deux jours et je pars déjà dans des divagations d'avoir des gamins. Faut oublier ça. Je tentai donc de penser à autres choses de moins bizarre. Jetant un rapide coup d'oeil dans la direction d'Asa, je remarquai qu'elle s'était rapprocher un peu de mois. Je ne dis rien, de toute façon c'est ce que j'avais souhaité un peu plus tôt. Enfin de débarrasser mon esprit des gamins, je devais trouver autre chose à lui demander. J'en trouvai une autre, qui reste dans la branche de "la famille" mais qui est loin de faire peur.

- Qu'est-ce qui est arrivé à ta famille? Tu as connu tes parents?

Mes yeux ne la quittaient plus désormais. Je ne sais pas trop si elle aurait de la facilité à me parler de ceci, en tout cas, pour moi c'est un sujet sensible. Mais, il faut apprendre à se connaître non? Puis, si je lui demande c'est que je suis prêt à lui dire aussi ce qui leur est arrivé, si elle me retournait la question bien sûr. J'ai conscience que beaucoup d'enfants nés après la disparition du soleil se retrouvaient abandonner ou perdaient leur parent très jeune. Asa possède un don particulier avec beaucoup d'avantage, mais il y a aussi ces désavantages, comme attirer les créatures. L'enfant que j'avais rencontré autrefois possédant le même don avait justement été abandonné à cause de ceci, alors c'est peut-être la même chose pour elle? En tout cas, je le serai bien vite. Pourtant je ne m'arrêtai pas tout de suite.

- Et Eichi et toi... Vous semblez proche, quel genre de lien avez-vous tous les deux?

Quoi?! J'ai vraiment demandé ça? Non, ce n'est pas du tout parce que je suis jaloux de ce lien que je demande ça. Non, non. C'est vraiment sorti tout seul, alors que je souhaitais éviter de parler de lui. C'est raté. J'avais détourné les yeux au même moment alors que ma mine renfrogné reprenait légèrement sa place. J'espère qu'elle n'ira pas s'imaginer n'importe quoi, ce qui est fort possible avec Asa... Elle va m'emmerder avec ça je le sens arriver à des kilomètres. Je suis trop con.

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Jeu 1 Juin - 3:31
Je regardais Kuroi avec attention, tandis qu’il était encore allongé. Il n’a pas vraiment l’air de se sentir bien. Je me serais bien dis qu’il me l’aurais dis s’il ne se sentais pas très bien mais connaissant Kuroi ou me rappelant surtout du moment où il avait été mordu par cette créature, je savais qu’il ne me le dirais pas forcément. Y avait-il vraiment une chance que Kuroi me le dise même ? Je n’en suis pas réellement sûre. Voir pas du tout. Cet homme aime tout garder pour lui, sans doute pour ne pas m’inquiéter. Le problème c’est que lorsqu’il me dis rien, cela me rends toujours plus anxieuse, ça, je ne sais pas s’il le comprendra un jour mais ce serait un véritable bonheur si cela se produisait, parce que bon, j’aimerai bien savoir moi, lorsque quelque chose ne va pas. Il est très important pour moi de savoir si la santé de Kuroi n’était prisonnière d’aucunes maladies, c’est pourquoi, je restais toujours méfiante et soucieuse lorsque ça le concernait. Kuroi est un bébé, je ne le lui dirais pas sous peine de pousser son côté désagréable à refaire surface puisque Kuroi était du genre à se montrer susceptible même lorsque je le taquinais. Mais…Je dois l’admettre, quand Kuroi fait la tête, cela m’amuse, il ressemble tellement à un enfant et puis, il est vraiment mignon. Mais pour ça, je peux toujours me brosser pour le lui dire. Du moins, si je veux le lui dire, je me dois de trouver une manière plus subtile de le lui dire et j’avoue que la subtilité avec Kuroi, c’est quasiment impossible car je ressens le grand besoin de lui faire comprendre exactement, les sentiments et les émotions que je ressens sur le moment, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, il doit absolument savoir. C’est pourquoi, Kuroi et moi nous nous ne ressemblons pas du tout. Une extravertie et un introverti, sauf lorsqu’il s’énerve. On se complète je dirais. C’est drôle, mon cœur a bien choisi !

A le regarder ainsi, je ressentais le grand besoin de me trouver un peu plus près de lui, déjà qu’avant c’était déjà le cas, maintenant c’est encore pire. Le problème, c’est que Kuroi n’est pas du tout tactile et que moi…Si, quand c’est lui ou encore Eichi. Je ne fais que me donner raison en disant cela, on se complète vraiment lui et moi, du moins, c’est comme si Kuroi était un puzzle inachevée et que moi, j’étais la pièce manquante qui déclarerait le puzzle complet. C’est ça oui, c’est ainsi que je voyais les choses. Cette comparaison est parfaite pour nous. Je ne sais pas si je devrais écouter ma raison ou si je devrais écouter mes envies. La plupart du temps, j’écoute mes envies, mais là, je n’avais pas envie de déranger Kuroi qui semblait plutôt bien ainsi. Bon, il n’avait rien dis quand je m’étais approché de lui, il n’avait même pas grogné, peut-être qu’il me laisserait me reposer près de lui ? Je n’en sais rien, pour le savoir, je devrais vérifier et pour cela, j’allais m’approcher discrètement. Enfin, lorsque je sentirais que j’en ais envie au point que cela en devienne impossible à refouler, comme envie. Pour le moment je l’observais après avoir avoir réalisée à quel point le plat avait été vraiment dégueulasse, mais bon, on ne va pas s’en plaindre, j’avais un truc dans l’estomac et sincèrement, je n’aime pas me plaindre pour un truc pareil. Même si je n’ai quasiment jamais faim. Il y en a plein qui n’ont rien donc, je vais me taire et penser à eux à chaque fois que je serais en train de râler intérieurement. Voilà, c’est une bonne idée, je dirais.

En regardant le ciel, je ne pus m’empêcher de me rappeler de ma petite crise passagère dans le café et à ma plus grande surprise, je voulais en rire. A présent, ce passage déplaisant de ma vie était très loin pour moi, puisqu’il s’était passé au moment où Kuroi ne m’avait pas avoué qu’il m’aimait, c’est donc très loin pour moi et j’en suis fière, maintenant, nous étions plus proche que jamais et j’en étais très contente, même plus que cela. En pensant à cela, j’eus envie de passer mes mains dans mes cheveux, ce que je fis avant de m’arrêter net en pensant qu’ils avaient été touchés par ses crétins de gars complètement tarés. Bien, j’irais très vite me laver les cheveux une fois que nous sortirions de cet endroit, je me sens sale là. Ce n’est peut-être qu’un caprice mais c’est réellement quelque chose qui me répugne. Le pire dans tout cela, c’est que je m’entête quand même à me saisir de mes cheveux pour les essuyer avec ma main, c’est stupide ? Non du tout. C’est vital ! Alors que j’essuyais mes cheveux, Kuroi vint me poser une question après un assez long silence. J’avoue que cette question eut le don de me surprendre. Il voulait savoir si j’avais connu mes parents ? Pourquoi pas ? Il souhaitait me connaître et pour cela il fallait bien parler du passé et honnêtement, cela ne me dérangeais en rien. Elle me fit presque du bien, car cela prouvait Kuroi s’intéressait vraiment à moi, ce que j’attendais depuis longtemps. J’allais lui répondre lorsqu’il poursuivi et ce qu’il me demandait eu le don de me laisser étonnée. Quel lien j’avais avec Eichi ? Pourquoi veut-il savoir cela ? Bon c’est une question importante mais quand même, de sa part, ça m’étonne. A moins que..Étrangement, mon sourire s’agrandit mais l’envie de rire se ramenait. Kuroi ne serait-il pas jaloux ? Cela expliquerait pourquoi il s’est barré tout à l’heure…Mais oui, maintenant que j’y pense !  C’était suspect ça !

Je me retins alors de rire avant de soupirer, bien trop amusée pour ne pas extérioriser ça sans soupirer, puis, je regardais Kuroi en essayant de camoufler toute émotions suspecte, telle que l’amusement mais en vain, je le sais.

-Hé bien ma réel famille, je ne l’ai jamais connu, toute mon enfance, je l’ai passé auprès de 5 hommes qui sont tous morts, des gens très brillants. La peur et la démotivation ont signé la fin de leurs existences, sauf celle de l’un d’eux qui est Eichi.

Je lançais un coup d’œil à se dernier, légèrement nostalgique.

-Je sais très bien que ce crétin à des informations sur ma réel famille mais il ne veut rien me dire. Seulement, je n’ai pas prévu d’abandonner et je lui ferais cracher tout ce qu’il y a à dire.
Je m’étirais pour réveiller mon corps qui ne demandait que ça avant de regarder Kuroi, non sans sentir que j’étais bien plus qu’amusée.

-Pour information, Eichi est pour moi mon grand frère, il s’est occupée de moi comme telle même si nous n’avons que 10 ans de différence. C’est lui qui m’a donné mon couteau avant de…
Je réalisais quelque chose, je me tus alors. Tiens, mais maintenant que je l’ai sous la main cet enfoiré, je vais pouvoir lui demander pourquoi il est parti sans un mot. Quelque chose me dit que je connais la raison de sa soudaine disparition. « je devais savoir me débrouiller seule » me dirait-il, j’en suis persuadée.

-J’ai d’ailleurs un truc à lui demander à ce con…

Je marmonnais cela, la tête baissé et ayant complètement oublié que Kuroi était assez proche de moi pour entendre, puis je me repris et souris avant de dire.

-Donc, mon cher Kuroi, tu n’as aucunes raison d’être jaloux tu sais ? Mais c’est tellement mignon de ta part !

Je ne pus m’empêcher de rire plus longtemps et m’installais cette fois près de lui pour m’allonger à ses côtés, contente. Au final, je me calmais pour lui demander calmement.

-Et toi Kuroi, qu’est-ce qui est arrivé à la tienne ?

Je tournais la tête vers lui, il avait toute mon attention et je comptais me taire tant qu’il n’avait pas fini, la vie de Kuroi m’intéressait grandement, tout de sa vie, je voulais connaître.

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Jeu 1 Juin - 12:02
Bordel. Je suis vraiment trop con d'ouvrir ma grande gueule. J'aurais pu me contenter de ma question sur la famille, mais au lieu de ça, j'ai senti le besoin de lui balancer cette question stupide. De plus, je n'avais pas pu m'empêcher d'avoir un léger ton jaloux et de détourner les yeux. Ça si ce n'est pas une preuve flagrante de jalousie, je me demande ce que sait, mais je dois le nier à Asa. Si elle tente de m'embêter avec ça, je dois le nier, même si c'est franchement débile, car je ne serai pas crédible une seule seconde. Mais ce n'est pas grave, je ne pourrai pas m'arrêter si je voulais me défendre. Être jaloux. C'est bien la dernière chose à laquelle je m'attendais. D'un gars que je connais même pas et qui est probablement rien de plus qu'un simple ami pour elle. S'il y avait plus, je ne crois pas qu'elle serait là avec moi et m'aurait certainement pas avoué qu'elle m'aime. Du moins, je l'espère. En tout cas, je ne partage pas. J'aime vraiment Asa, elle est à moi et c'est tout. Que les autres gars fassent gaffent s'ils ne veulent pas avoir de problème. Mais merde c'est quoi ça? Je suis vraiment possessif en plus, c'est fou. L'amour est vraiment étrange, beaucoup trop étrange. Jaloux et possessif, ça fait vraiment pas bon ménage les deux ensemble. J'espérais que ces deux choses ne ressortent pas trop souvent. Asa va me trouver étouffant... Ou peut-être pas. Elle m'aime, alors elle acceptera sans doute que ça fasse partie de moi? Comme moi j'accepte et l'aime exactement comme elle est. Même si elle est parfois chiante, qu'elle m'embête et qu'elle est trop souvent en train de s'inquiéter. C'est Asa et elle est très bien comme ça, sinon je ne l'aurais sans doute pas aimé si elle n'avait pas eu son petit côté énervant.

Je n'osais plus trop la regarder attendant ces réponses avec impatience. J'avoue que j'aimerais bien qu'elle n'ait pas compris ou entendue ce petit ton jaloux dans ma voix, mais faut pas rêver. Elle était vraiment très près de moi, elle ne pouvait pas le rater et surtout pas mon visage qui semblait plus dur. Si elle reliait tous les évènements ensemble c'était d'une évidence, mais bon je garde espoir quand même qu'elle n'a pas fait le rapprochement et que c'est juste une question ordinaire. J'écoutai attentivement sa première réponse au sujet de sa famille. Elle n'avait donc jamais connu sa réelle famille. J'ignore si c'est bien ou non. Moi j'avais souffert de leur perte, mais elle souffrait de jamais les avoir rencontrés non? Je ne sais pas ce qui est le mieux franchement. Au moins, elle n'avait pas été complètement seule, elle avait eu une autre sorte de famille avec elle, bien qu'ils ne soient plus là aujourd'hui à l'exception d'un seul. J'avais d'ailleurs retourné la tête dans sa direction pour la regarder lorsqu'elle poursuivit. Peut-être lui avait-il rien dit autrefois, car elle était trop jeune? Qui sait, c'est possible, mais je ne commencerai pas à faire des hypothèses là-dessus.

Voilà, je vois sur son visage qu'elle se retient. Elle veut rigoler. Merde, elle a compris. Je tentai d'oublier ça et de l'écouter sans la quitter des yeux. Avec de la chance, elle ne ramènera pas ça sur le tapis. Il est comme un grand frère? Ouais, bah ça me donne encore plus envie de me foutre une baffe pour être jaloux de lui. C'était la même chose pour moi et cette enfant que j'avais rencontrée il y a 16 ans. Aucun lien de sang et pourtant nous étions très proches... Asa ne termina pourtant pas sa phrase et dit plus pour elle-même qu'elle avait un truc à lui demander, mais comme j'étais juste à côté je put entendre. Que voulait-elle lui demander? Bon, elle me le dira bien un jour, je n'irai pas l'harceler pour ça. Elle leva ensuite la tête pour reprendre son sourire et ce que j'attendais arriva finalement. Mignon? N'importe quoi ! Ma fierté en prend un coup. Être jaloux d'un autre gars, ça m'énerve. Ma tête se retourna à sa position initiale pour observer le ciel tout en grognant une fois de plus lorsqu'elle rigola. J'aime vraiment pas ce sentiment, mais j'ai l'impression qu'il va revenir souvent m'envahir. Super, ce n'est pas fini. Une fois qu'elle fut plus calme, je remarquai qu'elle s'était allongé près de moi. Ce que j'avais souhaité c'était réaliser, alors je ne dis rien. Tellement près que je pourrais m'étirer légèrement pour caresser ces cheveux. Ces cheveux qui avaient été maltraités un peu plus tôt. Fait chié, ça recommence cette fixation à la con. Je me retins de bouger, elle me retourna la question par la suite.

J'eut un moment d'hésitation. J'étais préparé au fait qu'elle me retourne la question et pourtant ça reste difficile. Je n'avais jamais parlé de ma famille à personne, alors ce n'était vraiment pas évident, mais j'allais le faire, car je veux m'ouvrir à Asa. Je veux qu'elle sache, je veux autant la connaître qu'elle me connaisse. Mais je dois d'abord mettre quelque chose au clair, car je ne peux pas m'en empêcher.

- Déjà c’est n’importe quoi, je ne suis pas jaloux ! Sinon, je n'ai jamais connu mon père, bon en fait si je l’ai vu une fois ou deux quand j’étais jeune et avant que tout ça commence, mais cet homme est tellement une ordure que je préfère me dire que je l’ai jamais rencontré.

On commence par le plus facile, ce débile fini que je ne porte pas dans mon coeur. Pourquoi je le déteste à ce point? Il y a tellement de raisons que ça serait trop long à expliquer, la première est bien sûr le fait qu'il nous a abandonné ma mère et moi, mais il y en a tellement d'autres.

- Ma mère a péri lorsqu’un tremblement de terre à frapper la ville, peu de temps après la disparition du soleil, notre maison où nous prenions refuge c’est effondrer sur elle, alors qu’elle tentait de me faire sortir de là.

Si elle n'avait pas perdu son temps avec moi, se serait sans doute moi qui aurais été écrasé, mais bon ma mère m'aurait jamais abandonné... Contrairement à mon père qui aurait probablement sauvé sa peau. Je dois arrêter de penser à ce con.

- Ensuite, ce fut mon grand-père. Il n’avait jamais été en très bonne santé et donc le climat rude finit par l’emporter. Il m’a donné en cadeau son pistolet afin que je protège ma grand-mère qui n’était pas non plus très en forme physiquement.

Mon pistolet que j'avais toujours gardé précieusement. C'est un souvenir et je ne m'en départirais jamais. Je réalisai bien vite que même si la douleur en moi était presque insupportable uniquement à en parler, mon regard lui ne le démontrait aucunement. J'étais toujours aussi froid bizarrement.

- Malheureusement, je n’ai pas réussi… À 16 ans, j’ai faits la rencontre d’un enfant qui brillait comme toi. Elle était poursuivie, alors j’ai décidé de l’amener avec moi. On a passé beaucoup de temps ensemble avec ma grand-mère, j’ai même commencé à la considérer comme une petite soeur. Mais je ne sais pas comment, les hommes qui la pourchassaient ont réussi à nous trouver, ils l’ont amené avec eux et…

Je m'arrêtai un instant, mes yeux perdu dans le ciel étoilé. Je suis carrément un monstre de n'avoir jamais versé une seule larme à leur mort... Je ne suis peut-être pas mieux que mon père finalement.

- D’une balle dans la tête, ils ont abattu ma grand-mère. J’allais y passer moi aussi, mais la mort voulait pas de moi on dirait, j’ai réussi à m’échapper et m’enfuir. La suite est assez floue, j’ai sombré dans une dépression et j’ai voulu me laisser mourir, mais je n'ai pas eu le courage de le faire jusqu’au bout. Enfin, voilà. C’est pour ça que pendant les 16 dernières années, je suis resté seul... Jusqu'à temps que tu arrives quoi.

Je m'étais peut-être laissé un peu emporter, allant même lui expliquer ma tentative de suicide, mais au moins elle sait tout maintenant. D'un côté, je me sentais soulager d'avoir déballé mon sac, mais d'un autre j'avais le coeur serré et une soudaine panique me submergea. Et si je perdais Asa? Qu'allais-je faire?

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