Où est la lumière?
 
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Et si nous regardions un film ? [with Kuroi ♥]

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Mer 10 Mai - 17:38
Je continuais d'avancer en silence, en espérant atteindre l'ouest de la ville, mais surtout y sortir complètement. Il y avait beaucoup de coin inondé là-bas, les créatures n'y allaient pas vraiment, bien que je savais qu'on trouverait d'autres sortes de monstres dans l'eau, mais si on évitait ça, tout irait bien. Je pensais que ça serait simple, mais je me grandement trompé. Impossible de traverser la ville dans le silence, car il semblerait qu'elle voulait continuer de me casser les pieds avec ces questions. C'était vraiment la pire en plus, car je n'avais pas de réponse à lui fournir. Pourquoi je mentais, c'était pour éviter d'en parler justement, mais elle doit ramener ça sur le tapis et dans l'un des pires moments. Je ne pouvais pas juste m'arrêter et tenter de la convaincre que je n'avais eu conscience de rien, car je dormais. Je restai volontairement silencieux, je ne voulais pas lui répondre, de toute façon je ne savais même pas quoi lui dire. Mon bras avait bougé tout seul, c'était la fatigue !

Elle s'agrippa à ma veste avant de tomber par terre sans terminer sa phrase. Je m'arrêtai finalement pour l'observer, sans pour autant l'aider à se relever. Elle n'a pas besoin de moi qu'elle a dit et puis c'était franchement hilarant, même si ça ne se voyait pas sur mon visage. Elle s'était surement foutu de ma gueule lorsque j'étais tombé un peu plus tôt alors bon, je peux bien moi aussi. Elle avait tout de même pris le temps de relâcher ma veste, bien que je ne serais pas tombé avec elle, même si elle m'avait tenu, elle aurait surement juste déchiré ma veste. Bon au fond de moi, j'avais envie de lui tendre la main pour l'aider, mais ça ne donnerait pas l'image que je veux faire voir de moi. J'avais déjà trop été tendre avec elle, ça devait s'arrêter avant qu'un lien ne se forme entre nous. J'étais vraiment résolu à ne plus agir comme je l'avais faits et à continuer d'être très désagréable, bien que j'étais aussi déterminé à ne pas la laisser mourir ou lui arriver quoi que ce soit ici. Je n'abandonne pas les gens, sauf si vraiment il m'attire de gros problèmes, mais ce n'était pas son cas, même si elle n'arrête pas de parler.

Je la quittai des yeux lorsque je vis des ombres provenir de derrière nous. Ils nous ont repérés? Non j'en doutais sinon ils ne prendraient pas autant leur temps pour nous rattraper. Ils fouillaient les lieux, on avait donc bien fait de quitter notre cachette, ils seraient surement tombé sur nous tout ou tard et... Bordel mais elle est fou quoi là? Elle passa sous mes jambes à quatre pattes sous mon regard surpris, mais je me repris rapidement lorsqu'elle commença à marcher plus vite. Je me mis à la suivre en espérant qu'elle savait où elle allait. Après être tourné dans plusieurs ruelles, les ombres semblèrent avoir disparu, mais c'était évident qu'ils n'allaient pas faire demi-tour maintenant surtout si c'est des monstres.

Quoi un instant là... Comment ça on est où? Elle savait même pas où elle allait et je la suis comme un con? C'est pour ça qu'elle se met dans la merde tout le temps alors. Je connais les endroits à évité et à prendre. Sérieux elle me rend fou cette fille... Pourquoi je lui porte autant d'intérêt? Puis j'ai l'impression que je m'inquiète pour elle, c'est complètement stupide. Je dois me détacher de cette fille. Bientôt on allait se séparer et mon quotidien normal reprendrait sa place. Je lâchai un soupir discret avant de lui attraper l'épaule pour la faire arrêter d'avancer.

- Bon écoute bien, tu devrais réfléchir un peu avant de décider de prendre une direction, si c’est pour te perdre où nous envoyer direct à la mort, cesse de prendre le rôle du chef et laisse-moi faire, je sais où nous sommes et où on va…

C'était sec, mais c'est mieux ça que trop de tendresse. Plus aucune tendresse, c'est fini ! Je passai à côté d'elle pour continuer à avancer. D'ailleurs, je n'avais pas pris le temps de lui répondre ou de la laisser finir sa phrase qu'elle voulait me dire avant de tomber. Si je peux changer de sujet, ça m'arrange bien. Comme ça je n'ai pas à lui expliquer ce qui m'a pris tout à l'heure.

- Et forcément avec ta grande gueule, je comprend pourquoi tu as toujours des ennuis, on discutera plus tard. Pour l’instant sortons de cette merde, alors ferme la…

Bien que dur, je murmurais pour éviter d'être entendu par quelqu'un d'autre. Oui je recommence les ordres et les phrases détestables, je savais qu'elle n'apprécierait pas, mais elle devait vivre avec. Si elle veut me faire chier, bah ça se joue à deux. Moi aussi j'allais m'y mettre. Poursuivant mon chemin et entre deux croisements de ruelle, une personne sortit comme ça de nulle-part. Il portait l'un de ces uniformes. C'était l'un d'eux. Merde ! Il finit par nous repérer, je me précipitai vers lui pour attraper l'arme qu'il allait pointer vers nous, car je savais que je n'aurai pas le temps d'attraper la mienne. Avec toute ma force je fracassai son bras contre le mur à côté afin de lui faire lâcher son arme. Bien sûr, il se mit à gueuler à cause de la douleur... Quel débile... Je passai un bras autour de son cou pour l'étrangler afin de le faire taire et avec un bon coup sec, je lui brisai la nuque. Son corps s'étala par terre.

- C’est le temps de courir maintenant…

J'échangeai un regard avec elle avant de me dépêcher d'avancer une fois de plus. Cette fois en courant, car cet idiot avait gueulé pour rameuter tout le monde dans le coin. Malheureusement, il semblerait qu'aujourd'hui ne soit pas mon jour de chance. Car les problèmes s'enchainent sans fin. Au détour d'une ruelle, je me stoppai net me retrouvant face à face avec une créature. Super ma vie. Elle était à quelques mètres et me fixait de ces yeux rouges. J'allais prendre mon arme, mais dans un cri elle me sauta dessus et me plaqua contre un mur. Bordel, cette chose est puissante, dire qu'y a quelques secondes j'ai brisé le bras d'un mec et je me retrouve à lutter comme un forcené à cause de cette bestiole. Je tenais sa tête éloignée et l'un de ces bras. Elle n'avait pas vu Asa sinon c'était surement sur elle qu'elle aurait sauté, mais là je me retrouvais dans une situation vraiment délicate. J'allais vraiment crever en me faisant bouffer le visage?!

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Mer 10 Mai - 19:55
Mais je rêve. C’est moi ou ce blondinet à complètement ignoré ce que je venais lui dire ? Sincèrement ? Depuis tout à l’heure, je m’emmerde à savoir la raison de la tendresse dont il avait fais preuve tout à l’heure pour une question de vie ou de mort et cet homme m’a arrêté dans ma course tout ça pour…M’engueuler ? Enfin, il ne criait pas mais s’il le pouvais il l’aurait fait. J’essayais de contrôler mes sourcils lorsqu’il vint me dire que je devrais réfléchir avant de m’engager quelque part pour ne pas nous envoyer dans l’au-delà. Mieux valait il qu’il prenne les rennes ? ! Attends, j’ai jamais dis que j’étais la cheffe d’une part et de l’autre, monsieur semblait tout connaître et me faisais passer pour une grosse cruche, une coquille vide et ça, c’était pire qu’un coup physique. Mon ego venait d’en prendre un coup. Je l’écoutais parler en silence, les yeux écarquillés et sentant quelque chose me picorer l’estomac. Je ne dis rien.
Plus je l’écoute, plus j’ai envie de lui foutre une baffe en plein dans la tronche. Ma grande gueule hein ? Savait il ce que ma grande gueule lui disais ? Et si j’avais autant d’ennuis, c’était dû à ma lumière et non mais « grande gueule ». Je le regardais avancer, les poings serrés. Discuter ? Sincèrement ? Hé bien lui qui ne supportais pas que je lui parle allait être ravi. Je n’avais plus envie de rien dire, pas un mot à son égard. Il allait sauter de joie pour ne pas dire danser. Je déteste ça, qu’il me donne des ordres et qu’il s’adresse comme ça à moi, mais je me taisais les yeux rivés au sol. Je continuais à marcher mais cette fois avec des petits pas, me mordant la langue pour ne pas m’agacer davantage. Pour me faire chier, il avait réussi et je le félicitait. Dorénavant, il aurait le silence et la paix. J’ai tellement les nerfs.. Mais je ne peux rien faire d’autres que de tout contenir.
Je continuais à le suivre quand je sentis que quelque chose n’allait, je levais les yeux et vis un homme plus loin. Je l’ai vu et le plus drôle dans cette affaire ? Je me fiche de lui et de tout. S’il allait pointer son arme sur nous, l’autre idiot se jetais sur lui pour lui démonter le bras en le faisant rencontrer violemment un mur tandis qu’il poussait des cris de douleur. Je regardais la scène sans grand intérêt jusqu’à ce que Kuroi le tuer d’un coup sec. Un coup que je détestais. Puis, l’autre là me dis de courir. Non sérieusement ? Ah oui je suis bête, je pouvais pas le savoir ! Ben oui ! Son équipe se ramenait parce qu’il avait gueulé et on devait s’enfuir, j’aurais jamais pu avoir cette idée ! C’est ça, regardes moi et cours imbécile, je te suis parce que je suis ton doux petit chiot ! Je serrais les dents de rage et sentais une étrange boule dans ma gorge.

Une étrange boule qui disparu en voyant l’étrange créature au fond. Pas encore ce regard rougeâtre. Je soupirais d’exaspération avant de passer le seuil d’une porte juste à côté de moi tranquillement tandis que Kuroi se faisait attraper par la bête. Dans cette pièce se trouvait une table et deux chaises usées, rien d’extraordinaire et sombre. Je m’assis sur l’une des chaises et penchais la tête. Crétin. Ton intelligence t’ai conduit dans cette putain de situation à la con et tu m’énerve. Tu es tellement une proie facile que la créature ne m’a même pas vue. Ce qui me fous la rage d’ailleurs. Oui, je la sentais me ravager de l’intérieur à en faire trembler mon corps, mes joues me faisaient mal du à l’effort qu’elles subissaient tandis que je contractais ma mâchoire en serrant les dents. Kuroi, tu m’énerve grandement pauvre crétin.
Sans un mot je sortis, voyant rouge et sans me retenir, je le frappais violemment du pieds sous le menton tandis qu’il basculait en arrière, ayant baissé sa garde en attaquant Kuroi. Cette fois, il me regardais et se relevais vite pour pencher la tête en me fixant. Le corps brûlant de rage, je le fixais avec sans aucuns doutes, haines et hargne, le cœur battant.
-C’est bon ? Tu m’as vu connard ? T’as pas marre de perdre ton temps avec quelqu’un de si peu rayonnant comparé à moi ? Tu n’aimes pas les beautés fatales ?
Il se levait cette fois complètement et très rapidement, le dos courbés et les yeux rivés sur moi, l’impression qu’il me sonnait l’âme se fit tandis que je souriais mais de cette fois, de colère. Encore plus moche qu’un rictus , il était ce sourire.

-C’est ça, tu as peut-être du goût finalement.

Sans attendre, je sortis à nouveau mon couteau de ma ceinture et sans lui laisser le temps de comprendre je me retournais et me mis à courir après avoir crié à Kuroi, sans aucunes intonations de joie contrairement à mon habitude :

-Tu ne t’en mêle pas.

Sans rien dire d’autres, je continuais de courir, la bête à mes trousses et criant derrière moi. Je tournais légèrement la tête et Jura en la voyant proche de moi avant d’accélérer. Je repris le chemin précédent avant de courir tout droit en sautant les obstacles ou en les esquivant mais de justesse. Prenant le soin de jeter derrière moi ce qui était à ma portée, je crus le ralentir un temps avant de glisser à nouveau et de percuter un mur en ayant le réflexe de me mettre en boule pour me protéger et me relevais rapidement avant de constater avec horreur que j’étais tombé dans un cul de sac. Merde ! J’ai assuré franchement ! Bravo Asa. Le monstre s’approchant de moi tandis que je regardais les alentours et vit avec stupeur une barre de fer assez longue. Mon couteau ne me servira pas pour l’instant alors autant le ranger.

Sans hésiter, je me ruais sur la barre en fer plus loin mais le monstre fut lui aussi rapide et saisit ma jambe alors tandis que j’allais réussir à prendre l’objet tant convoité et me tira à lui pour m’asséner deux coups puissants au ventre. Je retins un cri de douleur, en me recroquevillant sur moi-même. Il me traînais alors par un pied. Non, il croyait quoi ? Que j’allais crever ici ? Ma fureur me montait alors à ma tête et prise d’un seule coup d’énergie, j’écrasais mon pieds libre sur sa figure et il me lâchait alors dans un hurlement que j’espérais de douleur et je ne perdus pas de temps pour sauter sur la barre et sans attendre que le monstre se relève, j’abattis avec une grande force que je concentration dans ma poigne, sur sa tête et il s’écroulait. Puis, je me mis à cheval sur lui tandis qu’il se débattait en agitant ses membres partout et parvint à me griffer fortement la joie qui se mit à soigner. Saloperie, elle avait beau ne pas être la pire des créatures, elle restait coriace. Ses hurlements semblant me percer les tympans, finirent par me faire hurler de colère

-Ta gueule merde !

Et d’un seule coup, je l’égorgeais avec le peu de force qu’il me restait. Elle se débattait un peu moins, avant que son corps s’arrête de bouger sous moi et que ses membres retomber retombèrent sur le sol. Fini, c’était fini. Je me laissais tomber au sol, respirant faiblement, les yeux fixant le ciel. La colère m’avait sauvé, il fallait juste que je le relève. Mon énergie n’était pas complètement partie, il m’en restais assez pour me déplace. Mon cœur me fit alors mal quand je pensais à Kuroi, allait il bien ? Il fallait que je le rejoigne. Même si je ne voulais plus lui parler. Je ne voulais en aucuns cas le laisser seuk. Pourquoi avais-je risqué ma vie pour lui ? Jamais je n'aurais fais ça pour une autre personne...Avec difficulté, je parvins à me lever sur mes jambes et serrais les dents en sentant la douleur que j’avais au ventre et aux cotes. Un goût de sang en bouche et la joue qui saigne grandement c’est pas l’idéal. Boitant légèrement, je relis mon couteau dans ma ceinture et je sortis de la ruelle après avoir vérifié que les autres étaient vide et me rendit en m’appuyant sur les murs, là où se trouvait Kuroi, avec soulagement, je le vis encore en vie. Les autres n’étaient pas là. Sans me préoccuper de mon corps, je me laissais tomber de lui et l’observais, me sentant inquiète mais souhaitant garder un air furieux.

-Kuroi ça va ? Dis moi tu n’as rien de grave ?
Sans lui demander son avis je pris son menton pour le lever et regarder en dessous puis je balayais le haut de son corps du regard avant de voir qu’il n’avais rien de très grave du moins à l’œil nu et soupirais de soulagement.

-Merci..

C’est ce que je murmurais avant de me placer à côté de lui pour prendre mon couteau plein de sang et l’essuyer sur mon bas, me foutant complètement de ma joue et mon genou. Kuroi allait sans doute bien et sans mentir…j’étais heureuse mais gardais un air renfrogné, toujours aussi énervée. Les autres connard allaient attendre un peu. Je venais de butter un monstre qui semblait l’être que depuis très peu de temps. Heureusement ils n’étaient pas là. Et merde. Ça me fais chier.

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Mer 10 Mai - 21:55
La créature était là devant moi, elle envahissait tout mon champ de vision alors que son visage se trouvait à quelque centimètre du mien. Je ne pouvais pas atteindre mon arme à ma ceinture et elle était forte pour que j'arrive à la pousser contre quelque chose. Je ne voyais plus Asa, où était-elle passée? Si elle voulait me faire ravaler mes paroles, c'était bien le moment, mais non elle n'était pas là. Peut-être m'avait-elle abandonné finalement, ça m'apprendra à être méchant dans une situation où j'aurais besoin d'aide, mais je l'avais cherché et si elle avait décidé de partir ça serait tout aussi bien... Il ne lui arriverait rien. Je m'étais toujours démerdé, mais là je manquais cruellement de force, probablement à cause de tout ce qui s'tait passé avant d'en arriver là et le fait que je venais de me péter la tête contre le mur... Je réussis à le repousser, mais il revint à la charge tout aussi rapidement.

Et l'horreur se produisit. J'ignore comment, mais ces dents réussirent à se planter dans mon bras. Après avoir arraché un bout de ma peau et reculer légèrement après l'avoir repoussé de nouveau, il se mangea un coup. C'était Asa, elle n'était pas parti, mais à cet instant mes yeux étaient rivés sur autre chose. Le monstre avait tourné son attention vers la brunette. Je serrais les dents avant de relever les yeux vers elle qui continuait de parler et provoquer le monstre, bien que la créature en ait rien à foutre des provocations. Je perdis le cap un moment, car l'instant d'après j'attendis la voix d'Asa me disant de pas m'en mêler alors qu'elle s'éloignait avec à ces trousses le monstre. Je me retrouvai seul. Je n'entendais plus rien et ne voyais plus rien. Mes yeux étaient rivés sur la chose marquant mon bras.

Ce ne pouvait pas être vrai, non impossible... Je me laissai glisser contre le mur pour me retrouver assit par terre ignorant le danger qui pouvait être proche. Quel danger? Je n'avais même plus à m'en soucier à cause de cette marque. Je me retrouvai envahi d'une peur immense sans que je ne puisse rien y faire. C'était fini? J'allais disparaître aussi stupidement? Survivre pendant 25 ans et voilà que c'était fini. Bien sûr, je savais que ce genre de choses n'était pas inévitable et je croyais être près, mais cette peur me prouvait le contraire. Allais-je vraiment devenir une de ces créatures? Je fixai mon arme, non c'est comme ça que ça se terminerait s'il le fallait... Je sortis de ma poche le bout de tissu qu'elle avait utilisé pour ma tête, car oui je l'avais conservé et m'en fit un bandage avant de rabaisser la manche de ma veste afin de cacher la blessure.

Elle n'avait pas besoin de la voir, que pouvait-elle faire de toute façon? On m'a déjà raconté que ceux ayant le don de lumière pouvaient soigner les personnes sur le bord de la transformation, mais cela marchait-il avec une morsure? J'en savais rien et je n'y crois pas vraiment... Je préférais donc lui cacher et partir au plus vite lorsque je pourrai. Elle devait m'en vouloir en ce moment pour avoir agi de la sorte, alors je ne lui imposerai plus ma présence, ni mon problème. J'avais décidé d'être un gros con, j'en assume les conséquences. Bizarrement mon corps semblait vidé de son énergie et tremblait légèrement. Sérieux j'étais pitoyable. Je restais appuyer contre le mur, les yeux dans le vide.

C'est à peine que j'entendis le retour d'Asa et réagit lorsqu'elle fut près de moi. Je l'entendis parler, elle se demandait si j'allais bien. Arrête de te préoccuper de moi, pauvre idiote et engueule-moi merde, je mériterais que ça. Je restai docile lorsqu'elle m'examina, je savais qu'elle n'irait pas vérifier sous ma manche, ma blessure était bien cachée. Je tournai les yeux vers elle lorsqu'elle se plaça à mes côtés, elle était aussi blessée ce qui m'inquiéta un peu, mais si elle marchait encore c'est que ce n'était pas trop grave. Je ne ratai pas son regard qui semblait énervé, avec raison. Je poussai un soupir, elle ne devait pas rester ici dans son état. Oui, ELLE et non NOUS, moi on s'en fout maintenant. Je pouvais bien aller me foutre au milieu d'une horde de monstres, qu'est-ce qu'on avait à faire maintenant? J'allais mourir de toute manière et puis elle allait surement en avoir rien à foutre. J'avais faits une rencontre intrigante, mais ça se terminait là.

Je ne dis rien et ne lui répondis rien. Tout ce que je fis, fut de la prendre dans mes bras, telle une princesse sans lui demander son avis. Une pression sur ma blessure se fit, mais je n'y portai pas attention. Elle avait du mal à marcher, j'avais bien vu, alors autant agir une dernière fois avec tendresse pour l'aider, même si elle allait peut-être se débattre je n'allais pas la lâcher. J'avais cette impression qu'elle me détestait et étrangement cette fois je sentis une pointe de tristesse m'envahir. Je ne pourrais même pas dire pourquoi.

J'avançais les yeux rivés droit devant moi. Aucune colère, froideur ou tristesse ne se reflétait dans mon visage. J'étais vide. Je poussai finalement une porte avec mon pied et entrai à l'intérieur avant de la poser contre un mur et de me relever pour lui faire face.

- Reste ici, bloque la porte et soigne tes blessures… Nous arriverons jamais à collaborer et on va s'attirer mutuellement des problèmes, alors il vaut mieux se séparé maintenant... De toute façon c'est moi que ces gars veulent, je vais les éloigner d'ici... Ne me suit pas… S’il te plaît…

Après ces mots qui était faible, mais qui semblait toute aussi vide que mon visage, je me retournai pour me diriger vers la porte, pourtant je m'arrêtai avant de sortir, restant silencieux quelques instants. Je devais agir bizarrement à ces yeux, je m'en foutais, je n'arrivais pas à penser à autre chose que cette fichu morsure... Je n'arrivais même pas à me montrer désagréable, mais à quoi bon? Elle est déjà assez en colère, je n'allais pas m'enfoncer encore plus. La laisser là n'était pas la meilleure des solutions avec ces blessures, j'avais fortement envie de l'aider, malheureusement je ne pouvais pas trainer et n'allais pas l'amener avec moi et puis si je retourne voir les mecs qui me cherches, elle serait ainsi en sécurité, car j'aurai attiré leurs attention ailleurs. Je fermai les yeux quelques secondes avant de tourner la tête vers elle.

- Désolé...

Après cet unique mot, dit avec tant de sincérité, je sortis en fermant la porte derrière moi. Je m'éloignais dans la rue, m'enfonçant dans les ténèbres. Je ne pouvais pas dépendre d'elle ou de sa lueur, même si j'étais persuadé qu'elle ne pourrait rien y faire, puis même si elle le pouvait, pourquoi le ferait-elle? Sa colère n'était surement pas due aux monstres ou aux personnes qui nous attaquaient, non c'était à cause de moi et uniquement moi. C'est tout ce que je méritais pour avoir agi en crétin... Je disparaîtrai et rejoindrai mes proches plus tôt que j'avais prévu...

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Jeu 11 Mai - 15:07
Soulagée. C’est ce que je fus lorsque je vins voir qu’il n’a aucunes blessures. Je ne voulais pas qu’il soit dans un sale état, il méritais pas cela, il devait vivre lui aussi. Et puis, j’avais tant de choses à lui demander comme, ce qu’il faisais seule et peut-être lui demander pourquoi je me sentais si bien à ses côtés . Peut-être en connaissais t-il la raison ? Après tout, monsieur était un génie ! Oui, je sais, il est étrange que je m’énerve ainsi mais il fallait me comprendre. Kuroi m’avais réellement énervée plus tôt. Énervée pour ne pas dire…blessée ou non plutôt vexée. Il avait été si méchant avec moi, même si cela ne m’étais jamais arrivée, Kuroi avait réussi à frapper de plein fouet mon ego et cela me faisais très mal. Il ne devrais pas avoir autant de pouvoir sur moi. Ce n’est pas normal. Enfin peut-être que j’exagère un peu mais je ne peux faire autrement. Il me faisais tourner la tête pour un rien. Je me sentais si faible à ce moment-là…Mais encore plus lorsque je pensais qu’il était blessé.

Ce que j’avais trouvé d’étrange chez lui fus le fait qu’il semblait ailleurs. Il est vrai que je devais le faire chier mais quand même, il était bien différent…Mais penser que ce ne fus rien fut ma seule réaction même lorsqu’il me pris dans ses bras alors que je hoquetais. Que faisait il ? Il me prenais pour un bébé ? Même si cela fut fort étrange, je me laissais faire, l’impression d’avoir besoin de ce contact. Il m’amenais par la suite dans la pièce qui me servis pour réfléchir et posais tout doucement au sol. Ne comprenant pas son geste, je m’apprêtais à me relever quand il ouvrit la bouche pour me parler. Et lorsqu’il le fit, quelque chose vint se briser dans mon esprit. Il voulait que je reste là en soignant mes blessures tandis qu’ils feraient diversion ? Nous ne pourrions jamais collaborer ? Quoi ?

Je le regardais, incapable de bouger. Qu’est-ce qu’il me raconte ? J’entrouvris la bouche pour lui parler mais aucuns mots ne sortit. Ma gorge était noué tout comme mon ventre. Mais qu’est ce qu’il raconte encore ? Avec difficulté, je me retins de basculer en arrière, sous le choc et le regardais s’en aller. Je voulais qu’il reste, je ne voulais pas le quitter de faire manière. Oui je suis pathétique mais je ne peux refouler davantage mes émotions, les émotions qui le concerne. Qui nous concerne tous les deux, rien que lui et moi. Il s’arrêta en cours de chemin pour se tourner vers moi et me dire.. « Désolé » ? Et cette sincérité dans sa voix…Quelque chose m’inquiétais. Je le laissais partir un instant, pour réfléchir.
S’il voulais me jeter, il me l’aurait dis sans s’excuser non ? Ni même avec tant de tendresse pour m’avoir déposé au sol. Je fronçais les sourcils, nerveuse. Bien, réfléchissons. Que pouvais bien le tourmenter ? Quelqu’un à sauver ? Non. Son petit côté bipolaire ? Non. Il n’avais pas de blessure, j’avais vérifié son visage, son cou et..Attends ? Je n’ai pas vérifié que ça, si ? Mon cœur ratait un battement. Non je n’étais pas aussi con ? Il ne m’aurait pas caché un truc ? Une forte chaleur se créait en moi tandis que je retenais les spasmes de mon corps en fermant les yeux. Kuroi…cet imbécile. Il était capable de tout. Oulala, un juron est coincé dans ma gorge et refuse de sortir. Comment expliquer que mon cœur me forçait à aller vérifier ? C’était compréhensible non ? Que faire ?

Et merde.

Sans attendre, je me relevais non sans grimacer de douleur, putain je jure que si je met la main sur ce con, je le gifle. Très vite, je partis de la pièce, avançant dans le chemin opposé à celui que j’avais pris pour m’enfuir, laissant mon instinct me suivre. De toute façon je pourrais rebrousser chemin. Mais mon cœur ne me trompais que très rarement. Toujours aucunes étoiles dans le ciel, je marchais plus vite et retenais ma jambe de boiter tout en souffrant en silence. Ça allait passer. Récapitulons, j’ai examiné son visage et le haut de son corps mais pas le reste. Il allait falloir que je me montre très attentive, quitte à me faire prendre par ces connards, je l’aurais au moins sauvé, j’ai le temps. Kuroi, tu n’allais pas me le laisser là comme une merde et te faire passer pour un héro en te faisant tuer pour me sauver. Jamais je ne te laisserai faire ça et s’il faut que je meure pour te corriger, je n’hésiterai pas une seconde à me plonger le couteau dans la gorge. Je ne sais pas ce qu’il m’arrive. Cela me fais peur mais…Si cela m’aidait à le sauver, je ne broncherai pas. Il est si…spécial…

Je sentais des regards posés sur moi mais cette fois, de survivants cachés dans les recoins. Je ne faisais donc rien et restais silencieuse. Brusquement, je m’arrêtais après avoir vu une ombre familière. Je poussais un soupir. Kuroi. Mon corps fut alors repris d’une étrange force et après m’être préparée à la douleur, je me ruais sur lui alors que je le perdais presque de vue. Sans rien dire, je le poussais d’un geste brusque sur le côté et le fixais en silence, sans rien laisser paraître. C’était lui. Procédons alors. Bien que Rassurée de l’avoir choppée à temps, je m’accroupis et sans rien dire, je lui retirais sa chemise que je posais sur le côté, restant stoïque et posais ma main sur son torse que je palais légèrement, rien. Me serais je trompée ? Non impossible. Je laissais à nouveau balader mon regard sur son corps quand mon regard s’arrêtait sur son bras recouvert d’un bandage. Mes yeux se plissèrent. Mauvais pressentiment…Mes mains tremblotante légèrement se posèrent sur son bras et retirèrent son bandage jusqu’à ce qu’il tombe au sol.
Mon sang ne fit qu’un tour.

Non, pas possible. Contrôlant avec force médias yeux qui s’apprêtaient à s’écarquiller, je restais de marbre. Alors c’est pour ça qu’il est partit et qu’il voulait me sauver ? On se calme. Les morsures de créatures sont réputés pour être inguérissable, sauf si un détenteur de lumière se trouvait à proximité de la victime. Je n’y ai jamais cru mais pourtant, le doyen de mon ex groupe m’en avais assuré. Il fonctionnait. De toute façon, je n’avais rien à perdre a part Kuroi…Je n’avais d’autres choix que de tenter cela. Rapidement, je l’entourait de mes bras et me pressais à lui. Cela pouvais sembler stupide mais je ne voulais laisser aucuns espaces entre nous pour avoir une chance de le sauver. Je fermais les yeux par la suite, n’ayant pas la force de le regarder alors que son corps bougeait étrangement sous le mien. Sans hésiter, je plaçait toute ma force dans mes bras pour ne pas lâcher prise et l’obliger à rester collé à moi. Il pouvait bien me frapper, tenter de me dégager. Je ne bougerai pas, même s’il semblait aux bords de la transformation que je redoutais tant.

Je ne sais combien de temps ça dura mais je priais. Je priais je ne sais quoi pour qu’il s’en sorte. Il n’avais le droit de mourir. Il mourrait de vieillesse et pas autrement. Si je devais me résoudre à le surveiller sans qu’il le sache et risquer ma vie pour lui je le ferai. Kuroi n’est pas quelqu’un d’ordinaire. Kuroi est exceptionnel. Il est un homme peu sympathique aux premiers abords mais qui cache une grande bonté en lui. Il m’a sauvé, je l’ai sauvé. Il a dormi contre moi, j’ai dormi contre lui. En une journée, nous avions passé des moments complètement absurdes mais au fond de moi, je les ai aimé et je ne veux pas les oublier et je veux en avoir de nouveau mais qu’avec lui. En une journée, il avait réussi à attiser ma curiosité et à me pousser à finalement l’apprécier. Autant ne plus le nier. Si je me tenais là près de lui, ce n’était pas pour rien.

Ce moment . Combien de temps à t-il duré ? Combien de temps ais-je souffert en imaginant le pire ? Je ne sais pas mais je ne le lâchait pas. Mais mon corps se crispa lorsque je ne sentis plus rien bouger. Oh non ! Il n’est pas mort ? Un vent se fit alors sentir et jouait tout doucement avec mes cheveux alors que je relevais la tête pour l’observer, sur le bord de la crise de nerf. Mais très vite, mon cœur se remit à battre…doucement. Kuroi, il avait repris des couleurs ou ce n’était qu’un rêve ? Mon réflexe fut de baisser mon regard sur sa blessure. Mes yeux se firent aussi ronds que des œufs. Là sur son bras, se trouvait une marque grise…la morsure cicatrisé ? Mon cœur fit alors un bond en voyant Kuroi bouger mais cette fois, de lui-même.

-T’es vivant…

Je n’en croyais pas mes yeux. Ni même la capacité de ma lumière. Il n’avait donc pas menti ? Kuroi avait été sauvé ? Sans pouvoir rien y faire ma main vint claquer sa joue. Je respirais bruyamment, l’anxiété ayant joué sur ma respiration mais aussi l’impatience de le voir en vie.

-Espèce de con ! Tu mérites 10 fois pire que ça ! T’aurais dû me le dire ! J’ai envie de t’étrangler et de te donner une raison de vouloir vraiment mourir.

Malgré mon manque de tact, un sentiment de…bonheur vint en moi et dans me comprendre, je lui sautais à nouveau dessus pour le serrer contre moi, rassurée et heureuse de pouvoir le tenir contre moi. Honnêtement, j’avais envie de le tuer mais aussi de torturer ses joues de bisous mais tout cela, je le contenais pour une raison inconnu. Je me fous qu’il me jette par la suite ou qu’il m’engueule. Je me sentais si bien. Je lui murmurais alors avant de le lâcher.

-Tu peux me jeter, tu peux me frapper ou me crier dessus, cela prouve que tu es en vie et c’est tout ce dont j’ai besoin pour…

Je me tus en réalisant la connerie que j’allais faire par la suite. Et merde, il me tuerais s’il entendais la fin surtout que je ne comprenais pas pourquoi je voulais tant lui dire ces mots si important. Je me retirais très vite de sur lui, une drôle de chaleur se répandant dans mes joues pour le regarder un instant avant de tousser et tenter de prendre un air sérieux.

-Ça va mieux sinon ?

En réalité, ma joie m’empêchait de faire attention à moi et aux autres émotions. La douleur de ma jambe avait disparu mais pas celle de ma joue, en fait je m’en fiche un peu. Pour une fois, je suis heureuse d’être ce que je suis. Une jeune femme lumineuse qui venait de sauver un être plus que spécial.

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Jeu 11 Mai - 18:52
D'un pas lent, j'avançais les yeux dans le vide. Où j'allais comme ça? Je ne savais même plus... J'avançais juste sentant encore plus la pression des ténèbres sur moi. J'avais cette désagréable impression d'être écrasé par cette dernière. La brulure à mon bras se réveilla être plus puissante plus je m'enfonçais et plus les minutes passaient. Ce n'était pas nouveau pour moi, j'avais déjà ressenti cela, il y a fort longtemps, mais je ne m'attendais pas à ce que ça arrive une seconde fois. Bien que la première fois, je m'étais laissé volontaire emporté, c'était donc un peu différent. La transformation était beaucoup plus rapide en ce moment. Mon esprit s'égarait déjà, alors que je devais me souvenir ce que j'étais venu faire dehors. Attiré ces idiots pour qu'Asa soit en sécurité. Je devais me le répéter sans cesse, sinon il disparaissait dans un coin de mon cerveau et autre chose prenait le dessus. Des pensées plus morbides que je préférais donc évité. Ma main était posée sur la crosse de mon pistolet, prêt à réagir à n'importe quoi. Je dois l'avouer, c'était plutôt pour être prêt à me tirer moi, plutôt qu'une créature ou un autre survivant. Dans mon esprit, aucun d'eux n'était une menace maintenant. Les survivants qui nous pourchassaient pouvaient bien me tuer, ainsi ils partiraient et Asa serait sauve. Puis les créatures allaient-elles vraiment s'intéresser à moi dans mon état? J'en doutais fort.

Mon esprit me jouait des tours, je n'avais même pas l'impression d'avancer. Il est évident que j'avançais, mais j'étais vraiment confus au point où pour moi je faisais du sur place. Tout en avançant, la peur que je ressentais devenait plus fortes et pleines de questions me vint en tête. Qu'arriverais-je si je me laissais transformer? Aurais-je encore conscience de ce qui m'entoure ou bien je perdrai tout? Et Asa dans tout ça allait-elle s'en sortir? Cela me surprit d'y penser, pourquoi je m'en souciais, je la connaissais à peine, je la traitais comme une ordure depuis le début, malgré tout j'aimerais savoir ce qui allait lui arriver? Je suis franchement con. Je ne devrais même pas penser à elle, mais c'était tout le contraire, elle finit par envahir entièrement mon esprit troublé. Me pardonnerait-elle? C'est stupide de chercher le pardon de quelqu'un, alors que je ne saurai jamais. Je suis une personne détestable, c'est en moi, je refuse le bonheur, car je sais que je vais en souffrir... Pourtant la chose qui me fait souffrir à cet instant n'est pas mon bras, mais bien mon coeur qui se serre en pensant à la brunette qui me paraissait si loin déjà. Mon esprit me joue vraiment des tours et cela m'énerve.

C'est alors que sans m'en rendre compte je fus pousser sur le côté. Mon corps réagit à peine à cela. C'était Asa? Oui c'était elle, elle était là, elle ne m'avait pas écouté, une fois de plus, mais je ne voyais plus rien. Mes yeux étaient complètement vides, tout était si noir d'un coup... C'était donc ça disparaître? J'avais peur, mon corps refusait de m'obéir, alors que je souhaitais prendre mon pistolet. Je voulais parler, mais pas un son ne sortait de ma bouche. Je voulais lui dire de m'arrêter, refusant de devenir une créature, mais je n'y arrivais pas. Elle était pourtant juste là devant moi, mais impossible de communiquer. Les ténèbres m'écrasaient de plus en plus et ma blessure maintenant à découvert me brulait énormément. Elle l'avait vu....

Je sentais ma conscience partir, c'était fini je ne pouvais plus rien faire. Cette fois, je voulais dire à Asa de partir... Si je devenais un monstre, je refusais de la blessée. Mais  comme si elle avait entendu le contraire, une pression autour de moi se fit. Que fait-elle? Pourquoi elle ne dégage pas au plus vite? Pauvre folle. Je voulais lui gueuler dessus... Mon corps s'agitait, mais je ne contrôlais plus rien. Je sentais la folie m'envahir tranquillement. Je ne voulais pas lui faire mal. Je ne veux pas lui faire mal ! Je la connais peu, mais en un seul jour passé avec elle, je me suis sentis différent et heureux... Cette fille m'a sauvé... Elle m'a aidée... Elle m'a accepté... Elle est... Spéciale....

Ce fut ma dernière pensée avant de sombrer dans le noir total, pensant que ce serait pour toujours. Ce qui se passa ensuite, je m'en souviens plus très bien. J'avais aperçu une lumière à travers tout ce noir, cette lumière m'avait été familière et je l'avais donc suivi. Était-ce la lumière au bout du tunnel comme quand on est mort? C'était la deuxième fois que j'avais cette réflexion, mais je m'étais tromper une deuxième fois, il semblerait. J'ouvris les yeux, malgré ma vision trouble, je tombai nez à nez avec une rue déserte et dévastée. Si c'est le paradis, il est vraiment nul. J'étais complètement perdu et regardais autour de moi les yeux vides, non je n'étais pas mort. J'étais bien vivant. Mais comment? J'avais complètement perdu la notion du temps et je semblais incapable de me remettre les idées en place. Qu'est-ce qui s'st passé?

J'avais retrouvé l'usage de mon corps, mais j'étais juste trop perdu pour savoir quoi faire. Une voix attira mon attention et je baissai la tête. Asa? Elle était toujours là? Je l'observai attentivement et fus submerger par un profond soulagement. Elle ne semblait n'avoir rien. Du moins à part sa joue qui était déjà là avant que je sombre. Était-ce elle qui m'avait sauvé? C'était donc vrai? Sa lumière pouvait sauver quelqu'un sur le bord de la transformation même si c'est une morsure? Je n'en revenais pas. Cette fois, je ne fis pas de cas sur le fait qu'elle m'avait sauvé la vie, si je dois lui être redevable, je le serai toute ma vie tant pis, ça m'importait franchement très peu pour l'instant. Surtout que j'avais encore la tête dans le cul. J'allais ouvrir la bouche pour lui parler, puisque j'avais enfin retrouvé l'usage de tous mes moyens.

Malheureusement, je n'eus pas le temps que je me pris une bonne claque sur la joue, ce qui finit enfin par me ramener à la réalité. Je la regardai surpris, cette fois non masquée par mon regard froid, oui en ce moment je me remets tranquillement de tout ça, faut me laisser le temps. Je la laissai m'engueuler sans rien dire. Je crois bien que je l'ai mérité cette fois... Ma surprise fut encore plus grande lorsqu'elle me sauta dessus pour me serrer. D'un côté il y avait toujours ce petit bout de moi qui voulait la pousser, car les contacts voilà, je n'ai pas appris à les aimer pendant que je n'étais pas là hein, mais de l'autre j'avais envie de la serrer moi aussi pour sentir qu'elle était là, que tout allait bien pour elle et pour moi. Que j'étais en vie. Être soulagé d'un poids immense. Alors que j'allais passer un bras autour d'elle lentement, elle me lâcha. Bon tant pis... C'est mieux comme ça....

Pour? Pourquoi s'arrête-t-elle? Je la regardai avec incompréhension, mais je n'aurais sans doute jamais la réponse. Oui j'étais bien en vie et cela me soulageait. J'avais eu si peur... C'est vachement effrayant quand on ne veut pas mourir tout de suite. Plus, je la regardais, plus je la trouvais bizarre. Elle a quoi là? Je devrais me faire du souci? Peut-être, mais j'étais tellement troublé par tout ça que je me dis que c'était à cause du choc, ou un truc dans le genre. Elle devrait revenir elle-même d'ici peu de temps. D'ailleurs... Pourquoi ma possible mort la dérangeait autant? Ça je n'y comprenais vraiment rien. Elle ne me déteste pas?

- Ouais, ça peut aller... J'aurais préféré éviter de me prendre une claque, mais bon je pense que je l'ai mérité. En fait, je suis complètement perdu, j'ai l'impression d'avoir dormi pendant vraiment très longtemps et d'avoir des trous de mémoires....

Je passai une main sur mon visage, cette sensation était vraiment désagréable, mais ça finirait par s'arranger et les choses que j'avais oubliez-me reviendrait bien. Je baissai finalement les yeux vers mon bras pour observer la morsure. Ma peau était grise là où j'avais été mordu, mais la blessure semblait être guérie. Ça m'étonnait toujours. Je croyais que c'était fini pour moi. Je réalisai finalement que je n'avais plus ma chemise. Il s'est passé quoi là? Je haussai un sourcil. Je comprends pourquoi j'ai froid maintenant. Je regardai la brunette, mais ne fis aucun commentaire là-dessus. Je ne sais pas, je ne me sentais pas bien de l'engueuler ou d'agir comme une merde. En ce moment, je me trouvais vraiment très con.

J'attrapai mes vêtements qui se trouvait sur le côté pour me rhabiller, j'ai passé près de la mort, on ne va pas en plus tomber malade. Je gardai ma manche de ma veste baissée, afin de cacher ce qui marquait mon bras. Si quelqu'un voit ça, il pourrait avoir peur et de toute façon j'en'étais pas franchement fier. D'ailleurs est-ce que j'étais complètement sauvé? Ou bien allais-je me transformé une fois loin d'Asa? Je le saurai bien un jour, bien que j'ignore ce qui était le mieux maintenant. Partir seul et oublier tout ça, oublier Asa? Ou bien rester avec elle et prendre le risque de me rapprocher d'elle? Si ce n'est pas déjà fait un peu... Non, je n'avais pas oublié ce à quoi j'avais pensé....

Mon regard était fixé sur un point vide au sol, mon esprit était encore troublé par ce que je venais de vivre apparemment. Je remarquai le léger tremblement de mes mains que je serrai pour l'arrêter. J'espérais que j'allais m'en remettre complètement. D'ailleurs, devrais-je lui fournir une explication? Je lui avais caché, mais bon j'étais persuadé qu'elle en aurait rien à foutre. Je m'étais planté sur ça en tout cas. Gardant la tête baissée, je repris la parole. On pouvait apercevoir dans mes yeux une petite lueur de tristesse.

- Désolé... J'ai été un crétin... J'ai toujours agi en dépendant de personne et puis j'ai paniqué je crois... En réalité, je sais plus trop ce qui s'est passé après avoir été mordu... Mais je....

Je restai silencieux un instant fixant toujours le même point. Normalement, je n'aurais pas dit ce genre de chose, mais là je sentais que je devais le faire, puis mon esprit embrouillé ne m'aidait en rien. Je relevai la tête pour la fixer droit dans les yeux.

- Merci...

Oui merci, mais ça aussi je ne l'aurais pas dit, si je ne me sentais pas bizarre. Je ne pouvais pas être plus sincère qu'à ce moment précis et j'étais bien soulager d'avoir été capable de lui dire. Enfin, qu'est-ce qu'il se passe quand ya un beau moment? Bah je suis là pour le briser, car je suis l'expert là-dedans. Oui je suis sympa là, mais faut pas trop abuser non plus. Retrouvant mon regard froid, je détournai les yeux et repris d'une voix qui était légèrement embarrassé.

- Profite bien de ce moment, tu ne m'entendras pas le dire une autre fois.

Je suis irrécupérable. Je lui devais la vie, mais je continue d'être moi, bien que ce n'était pas dit méchamment pour une fois. Je ne pouvais le nier désormais, elle m'avait sauver et je lui suis reconnaissant...

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Ven 12 Mai - 5:24
Oh punaise. Je n’ai jamais eu aussi peur. Kuroi est con, il aurait pas du me faire flipper comme ça. Je n’avais jamais ressentie cet sensation de terreur à l’idée de perdre quelqu’un, même pas avec mon ancien groupe.  Ben oui, je me disais que si ils mourraient , c’était bien parce que le destin le voulait et qu’on ne peux lutter contre lui. La tristesse, elle ne me connaissais pas, ni pour cela ni pour autre chose. Mais pour Kuroi, c’était une autre affaire. Son destin n’est pas de mourir et même si ça l’étais, je n’hésiterai pas à me tenir devant le sien et à le sauver de ce terrible sort. Je ne suis pas la plus forte, mais je tenais à Kuroi et il n’allait pas mourir. Je m’en faisais la promesse. Je suis bizarre. M’inquiéter de la sorte et sauter de joie lorsque quelqu’un survit n’est pas une habitude et pourtant, je m’éloignais toujours un peu plus de la quiétude lorsqu’il s’agissait de lui. L’esprit est bizarre mais étrangement, apporter autant d’intérêt à cet idiot ne me dérange pas. Bien au contraire…

Bon, il allait mieux même s’il avait l’impression d’avoir dormi un bon moment. C’était normal, après ce qui venait de se passer, il avait perdu connaissance mais n’était pas mort donc, il avait un peu dormi au final. Il semblait n’avoir rien d’autre, ce qui me rassurait grandement. Mais malgré ça, je me retins de lui gueuler dessus et lui sortir les pires insultes que je connaissais lorsqu’il me dit qu’il aurait préféré éviter la gifle. Hé ben fallait pas faire con, gros malin ! Je me fais du souci pour lui n’est-ce pas normal ?  Heureusement qu’il n’a pas continué à s’enfoncer sinon je lui en aurais collé une autre. Et sans hésiter ! Non mais il est vraiment gonflé, cet idiot.

Mais, me retirer fut la chose que je regrettais le plus. Je voulais tant le serrer à nouveau contre moi, mais il n’aime pas ça. C’est tellement dur de résister à la tentation que ça en devenais une souffrance qui me rongeait toujours un peu plus de l’intérieur. Discrètement, je me mordit la lèvre inférieure et empoignais un bout de mon bas et serrais pour ne pas lui sauter dessus jusqu’à ce qu’arrive le moment où lui et moi, remarquions qu’il était complètement dévêtu. Du moins en haut. Quand il haussa un sourcil pour venir me regarder, je me tins droite pour ne pas me vouter et regardais ailleurs, refoulant ma honte. Oh ça va, ce n’est pas son pantalon que j’avais enlevé, c’est juste le haut. Il n’est pas une femme que je sache. Je n’ai pas non plus enlevé son haut pour admirer son corps bien que j’avouerai que cela me ne dérangeais pas, la situation précédente ne m’avais pas laissé le temps pour ce genre de truc. Comme lui, je ne dis rien lorsqu’il se rhabillais me contentant de l’observer. Comme je le disais, il n’y a rien de grave, c’est un garçon !  En fait j’ai surtout l’impression d’essayer de me convaincre et d’expliquer pourquoi je n’ai aucunes gêne à l’observer dans ce genre de moment. C’est embarrassant..

Je continuais à me sortir tout pleins d’excuses quand je le vis, avec son air triste qui réussis à me froncer les sourcils. Il se mit alors à parler. Je l’écoutais attentivement. Il me demandais pardon et m’expliquait qu’il n’avait jamais dépendu de qui que ce soit, qu’il ne comprenait pas ce qu’il lui était arrivé et qu’il était un idiot.

J’acquiesçai lorsqu’il le  dit parce que j’étais entièrement d’accord ! Agir ainsi était digne d’un con et bien qu’il l’était un peu et qu’il fallait de tout pour faire un monde, je refusais qu’il mette sa vie en jeu pour me sauver même si, je l’avoue, son attention était parvenue à me toucher. Puis, il continuait à parler en me remerciant. Choc. Il venait de me remercier ?  Je n’en croyais pas mes oreilles. Cet être fait de fierté avait réussi à me dire merci ?  Même s’il enchaîna avec une phrase plutôt désagréable et son regard froid, je lui souris avant de rire aux éclats. J’étais tellement heureuse et rassurée, tout le poids qui me pesait à son égard était parti. Je pouvais de nouveau rire et voir le monde comme une petite lueur d’espoir.

-Je préfère que tu me regarde ainsi plutôt qu’avec ton  regard vitreux. Parce que cela signifie que tout va bien. Que tu vas bien et dans ces cas là, je me sens bien.

Je le regardais en clignant des yeux, je me lasse pas de le regarder, c’est sur. Étrangement, je venais de prendre un air doux pour l’observer sans réellement que je le veuille. Il était si attendrissant après tout, je ne peux pas faire autrement. Puis je fixais le ciel qui comportait à présent, d’innombrables étoiles, un spectacle magnifique. Je n’avais jamais pris le temps de regarder le ciel, surtout lorsque je me trouvais en la compagnie de quelqu’un. La plupart du temps, ce n’était qu’une de ces nombreuses personnes qui voulaient ma peau mais cette fois, le seul qui se trouvait près de moi était Kuroi. Et j’en étais heureuse. Je reportais alors mon attention sur lui.

-Kuroi tu sais quoi ? Je crois que je t’aime beaucoup.

Je lui fis un nouveau sourire avant de m’allonger au sol pour mieux regarder le ciel fabuleux. Je ne m’attendais à rien de sa part. Strictement rien. Je voulais juste lui dire ce que j’avais sur le cœur. Pourquoi ?  Parce que c’était vitale. J’en avais marre de nier toute affection à son égard et le lui dire était une libération. Mais il n’y avais pas que ça, l’impression qu’il pense que je ne l’aimais pas s’était faite en moi de nombreuses fois et ça, c’était inacceptable. Kuroi était la seule personne que je jugeais bon d’aimer. Si mon mentor était proche de moi, ce n’était que de l’admiration, si je l’aimais vraiment, je pense que je me serai raccroché à l’espoir de le revoir un jour et que mes sentiments auraient refait surface, comme pour Kuroi. Aimer quelqu’un ne m’a jamais dérangé. Le seul problème, c’est que personne n’était assez bon pour que la compassion parvienne à m’aider à les apprécier. Je ne sais pas comment il avait fait, mais ce blondinet, il avait réussi et j’en étais heureuse.

-Même si tu as été vraiment chiant, je t’aime beaucoup.

Je donnais finalement, toute mon attention au ciel, tout en poussant un soupir de soulagement. Je me fichais complètement des fouteurs de merdes tels que ces idiots qui tuaient les êtres de mon « espèce » pour notre capacité ou même les créatures. Je me sentais si bien. Et mon ex groupe, ils se sentaient bien là où ils étaient ?  J’espère que oui mais il est maintenant sûr que je ne les rejoindrais pas maintenant, il y a quelqu’un que je veux protéger à présent mais je me tais. Si je me sens bien, là maintenant, il y a cependant un truc qui me dérange. Mon cœur battait vite rien qu’en pensant à Kuroi. Pourtant je lui ai tout dis… Je n’ai rien oublié ?  Mes joues chauffent encore et je sentais que quelque chose voulait sortir de ma bouche mais n’y arrivait pas. Quoi ? J’en n’en savais rien. Non mais qu’est ce que j’ai ? Ce n’est pas normal.

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Ven 12 Mai - 22:01
Mon regard se posa sur elle de nouveau lorsqu'elle éclata de rire. Je me renfrognai un petit peu, se foutait-elle de moi là? Non, ça ne ressemblait pas à un rire moqueur. Par chance, je l'aurais un peu mal pris. Je remercie pas souvent les gens, car les remerciements et moi ça marche pas, mais quand je le fais j'aime mieux éviter qu'on se foute de ma gueule quoi. Ce n'était pas le cas, cela ressemblait davantage à un rire de libération après tous les évènements difficiles qui venaient d'arriver. Je préférais ça plutôt qu'elle me face la tronche comme tout à l'heure... D'ailleurs, je me surpris à aimer son rire, comme si c'était la plus belle chose au monde. Je mis ça sur le fait que j'avais passé proche de mourir et que donc n'importe quoi pouvait être beau après ça. Incapable d'accepter la vérité.

Je trouvais cela bizarre, qu'elle me parle ainsi avec tant de facilité. Elle se sent bien quand je me sens bien... Pourquoi? Moi qui étais persuadé qu'elle ne m'appréciait pas, ça fait étrange d'entendre ça. Puis de quel regard vitreux elle parle? Probablement quand je n'avais plus le contrôle de mon corps et que je ne voyais plus rien. Juste y repenser me faisait avoir des frissons dans tout le corps. Se sentir partir comme ça était très loin d'être agréable, surtout quand on ne voit pas ce qui se passe autour. Je devais oublier ce passage de ma vie et vite....

Je haussai un sourcil en remarquant cet air qui semblait... Doux? Pourquoi me regarde-t-elle comme ça? J'en avais presque peur, car il a deux minutes elle a été violente en me foutant une claque et juste après m'avait sauté dessus pour me serrer dans ces bras. C'est peut-être ça qui se passait là, mais inverser? Elle est douce pour ensuite me sauter au cou? D'ailleurs, je ne m'aurais pas imaginé qu'elle me taperait, j'espérais que ça en devienne pas une habitude, même si je le mériterais souvent... J'ai l'impression qu'on restera longtemps ensemble avec la façon dont je parle. C'était possible après tout, je ne sais plus trop ce que je veux maintenant. Je veux qu'elle soit en sécurité et peut-être même la protégée, mais en faisant cela je me rapprochais d'elle. C'est tellement con d'être embrouillé comme ça, alors que ça devrait être tout simple.

Je levai la tête vers le ciel aussi pour l'observer. C'était la nuit, la vraie nuit je veux dire. La lune devrait être quelque part au-dessus de nous, mais nous nous trouvions dans une rue étroite alors on ne la voyait pas de là où nous étions. Bien que nous ayons une magnifique vue sur les étoiles, qui était très nombreuse ce soir. Le ciel était dégagé pour une fois. C'est plutôt rare puisque la plupart du temps des nuages menaçants couvrait le ciel. Pourtant, je me lassais vite d'observer ce paysage noir. Ce que je souhaitais c'est revoir une autrefois ce soleil qui avait disparu sous mes yeux. Le ciel bleu, le soleil grand et très lumineux, mais surtout ce magnifique coucher de soleil. J'avais carrément assisté à sa disparition quand j'avais sept ans. Je m'en souviendrai comme si c'était hier.

Ma tête se tourna brusquement dans la direction de la brunette après avoir entendu ces mots. Quoi? Comment ça je t'aime beaucoup? Je t'aime beaucoup comment aussi? Comme compagnon, en ami ou bien... Plus? Mon cerveau semblait s'être arrêté un instant, alors que mon coeur avait raté un battement. Mais elle n'est pas bien de me dire ça. C'était une blague? Elle me souriait, donc non ce n'était pas ça. Je ne savais même pas quoi dire. Comment pouvait-elle m'aimer après toute la merde que j'ai dite? J'étais carrément sur le cul, mais aussi légèrement paniqué face à cet aveu. Je retournai la tête pour fixer devant moi. On se connaissait si peu, comment c'était possible? Bon on n'a pas forcément besoin de raison pour apprécié quelqu'un, mais quand même. Mais le pire dans tout ça, c'est pourquoi j'ai l'impression que ces mots m'avaient touché au point que je me sentais bien et heureux. J'avais tout fait pour justement éviter de tisser un lien avec quelqu'un et pourtant c'est ça qui avait réussi à nous rapprocher.

Je ne dis absolument rien, même lorsqu'elle me le répéta. Que pouvais-je dire de toute façon? J'étais même pas sûr quoi penser de tout ça. M'accrocher à quelqu'un me semblait toujours une idée douloureuse, mais c'était probablement déjà trop tard pour penser à déguerpir. De toute façon, je ne voulais pas partir et la laisser. Cet effet que cela avait provoqué sur moi, ce n'était pas rien, mais en aucun cas cela doit augmenter. Tout ça me rend dingue. Je veux bien la reconnaître comme une alliée, mais notre lien ne doit pas s'approfondir. Je ne peux pas, même si je me sens bien... Je dois arrêter d'y penser, de toute façon, il est évident qu'elle n'attend pas de réponse de ma part et je ne sais même pas ce qu'elle représente pour moi. Tout ça est vraiment trop bizarre à mon gout....

- T’es vraiment étrange comme fille, mais bon on n'a pas le temps de s’ennuyer au moins.

Je soupirai doucement avant de regarder une fois de plus l'étendue étoilée au-dessus de nous. C'est vrai quoi. Personne n'avait jamais été assez fou pour apprécié quelqu'un comme moi. Malgré tout, j'agissais comme si tout ça ne m'avait pas atteint plus que ça. Mon regard froid était toujours là. Je ne pouvais pas me permettre de lui montrer que c'est mot m'avait touché, ça soulèverait trop de questions dont je n'ai pas la réponse. Le silence reprit sa place ensuite, mais je décidai de me lever.

- On devrait partir… Et puis tu as des questions à me poser non? Alors debout, trouvons un endroit tranquille pour discuter.

Je lui tendis la main pour l'aider à ce lever. Faut en profiter, c'est rare que je sois ouvert à la discussion. J'avais bien compris plus tôt, avant que je l'engueule, qu'elle voulait parler, mais je l'avais coupé sèchement. Pourquoi je change d'idée maintenant? Je sais pas et je n'ai même plus envie de comprendre mes réactions. Mais bon on ne pouvait pas non plus discuter là au beau milieu du chemin, je n'ai aucune envie de ravoir les dents d'un monstre dans ma peau. Je me tournai ensuite pour marcher direction l'ouest, mais m'arrêtai pour la regarder.

- Tu n’as pas mal? Tu vas être capable de tenir le rythme?

Elle était blessé non? Bien que je vis que la blessure à sa joue, je me souvenais qu'elle semblait en plus piteux état avant que je sombre dans l'inconscience. Je ne l'avais pas porté aussi? En tout cas, elle m'a sauvé, alors je peux bien le porté de nouveau si c'était nécessaire. Non, je ne fais pas ça, car j'ai envie d'un contact ! J'aime pas les contacts avec les gens ! Je lui suis reconnaissant et je veux l'aider, c'est tout. J'avais vraiment l'impression d'être différent avec elle, non ce n'est pas une impression, j'étais moins froid, même si ma tête change pas. Une fois de plus, je tentai de me convaincre que c'était dû à la fatigue ou à mon esprit troublé encore par la morsure, mais cette excuse devenait franchement de moins en moins convaincante, bien que je continue de persister.

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Sam 13 Mai - 4:42
J’aimerais tant pouvoir regarder ce ciel toute ma vie. Il est si beau et si lumineux. Si les étoiles faisaient briller autant le ciel, qu’en était il du soleil ? Des dessins, j’en avais vu plein grâce à mon petit entourage qu’était mon groupe, il était jaune apparemment. Jaune et aussi grand que la lune elle-même. Était il vrai que si l’on s’approchait un peu trop de cette sphère, on mourrait, réduit en en cendre ? Je n’en savais rien et honnêtement, je préfère ne pas le savoir parce que pour le savoir, il fallait le tester et ce n’était qu’une trop mon idée. D’ailleurs, j’avais entendu dire que plus tôt, des hommes avaient réussi à aller dans l’espace. J’imagine pas le plaisir qu’ils ont du ressentir en admirant l’immensité du monde mais de l’espace. Surtout de marcher sur la lune. J’espère qu’un jour, ce sera encore possible et que je pourrais encore voir des gens y aller et s’extasier sur les trésors de l’univers. Sans doute un désir qui ne se fera pas de sitôt mais rien n’est impossible.

Je soupirais alors, complètement désespérée de ma façon de rêver sur des choses tout bonnement impossible. Cela ne m’arrive que très rarement et pourtant, ça me procure un tel plaisir. Si ma bonne humeur s’était pointée à nouveau, elle était maintenant à son apogée puisque j’avais tout pour être heureuse en cet instant. Cet instant complètement fabuleux et magique. Il y avait ce ciel lumineux, cet sérénité s’étant répandu plus tôt en moi et bien sûr, il y avais ce cher Kuroi. Il est vrai qu’en parlant ainsi, l’impression qu’il nous avions un lien très fort pouvait se faire. En réalité, je ne savais plus quoi en penser. La compassion est vraiment un sentiment étrange et incompréhensible, la seule chose que je savais est que j’aimais Kuroi, parce que je ne voulais qu’il lui arrive rien et que le voir au naturel me faisais plaisir, bien que plus tôt ce n’était qu’une le cas mais comment traduire cette compassion ? Je ne savais pas. Ce n’était pas ma faute après tout, c’était un début pour moi, le sujet de l’amour.

Je regardais le ciel sans vraiment y faire attention. Mon esprit était ailleurs. Il était porté sur Kuroi. A mon plus grand soulagement, il n’avait rien dis de déplaisant, il n’avait rien dit tout court mais cela n’était très dérangeant. Je tenais juste à lui dire ce que je pensais de lui pour le rassurer, sans pour autant savoir ce que cela signifiait. J’avoue ne pas envie de savoir le sens de cet intérêt que je lui portais, sous peur de me rouler en boule de peur. Ouais, peut-être qu’au fond, je sais ce que ça signifie mais je le bloque intérieurement en mon âme. Je ne préfère même pas m’attarder sur ça. Mais je ne pus m’empêcher de sourire lorsque l’intéressé me rappelais que j’étais étrange mais que l’on ne s’ennuyait pas avec moi. Bien sûr que je suis étrange. Ce n’est que maintenant qu’il le sait ? Il a beau dire cela, il reste avec moi. Je ne le comprends pas vraiment…

Je fermais les yeux quand je l’entendis se lever mais ne bougeais pas même lorsque Kuroi se rapproche de moi avant d’ouvrir les yeux et le vis me tendre la main que je pris après qu’il m’ais proposé de nous barrer et…De répondre à mes questions une fois que l’on serait dans un endroit tranquille ? Les battements de mon cœur ne venaient ils pas de s’accélérer ? Rien que d’y penser, j’étais excitée. Kuroi allait enfin répondre à mes questions ! C’est la joie ultime ! Je me mordis les lèvres d’impatience. Le truc c’est que…allais-je vraiment lui poser toutes les questions qui me passaient par la tête ? Je voulais tant le connaître ! Olàlà rien que d’y penser, j’en deviens folle. Mais je suis tellement embarrassée pour cette envie si idiote. Je ne peux rien y faire.

Puis, vins le moment où il me demandais si ça allait ? De quoi ? Ah, oui. Il n’aurait pas du me dire ça, la douleur dans mes jambes venait de réapparaître. Bon sang, c’était vraiment psychologique ce genre de truc. Je me mords la langue pour ne pas gémir de douleur même si cela n’était atroce. Je lève alors les yeux vers Kuroi pour le regarder, légèrement amusée en pensant à ce que j’allais lui demander, sans aucunes gênes. Après avoir fait non de la tête, je finis par déclarer, tranquillement et d’une voix étrangement enjouée.

-Non. Je peux mais non. J’ai tellement la flemme de marcher après m’être mangée des coups par une sale bestiole ! Je peux marcher, je ne vais pas mentir mais j’ai mal et je le répète, j’ai la flemme de marcher ! Donc, tu veux me porter s’il te plaît ?

Je levai les bras vers lui en arborant un très large sourire et clignant des yeux. Ben quoi ? J’en profite ! Et puis je ne me moque pas de lui là !

-Au fait Kuroi, tu as raison, je suis bizarre mais ce qui est drôle c’est que tu restes avec moi. C’est étrange mais moi j’aime bien !
J’observais alors son visage et me rapprochais de lui:

-Allez portes moi ! Ceci n’est pas un ordre j’ai dis s’il te plaît !

Je me remis alors à rire, toute contente de ce petit moment que nous vivions à deux. Si je pouvais donner ma place à quelqu’un d’autre et lui permettre de profiter de mon cher Kuroi à ma place, jamais je ne la donnerai. J’y tiens trop à ça, c’est peut-être égoïste mais je suis comme ça, j’apprécie être aux côtés de ce garçon plutôt froid mais qui venait de me montrer qu’il savait être plutôt sympathique et attentionné avec moi. D’ailleurs, était il comme ça avec tout le monde ? Malgré cette façon qu’il avait de sembler vouloir repousser tout le monde, peut-être qu’il était plus sympathique avec les autres ? Cette pensée eut le don de me faire mal. Et je sais pourquoi mais c’est juste…honteux. La jalousie est un véritable défaut mais quand il s’agissait de lui, je ne pouvais rien faire. Je déteste cette sensation mais mieux vaut ne pas lui en parler, j’en ai trop honte et puis, il était là, avec moi et avec personnes d’autres. Il a raison, je suis vraiment bizarre…

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Sam 13 Mai - 20:37
C'est fou quand même comme ça la rendait heureuse de savoir qu'on allait discuter plus tard. J'avais cette désagréable impression qu'elle allait me bombarder de questions en tous genres. Je veux bien m'ouvrir un peu, mais faut pas m'attaquer non plus. Trop bizarre cette fille, ça ne devrait même pas l'excité à ce point. Elle veut me demander quoi au juste? Je le saurai bien tout à l'heure, mais du coup ça me rend curieux et j'ai envie de savoir maintenant. Tant pis, j'ai dit qu'on doit bouger avant et puis ce n'est pas la place pour une discussion, peu importe ce que peut être le sujet. Déjà que j'ignorais complètement le temps qui a passé quand je dormais, il ne valait mieux pas trainer. D'ailleurs, elle n'avait eu aucun ennui pendant que j'étais dans les vapes? Surement pas, elle n'avait pas l'air plus blessée que quand je l'avais laissé. C'était surprenant quand même avec tout le bruit qu'on avait fait en tuant le monstre et le mec armé. Je n'allais pas m'en plaindre.

Mais je pourrais bien me plaindre de ce regard amusé qu'elle me lance. Pourquoi me regardait-elle avec cette tête? Ce n'est pourtant pas marrant, je lui demande si elle a mal. Peut-être que justement c'était le fait que je lui demande qui la faisait marrer? Oh le grand grincheux s'inquiète pour moi, c'est mignon ! Oui bon j'avais encore dans la tête son comportement étrange lorsqu'elle était fatiguée, mais c'est une imitation franchement nul. Plus sérieusement, elle pense à quoi là? Elle allait peut-être m'envoyer une autre pique bien placée pour me faire réagir qui sait.

Finalement, non je m'étais trompé et je ne savais pas si c'était vraiment mieux. Sérieux, elle a la flemme? Je la regardai d'un air découragé. Je me serais bien proposé de la portée de nouveau, mais à la condition qu'elle soit blessée au point où elle ne peut plus marcher. Là ce n'était pas le cas, elle me disait carrément qu'elle pouvait marcher seule. C'était incroyable comme je me retenais en ce moment pour ne pas lâcher quelque chose de désagréable. Mais je devais faire un effort, ce n'était pas un ordre cette fois et de toute façon, elle aurait pu toujours courir pour que je la porte si ça avait été le cas. Elle avait même rajouté un s'il te plaît, ce qui est bien. Je m'étais forcé à le dire "s'il te plaît" moi aussi, bien que ça doivait être un plus gros défi pour moi que pour elle.

Je lâchai un soupir face à ses bras lever et son sourire. Vraiment pas possible cette fille. Comment je pouvais refuser une demande pareil? Bon c'était facile, je l'envoyais balader et continuais d'avancer sans rien d'autre, mais non ce n'était pas ça qui allait se passer. Je lui en dois une et rien de tout ça ne serait arrivé si j'avais buté ce monstre direct en le voyant. Et bien non, j'avais passé proche de crever et elle avait été frappé par cette chose. C'était pathétique pour un mec qui croyait être assez fort pour se débrouiller seul. En tout cas, je n'allais pas faire le difficile cette fois, surtout que bizarrement je n'avais pas envie. C'est pourquoi j'avais pensé moi-même avant qu'elle me le propose de la porter. Je ne cherchais vraiment plus à comprendre tout ce qui me passait par la tête. Quand ça concerne Asa faut pas que je cherche, je comprends rien à mes actions.

Je grognai légèrement avant de détourner les yeux. Oui c'est vraiment étrange, mais j'arrive même pas moi-même à comprendre. C'était peut-être juste de la reconnaissance qui me poussait à rester, ou peut-être car j'étais obligé, bien que je n'en sais rien, à cause de la morsure ou encore pour la protéger jusqu'à ce qu'on soit dans un endroit sécurisé? Ou bien quelque chose de bien plus profond que je persiste à repousser. Quelque chose comme le bonheur que je ressens lorsqu'elle me dit des choses comme "je t'aime beaucoup" ou lorsqu'elle est contre moi. Non non ce n'est pas ça bien sûr ! C'est la reconnaissance sans aucun doute et ma tête dans les vapes. Rien de plus.

Ah là, je devais avouer que ça ressemblait beaucoup à quelqu'un qui donne un ordre, mais ne dit rien. Mes yeux se posèrent de nouveau sur elle lorsqu'elle se mit à rire sentant une chaleur nouvelle en moi. Bordel que ça m'énervait, j'avais l'impression d'être un enfant qui ne comprenait rien à ce qui lui arrivait.

- Ouais ouais d'accord...

Sans attendre plus longtemps, je décidai de la porter dans mes bras, mais pas de la façon dont elle l'aurait surement pensé. Je l'attrapai comme un sac de patates que je mis sur mon épaule avant de tourner et reprendre la route. Je lui donnerai jamais entièrement satisfaction d'avoir exactement ce qu'elle veut. Je la porte, mais voilà c'est comme ça. Pratique d'être grand et fort, elle n'allait pas se libérer facilement !

- Alors? T'es pas trop mal comme ça?

Oui je l'avoue, je me moquais un peu d'elle, sans être vraiment méchant. C'est elle qui l'a voulu, alors voilà elle assume ! Enfin, sauf si elle me dit qu'elle a pris des coups dans le ventre, je la trouverais surement moins drôle, mais dans le cas contraire elle vivrait avec ça.

- Sortons de la ville et essayons de trouver de la bouffe sur le chemin. On discutera une fois dehors.

Trouver de la nourriture s'avérait être l'étape la plus difficile, mais c'était essentiel et j'avais toujours faim. Mais sortir de la ville serait surement plus simple, sauf si on tombait par mégarde sur une créature au détour d'une rue. Cette fois, j'avais l'intention d'être plus prudent et bien vérifié avant de m'engager dans une ruelle ou une autre rue. Par chance, je pouvais tout de même lâcher d'une main Asa pour prendre mon arme si un problème survenait, mais vaut mieux rester prudent. Le pire serait qu'il lui arrive quelque pendant qu'elle est dans mes bras. Pour un gars qui dit n'en avoir rien à faire des autres, je me préoccupe beaucoup de la brunette. Je dois être vraiment bizarre aussi....

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Dim 14 Mai - 15:39
Qu’il est mignon le petit Kuroi ! Même s’il est grincheux ! Je ne peux pas m’empêcher de rire quand je pense à lui ou quand je le regarde. Rire est bon pour moi et lui, il me fais quasiment toujours rire. Sauf lorsqu’il est chiant et qu’il me vexe comme tout à l’heure. Il m’est impossible de ne pas lui sourire lorsque je suis de bonne humeur. Il est si gentil avec moi que j’en suis presque sur le bord des larmes. Bon ok, j’abuse mais je ne mens pas sur le fait que cela me touche étrangement. Même si il se montrait toujours désagréable et fier au point de me forcer à dire s’il te plaît, il ne refusais pas pour autant mes demandes et les exécutait sans trop se prendre la tête. Attention ! Je ne dis pas que c’est un chien domestique ou encore un servant mais, il est très attentionné et ça, ça ne me laisse pas du tout indifférente. Je ne le comprends pas mais j’ai tellement envie de savoir ce qu’il a dans la tête dans ces moments là. Quand je pense que lorsque je l’imagine avec d’autres personnes, aussi attentionné, j’ai le cœur qui me fait presque mal…Je suis pas jalouse quand même ?
Penser ainsi, me rends presque malade. Je ne vois pas pourquoi je serai jalouse de son entourage. On est juste assez proche ? Enfin de mon côté en tout cas. Du moins, je l’apprécie beaucoup et cela me donne sûrement l’envie de me l’approprier. Bon sang ! Je suis vraiment nulle, Kuroi n’est pas un objet et il fait ce qu’il veux. Il peut apprécier comme détester les autres, ça m’est égal . Même si, ça ne me dérangerait pas trop qu’il est plus de mauvaises connaissances. Contradiction de mon esprit, il ne faut pas chercher plus loin. Normalement, je suis pas si étrange lorsque cela concerne quelqu’un d’autre. La plupart du temps, la seule pensée que j’ai lorsque j’ai de la compagnie c’est « Bon, va falloir que je l’élimine rapidement », parce que le quotidien veut que ces personnes soient surtout là pour me buter. Mais Kuroi, il n’avait jamais eu droit à ce genre de pensée. Juste quelques insultes certes, mais je l’aime bien moi.
Lorsque je vis son air découragé, je retenus bien que difficilement, un rire, étant complètement hilare face à cette réaction si soudaine. Décidément, il me surprenais toujours un peu plus, avec lui, j’ai l’impression d’être une enfant capricieuse et curieuse au point de l’observer sous toutes les coutures. Bon ben oui, je devrais être gênée de le regarder avec tant d’intérêt mais il est pour moi un mystère, et j’ai toujours aimé les mystères ou revolver des énigmes complexes telles que…lui et l’essence sentiments confus qu’il me fait ressentir. Je voyais bien qu’il luttait contre je-ne-sais quoi, comme moi je luttais pour ne pas me marrer face à cet énergumène né. Puis, il finit par accepter et me pris alors…tel un objet. Non mais il est sérieux ? Je suis pas un putain de sac ! Et je suis sûre que ça l’amuse ! Sachant que je me suis pris des coups aux ventres, c’est pas pratique ! C’est ça, allons chercher de quoi manger pauvre idiot. Tu m’humilie et tu montres mon postérieur aux autres crétin !
Tandis que je râlais de mécontentement, celui-ci eut la magnifique idée de me taquiner un peu plus ! Certes, cela ne me dérangeais pas en temps normal mais là je râlais. Bon, peut-être est-ce aussi du au fait que je suis carrément dégoûtée qu’il ne me porte plus comme avant, mais on oublie ça ! Je suis dégoûtée c’est tout. En plus, c’est mieux lorsqu’il est doux avec moi. Dans ces moments-là, je me sens si bien…J’ai l’impression d’être une vraie princesse. Voilà quoi, je suis vraiment mais alors vraiment trop dégoûtée.
En soupirant, je répondis à voix basse.
-Ça aurait été un plaisir de montrer mes fesses aux monde entier dans cette position si cette merde ne m’avais pas frappé à plusieurs reprises le ventre.
Je ne bougeais pas pour autant, d’un seul coup lasse. Lasse de quoi, j’en sais que trop rien. Tout ce que je n’ignore pas est le fait que j’ai la mauvaise impression de manquer d’attention. Non attends, c’est que vrai ça ! C’est pas normal, je ne suis pas comme ça habituellement, je ne sais pas ce que j’ai mais je vais pas bien ! Pourquoi manquerai je d’attention ? Oui, je suis en manque mais pourquoi ? A cause de cette imbécile de blond ? Oh bon sang, mais il me soule cet idiot ! Pourquoi il me rends cinglée ? Je dis ça mais je ne veux pas le quitter. Je suis vraiment bête comme fille. Un peu fleur bleue peut-être…

Attends, fleur bleue ?

Mon cœur ne fit qu’un bond. Fleur bleue, c’est pas un terme qui est rattaché à la romance ? Je crois que j’ai choisi le mauvais truc là…En quoi serais je romantique ? C’est limite si la douceur je connais ça et ne parlons même pas de l’amour. J’ai beau connaître des trucs, ça c’est le sujet où je règne en tant qu’ inculte mais réellement. Je sais même pas comment je fais pour vivre avec ça. L’amour c’est pas important dans une vie selon les humains ?

-Hé Kuroi, bon je sais qu’on devais attendre de trouver un coin tranquille mais…c’est quoi l’amour au juste ?
Question con je sais, mais c’est pour la bonne cause aussi ! J’en ai marre moi de rien connaître à la vie ! Et puis, il y a mon cœur qui attends impatiemment la réponse ! C’est vraiment important. Mon dieu je suis si bête !

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Dim 14 Mai - 21:08
Ah bah quand même, c'est bien de l'entendre râler un peu, je ne suis pas le seul à le faire ! Au moins pendant ce temps, je n'étais pas confronté à ce regard étrange posé sur moi. C'est moins troublant de l'avoir dans cet état que lorsqu'elle était douce. Comme ça, j'ai moins de questions qui me passent par la tête auxquelles je n'arrive pas à répondre. Pourtant, je voyais bien que ça ne lui faisait pas plaisir d'être porté de cette façon. Normal qui aimerait ça? Certainement pas moi, bien que je doute qu'il y est quelqu'un d'assez grand et fort pour me soulever comme ça. Je suis vraiment plus grand que la normale, du moins au Japon. Je me souviens que je dépassais au moins d'une bonne tête mes camarades de classe, car je ne suis pas entièrement Japonais, du moins c'est ce que m'avait dit ma mère. je n'ai jamais connu mon père alors, je lui ressemble peut-être physiquement? En tout cas, inutile de penser à ce genre de choses, c'est même pas important d'être telle ou telle nationalité, le monde entier est dans le même bateau.

Merde fut la seule chose à quoi je pensai lorsqu'elle me dit qu'elle avait été frappé au ventre. Du coup, je rigolais moins maintenant. Je lui avais surement fait mal, bordel que je me sentais con. Je fais moins le malin là. Mais c'est moi qui rêve ou bien elle semble avoir perdu sa bonne humeur d'un seul coup? Elle n'essaye même pas de se déprendre comme je l'avais pensé. Bravo Kuroï, tu as encore fait chier la demoiselle, mais c'était le but. Je ne pensais pas qu'elle réagirait de la sorte quand même. Bon c'est sûr ce n'est pas agréable d'avoir mal... Ce que ça me fait chier de me prendre la tête comme ça. Je voulais l'embêter, mais pas non plus lui faire perdre sa bonne humeur. Sérieux, je suis vraiment un champion. J'aurais peut-être dû la prendre comme je l'avais fait avant? Mais là c'est surement moi qui aurais eu mal quelque part, je ne veux pas dire qu'elle est lourde, mais ce n'est pas non plus une plume et à la longue ça ferait mal aux bras. D'ailleurs pourquoi je me sens si mal? Encore et toujours des fichues questions.

Oh et en voilà une bien bonne question. Je crois que c'est la meilleure que j'ai eue dans ma vie. Elle veut vraiment savoir ce que c'est l'amour? Elle ne le sait pas? Ce n'est pas elle qui vient juste de dire qu'elle m'aime beaucoup? Après si elle me demande ça, son "je t'aime" n'était pas une preuve d'amour avec un grand A. Cela devait être, je t'aime beaucoup comme personne ou compagnon, bref me voilà rassuré... Du moins à moitié. Cette question était peut-être aussi une façon de comprendre ces vrais sentiments, non je délire là. Elle n'a pas ce genre de sentiment envers moi, ce n'est pas possible, on se connaît à peine. Elle serait folle si c'était le cas. En tout cas, moi ce n'est pas le cas. Du moins... Je crois... Non, c'est évident que ce n'est pas le cas ! Le coup de foudre c'est juste pas possible et certainement pas dans un monde pareil. Elle ne m'énerve plus autant, c'est sûr, mais de la dire que je l'aime... Et puis même si c'était le cas, vaut mieux que je repousse ça au plus vite, c'est bien le pire lien qu'on peut former avec quelqu'un. La douleur serait insupportable.

- Si toutes tes questions ressemblent à ça, j'ai peur pour la suite... Et sérieux t'as choisie la pire personne pour t'expliquer ça.

Je réfléchis un instant, comme expliquer un truc pareil? C'était difficile. Bien sûr, ce sujet n'est pas complètement inconnu pour moi, j'avais déjà aimé. Bien que ce n'était pas le grand amour, mais l'amour qu'on porte à la famille et des amis. Malgré tout ce n'était pas quelque chose dont j'avais de la facilité à expliquer, puisque justement j'essaye de repousser l'amour qu'on porte à quelqu'un et le bonheur.

- Quand tu te sens bien au point que tu souhaites être avec cette personne tout le temps, tout partager, la protéger et la rendre heureuse... Je crois que c'est ça l'amour. Tu dois ressentir un profond sentiment de tendresse et d'attachement... Mais bon je suis loin d'être un expert, j'ai perdu tous les gens que j'aimais il y a bien longtemps. Au tout début quelque temps après la disparition du soleil.

Mes amis, des voisins, ma mère, mon grand-père. J'avais perdu tous ces gens si vite. J'avais eu de la chance d'avoir encore ma grand-mère, mais on me l'avait pris aussi plusieurs années après. C'était ensuite que j'avais commencé à rejeter toutes les formes de bonheur, alors voilà ce n'est pas un sujet sur lequel je me lancerais volontiers, car j'y connais pas grand-chose finalement. Mais attend... Je venais de lui raconter quoi là? Je me suis vraiment ouvert à elle? Je lui avais raconté que j'avais perdu tous mes proches et en plus j'avais eu conscience de la disparition du soleil? J'essayais toujours de me faire passer plus jeune, bien que ça devienne de plus en plus dur, je vieillis, justement pour éviter de devoir raconter comment était le monde avant. Même si je n'ai vu ce monde qu'à travers des yeux d'enfants innocents. D'ailleurs, c'est drôle je partage des choses, ce n'est pas ça qui arrive quand on est en amour? Non, je m'étais laissé emporter et puis il n'y avait rien de détaillé là-dedans. Tout le monde a perdu des proches, il n'y a rien de secret.

- Si tu as d'autres questions sur les sentiments, trouve quelqu'un d'autre, ce n'est pas mon domaine.

Je soupirai avant de m'arrêter un instant, faut que je change de sujet, sinon mon regard froid risquait d'être remplacé par une tête de déterré à force de trop penser au passé. Je la reposai par terre. Elle n'était pas bien, je n'allais pas lui faire endurer ça plus longtemps. J'ai beau être une ordure quand je veux, mais là non.

- Allez grimpe sur mon dos, sauf si tu préfères marcher maintenant.
C'est fou comme je suis plus attentionnée avec elle. Cette fille devait vraiment être spéciale pour que je la traite ainsi, car sinon j'en aurais eu rien à foutre.

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Lun 15 Mai - 16:52
Je suis vraiment bizarre. Je ne comprends pas ce changement d’humeur radical. Au début, je pensais le connaître mais à présent, je n’en suis plus certaine. Le fait de penser à Kuroi me rends encore plus bougonne pour une raison que j’ignore réellement toutefois, j’ai l’intime impression que mon corps essaye de main citer à lui faire la tronche. Pourquoi ? Pas de réels raison ! Enfin si, peut-être que le fait qu’il me porte ainsi me révolte ? Surtout que j’ai mal. Mais je n’ai pas envie de lui faire la tête pourtant, j’aime bien rire avec Kuroi moi et je ne supporte pas que le langage de mon corps se mêle à ma vie. Surtout lorsqu’il s’agit de cet homme qui souhaite sans aucuns doutes jouer avec moi, sans vouloir me faire vraiment mal. Il est comme ça Kuroi, il n’était méchant et il aime taquiner avec son regard froid toutefois magnifique à regarder. A quoi bon mentir ? Je l’aime beaucoup moi, ce regard et je me fous de l’avis des autres.
Le truc qui me dérangeais le plus, c’est qu’il semblait avoir remarqué mon manque d’enthousiasme. C’est vrai qu’habituellement, je lutte pour râler toujours un peu ou me défaire de son emprise mais là, mon corps n’était enclin à cela. Comme s’il était triste. Cela était si bête, je ne voulais pas moi que Kuroi s’en aperçoive mais il est si attentionné. On dirait qu’il essaye de m’analyser, ce que je trouve particulièrement mignon de sa part. Oui je sais, c’est stupide mais j’aime tellement lorsqu’il m’apporte beaucoup d’attention, j’ai l’impression d’être importante pour lui. Tellement que ça en deviens réellement douteux. M’enfin, cela peut arriver, je présume.

Tiens ? Ma question ne l’enquiquinerait pas un peu, mon cher Kuroi ? Ah ben oui, c’est de l’amour qu’on parle bien sûr. J’ai demandé cela a un asocial pur et dur, j’insiste bien sur le terme « dur ». Ben quoi ? On a plus le droit de plaisanterie intérieurement ? Et le voilà qui s’inquiète déjà du reste de mes questions. Déjà qu’il ne semblait pas enchantée de répondre à mes questions, alors là…il semblait carrément inquiet. Toutefois, je gardais un espoir lorsque je le vis réfléchir et sautait intérieurement de joie lorsqu’il se décidais à me répondre. Je l’écoutais donc attentivement et les yeux grands ouverts. Lorsque l’on aimait quelqu’un nus voulions toujours être proche de lui et nous étions soumis à la tendresse, selon Kuroi. Nous ne voulions pas les lâcher. Plus il parlait plus mon visage se déformais tout d’abord sous la stupéfaction, puis, sous l’inquiétude. Misère ! C’est tous les symptômes que j’ai ! Enfin ! Peut-être qu’on ne parle pas de la même façon d’aimer ? Car il aurait sans doutes été plus inquiet en me voyant réagir de la sorte ? Je l’espérait tellement fort. Je ne sais pas ce qu’est réellement l’amour mais mes compagnons l’ont comparé au poison donc, ce n’est pas génial n’est-ce pas ?

Toutefois, le plus étrange n’est pas cela mais les paroles de Kuroi. Il a perdu ses proches avant la disparition du soleil ? Il a connu le soleil ? Mes yeux s’écarquillèrent alors. Mais.. Quel âge à t-il ? Le soleil a disparu 1 ans avant ma naissance.. Donc 25 ans. Il faut que je lui demande. Mais, inutile de cacher que mon cœur à bondit dans ma poitrine lorsque j’ai compris qu’il venait de s’ouvrir à moi. Peut-être devrais-je faire de même ? Nous verrons lorsque l’on sera tranquille. En attendant le voici en train de grogner pour me dire qu’il n’est pas la personne idéal pour ce genre de question. Serait il… nostalgique ? Cela serait normal. Je ne pouvais lui en vouloir car je l’étais moi-même parfois mais contrairement à lui, je n’avais connu personnes de ma famille. Est-ce positif ? Je ne suis plus si sûre…

Brusquement, mon corps fut prise d’une énergie soudaine lorsqu’il me reposais au sol. Non ! Prends moi sur toi ! Je lui offrit un regard tristounet jusqu’à ce qu’il me propose d’aller sur son dos ou de marcher. Ah ça non alors ! En souriant, je me précipitais derrière lui et montait sur son dos avec son aide en faisant passer mes bras autour de son cou et posait tranquillement ma tête sur son épaule, contente. Il en fallait peu pour qu’il me fasse plaisir mais voilà.

-Ah ! Comme ça, c’est parfait ! Finalement, je suis contente que tu sois grand et imposant. Ça m’est utile.
Je fermais les yeux et le laissais avancer, tranquille et l’esprit léger.

-Il est vrai que j’ai des questions à te poser mais pas de ce genre parce que tu m’as déjà foutu la peur au ventre. Je veux pas en faire des cauchemars même si c’est moi qui en suis la responsable. Puisque tu m’intrigue, je risque d’en avoir pas mal alors prépare toi ! Bien sûr tu auras le droit de m’en poser.

Oui, je flippais encore et alors ? Ce serait pas génial d’apprendre je suis amoureuse de lui. Si je suis déjà jalouse rien qu’en l’imaginant ainsi avec les autres, je n’imagine même pas une fois amoureuse.. Je serai sûrement invivable et collante ! Mais ce ne serait pas de ma faute si la personne m’aurait fais craquer pour elle non ? Par pitié, faites que je ne sois pas sous son charme, ce serait idiot !

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Lun 15 Mai - 19:47
Le revoilà ce sourire qui n'aurait jamais dû disparaître. J'ignorais ce qui l'avait brusquement fait changer d'humeur. La douleur? La position dans laquelle elle se trouvait? Mais tout semblait rentrer dans l'ordre. Plus question de la tenir en sacs de patates, si c'est pour qu'elle change d'humeur subitement ça ne sert à rien, dommage car je trouvais ça amusant. J'avoue avoir un sens de l'humour assez particulier. Je l'aidai à grimper sur mon dos lorsqu'elle passa derrière moi en me penchant un peu. Je recommençai à marcher tout en le tenant bien pour éviter qu'elle tombe. Sa tête était posée sur mon épaule et ces bras autour de mon cou. Il y a beaucoup trop de contact dans une seule journée, c'est trop bizarre. Dormir collé l'un contre l'autre, un câlin et là je la porte sur mon dos. Si quelqu'un aurait vu ça, il pourrait très bien se poser des questions sur le lien que nous entretenons. Mais nous sommes que des connaissances qui s'entraident rien de plus ! C'est ce que je répondrais à la personne qui me poserait la question en tout cas.

C'est incroyable comme j'ai l'impression d'être un objet qu'elle utilise là. Quoi d'habitude je suis inutile c'est ça qu'elle veut dire? Je l'avais sauvé quand même ! Elle m'avait sauvé aussi, mais bon on s'en fout. Je m'étais légèrement renfrogné, pourtant cela ne dura pas longtemps, ce n'était pas vraiment méchant. Puis encore une fois j'appréciais de l'avoir près de moi comme ça. Bien que j'aie un poids sur le dos, j'étais bien. Ce n'était vraiment qu'avec elle... Bon faut quand même pas trop abuser non plus, si elle essaye de me faire des câlins comme elle l'avait déjà fait, je risque de la repousser très vite. Je ne suis pas tactile, mais je le suis un peu plus avec elle. Les filles qui m'avaient déjà approché quand j'étais dans le camp des survivants m'avaient toutes sans exception répugnée. Elles m'énervaient tellement, Asa aussi certes, mais bizarrement j'acceptais cela.

Je pensai à ce que je venais de lui expliquer au sujet de l'amour, ça y ressemblait beaucoup, mais je ne pouvais me résoudre à accepter cela. Ce n'était pas possible et je ne voulais pas, c'était donc suffisant pour me convaincre que je ne l'aimais pas. Enfin aimé dans le sens romantique quoi. Je dis pas non plus que je la déteste... Je ne l'aime pas et ne la déteste pas. En gros, je sais pas ce que je pense d'elle exactement. Elle arrive à m'énerver facilement, mais je veux l'aider quand même. Je la trouve bizarre, mais en même temps j'ai apprécié les moments passés avec elle et ne veux pas partir maintenant. Je suis franchement perdu et aussi stupide. Toutes formes d'amour, d'amitié ou relation étaient néfastes dans un monde dans lequel on vit. Il ne faut pas s'accrocher, car on ne sait jamais ce qui arrivera le lendemain. Pourtant, je faisais tout le contraire de ce que je me répétais tous les jours. Je restais avec elle et apprenais tranquillement à apprécier sa compagnie. Je veux arrêter tout ça là, mais je n'y arrive pas. Pourquoi? Cette fille est vraiment trop spéciale et ça me fait peur....

Ah ben tiens elle a peur aussi? De quoi elle parlait au juste? C'était probablement mieux que je ne sache pas à quoi elle pensait, je risquais d'être encore plus effrayé moi aussi. Malheureusement je ne pouvais m'empêcher de me dire que cela devait me concerner. Elle n'a surement pas posé une telle question au hasard. Puis son comportement étrange qu'elle a avec moi. Être tout le temps avec la personne qu'on aime, malgré la façon dont je lui parle, elle reste là. La protéger, elle m'a sauvé la vie et elle fut soulagée de me voir vivant. Tout partagés, bons nous n'avons pas vraiment partagé quelque chose, à part moi à l'instant, mais ça ne compte pas. La rendre heureuse, je me suis sentis bien lorsqu'elle me tenait contre elle quand je dormais, mais elle n'en sait rien et ce n'était pas dans le but de me rendre heureux qu'elle avait fait ça. Je me trompe surement, elle devait probablement demandé ça à cause de quelqu'un d'autre. Puis merde, pourquoi je me casse la tête avec ça? Je ne suis pas l'expert en amour ou en relations humaines, faut que j'arrête dit penser et surtout faut que ce pincement que j'ai au coeur, à la penser que c'était pour quelqu'un d'autre, s'arrête. Un truc de plus qui se rajoute. Merveilleux !

Bon du coup, je pourrais moi aussi lui poser des questions plus tard. Moi aussi elle m'intrigue, mais poser des questions revient à apprendre à se connaître et donc se rapprocher. Bordel je n'aurais jamais dû entrer dans ce cinéma, je ne serais pas là à rager contre moi-même.

- Génial, j'ai hâte...

Bien sûr que non je n'avais pas hâte et c'était évident vu le ton de ma voix. Mais je l'avais proposé, je n'allais pas revenir sur ma parole et changer d'idée. Je suis le mec le plus asocial qui existe j'y peux rien. Je le regrettais un peu maintenant. J'avançais tranquillement vérifiant chaque rue que j'empruntais, faisant des détours si nécessaire.

- Restons silencieux à partir de maintenant, il y a pleins de monstres dans le coin. Je préfèrerais ne pas être repéré...

Une deuxième morsure était à éviter, je ne voulais pas revivre une telle expérience. D'ailleurs j'avais été sympathique cette fois, je ne lui avais pas dit de fermer sa "grande gueule", je pouvais pas vraiment, car moi aussi je parlais. Je poursuivis mon chemin vers l'ouest de la ville en tenant fermement la brunette sur mon dos sentant à nouveau cette chaleur agréable qui m'avait envie plus tôt.

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Mar 16 Mai - 16:29
Tiens ?  Il ne dis rien ? Je suis étonnée que Kuroi ne réagisse pas façon fort déplaisante comme à son habitude.  Serait il tombé malade entre temps ? Oui bon, il est vrai que je me moque de lui seulement, ce n’est pas réellement mais faute puisque que Kuroi réagit quand même étrangement. Du moins, il possède une attitude très douteuse. Ne m’aurait il déjà pas insulté depuis le temps ?  Hé bien il s’avère que notre petits Kuroi ne soit pas dans son état normal. Pourtant je suis sûre de ne pas avoir vu quelque chose lui tomber sur la tête. Oui, j’aime me moquer, mais n’est-ce pas une forme d’affection à son égard ?  Et puis si je suis vivable avec lui, je reste Asa, l’enquiquineuse de première, qui le sait et qui assume ! J’en suis même carrément fière alors, on ne va pas trop se poser de questions sur cela…

Bien qu’étant sur son dos, je tentais quand même de voir son visage en me penchant toujours un peu plus. Tout ce que je pus savoir c’est que le petit grand Kuroi gardait son si mignon regard froid habituel. Ben moi il me dérangeais pas son regard !  Il lui allait très bien et puis, Kuroi avait ses raisons de l’avoir. Je le sais ou du moins, j’imagine vu ce qu’il a laissé sous entendre tout à l’heure. Perdre sa famille semblait si compliqué, je suis bien heureuse d’être une potentielle orpheline. Cela m’a bien évité de me lancer dans des emmerdes pour les sauver ou vouloir à tout prix qu’ils aillent bien..Enfin chieur comme il est, Kuroi à brisé tout rêves de rester ainsi même si nous ne sommes pas de même famille. Oui, je comptais vivre ma vie et ne pas faire que « survivre » en ce monde mais la compassion est elle obligatoire pour une vie meilleure ? Parce que j’ai vraiment l’impression le monde me pousse à aller vers elle. Enfin, c’est qu’une impression j'imagine.

Visiblement, Kuroi n’était pas enchanté à ce que je lui pose des questions. Je fus alors mine de n’avoir pas entendu son « Génial » super motivé et chantonnais tranquillement, de bonne humeur comme toujours ou presque. Je ne reviendrai pas sur cela. J’ai déjà assez subi en une journée. Tiens, voilà Kuroi qui vérifie les lieux. Je le regardais avec incompréhension. Cela n’était crédible si j’étais sur son dos, on nous verrais sûrement. Toutefois, je n’étais pas encline à partir de sur lui ! J’aimais tant me sentir contre lui que ça en devenais une drogue. Sans déconner. C’est supra mauvais pour moi ce genre de chose mais impossible de décoller de ça. Enfin, ce n’est pas la mort non plus, inutile d’en de tout un plat.

Kuroi me dit alors de ne pas faire de bruit car nous n’étions pas seul et qu’il ne voulais pas se faire repérer. Bien heureusement, il ne m’avais pas refais le coup de tout à l’heure lorsqu’il avait insulté ma « gueule » et que cela m’avais fort déplu. De toute façon, s’il m’avais offensé à nouveau, il ne m’entendrais plus, c’est sûr car je ne voudrais pas adresser la parole à un connard. Et faire cela serait digne d’un connard. On se dirigeait alors vers l’ouest pour je-ne-sais quoi enfin je me souviens plus, moi toujours sur son dos et la joie au cœur. Je lui murmurais alors :

-C’est ça, va lentement « Black horse », Huuuu dada !

Mon dieu, le taquiner est une drogue. Je ne peux me passer de cela. J’en suis complètement devenu addict de cela. Il n’allait sûrement pas aimer mais moi, c’était ma façon de m’exprimer et d’un côté lui apporter beaucoup d’importances. C’était lui après tout qui me rendais bizarre et folle. Il devait payer non ?! Et puis Kuroi il est tout chou quand il est d’humeur à moitié désagréable…Mais chut !

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Et si nous regardions un film ? [with Kuroi ♥]
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